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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 23:03

Bertrand Martinot, Délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP), a adressé un courrier le 22 octobre aux Préfets de région et aux Directeurs régionaux du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle annonçant la suppression, dès le 1er janvier 2009, de l’habilitation générale et permanente formation et certification de l’AFPA. Cette décision doit être « entérinée » par un décret soumis au Conseil d’Etat. Elle est d’une extrême gravité : en la privant de l'habilitation permanente à délivrer les Titres du ministère du travail, le gouvernement ôte à l’AFPA une des pièces maîtresses de son efficacité sociale.
Les syndicats de l'AFPA avaient déjà prévu une journée de grève et de manifestation le 13 novembre : voilà de quoi amplifier la mobilisation !

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 21:43
On sait déjà à quel point le patronat et l'UMP à sa solde ne veulent pas de formation mais simplement faire travailler les demandeurs d'emploi à tout prix, ou plus exactement pour des salaires de misère.
Le projet de loi de finances 2009 en remet une couche : il supprime l'allocation de fin de formation. Cette allocation, financée par l'état, permettait à des demandeurs d'emploi de poursuivre une formation après la fin de leurs droits à l'allocation chômage.
D'après le gouvernement, il revient aux partenaires sociaux de voir s'ils veulent bien prendre en charge cette allocation, lorsqu'il s'agit d'une formation en relation avec un métier "en tension".
Et si ce n'est pas un "métier en tension" ? Tant pis, ou plus exactement, cela va être des dépenses supplémentaires pour les conseils régionaux (et comme tant d'autres choses dans le domaine de la formation, sans compensation) et en plus il va falloir faire preuve d'ingéniosité pour que ces personnes ne soient pas obligées d'attendre d'être "en fin de droits" pour pouvoir commencer leur formation comme stagiaires de la formation professionnelle indemnisés par la région.
Le gouvernement prétend accélérer par la menace l'entrée des demandeurs d'emploi en formation : c'est faire preuve d'une méconnaissance totale des réalités de terrain : le temps de réflexion toujours nécessaire pour un demandeur d'emploi avant de s'orienter vers un nouveau métier, mais surtout les délais d'attente avant l'entrée en formation, pour cause de stages pleins ou ne débutant qu'à date fixe, une fois par an !

Cette mesure va entraîner une économie de près de 170 millions d’euros sur le budget de l’État.
Ce n'est d'ailleurs pas le seul domaine dans le budget de la formation et de l'emploi où il y a des coupes dramatiques : le programme “Amélioration de la qualité de l’emploi et des relations au travail”  rqui egroupe les crédits alloués à la santé et à la sécurité au travail, ainsi qu’au développement du dialogue social est, quant à lui, amputé d’un tiers de ses moyens de 2008, soit 87 millions, contre 128 millions en 2008.
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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 21:02
Le gouvernement veut faire des économies, même sur le dos des handicapés !
Pour équilibrer la loi de finances 2009, il envisage de prélever 50 millions d'euros sur le fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées. Pour en savoir plus, cliquez ici.
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 22:44

Pour les adultes, le mot d'ordre de N. Sarkozy, c'est travailler plus !
Pour les enfants, c'est moins d'école !
Ceux de ma génération allaient à l'école primaire 30 heures par semaine, puis on est passé à 27, 26 et nous voici à 24 heures par semaine !
Deux arguments ont permis à Darcos, Sarkozy de faire passer cette mesure :
- la satisfaction légitime des parents de ne pas mettre leurs enfants à l'école le samedi, à une époque où les contraintes de travail, de plus en plus éloigné du domicile, et les recompositions familiales de plus en plus nombreuses transforme un samedi matin avec ses enfants en un véritable plaisir. Il convient ependant de s'interroger sur le rythme des apprentissages des enfants, les études ayant montré que le travail du samedi était souvent bénéfique et sur les rencontres privilégiées entre parents et enseignants, à la sortie de l'école le samedi.
- l'aide personnalisée qui va être apportée aux enfants les plus en difficulté. J'ai de grosses interrogations pour les enfants qui vont être pris en charge : l'allongement de la journée scolaire risque d'être vécu par eux comme une punition. En tout état de cause, la demi heure de soutien a toute les chances d'être placée à un moment de la journée qui ne correspond pas aux meilleures périodes d'apprentissage. Et oui, il y a des rythmes dans une journée. Mais surtout, cela va priver la majorité des enfants de deux heures de classe par jour, obligeant à un recentrage sur les apprentissages les plus indispensables. Et le reste ... Tant mieux pour les enfants qui le trouveront à l'extérieur, tant pis pour les autres ... Bref, c'est un recul ! Ce qu'il faudrait en fait, ce sont des enseignants non affectés à des classes, pouvant prendre en charge, pendant les heures normales de l'école, de petits groupes d'élèves pour apporter une réponse individualisée à leurs difficultés. Mais cela demande des postes et Darcos veut au contraire en supprimer !
Je vous passe les difficultés pour les communes de transports scolaires, d'activité périscolaires, sans parler de l'obligation qui leur est faite d'assurer la garde des enfants en cas de grève des personnels ! Le gouvernement décide .... et les collectiivités assument. Triste image de la démocratie !

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 13:52
Dans la réponse, publiée le 4 septembre, à une question écrite d'un sénateur sur le devenir de l'AFPA, le secrétariat d'Etat chargé de l'emploi explique que le secrétaire d'Etat, "en lien avec le ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, met tout en oeuvre pour que des réponses précises soient apportées d'ici l'automne par la gouvernance aux questions qui se posent concernant les orientations stratégiques de l'institution et son positionnement." Vous pourrez lire la question et la réponse en cliquant ici.

Il ne reste plus beaucoup de jour à butiner avant l'automne, comme ce papillon photographié dans les derniers jours d'août sur le plateau ardennais,  butinant la bruyère,

Non seulement des réponses doivent être apportées, mais il faut aussi que le gouvernement comprenne que l'AFPA est et doit rester un service public !

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 16:39
Un article de l'Union du 24 juillet faisait écho des inquiétudes de Joseph Afribo, conseiller général du canton de Rethel, par rapport au centre AFPA d'Acy Romance.
Des explications manquaient : il n'y a pas de menaces particulières sur ce centre AFPA (et si à un moment on avait effectivement pu craindre que l'AFPA ne veuille faire des économies sur le dos de ce centre, les choses ont été mises au point : l'AFPA dépend trop de la région d'un point de vue financier pour aller contre son avis dans ce domaine, et je ne supporterais pas que l'on touche à ce centre !) mais bien un avenir très inquiétant pour l'ensemble des centres AFPA de France de par la politique gouvernementale actuelle. Si vous voulez des explications, vous pouvez
cliquez ici : vous y trouverez le texte du courrier que j'ai adressé à Joseph Afribo.
Je l'ai d'ailleurs envoyé en copie aux députés ardennais : ce serait bien que les Bérengère Poletti et Jean Luc Warsmann arrêtent d'entériner toutes les casses orchestrées par le gouvernement.
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 15:41
Le groupe multipartite de travail sur la formation professionnelle a rendu ses conclusions le 10 juillet : pour lui « un bouleversement de la formation professionnelle n’est ni souhaitable ni envisageable. » et « A défaut de révolution, le groupe multipartite s’est plutôt attaché à envisager des évolutions structurantes et utiles pour une amélioration de l’efficacité du système. »
Ses travaux m'ont inspiré un certain nombre de réflexions que je vous invite à lire en cliquant ici.
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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 23:13

Une délégation de l'Association des Régions de France, conduite par son président, Alain Rousset, président de la région Aquitaine, a été reçue, à sa demande, par les directeurs de cabinet des ministres Lagarde et Wauquiez sur la question de la décentralisation de l'AFPA.

Les représentants du gouvernement ont réaffirmé la possibilité de tout régler dans le cadre du marché. Quelques mois supplémentaires de prolongation de la convention pourrait cependant être donnés pour permettre d’être prêts sur les marchés, mais rien n'a été dit sur la manière dont cela pourrait se traduire sur le plan juridique. En ce qui concerne l’immobilier, le dossier reste très confus, l’inventaire du patrimoine n’est pas stabilisé. L’Etat compte tirer 600M€ de la vente de ce patrimoine. C’est la seule logique financière qui prévaut. Avec la vente de ce patrimoine, l’AFPA devra payer un loyer. A elle de s’organiser pour faire des gains de productivité pour ne pas renchérir ses coûts de formation !
Face à ce mur, l'ARF a développé des positions que je partage : la nécessité de ne pas casser un outil performant qui propose une offre globale aux demandeurs d'emploi, le refus du transfert du service d'orientation de l'AFPA à la NIPNI, la nouvelle institution publique non identifiée résultant de la fusion ANPE ASSEDIC, le refus de l'abandon de l'hébergement à ADOMA avec les conséquences financières pour les demandeurs d'emploi ou les régions. Enfin, elle a rappelé qu'il y a une place pour un service social d'intérêt général dans le domaine de la formation et que dans ce domaine, l'Europe n'impose rien, mais que c'est à l'Etat de le définir.
Il faudrait en fait être encore plus ambitieux, car c'est un véritable service public national de la formation qui est nécessaire,  Le bon sens serait de revenir sur ce projet de décentralisation pour garder la richesse du caractère national de l'AFPA tout en améliorant sa coordination avec les politiques régionales de formation. C'est d'ailleurs ce qu'a demandé Daniel Paul, député communiste de Seine Maritime dans une question écrite au gouvernement publiée au journal officiel du 22 avril 2008 et que vous pourrez lire en
cliquant ici. Cette question se termine ainsi : "au moment où le Gouvernement prétend donner un caractère prioritaire à la formation professionnelle, il lui demande l'abrogation du décret de décentralisation du budget de l'AFPA.". La réponse tarde !
Mais devant cette scandaleuse vente par appartement de l'AFPA qu'a entrepris le gouvernement, il est effectivement nécessaire aussi de discuter pied à pied avec lui car tout ce qui pourra être savegardé sera le bienvenu !

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 00:17

Depuis la loi de « décentralisation » d'août 2004, l'AFPA est en danger. Celle loi a confié aux régions, à échéance de 2009, les formations de demandeurs d'emploi de l'AFPA, avec une législation, qui en l'état actuel, imposerait aux régions de mettre en concurrence l'AFPA avec des organismes de formation privés. Il y a là un risque majeur pour la qualité des formations et la pérennité de l'AFPA qui pourrait être amenée à ne garder que les formations les moins intéressantes pour le secteur privé, alors que c'est l'unicité de l'AFPA qui en assure l'équilibre financier.
Le Conseil régional de Champagne Ardenne a voté, il y a deux mois, un avenant à la convention transitoire 2008 Etat, AFPA, Région, la prolongeant de deux ans et repoussant à 2011 la mise en concurrence. Cette position offensive, adoptée par une majorité de régions, est justifiée par toutes les incertitudes sur l'avenir de l'AFPA.
D'autres décisions gouvernementales inquiètent : le projet de transfert du service d'orientation de l'AFPA à l'opérateur unique né de la fusion ANPE – ASSEDIC, l'externalisation, déjà expérimentée dans certaines villes, des hébergements de l'AFPA, remettant en cause la gratuité de ceux-ci pour les stagiaires.
Alors que c'est l'ensemble de l'AFPA qui en fait sa richesse et la qualité de ses formations, au service des stagiaires, c'est à un véritable démantèlement que nous assistons.
En charge de la formation professionnelle à la région, je considère comme essentiel de préserver cet acteur majeur de la formation dont les Champardennais ont besoin. C'est pour cela que j'ai proposé au conseil régional la prolongation de la convention transitoire pendant deux ans. Mais c'est aussi pour cela que je soutiens la journée d'action des personnels de l'AFPA du 29 mai et que je participerai à la manifestation qu'ils organisent jeudi à Paris.
Il faut que la France adopte une législation permettant de pérenniser ce service public de formation en l'excluant du champs de la concurrence : la formation n'est pas une marchandise !

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 16:20
L'AFPA,  Association Nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes, créée dans une volonté de promotion sociale et de qualification professionnelle pour tous, est aujourd'hui riche de 60 ans d’expériences et de réussites. Les valeurs qu'elle porte, ne conviennent plus à un patronat qui veut faire de l'argent sur tout, même sur la formation !
D'ailleurs, ce refus de développer un service public national de la formation, apte à élever le niveau des qualifications et cette préférence pour des organismes privés de formation, plus soucieux de rentabilité que de qualité, est une des contradictions de notre société et de son mode de développement : l'élévation des connaissances de tous est la condition pour passer d'un développement économique quantitatif à un développement plus qualitatif, plus à même de répondre aux besoins de chacune et chacun dans leur diversité, tout en préservant l'avenir de notre planète.
Le gouvernement UMP n'ayant même pas le courage de ses opinions, il a trouvé une méthode bien particulière pour se débarasser de l'AFPA : la découper en petits morceaux. La loi de décentralisation de 2004 a transféré aux régions, à l'échéance du 1er janvier prochain, les formations que l'état subventionnait. Les services d'orientation de l'AFPA iraient à la nouvelle institution publique qui va naitre de la fusion de l'ANPE et des ASSEDIC et les locaux seraient mis en vente, avec des conséquences dramatiques pour la gratuité de l'hébergement des stagiaires, un des plus des formations de l'AFPA. Et non seulement le gouvernement UMP a refilé aux régions les formations que l'etat subventionnait précédemment, mais en plus il prétend obliger les régions à ne plus subventionner l'AFPA, mais à lui acheter des formations en la mettant en concurrence avec les organismes privés. Pour l'instant, la majorité des régions ont, comme la Champagne Ardenne, voté des délibérations prolongeant de deux ans les conventions transitoires Etat/Région/AFPA pour gagner du temps en continuant à financer l'AFPA sous le mode de la subvention, et ce, contre l'avis du ministre Lagarde, mais seules des modifications législatives pourront, à terme, reconnaître que la formation n'est pas une marchandise ! L'épreuve de force est engagée avec les tenants de la marchandisation de la formation et l'enjeu de l'AFPA dépasse largement le cadre de cette association nationale, mais concerne aussi tous les organismes publics de formation, les GRETA, les CFPPA, et les relations que les conseils régionaux ont avec tous ceux qui concourrent à la formation sans en faire un objet de profit et je pense là à de nombreuses structures associatives.
Devant cette casse annoncée de leur outil de travail, les salariés de l'AFPA se mobilisent et l'ensemble de leurs organisations syndicales les appellent à la grève le jeudi 29 mai et à aller manifester à Paris. Je participerai à cette manifestation, car, en tant qu'élue en charge de la formation professionnelle, il ne me paraît pas envisageable de laisser ces salariés monter seuls au créneau : c'est tout l'avenir de la formation professionnelle qui est en cause.

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