Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
  • Contact

Qui suis-je ?

Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

Recherche

La nature dans les Ardennes

Archives

22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 23:59
C'est dans ce challenge que s'est engagé aujourd'hui le Conseil régional sur ma proposition : transformer le démantèlement de l'AFPA voulue par la droite ultralibérale en la construction d'un réseau public régional associant l'ensemble des organismes de formation répondant à des critères de gestion d'utilité sociale pour en améliorer la qualité au service des demandeurs d'emploi et des salariés en transition professionnelle, dans le respect des prérogatives des partenaires sociaux.
Améliorer la qualité de la formation :
- c'est se donner les moyens d'autres modes de relation avec les organismes de formation que l'achat de 50, 100 ou 800 heures de formation ;
- c'est engager la coopération entre les organismes de formation, la coconstruction de véritables parcours ;
- c'est garantir la pérennité des organismes de formation, leur permettant de développer ingéniérie, formation de formateurs, toute chose indispensable à la qualité ;
- c'est lier formation et orientation et associer à la formation tout l'accompagnement qui permet d'en faire des parcours de réussite ; c'est donner aux organismes de formation les moyens de répondre aux obligations de service public comme la réponse aux besoins de l'ensemble des territoires de notre région et de leurs habitants.
Créer un réseau public régional de formation professionnelle, c'est se donner les moyens aussi de développer les coopérations avec les régions voisines.
Cette création se veut efficace, sans langue de bois. Ce n'est pas un service public : la législation française et européenne ne nous le permet pas, sauf à faire une coquille vide, Car, quelqu'espoir que l'on ait pu avoir d'avancées juridiques, le traité européen affirme la nécessité d'une concurrence libre et non faussée et cela concerne aussi la formation.
Je suis prête à enfreindre la loi quand elle est mauvaise, si les risques sont pour moi : je suis prête à accueillir chez moi des sans papiers.
En l'occurrence le risque n'est pas personnel et le non respect des règles juridiques serait susceptible de mettre en cause la formation des Champardennais et ... les salaires des personnels de l'AFPA.
C'est donc sous la forme de service économique d'intérêt général qu'est créé ce réseau régional public de formation professionnelle.
C'est dans la transparence et la concertation que seront construites les propositions qui seront faites à la commission permanente du Conseil Régional pour mettre en œuvre ce réseau public régional de formation professionnelle.
Cette mise en œuvre devra évoluer au cours du temps pour mieux prendre en compte la globalité de l'acte de formation.
Sur la proposition du groupe communiste soutenu par le groupe socialiste, le conseil régional a adopté un voeu demandant plus de moyens pour Pôle Emploi sans que cet organisme ne soit obligé de recourir à des sous traitances et s'opposant au transfert des personnels d'orientation de l'AFPA à Pôle emploi.
Repost 0
Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
commenter cet article
21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 23:58
Dans un article déjà un peu ancien puisqu'il date du 3 mai (à retrouver en cliquant ici), je vous annonçais un billet sur le projet de loi sur la formation professionnelle dans ces interrelations avec les politiques régionales.
J'ai essayé de répondre à quatre questions : quelle ambition, quel financement, quels lieux de décisions et quel appareil de formation, plus ou moins succinctement, avec plus ou moins de digressions, surtout pour mettre quelques idées en débat, dans un texte que vous trouverez en cliquant ici.
Repost 0
Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
commenter cet article
3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 10:18
Le gouvernement a déposé à l'Assemblée Nationale le projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle, bien évidemment largement inspiré des négociations entre les partenaires sociaux et de l'accord national interprofessionnel du 7 janvier dernier.
Ce projet de loi a reçu un avis négatif du Conseil National de la Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie le 14 avril !
Pour la petite histoire, les membres du CNFPTVL n'ont eu les documents que le 10 avril et le gouvernement a vraiment décidé de mettre le turbo en route, puisque qu'il a engagé une procédure accélérée à l'Assemblée Nationale (comme pour la loi Bachelot ...) et ce projet sera étudié dès le 6 mai par la commission des affaires culturelles, familiales et sociales.
Je reviendrai bien évidemment en détail dans ce blog sur l'ensemble de cette loi et en particulier, je consacrerai un article complet aux relations avec les conseils régionaux, car je ne suis pas tout à fait d'accord avec la position de l'ARF : c'est en fait toute la question de la décentralisation et de la réforme des institutions qui est en jeu à travers cette illustration dans le domaine de la formation professionnelle.
Aujourd'hui, je me contenterai de
- ce qui manque dans le projet de loi :
C'est tout d'abord le droit à la formation initiale différée, totalement absent : les partenaires sociaux avaient renvoyé la balle dans le camps du gouvernement et celui-ci ne l'a pas saisi. Pourtant, le droit à une formation initiale différée des jeunes sortant sans qualification du système scolaire est indispensable et est de la responsabilité de l'Etat ! Tout autre mode de financement serait illogique : ce serait inciter l'Etat à faire sortir le plus vite possible les jeunes du système scolaire et le financeur ne peut être que le même que celui de l'Education Nationale !
Il n'y a aucune référence à l'égalité entre les femmes et les hommes : pourtant la formation professionnelle pourrait être un élément fort pour lutter contre les discriminations au travail. Elle est actuellement un facteur de discrimination. Dans l'introduction de l'exposé des motifs du projet de loi figure une liste des publics ayant moins accès à la formation : les femmes ont été complètement oubliées !
- ce qui m'interroge :
Quel est le but véritable du fond de sécurisation des parcours professionnels ? La sécurisation des parcours professionnels passe évidemment par la formation et la création de ce fonds est à priori bien. Mais je m'inquiète des financements pour la formation des demandeurs d'emploi. N'est ce pas une manière de déplacer les financements des entreprises, pour, à terme, favoriser la baisse des cotisations chômage et répondre ainsi aux aspirations du MEDEF !
Je m'explique : on prend un peu d'argent sur ce que les entreprises cotisent au titre du plan de formation et du CIF - c'est à dire qu'il y aura un peu moins d'argent pour la formation des salariés - pour alimenter le fond. Le fond peut permettre de financer les actions de préparation opérationnelle à l'emploi prise en charge par Pôle Emploi, l'institution née de la fusion ANPE, ASSEDIC, pour les demandeurs d'emploi. Même si le nom a changé et si on peut espérer le contenu un peu mieux, c'était ce que finançaient les ASSEDIC avec les AFPE (les actions de formation préparatoire à l'emploi). Au total, les entreprises ne verseront pas plus au titre de la formation, mais les dépenses de formation prises sur les cotisations chômage vont pouvoir baisser ! Et quand on parle d'AFPE à des Ardennais, on sait comment cela peut être bien, mais aussi comment cela peut être détourné du vrai but avec l'exemple d'Ardennes Forge ! Et les organisations syndicales seront encore un peu plus loin des lieux de décisions, le seul lieu où elles puissent s'exprimer sur cette question étant le Conseil Régional de l'Emploi !
J'aurai beaucoup mieux vu ce fond permettre la formation de tous les salariés précaires, ceux qui ne travaillent pas assez pour bénéficier de la formation des salariés et trop pour être demandeurs d'emploi et cela rejoint d'ailleurs ma remarque précédente sur l'absence de toute action pour lutter contre les inégalités d'accès à l'emploi des femmes : aider à financer de la formation pour toutes celles (et ceux, mais on sait bien que ce sont souvent des femmes) qui ont un temps partiel imposé serait un bel objectif !
- ce qui me scandalise :
Le gouvernement s'entête et il a tort. La loi acte le départ pour le 1er avril 2010 au plus tard des salariés de l'AFPA s'occupant d'orientation professionnelle vers Pôle Emploi. C'est une étape majeure dans le démantèlement de l'AFPA qui est ainsi inscrite. Je reviendrai plus en détail sur les questions d'orientation inscrite dans ce projet de loi.

Repost 0
Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
commenter cet article
8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 21:25
Le gouvernement a décidé de transférer 919 salariés, professionnels de l’Orientation de l’AFPA au Pôle Emploi en 2010. Ces salariés sont l'un des  éléments constituant la chaîne cohérente de la formation professionnelle de l'AFPA et leur transfert vers Pôle Emploi la suite de la casse du service public de l'emploi engagée avec la fusion ANPE et ASSEDIC organisant la pagaille pour les demandeurs d'emploi au moment où ceux-ci auraient particulièrement besoin de soutien !
Cette décision est condamnée par l'ensemble des régions et en cliquant ici, vous pourrez trouver le communiqué de l'association des régions de France.
Mais comme en plus le gouvernement ne manque pas de culot, il prétend faire approuver cette décision par l'assemblée générale de l'AFPA demain, avant même que l'assemblée nationale n'ait délibéré sur ce sujet ! A ce propos, vous pouvez lire le courrier de Paul Desaigues, représentant la CGT au bureau de l'AFPA, au président de l'AFPA en cliquant ici.
Lundi dernier, se réunissait la commission AFPA du CCREFP de Champagne Ardenne : la CGT a violemment dénoncé cette casse de l'AFPA : je n'ai pas eu grand chose à ajouter ! A l'occasion de cette réunion, j'ai présenté les idées directrices du réseau public régional de formation que je propose de mettre en place en Champagne Ardenne, la réflexion étant évidemment accélérée par la situation de l'AFPA. Je vous les présenterai ici dans quelques jours, mais il faut que je rende mon document plus lisible !

Repost 0
Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
commenter cet article
4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 21:50
N. Sarkozy a présenté hier dans la Drome la réforme de la formation professionnelle qu'il envisage : du vent !
Du vent, de la polémique, de l'opportunisme et du mensonge !
Du vent : une question importante avait été soulevée par le groupe de travail multipartite présidé par P. Ferracci, celle des sortants scolaires précoces sans qualification et une réflexion s'était engagée dans le groupe sur un éventuel droit différé à la formation. Le gouvernement était attendu sur cette question. N. Sarkozy l'a ignoré. C'est vrai qu'il préfère supprimer des postes dans l'Education Nationale et construire les conditions pour qu'encore plus de jeunes sortent précocément du système scolaire !
De la polémique : la nécessaire clarification des relations entre état, régions et partenaires sociaux sur les questions de formation (rappelons que la formation professionnelle des jeunes et des demandeurs d'emploi est de la compétence des conseils régionaux) ne doit pas se faire en mettant en cause l'engagement des conseils régionaux dans ce domaine, d'autant plus que leur proximité avec les territoires favorise les bonnes décisions. Mais en fait N. Sarkozy leur reproche surtout d'être un lieu de résistance à sa politique ! Il y aurait surtout besoin que la politique de l'Etat et de Pôle Emploi soit claire et ne change pas tous les trois mois ! Juste un exemple : début janvier l'allocation de fin de formation, (financée par l'Etat jusqu'à fin décembre 2008) n'existait plus et des demandeurs d'emploi engageant une formation qui devait se terminait après la fin de leur période de chômage indemnisé n'osaient plus s'engager dans la formation. Elle a été rétablie avec un montage financier entre l'Etat et et un prélèvement sur les cotisations chomage jusqu'au 31 décembre 2009. Et après ? Comment les conseils régionaux peuvent ils faire des projets avec de telles incertitudes ?
De l'opportunisme : N. Sarkozy mélange un projet de loi fait pour être durable et le chômage partiel. La diminution actuelle de l'activité dans les entreprises doit être l'occasion de développer la formation, mais les mécanismes financiers pour favoriser cette formation ne peuvent être les mêmes dans les entreprises qui continuent à verser des dividendes à leurs actionnaires et dans les TPE rendues exsangues par leurs donneurs d'ordre. Cela, il n'en parle pas !
Du mensonge : N. Sarkozy a vanté les mérites de l'AFPA, mais que fait il ? On aurait aimé qu'il revienne sur certaines mesures qui conduisent à son démantèlement comme le transfert des psychologues de l'AFPA vers Pôle Emploi.

A propos de l'AFPA, allez donc lire deux articles dans l'Humanité d'hier en cliquant ici et ici.
Repost 0
Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
commenter cet article
31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 22:35
Le gouvernement est en difficulté sur la question de l'AFPA : enfonçons le clou là où cela fait mal !
Faisons un petit tour, non exhaustif, des résistances qui montent !
En Champagne Ardenne, le rapport fonctionnement de la formation professionnelle, présenté lors du vote du budget 2009, précisait que : « L'année 2009 sera par ailleurs mise à profit pour établir les bases d'un service public régional de formation, en concertation avec les autres régions, les réseaux des organismes de formation et de prescripteurs, les partenaires sociaux, dans le respect des réglementations en vigueur
En Rhône Alpes, le préfet a du se désister de son recours au tribunal administratif contre la délibération prise par le conseil régional concernant l'AFPA !
Lors de la session du 17 décembre de ce même conseil régional, les élus communnistes présentaient un voeu : "Pour la bonne exécution de la convention attributive de la subvention 2009, la Région Rhône-Alpes demande au Gouvernement de mettre fin au démantèlement de l’AFPA et de clarifier rapidement auprès des Régions la situation financière et patrimoniale de l’AFPA afin de sécuriser l’offre de formation de cet établissement largement reconnu et par ailleurs indispensable à la formation des demandeurs d’emplois.   Elle lui demande également de garantir la viabilité de l’organisme, la permanence des prestations de formation et la qualité de celles-ci, de manière à préserver la capacité de l’AFPA Rhône-Alpes à répondre aux besoins de formation et ce sur l’ensemble du territoire rhônalpins." Ce voeu a été voté, sans même que les élus UMP votent contre !
En
Poitou Charente, le Conseil Economique et Social Régional a rendu un avis sur la décentralisation de l'AFPA, pour un service public régional de formation professionnelle. Vous pourrez le lire avec intérêt en cliquant ici : vous y trouverez des éléments de défense du caractère national de l'AFPA, des réflexions sur l'affectation du patrimoine de l'AFPA. En conclusion, « le Conseil économique et social Poitou-Charentes soutient l'organisation et le financement d'un service public régional de formation professionnelle à destination des populations les plus fragiles ou éloignées de l'emploi. Mais compte tenu des enjeux, le Conseil régional doit prendre le temps de la concertation pour aboutir à une solution juridique stable et acceptable par tous : Etat - AFPA - partenaires sociaux, permettant à l'AFPA de préserver ses compétences et son outil de production. »
E
t pas des moins intéressants, à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'assemblée nationale, les commentaires de Gérard Cherpion, député UMP des Vosges, lors de la discussion sur le rapport d'information présenté par Mme Guégot sur la formation tout au long de la vie méritent d'être connus : « L’Association pour la formation professionnelle des adultes, l’AFPA, accueille 250 000 stagiaires dans ses 200 centres, avec un taux d’insertion proche de 70 %. Il faut conserver une AFPA nationale et forte ; elle a un rôle important à jouer. Elle pourrait intégrer à terme le pôle emploi de façon à venir en accompagnement décisif aux chercheurs d’emploi, dans un cadre sensiblement comparable à celui mis en œuvre par exemple en Belgique. L’AFPA peut être une force opérationnelle au service de la réforme du dispositif de la formation professionnelle que le président de la République a souhaité engager, au service des TPE et des PME, mais aussi des personnels les moins qualifiés et les plus fragilisés. Cette proposition s’inscrit aussi en référence à la généralisation des contrats de transition professionnelle dans l’expérimentation desquels l’AFPA a joué un rôle essentiel. Pour réfléchir au statut de l’AFPA, nous pouvons profiter de cette période de réforme, mais aussi de la demande des régions d’un moratoire de deux ans sur l’application de l’article 8 de la loi du 13 août 2004, qui prévoyait le transfert par l’État aux régions, à partir du 1er janvier 2009, des crédits affectés à l’AFPA au titre du programme national d’actions subventionnées. Ce moratoire a été accordé par la ministre de l’économie et des finances pour l’année 2009. »
Il y a à boire et à manger dans cette intervention. Déjà, on y découvre que la ministre aurait accordé un moratoire de deux ans ! Mais surtout, si je suis persuadée qu'un service public national de l'emploi et de la formation serait la meilleure solution, je ne suis pas du tout sure que ce soit le même que souhaite construire Mr Cherpion : au service de qui ? Quelle démocratie ? Un service national de formation rattaché à Pôle emploi pour mieux mettre les demandeurs d'emploi au pas de la flexibilité du travail au service des intérêts du CAC 40, ce n'est pas le rêve ! Et dans la conjoncture actuelle, la régionalisation est certainement une meilleure garantie de réponse aux besoins par une intervention plus facile des acteurs de terrain ! Mais enfin, il se pose des questions ! En cliquant ici, vous pourrez lire le rapport de Mme Guégot et les commentaires en commission : sa réponse à Mr Cherpion sur l'AFPA n'est pas non plus dénuée d'intérêt.
Enfonçons le clou là où cela fait mal !
Les organisations syndicales de l'AFPA appellent à écrire au président de la République : c'est ce que je viens de faire ! Et en cliquant ici, vous pourrez trouver le modèle de lettre proposé par les organisations syndicales. Envoyez donc cette petite bafouille à N. Sarkozy : même pas la peine de mettre un timbre !
Repost 0
Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
commenter cet article
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 22:28
Voici un rapide résumé des éléments que j'ai apporté ce matin au conseil régional sur le budget de la formation professionnelle :
- Dans le contexte d'incertitude actuelle, la préparation du budget a été concentrée sur la qualité des formations financées par la région : cela demande du personnel à la région (c'était un clin d'oeil au Nouveau Centre qui trouve qu'il y a trop de personnel à la région) et heureusement qu'il est compétent et travaille beaucoup !
- Entre la crise économique, la fusion ANPE ASSEDIC, la réforme de la formation professionnelle et la renégociation de l'accord chômage, il y a beaucoup d'incertitudes et beaucoup d'inquiétudes : quelles formations seront financées par Pôle Emploi ? Les rumeurs laissent penser que cela risque de n'être que des formations courtes d'adaptation à l'emploi, alors que les ASSEDIC financent actuellement de véritables formations qualifiantes, comme celle d'aide soignante par exemple. Le conseil régional répondra aux besoins de chômeurs en matière de formation, mais ce ne sera pas, sans tout faire pour que cela ne soit pas au détriment des finances régionales.
- Utiliser les périodes de chômage partiel pour former et qualifier les salariés est une bonne idée, mais le conseil régional ne saurait intervenir financièrement, sauf à avoir un effet levier pour garantir l'intérêt des formations, veiller à la formation des moins qualifiés. Car c'est avant tout aux entreprises de le faire et en particulier, les grands groupes, qui continuent à payer des dividendes à leurs actionnaires, doivent  s'occuper de leurs salariés et aussi se préoccuper de leurs sous traitants !
A propos de chômage partiel, j'ai appris que le préfet des Ardennes organise une réunion à la mi janvier sur la formation pendant les périodes de chômage. Pour l'instant, il a oublié d'inviter les organisations syndicales. Si ceci n'est pas corrigé, le conseil régional ne participera pas à cette réunion, car il est évident que si les dispositifs ne sont pas construits avec les salariés, ils ne pourront pas être satisfaisants !
Repost 0
Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
commenter cet article
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 22:07
A la commission consultative d'évaluation des charges consacrées aux régions qui s'est tenue le 27 novembre, a été posée la question du financement de l'immobilier des écoles paramédicales.
Les représentants de l'administration centrale ont reconnu explicitement les limites du dispositif juridique actuel et un groupe de travail a été créé pour clarifier le rôle de chacun dans les investissements.
Lors de la session du Conseil Régional, j'ai proposé au président Bachy de battre le fer pendant qu'il est chaud et d'aborder cette question dans le courrier qu'il veut faire au premier ministre : une participation de l'Etat à la reconstruction de l'Institut Régional de Formation à Reims et de l'école paramédicale de St Dizier serait la bienvenue (et normale !)
Que l'administration de l'Etat reconnaisse la nécessité de clarifier le financement de l'immobilier des écoles paramédicales est aussi une pierre de plus dans le dossier de l'AFPA : là aussi, la question du patrimoine doit être réglée clairement sans que cela ne soit au détriment des régions, ou de la qualité des formations !
Repost 0
Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
commenter cet article
10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 18:14
Les crédits de la mission travail et emploi en baisse de plus de 5%

Les crédits alloués au Fonds pour l’insertion professionnelle des jeunes baissent.
La dotation allouée par l'Etat à l'AFPA est réduite de 40%.
L' AGEFIPH est ponctionnée ...

Le nombre des demandeurs d'emploi augmentent !

Je vous invite à aller voir le site du Parti Unique de la Majorité en cliquant ici et à aller lire l'intervention d'Annie David, sénatrice communiste sur le budget emploi de l'Etat prévu pour 2009 en cliquant ici.

Repost 0
Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
commenter cet article
4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 17:25
Jean-Jacques Candelier, député communiste du Nord, a rappelé hier cette phrase d’Abraham Lincoln lors du débat à l’Assemblée sur le budget de l’Education nationale. Car, après 11 200 postes en moins cette année, le gouvernement prévoit  13 500 suppressions l’année prochaine et 40 000 dans les trois années à venir.
Il ne s'est pas contenté de critiquer mais a aussi fait des propositions :
"Je le dis donc clairement, l'école doit avoir pour objectif la réussite de chacun :
- Par l'arrêt des suppressions de postes, le remplacement des enseignants, le recrutement et la formation des personnels accompagnants nécessaires : surveillants, médecins et infirmières scolaires, agents pour la scolarisation des enfants handicapés
- Par la mise en place d'une programmation pluriannuelle de postes et l'arrêt du développement de la précarité,
- Par l’élargissement de la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, contre 6 à 16, et le développement des disciplines comme les sciences sociales, qui sont remises en cause dans le cadre de la réforme des lycées,
- Par la mise en place d'un plan ambitieux de développement de la formation des maîtres et d'un plan de recherche en éducation
- Et par la création d'un fonds national de lutte contre les inégalités scolaires permettant d'aller vers la gratuité effective de la scolarité.
Ces mesures demandent un engagement financier important. Mais tout est question de priorité. Le budget de l'Education nationale pourrait être porté à 7 % du PIB, la France en a les moyens. Cette année, les profits des entreprises du CAC 40 représentent le double du budget de l'Education nationale !
"
Les suppressions de postes d'enseignants touchent tout particulièrement les RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté). La mise en place des deux heures d' « aide personnalisée » ne peut se substituer au travail effectué dans le cadre de ces réseaux, qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté, avec des maîtres spécialisés. Une pétition est en cours à l'initiative de l'ensemble des syndicats enseignants. Allez donc la signer comme je viens de le faire en cliquant ici : elle aura bientôt 100 000 signataires !
L'école maternelle est également menacée : le rapport du groupe de travail sénatorial sur la scolarisation des jeunes enfants vient d’être rendu public : au lieu de préconiser l’amélioration de l’accueil des deux ans à l’école maternelle, l’obligation de la scolarité dès trois ans, les auteurs du rapport proposent de créer une nouvelle structure, « le jardin d’éveil ». Mais le rapport ne dit rien des modes de financement. Seront ils gratuits pour les parents ? Quels qualifications auront les personnels ? Ne serait ce pas une nouvelle forme de désengagement de l'état vers les communes avec l'aggravation des inégalités selon le lieu d'habitation ?
Repost 0
Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
commenter cet article