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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 02:05

Les Ardennais ont manifesté contre l'ANI et le projet de loi de sécurisation professionnelle et ont été entendu par leur député de la vallée de la Meuse qui a voté contre ce projet de loi : les autres députés, il est préférable de les ignorer !

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 01:09

Jean Pol Bois

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 11:40

terAlerté par des cheminots syndicalistes, des élus comme André Majewski, sur la fermeture du guichet de la gare de Vireux,  Franck Tuot, conseiller régional communiste, président du CLAD de la ligne Charleville-Givet, a écrit au directeur régional de la SNCF. Pour mémoire, le CLAD, c'est une instance de concertation mise en place par le conseil régional et regroupant élus, direction de la SNCF, usagers ... Lors de sa dernière réunion, en décembre 2012, les élus communistes et les cheminots CGT avaient d'ailleurs remis à la direction de la SNCF une pétition concernant l'urgence d'une vraie rénovation de la ligne Charleville Givet. Vous pouvez retrouver un compte rendu de cette initiative sur le site de Nouvelles des Ardennes en cliquant ici.

Voici le courrier de Franck Tuot :

Monsieur le Directeur,

Sous prétexte d’une ouverture à la concurrence en 2015, la SNCF a déjà réduit sa présence dans les gares de Charleville-Mézières, Revin, Givet, Fumay et Nouzonville.

Le désengagement de la SNCF de sa mission de service public pour une politique du moins disant, pourra demain s’apparenter à un service low cost.

Je n’ai pas besoin de vous rappeler les conditions dégradées que les usagers doivent déjà supporter. Cette ligne, la plus fréquentée régionalement, ne peut plus être l’expérimentation d’une adaptation des usagers à l’incapacité de la SNCF à maintenir une présence humaine dans les gares et plus particulièrement à Vireux-Molhain où vous avez décidé de fermer la gare sans en informer les élus.

Cette délégation de service public de la Région à la SNCF ne peut plus être une politique de desiderata de la SNCF en matière d’horaires où les usagers devront se plier au bon vouloir des centres de relation clientèle à l’ouverture des gares.

La Région n’a pas été officiellement informée de vos projets et encore moins lors du dernier CLAD à Charleville-Mézières en décembre 2012 où les élus, le CESER, les représentants du personnel, les représentants des usagers et vos services étaient présents, ce qui démontre bien le peu d’intérêt que vous avez de la démocratie locale.

Pour autant, l’engagement conventionnel précise l’amplitude horaire des ouvertures des gares et je suis au regret de vous dire, Monsieur le Directeur, que vous n’êtes pas dans les rails.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 08:06

Le 11 février , une délégation du Front de Gauche des Ardennes a rencontré le directeur de l'ARS. C'est encore un retour en arrière dans ce blog, mais vous comprenez bien que, même si je ne l'ai pas fait tout de suite, je ne peux pas ne pas vous raconter cette entrevue où le Front de Gauche était représenté par Sylvain Dalla Rosa, vice président du conseil de surveillance de l'hôpital de Charleville Mézières, Franck Tuot, conseiller régional, membre de la commission santé, Claudette Moraine, Christian Celdran et moi-même et où le directeur de l'ARS était accompagné par Mr Houlier, directeur de l'offre de soins à l'ARS et Mr Phelep, directeur de l'hôpital de Charleville Mézières.

Si vous pensez un seul instant que cette rencontre marque un changement, .ne vous faites aucune illusion : la réponse que m'a fait Mr Phelep quand je lui ai dit que la fermeture de la morgue de Fumay m'avait scandalisée, c'est "il n'y a pas le flux". Même la mort doit être rentable ! Pour en rester sur Fumay, nous n'avons pas appris grand chose : les annonces seront faites au conseil de surveillance de cet hôpital qui doit se tenir dans la première dizaine de mars. Nous y sommes !

Cette entrevue était le résultat de la pression que nous avions mise sur l'ARS, avant la réunion publique organisée par celle-ci à Rimogne à la suite de l'annulation de la rencontre prévue avec Sylvain Dalla Rosa. Vous pouvez relire à ce sujet mon article précédent en cliquant ici.

L'essentiel de la réunion a porté sur la situation de l'hôpital du chef lieu et la création du Groupement de Coopération Sanitaire puisque c'était l'objet initial de la demande de rencontre faite par Sylvain Dalla Rosa. Le directeur de l'ARS, après avoir regretté de ne pas s'être expliqué davantage de l'annulation du rendez vous, a largement laissé Mr Phelep répondre aux questions. Evidemment, Sylvain Dalla Rosa a redit le regret du manque de dialogue, car nous ne sommes pas contre tout mais avons des propositions. La volonté de garder l'offre de soins dans les Ardennes est bonne, mais il faut un avenant à la convention constitutive du GCS pour que celui-ci soit de droit public.

Je viens de lire le rapport de l'IGAS sur les cliniques privées (on peut le lire en cliquant ici). Ce rapport, qui a plutôt tendance à reprendre les revendications des directeurs des cliniques privées et à acter le mélange public privé, souligne à plusieurs reprises la transparence limitée des flux financiers, l'imbrication des sociétés, les montages faits avec des sociétés d'immobiliers qui ont des profits de l'ordre de 10% ! Alors, vous comprenez que l'on se méfie : pas question que l'argent public aille alimenter Orpéa et Clinéa et si le groupement de coopération sanitaire, même de statut privé, est à but non lucratif (et bénéficie de ce fait des tarifs publics, avec actes des médecins intégrés dans ces tarifs), il va falloir de la transparence pour être sur qu'il n'y a pas de transferts de charges indues entre les différents membres du groupement. Et faire en sorte que ce GCS soit de droit public, c'est, comme il est érigé en établissement de santé, obtenir les instances d'un hôpital public, avec des élus, des représentants syndicaux dans le conseil de surveillance, un minimum pour "surveiller" ce qui se passe, même si la loi HPST a réduit les pouvoirs de ces conseils. C'est aussi des garanties pour le personnel de statut, un élément essentiel pour celles et ceux qui travaillent au service des malades, pour qu'ils travaillent dans de bonnes conditions de sécurité.

Transparence : on peut difficilement dire que c'est la qualité première des montages financiers actuellement faits. A écouter le directeur de l'hôpital de Charleville Mézières, les 2 millions d'euros de travaux faits actuellement à l'hôpital pour accueillir l'activité de la polyclinique n'entraîneront pas de frais financiers liés à des emprunts et n'amputeront pas le budget 2013 de l'hôpital : d'où viennent ils donc ? On peut supposer que la vente de Corvisart est un des éléments de réponse, mais il n'a même pas eu la transparence d'aborder cette question. Ce qu'il nous a dit, c'est que c'est deux millions de travaux seront amortis sur cinq ans par le loyer payé par le GCS.

Equilibre financier ou qualité des soins ? Nous avons redit que notre but, c'était la réponse aux besoins de la population. Est ce vraiment le but recherché par les tutelles quand on entend la satisfaction d'avoir rétabli l'équilibre budgétaire de l'hôpital de Charleville Mézières (qui est même excédentaire de 500 000€ en 2012) au pris de 100 suppressions d'emploi !

Dernière chose : le GHSA. Je n'ai malheureusement pas de scoop à vous faire. Nos interlocuteurs nous ont uniquement rappelé l'importance du déficit de ces établissements hospitaliers.

Evidemment nous avons été à Rimogne ensuite redire quelques exigences : vous pouvez à ce sujet lire l'article de l'hebdomadaire local en cliquant ici.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 09:24

Casse du droit du travail, retour à la jungle du XIXème siècle, l'Accord National Interprofessionnel signé le 11 janvier par le MEDEF et des organisations syndicales minoritaires ne doit pas avoir, tel quel, de transposition législative. La fédération des Ardennes du PCF vient de s'adresser en ce sens au député socialiste des Ardennes : 

Monsieur le Député,

Vous allez être amené, dans les prochains jours, à vous prononcer sur le projet de loi de sécurisation de l'emploi. Ce texte transcrit très fidèlement, à quelques détails près, un accord national interprofessionnel signé entre le MEDEF et des organisations syndicales non représentatives de la majorité des salariés (elles ne représentent que 38% des salariés). Les confédérations syndicales que sont la CGT et FO ont refusé de signer cet accord qui fait la part belle au patronat !

La majorité de gauche au Parlement n’a pas été élue pour mener une politique d’inspiration aussi nettement libérale. Cet accord ne peut être imposé à la représentation nationale car le parlement n’est pas une simple chambre d’enregistrement.

Quelques exemples de l'hypocrisie de cet accord et de son projet de transposition législative :

Sous prétexte de généralisation de la couverture santé aux salariés, l'article sur la complémentaire santé est une attaque contre le principe d'une couverture à 100% par la Sécurité sociale des dépenses de santé. Le panier de soins pris en charge obligatoirement par la complémentaire sera en dessous de celui de la CMU-C, et ne couvrira que le salarié. Ce ne sera donc pas un progrès social. Plutôt que d'ouvrir de nouveaux droits, cet accord va, en fait, installer toute une partie de la population dans un carcan de soins minimum remboursés.

La pénalisation des contrats à durée déterminée pour les employeurs va bénéficier de tant d'exceptions qu'elle rapportera moins à l'assurance chômage que la nouvelle exonération octroyée pour des CDI signés pour les jeunes de moins de 26 ans.

La réglementation du temps partiel apparaît comme une avancée car elle définit un minimum d'heures (24), mais ceci ne dépasse pas l'effet d'annonce au vu de toutes les exceptions et va contribuer à accentuer les discriminations de salaires entre les femmes et les hommes, du fait des nouvelles règles de paiement des heures complémentaires : on sait que le temps partiel concerne plus particulièrement les femmes.

Au delà de ces quelques exemples, ce projet de loi porte un coup terrible au code du travail, revenant sur des décennies d'acquis sociaux. Il s’inscrit dans le droit fil des préconisations de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), appliquées partout en Europe : démantèlement du droit du travail, chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne. Aussi, nous vous demandons d’agir en défenseur de l’intérêt des salariés et de vous opposer à la transposition législative de cet accord.

Dans cette attente, Veuillez agréer, Monsieur le Député, nos cordiales salutations.

Deux rendez vous la semaine qui vient pour ceux qui ne veulent pas que cet ANI devienne loi :

- Mardi 14 h, rassemblement devant la préfecture à l'initiative de la CGT et de FO

- Vendredi 20 h, réunion débat à la maison des associations à Mohon, à l'initiative du Front de Gauche

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:52

8mars

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 14:09

rubon1498Ce n'est pas pour qu'il se soumette aux diktats du patronat que le peuple français a élu F. Hollande président de la République et a donné une majorité de gauche au parlement !

Et pourtant, le projet de loi transposant l'accord national interprofessionnel que le MEDEF a signé avec des organisations syndicales minoritaires (elles représentent à elles toutes 38% des salariés seulement), n'apporte que des modifications de détail à un texte qui constitue un recul de civilisation, revenant sur des décennies d'acquis sociaux et un code du travail qui a l'avantage de ne pas laisser le salarié seul vis à vis de son patron avec cette liberté bien formelle de se soumettre ou de se démettre.

Ces textes (la proposition de loi et l'ANI) sont en plus caractéristiques d'une hypocrisie aiguisée : faire croire que c'est pour le bien de tous et masquer les vraies intentions derrière un fatras d'annonces pour plus tard ou contredites dans le même article par toutes les exceptions.

Juste un exemple : sous prétexte de généralisation de la couverture santé aux salariés, l'article sur la complémentaire santé est une attaque contre le principe d'une couverture à 100% par la Sécurité sociale des dépenses de santé. Le panier de soins pris en charge obligatoirement par la complémentaire sera en dessous de celui de la CMU-C, et ne couvrira que le salarié. Ce ne sera donc pas un progrès social. Plutôt que d'ouvrir de nouveaux droits, cet accord va, en fait, installer toute une partie de la population dans un carcan de soins minimum remboursés et ouvrir vers la recherche d'un troisième niveau de protection, pour ceux qui le peuvent, dans les assurances privées. C'est donc à la fois la confirmation de la non volonté d'aller vers des remboursements à 100% par la sécu, et un magnifique cadeau aux actionnaires des assurances !

Je ne m'étendrai pas plus ici sur la critique de ces textes : des éléments vous pouvez en retrouver sur le site de l'Humanité, en cliquant ici, sur le site de la CGT en cliquant ici ... pour ne donner que deux liens.

L'action s'impose :

Allez donc signer l'appel unitaire contre cet ANI qui nous veut du mal en cliquant ici.

Et rendez vous mardi 5 mars à 14 h devant la préfecture des Ardennes : les organisations syndicales ont décidé de faire de ce jour une grande journée de mobilisation en France contre cet accord et sa transcription législative.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 01:40

cpam2Suite à l’initiative du Front de Gauche, en direction de la permanence de Givet de la CPAM, avec occupation des locaux le 11 janvier dernier, une délégation d’élus communistes (Sylvain Dalla Rosa, André Majewski, Franck Tuot) était reçu, ce lundi, par Monsieur le Directeur de la CPAM 08.

A cette occasion, les élus ont réaffirmé leur détermination à voir maintenu la complète activité sur les sites de Givet et Monthermé, notamment avec la pérennisation du traitement des feuilles d’accidents du travail et maladie professionnelle dans la pointe des Ardennes.

Cela passe, inévitablement, par la préservation, à Givet, des postes dédiés à cette activité. Confrontée à un taux de renouvellement de ses personnels de 1 remplacement pour 3 départs, la CPAM envisage, en effet, un transfert total de ces activités vers Charleville-Mézières à un horizon très proche.
La délégation a, cependant, noté avec intérêt l’affirmation de la direction de maintenir un accueil du public dans des conditions similaires à celles actuelles, tant à Givet qu’à Monthermé. Face à un contexte budgétaire très contraint, en raison de la loi de financement de la Sécurité Sociale votée par le Parlement, les élus ont réaffirmé la nécessité  d’allouer à la CPAM des Ardennes des moyens supplémentaires, particulièrement dans le cadre de la convention nationale d’objectifs et de gestion actuellement en discussion. L’objectif étant de stopper la suppression de postes dans notre département.

L’attractivité économique d’un territoire se mesurant également à la présence des services publics, les élus communistes ont défendu l’idée de préserver et renforcer le maillage territorial de la CPAM. Enfin, il a été réaffirmé le besoin pour les usagers de continuer à disposer, sur l’ensemble des Ardennes, d’un accueil de proximité et d’en finir avec les fermetures temporaires (plusieurs mois) des antennes locales comme à Vouziers, Carignan ou à la Ronde Couture.

Sur ce même sujet, n'hésitez pas à aller voir le récit d'André Majewski sur le blog Vireux Rive Gauche en cliquant ici.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 23:38

manif ia 230113C'était une foule pressée qui se serrait devant l'inspection d'académie cet après midi, histoire sans doute de se réchauffer. Il y avait de la couleur, du bruit et l'on sent la mobilisation prendre de l'ampleur !

On ne dira sans doute jamais assez combien, sous des explications pseudopédagogiques, c'est bien la mise en application des politiques d'austérité engagées par la droite, poursuivies par le PS, qui est la cause de ces fermetures !

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 17:02

bazeillesLa neige de la nuit n'avait pas refroidi l'ardeur à protester contre l'annonce de la fermeture de la filière générale du lycée de Bazeilles mais aussi contre la fermeture du collège du Chesne et le rassemblement devant le lycée de Bazeilles, ce matin, s'est prolongé par une manifestation dans les rues de cette commune.

Au delà des contingences politicardes, des élus de droite qui manifestent pour leur établissement scolaire, dans leur territoire sans se soucier de ce qui se passe ailleurs (et c'est bien la politique menée par la droite depuis dix ans qui, en supprimant des postes d'enseignants, favorise ces fermetures), et puis pour la droite, tout est prétexte à manifestation actuellement, des élus socialistes de Sedan, qui ne se soucient que des établissements scolaires de Sedan et qui verraient avec satisfaction les effectifs du lycée Pierre Bayle augmenter, d'un président de région qui souhaite ménager la chèvre et le chou, les parents d'élèves et les enseignants de Bazeilles qui luttent contre cette fermeture, mais aussi ses amis sedanais (et JP Bachy a eu, sur le sujet, une réponse assez ambiguë vendredi soir, au cours de la réunion publique de bilan de mandat régional organisée à Charleville Mézières), sans parler des militants d'EELV qui, pour ne pas mettre en cause la politique gouvernementale, s'en prennent à la personne du DASEN, au delà de ces contingences, ces fermetures sont condamnables pour trois raisons :

La fermeture de la filière générale du lycée de Bazeilles interpelle sur le modèle de lycée souhaité : un lycée polyvalent permettant la rencontre entre les lycéens suivant une filière générale avec ceux qui se professionnalisent ou la ségrégation entre "l'élite" amenée à poursuivre des études longues et les autres qui n'ont besoin que d'apprendre un métier pour servir le capital ! La deuxième version était celle de la droite, des Sarkozy & Co. On pourrait espérer que cette version soit abandonnée, mais cette idéologie ségrégative inspire encore malheureusement trop le projet de loi de refondation de l'école, bien loin de l'école de la réussite pour tous, et les décisions annoncées à Bazeille ne font que confirmer ces mauvais choix idéologiques.

La fermeture des collèges du Chesne et de Buzancy, la fermeture de la filière L à Givet pose la question de l'amènagement du territoire souhaité. Est ce la disparition des services publics, la désertification (et la disparition des services pubics s'accompagne inexorabliement d'un déclin économique), mettant les gens sur les routes (avec les conséquences que l'on connait, à la fois en terme de qualité de vie et de dégagement de gaz carbonique) ? Ou veut on contribuer à réduire les inégalités territoriales ? Ces fermetures sont un très mauvais signal sur la volonté politique en terme d'amènagement du territoire.

L'objectif inavoué est bien de faire des économies. Petit exemple chiffré (arbitraire, mais pour faire comprendre le mécaniseme). Vous avez à un endroit 80 élèves de seconde (ou de n'importe que autre niveau) : il vous faut trois classes, mais avec 160 élèves, 5 classes suffisent à obtenir un effectif par classe de 32, beaucoup, trop, mais acceptable avec les normes actuelles. En réunissant vos deux fois 80 élèves vous avez donc gagné une classe et pas mal d'heures d'enseignants ! Les élus de Sedan ont ils compris que cela allait augmenter les effectifs par classe à Pierre Bayle ? Sans doute pas !

Et ce qui se passe à Bazeilles doit inquiéter au plus haut point à Givet : dans les arguments du recteur, le fait que les lycéens de Bazeilles ne pouvaient plus choisir la section ES. A Givet, l'année prochaine, il pourrait argumenter qu'il faut fermer le lycée, car les jeunes ne pourraient plus choisir la section L !

Les annonces gouvernementales sur l'école primaire et maternelle ne doivent pas se faire au détriment des collèges et des lycées. Il est juste de vouloir promouvoir l'école maternelle, améliorer l'encadrement à l'école primaire. Ce qui n'est pas juste, c'est de le faire dans le cadre d'une austérité qui nous entraîne dans le cercle vicieux du déclin en limitant cet investissement essentiel qui est la formation de nos jeunes !

Les Ardennais ne supporteront pas ces nouvelles attaques de l'Education Nationale dans notre département. Déjà est prévu un rassemblement mercredi 23 janvier à 14h30 devant l'Inspection d'Académie. Venez nombreux !

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