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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 21:13

Promis pour ceux qui ne sont pas passionnés par les questions de formation, après cet article, je ne vous parle plus de formation au moins quelques jours !

Mais pour l'instant, je vous ai surtout parlé de formation initiale en parlant du contrat de plan régional de développement des formations.

Or, il doit y avoir dans ce contrat tout un volet sur la formation des adultes. Les services de l'Etat ont donc proposé des orientations, non dénuées d'intérêt d'ailleurs. Vendredi, j'ai même dit, plus subtiles que celles du rectorat : en effet, elles prêtent moins à discussion sur les buts recherchés. Mais sur quoi va-t-on contractualiser ?

Les questions d'illetrisme sont largement soulignées. La question de la formation des personnes en contrat aidé aussi.

Un petit rappel s'avère nécessaire. Jusqu'en 2004, la formation des salariés en contrat aidé était financé par l'Etat. Puis est venu Borloo et son plan dit de cohésion sociale. C'était la négation de la formation avec comme "philosophie" qu'il fallait avant tout mettre au travail. L'Etat a donc arrêté de financer la formation, en disant que c'était aux employeurs de le faire. Si ce n'est que les employeurs, ce sont les associations, les communes ... bref, sauf en ce qui concerne les plus grosses collectivités, des employeurs qui n'ont pas les moyens de payer de la formation. Un employeur de contrat aidé se distingue d'ailleurs par son utilisation des contrats aidés comme des salariés kleenex : l'Education Nationale.

Alors en parlant maintenant de l'importance de la formation des contrats aidés, on a l'impression que les services de l'Etat lancent une bouteille à la mer : qui va la récupérer pour payer la facture à l'intérieur ?

A mon initiative, on a bien commencé à faire de petites choses au conseil régional : le chèque formation, utilisable par les salariés en contrat aidé, une convention avec le CNFPT (le centre de formation de la fonction publique territoriale) ... mais les budgets ne sont pas extensibles et ce n'est pas parce que l'Etat ne finance plus qu'il y a davantage d'argent dans les caisses de la région.

Sur quoi va-t-on contratualiser ? L'absence de propositions concrètes est d'autant plus désagréable que l'on n'a pas de réponse non plus sur l'Ecole de la deuxième chance : depuis deux ans, des financements de l'Etat se sont ajoutés à ceux de la région et de l'Europe et de nouvelles écoles de la deuxième chance se sont ouvertes, à Sedan par exemple. La région ne demande pas grand chose : juste l'assurance de la pérennité de ces financements pendant la durée du contrat de plan. Mais pour l'instant, pas de réponse !

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 21:52

espace métiers

CPRDFP et orientation ou CIO et Espaces métiers

Je ne reviens pas ici sur ce que c'est que le CPRDFP : vous avez les éléments dans mon précédent billet.

Je voudrais juste préciser certains éléments sur les questions d'orientation.

Le conseil régional développe actuellement les Espaces métiers (si vous voulez en découvrir le site internet, cliquez ici), base d'un service public d'orientation fédérateur de tous les services qui s'occupent d'orientation en région.

Le Recteur a annoncé vendredi la nécessité d'un rapprochement entre les CIO et les Espaces Métiers. Bonne nouvelle ! Comme l'a dit Patrick Tassin, président du CESER, cela devrait déjà être fait, puisque les Espaces Metiers sont là avant tout pour fédérer (je suis peut être un peu rapide dans la reprise des propos du président du CESER)

Bonne nouvelle, mais il faut que cela soit bien cadré dans le contrat de plan, car cela ne peut être en aucun cas source de tentation pour l'Education Nationale de réduire un tant soit peu les moyens mis pour l'orientation des élèves, car le système d'orientation de l'Education Nationale, c'est tout autre chose, c'est de l'éducation au choix, c'est aussi donner les mêmes informations partout en France, quelque chose de bien indispensable pour faciliter les mobilités sociales, pour éviter que les enfants ne fassent le métier des parents, parce qu'ils n'ont entendu parler de rien d'autres ...

Et le CPRDFP devra donc aussi garantir les moyens des CIO.

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 20:41

Mais maintenant, on va entrer dans le dur !

Petit rappel : CPRDFP = contrat de plan régional de développement des formations professionnelle.

D'après la loi de novembre 2009, les régions doivent signer un tel contrat avec l'Etat avant le 1er juin (ça approche !) et cela concerne tant la formation professionnelle initiale que la formation des adultes et cela va engager l'ensemble des partenaires sociaux.

Les enjeux sont énormes, sur l'organisation de la formation, sur son amélioration, mais aussi sur la répartition des financements. Un exemple : en dehors des questions de fond sur l'intérêt ou non de développer l'apprentissage, la fermeture de sections de lycées professionnels au profit d'ouvertures de groupes dans les centres de formation d'apprentis, c'est pour l'Etat des économies de profs et pour la région des dépenses nouvelles ! Sans même parler du contrat d'objectif et de moyens (COM) à signer entre l'Etat et la Région pour l'apprentissage. Vous retrouverez sur ce sujet mon précédent article en cliquant ici.

Une étape décisive vendredi donc, avec un CCREFP, comité de coordination régional de l'emploi et de la formation, très solennel, en présence du préfet de région, du recteur et du président de la région.

Un diagnostic partagé a été approuvé et le recteur a, enfin, présenté les orientations de l'Académie (de l'Académie ou du ministre de l'Education Nationale ?!)

C'est un diagnostic partagé qui ressemble fort à un plus petit dénominateur commun : on avait effacé les phrases voulues par le Rectorat trop empreintes de l'idéologie ultralibérale et supprimé toute allusion au fait que la réflexion sur la formation professionnelle est interdépendante des parcours scolaires qui précèdent. Le Rectorat est allergique à la moindre insinuation sur la dégradation des conditions de scolarisation, la baisse de la scolarisation des deux ans à l'école maternelle par exemple. Et je n'en voudrais certainement pas à la FSU d'avoir voté contre ce diagnostic partagé, mais allégé !

Mais bref : le diagnostic partagé étant approuvé, on a pu passer à la présentation des orientations. Les partenaires sociaux ont présenté ou représenté les leurs, puis le Recteur, le président de Région (les orientations de la région, elles sont déjà publiques depuis longtemps et en cliquant ici, vous pourrez les retrouver) et enfin le Préfet.

La grande nouveauté était sans contexte les orientations du Recteur puisque le reste était déjà peu ou prou connu, même si la DIRECCTE avait adressé un nouveau document.

On peut s'interroger d'ailleurs sur un gouvernement qui propose une loi imposant un tel contrat et fait en sorte que les orientations du ministère de l'Education Nationale ne soient pas connues avant le 11 mars !!! Car il reste peu de temps pour négocier !

Des orientations du Rectorat ressortent deux graves défauts qui sont d'ailleurs structurants de l'actuelle politique de l'Education Nationale :

- une politique élitiste où, au lieu de s'occuper d'améliorer le niveau d'études de tous, on se focalise sur une élite et les orientations du Recteur insistaient sur l'internat d'excellence de Langres et les cordées de la réussite.

- une politique d'adéquation à l'emploi et il a même parlé de la nécessité de connaître les perspectives économiques à court terme, quelque chose d'assez aberrant quand on se dit que l'école doit plutôt apprendre à apprendre, apprendre à pouvoir se former tout au long de la vie, apprendre à être des citoyens, que  faire de l'adéquation à l'emploi.

Mais nous sommes restés sur notre faim dans un domaine où la contractualisation Etat Région est certainement un plus : avoir une carte pluriannuelle des sections de lycées professionnelles, quelque chose d'indispensable pour mieux gérer locaux et équipements, quelque chose d'indispensable aussi pour faire une carte des sections d'apprentissage. Le Recteur s'est contenté de parler d'un mécanisme annuel de concertation Etat Région.

On a fait un grand pas vendredi puisque l'on a un diagnostic partagé et que les orientations du Recteur sont publiques, mais il va maintenant falloir négocier !

Je n'ose penser que le Rectorat n'ait aucun projet de carte scolaire à moyen terme : aurait il peur de les faire connaître ? Ce serait dommage, car même si certaines choses doivent facher, un silence serait inconcevable pour une bonne gestion des fonds de la Région en terme d'équipements des lycées professionnels et ce serait la négation même d'un tel contrat.

Je reviendrais dans un prochain article sur les questions d'orientation et sur les orientations de la DIRRECTE.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 02:47

Le gouvernement sarkozyste confond formation et emploi et prétend remédier au chômage des jeunes en faisant développer l'apprentissage par les conseils régionaux !
L'apprentissage est une voie de formation initiale alternative : elle ne peut qu'être une orientation choisie par des jeunes, en aucun cas une orientation imposée par manque de place dans un lycée. Mais il ne peut s'agir non plus d'envoyer dans des entreprises des jeunes déjà formés, au prétexte qu'ils sont au chômage parce qu'un jeune en contrat d'apprentissage, ça coûte moins cher qu'un "vrai" salarié ! C'est contre productif en terme d'emploi durable !
Le gouvernement a une politique gribouille et incantatoire : il supprime les aides à l'embauche d'apprentis mis en place au moment de la crise, a créé les bacs pro en 3 ans, ce qui handicape l'apprentissage, car les employeurs hésitent à s'engager pour trois ans et il voudrait que le nombre d'apprentis augmente !
Le gouvernement joue du chantage avec les régions ! Il veut conditionner le renouvellement des contrats d'objectifs et de moyens à l'augmentation du nombre des apprentis. Ce contrat a quand même apporté 7,685 millions d'euros de participation de l'Etat aux dépenses liées à l'apprentissage en Champagne Ardenne en 2010 !
Cela sert pour un quart à des ouvertures de formations, d'une manière marginale à des investissements, mais surtout à l'amélioration de la qualité des formations et à l'amélioration des conditions de vie des apprentis.  Pour poursuivre cet apport financier nécessaire à la région, le gouvernement voudrait qu'il y ait pratiquement 4000 apprentis supplémentaires en région. Inacceptable, car cela ne correspond pas au choix des jeunes. Infaisable aussi, car ce n'est pas le conseil régional qui peut inventer des maîtres d'apprentissage, si les entreprises ne veulent pas embaucher des apprentis !
Enfin, on admirera les contradictions : ce contrat d'objectif et de moyens devra, d'après le délégué général à l'emploi et à la formation professionnelle, être conçu en cohérence avec le contrat de plan régional de développement des formation (CPRDFP), mais être signé sans attendre la signature de ce dernier et "en tout état de cause avant le 30 juin 2011". D'après la loi, le CPRDFP doit être signé avant le 1er juin ! Le gouvernement aurait il déjà renoncé à appliquer la loi qu'il a fait voter ?

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 15:20

lyceerevin.jpgLe gouvernement poursuit son entreprise d'instauration d'une école à plusieurs vitesses. Il veut supprimer à la rentrée 2011, 16 000 postes d'enseignants, 363 en Champagne Ardenne. L'État répond ainsi au dogme libéral de la baisse des dépenses publiques.

Il s'agit d'un véritable plan social et l'on aimerait que les élus de la droite ardennaise considèrent cela avec la même attention que celle portée à Porcher. Mais sans doute faut il un peu plus de courage pour s'en prendre au très proche Ministre de l'Education Nationale, maire d'une ville de la région, que pour faire un peu de démagogie en manifestant contre un groupe étranger !

Le report à après les élections cantonales des instances dans lesquelles est dévoilée la carte scolaire du premier degré (les fermetures de classes des écoles maternelles et primaires) témoigne d'ailleurs de ce même manque de courage !

Permettez moi de prendre quelques lignes pour parler des lycées professionnels : en cliquant ici, vous trouverez ce que j'avais écrit à la mi-janvier sur l'élaboration du contrat de plan régional de développement des formations. Après deux nouvelles réunions dans les départements, l'Aube et la Marne, et une réunion du CCREFP (comité de coordination régionale de l'emploi et de la formation), je suis encore plus convaincue que le Rectorat ne veut pas négocier avec le Conseil Régional la carte des formations initiales, mais simplement l'imposer et que ce contrat de plan, qui aurait pu être une chance en articulant mieux les compétences du conseil régional (l'apprentissage, mais aussi les locaux et les équipements des lycées professionnels)  avec celles de l'Education Nationale ne pourra pas être signé ! Cela rend d'autant plus scandaleuse la position du Recteur qui s'appuie sur ce contrat, pas encore négocié (et pour cause, les orientations du Rectorat ne sont pas encore connues) et donc encore moins signé, pour justifier les changements de carte des formations professionnelles à la rentrée prochaine.

Le PCF appelle à tout mettre en oeuvre pour réussir la mobilisation du 10 février, à l'initiative de la FSU, et ainsi contribuer à faire entendre la nécessité, pour l’avenir du pays et des enfants, de la relance du service public d’éducation nationale.

A Charleville Mézières,

rassemblement devant l'inspection d'Académie

le jeudi 10 février à 10 h 30

(après une assemblée des personels à 9h15 à la bourse du travail)

J'y reviendrais dans ce blog, mais le même jour est également prévu un rassemblement des personnels de l'hôpital, en lutte contre le plan de retour à l'équilibre : ce sont vraiment tous les services publics qui sont attaqués !

La transformation de l’école figure au cœur des débats que les communistes entament sur le programme populaire et partagé pour la gauche en 2012.

Une réforme progressiste de l'école, comprenant la lutte contre la difficulté scolaire, les inégalités, l'amélioration des conditions d'étude, la reconnaissance du handicap... nécessite des moyens, notamment humains, et une meilleure formation des enseignants.

Le PCF propose

- de cesser toute nouvelle suppression de postes et d'engager un plan de recrutement massif pour assurer partout de bonnes conditions éducatives. De pré-recruter les futurs enseignants dès la première année d'université avec une allocation d'autonomie. L’élévation du niveau chez les enseignants, est indissociable de leur stabilité donc de leur statut de fonctionnaire d'Etat.

-  de lancer un grand plan de lutte contre l'échec scolaire en s'attaquant aux causes des difficultés scolaires en cessant de culpabiliser élèves, parents et enseignants. S'attaquer aux véritables causes de la difficulté scolaire, en articulant recherche pédagogique et pratique, pour permettre d’apprendre les nouveaux savoirs, plus complexes, à tous les enfants, quelle que soit leur classe sociale.

- d'ouvrir une nouvelle phase de démocratisation scolaire avec comme axes forts : la lutte contre les inégalités face à l'école, l'ambition de la réussite de tous les élèves, l'élévation du niveau de connaissances d'une classe d'âge avec la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans.

- une formation répondant à l'enjeu de la complexité des savoirs, de l'ambition d'une culture commune de haut niveau. Nos enfants n'ont pas besoin de moins d'école, mais de plus d'école, pour vivre dans un monde où, pour un travail émancipateur et une vie citoyenne, il sera nécessaire de maîtriser les formes de réflexion qui découlent des savoirs savants.

Dès maintenant, les candidats communistes aux élections cantonales portent l’idée que l’Etat doit assumer ses responsabilités au lieu de faire du chantage aux collectivités locales pour qu’elles financent des profs en CDD pour des établissements « autonomes » financièrement et en concurrence.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 01:49

Manifestation samedi 22 janvier à 10 h

Place ducale à Charleville Mézières,

à l'appel du collectif "L'éducation est notre avenir" qui regroupe les syndicats d'enseignants,

la FCPE et d'autres associations.

Dans la région, c'est, pour le seul enseignement secondaire, 220 postes d'enseignants qui vont être supprimés à la rentrée prochaine.

C'est aussi une transformation idéologique forte du rôle de l'école, une école de tri de l'élite, une école de préparation à l'emploi, plus qu'une école servant une éducation facteur d'émancipation que le gouvernement, avec L. Chatel, veut imposer et il se heurte d'ailleurs à des résistances très fortes des enseignants, qui n'admettent pas la transformation de leur rôle.

Allez donc lire l'article de Nouvelles des Ardennes, en cliquant ici.

Je voudrais en profiter pour faire le lien avec l'élaboration du contrat de plan régional de développement des formations.

La loi sur la formation et l'orientation de novembre 2009 impose aux régions d'élaborer ce CPRDFP, qui doit être signé par le président de région, le préfet et le recteur avant le 1er juin 2011. Ce contrat engagera les partenaires sociaux et concerne, tant la formation initiale que la formation continue.

Un contrat, là où il n'y avait auparavant qu'un plan régional ... Des esprits chagrins diront que le gouvernement veut reprendre en main la formation professionnelle confiée aux régions. Ne faut il pas plutôt positiver en disant que cela pourrait permettre de mieux articuler la responsabilité de l'Education Nationale avec les compétences des régions ?

Encore faut il que le jeu de l'élaboration concertée et de la négociation soit respecté ! Ce n'est malheureusement pas le cas, puisque le Recteur annonce des ouvertures fermetures de sections dans les lycées professionnels pour la rentrée prochaine, en justifiant un important remaniement de cette carte par ce contrat, qui n'est pas encore négocié ! Et en passant sous silence les 75 suppressions de postes dans les lycées professionnels de la région à la rentrée prochaine.

J'ai animé la semaine dernière deux réunions, l'une dans la Haute Marne, l'autre dans les Ardennes, de concertation avec les partenaires sociaux, les collectivités territoriales, les services de l'état, Pôle emploi, les missions locales, les organismes de formation ... Jeudi ce sera dans l'Aube et la semaine suivante dans la Marne. J'y présente les propositions du conseil régional, par encore bien ficelées, sinon la concertation n'aurait plus lieu d'être mais déjà avec des axes forts bien définis : la région n'est pas là pour se substituer à l'Etat ; il faut travailler à la sécurisation des parcours professionnels ... Je vous livre la trame de mon intervention que vous trouverez en cliquant ici. Excusez le style : c'est un peu composite entre ce que j'ai arrangé pour vous le présenter, des passages gardant un style fait pour l'oral, la partie sur la formation initiale (l'équilibre entre les différentes voies de formation initiale) réécrite pour vous, puisqu'elle est présentée par Lorette Joly, la vice présidente du conseil régional en charge des lycées et de l'apprentissage, mais bref, les idées y sont.

Les commentaires sont les bien venus et

venez nombreux samedi

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 01:02

arton5254Jeudi, la commission formation professionnelle du conseil régional avait, sur ma proposition, inscrit la question de l'illetrisme à son ordre du jour.

Le CESER (Conseil Economique, Social et environemental Régional) a eu un effet salutaire en rendant son rapport sur l'illettrisme en décembre 2009. L'Etat a enfin présenté récemment son plan régional de lutte contre l'illettrisme, dont je regrette qu'il ne soit qu'une simple compilation de ce qui se fait déjà.

Cette question, qui marque particulièrement notre région, mérite d'être prise beacoup plus à bras le corps et je souhaite que cela soit un des points du contrat de plan régional de développement des formations qui devrait être signé entre l'Etat et le Conseil Régional avant le 1er juin prochain de par la loi. D'où les auditions et la réflexion entamée jeudi qui vont mener à des propositions concrètes pour aider les personnes illettrées.

Nous avons très rapidement évoqué la question de la prévention, car j'avais envie que l'on aille sur du concret pour le conseil régional, pas que l'on se lance dans une discussion sur l'école primaire ou maternelle, mais à vous, lecteurs de ce blog, j'ai bien envie de vous faire connaître les propositions du PCF pour lutter contre l'échec scolaire.

"Dès le plus jeune âge, l’école doit se faire à l’école, et ne pas supposer que la famille enseigne des pré-requis scolaires..Retravaillons les programmes en prenant pour modèle l’enfant qui n’a que l’école pour acquérir les savoirs et les modes de pensée scolaires. Ainsi,les familles populaires, majoritaires, ne seront plus pénalisées par un système qui leur reproche de ne pas avoir à la maison une éducation scolaire." Voilà ce qu'écrit Stéphane Bonnery dans la Revue du Projet que vous pourrez lire en cliquant ici (l'article auquel je fais allusion se trouve en p 9)

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 18:11

La récente décision du conseil constitutionnel, interdisant à l'Etat de donner le patrimoine de l'AFPA à cette association est un échec cuisant pour le gouvernement. Cette donation visait avant tout à faire de l'AFPA un organisme de formation comme les autres, pour la faire mourir à petit feu : le patronat est dans les starting blocks pour faire des profits sur la formation, comme sur la santé ou les personnes âgées, et avec ses compères au gouvernement, il organise actuellement le sabotage de l'intérieur de l'AFPA, sur le dos des personnels, victimes d'une gestion à la France Télécom, et sur le dos des demandeurs d'emploi, en attente de formation, malgré des places vacantes dans les centres AFPA.
A l'inverse de cette casse pour que prolifèrent mieux des officines de formation où former n'est que secondaire au fonctionnement du tiroir caisse, c'est un grand service public de formation en lien avec le service public de l'emploi qui est nécessaire, offrant, à l'image de ce qui devrait rester l'ambition de l'Education Nationale, le même service public sur l'ensemble de notre territoire national, un service public, outil nécessaire d'une sécurité d'emploi formation. L'AFPA devrait y prendre toute sa place et son caractère d'association nationale en est un atout évident comme le succès de ses pratiques pédagogiques, issues d'une histoire de 60 ans d'expérience de formation des adultes.
L'Association des Régions de France revendique la dévolution du patrimoine de l'AFPA aux régions. Il y a urgence à ce que le gouvernement propose de légiférer en ce sens, avant que ce patrimoine ne tombe en ruine, faute d'avoir un propriétaire décider à l'entretenir ! C'est de plus cohérent avec la décentralisation aux régions du financement des formations de l'AFPA, avec la compétence des régions en matière de formation professionnelle et le fait qu'elles soient propriétaires d'autres locaux de formation comme les GRETA.
Mais il doit s'agir d'une décentralisation bien pensée, donnant effectivement les avantages d'une gestion de proximité où le développement de la démocratie locale est un gage de qualité, sans perdre l'indispensable cohérence nationale pour garantir un droit effectif à la formation continue.

Cela suppose, non seulement que cette charge nouvelle pour les régions soit compensée par l'Etat, en fonction de l'existant, mais aussi solidairement en donnant le plus, là où le patrimoine est le plus réduit ou détérioré pour éviter que ne s'aggravent les déséquilibres territoriaux comme on en a vu avec les collèges ou lycées et comme ils se profilent à l'horizon pour les écoles paramédicales.

L'autre aspect nécessaire à la cohérence nationale est le développement de règles communes à l'ensemble des régions, permettant le développement des droits à la formation et allant au delà de la convention signée à l'automne entre toutes les régions : c'était un premier pas nécessaire, car elle permet à un stagiaire originaire d'une autre région d'avoir les mêmes droits que les stagiaires issus de la région de formation, mais c'est encore bien insuffisant, les règles de gratuité et d'indemnisation étant différentes d'une région à l'autre. Plutôt que des services publics régionaux de formation, cela jetterait les bases d'un grand service public national à gestion décentralisée pour mieux répondre aux besoins.
Enfin, compléter une décentralisation, pour l'instant anarchique, en donnant le patrimoine de l'AFPA aux régions n'exonèrera pas le gouvernement de payer ses dettes à cette association : les 80 millions d'euros dus au titre du 3è contrat de progrès et les 80 millions dus pour l'entretien du patrimoine en 2010. Ce n'est pas aux salariés de l'association de subir, comme c'est le cas actuellement, les conséquences d'un propriétaire défaillant, même si ce propriétaire est l'Etat.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 23:19

Le conseil constitutionnel vient de juger contraire à la constitution le transfert du patrimoine de l'AFPA de l'Etat à l'AFPA.
Il s'agit là d'une victoire dans la lutte contre le démantèlement de l'AFPA, la vente par appartement qu'avait décidé le gouvernement UMP au service du patronat qui veut faire des sous avec la formation et en développer la marchandisation.
Il est urgent maintenant que le gouvernement fasse de nouvelles propositions législatives : la logique, qui est d'ailleurs celle du conseil constitutionnel, serait que ce patrimoine soit dévolu gratuitement aux régions. Ceci ne peut se faire sans revoir les compensations financières : il y a une vraie urgence car ce patrimoine abandonné par l'Etat se détériore et en particulier le délabrement de certains hébergements est une offense aux stagiaires qui les fréquentent.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 23:13

La loi du 24 novembre 2009 oblige à l'élaboration d'un contrat de plan régional de développement des formations devant être signé par le Président de région, le Recteur et le Préfet de région avant le 1er juin 2011. Ce contrat concernera tant la formation initiale que la formation continue.
Tandis que le conseil régional a engagé des concertations larges - une réunion est d'ailleurs programmée dans les Ardennes le 13 janvier – et que ses services travaillent avec ceux du rectorat, l'annonce de fermetures de sections au lycée du château à Sedan est bien malvenue ! Elle témoigne de la volonté du ministre de l'Education Nationale de préférer les coupes budgétaires sombres à l'élaboration concertée d'une carte des formations professionnelles en région.
Le gouvernement ne peut à la fois vouloir l'établissement d'un contrat et décider autoritairement de la vie et de la mort de la formation professionnelle ! Pour que des discussions sereines puissent avoir lieu, c'est un moratoire sur toutes les fermetures de sections qui est nécessaire pour la rentrée 2011.

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