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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 16:18

inter250 logolacigaleetlafourmiDans la suite de la fable "Le capital et le FMI (et des peuples aussi)", ce magnifique texte écrit par Maxime Camuzat à partir de la fable de La Fontaine, la cigale et la fourmi, que vous pouvez retrouver en cliquant ici, voici "Le peuple et le candidat"  inspiré du Corbeau et du Renard.

Maxime Camuzat explique son choix : on peut mettre "le Peuple" à la place du corbeau sans que cela soit péjoratif car La Fontaine a écrit ses fables à partir d'autres textes d'auteurs latins ou grecs et dans la mythologie grecque  « le corbeau est un animal fabuleux, toujours seul de son espèce, qui, après un siècle de vie, mourrait consumé par le feu, mais renaissait aussitôt de ses cendres. Par extension, donc, un être unique en son genre ». Il s'agit là d'une définition que l'on peut aussi apporter au Peuple de France qui s'est toujours levé quand il fallait, dans la Résistance par exemple. 
Quant à mettre un candidat à la place du renard, il ne suffit pas d’avoir un programme, mais il faut aussi savoir l’exprimer. C’est bien ce que fait le renard dans cette fable, voici 300 ans.

Voici donc ce nouveau texte écrit par Maxime Camuzat :

Le Peuple français, sur sa terre accroché,
Ayant en tête le bilan d’un candidat qu’il voulait congédier,
Écouta un nouveau candidat,
Au nom et au prénom prédestinés,
Qui lui tint à peu près ce langage :
« Oui, promis, Peuple de France….
Avec moi, avec nous, que ça va être joli, que ça va être beau !
Sans mentir, mon programme, ça va être un fromage,
Sans rapport avec ce que vous vivez déjà.
Vous serez le peuple le plus heureux des Rois.
Car le changement, cet été, vous le verrez déjà ! »
A ces mots, au printemps, le peuple s’emballa,
Et écoutant cette voix, il lui donna ses voix,
Remplissant les urnes, laissant partir Nicolas.
Mais si bien vite, normalement, l’été s’annonça
Le changement, lui, sembla manquer le pas.
Tout aussi normalement, le Peuple, alors, s’interrogea,
Et quand l’automne fut venu, là, vraiment, il déchanta.
Très vite il comprit
Que face au capital et au FMI
On se couche, ou l’on se bat et on agit,
Et qu’apparemment, loin des promesses, on n’était pas, là, dans le second choix.
Mais dans ce cas, il sait bien ce qui arrivera :
Ce que trop de peuples, partout et près de lui, vivent déjà.
Or, le changement, pour lui, ce n’était pas ça,
Et pas seulement !
Car si c’est celui qu’il voit se dessiner maintenant,
Il pourrait bien être désespérant,
En étant dans sa tête et dans ses poches,
Pas mieux, voir pire qu’avant,
Car le changement qu’il attend,
C’est celui promis au printemps.
C’est ce qu’il rappela, ce petit Peuple françois
Dans la rue, comme dans les urnes, quand l’hiver approcha.

Maxime Camuzat ajoute une note en fin bien savoureuse aussi " la leçon de cette année 2012 est bien, me semble-t-il, celle de la morale de cette fable de La Fontaine écrite voici plus de 3 siècles, au moment où, je le rappelle, dans la langue d’alors, on ne disait pas « français » mais « françois » (voir par exemple, le texte d’origine de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen des 20, 21 , 23, 24 et 26 août 1789, toujours affichée dans notre mairie).

Car en effet, qu’écrirait alors aujourd’hui, (enfin presque…), Jean de La Fontaine ?

« La morale de cette histoire est une leçon qui mériterait un autre fromage, d’un discours et d’un goût différent que celui qu’on écoute à présent. Car le peuple françois d’aujourd’hui jure qu’on ne l’y reprendra plus, souhaitant que sa voix, comme ses voix dans les urnes, soient vraiment entendues. Car comme il le dit aujourd’hui, vous avez trop écouté le MEDEF, comme le capital et le FMI. Il est temps d’écouter le peuple aussi ».

S’il avait pu savoir, il aurait sans doute ajouté : « et quand un peuple a élu un candidat qui porte le même prénom, aller dans le même sens, cela devrait être évident. Non ?... »

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 16:23

medefJe n'avais pas terminé la série de posts de ce blog consacrée aux propositions du Front de Gauche pour sortir de l'austérité (vous pouvez relire le dernier écrit à ce sujet en cliquant ici). Voici donc les 4 dernières des 25 propositions du Front de Gauche, celles sans lesquelles les premières propositions sont plus dures à mettre en oeuvre, les propositions qui permettent de désserrer les contraintes en changeant d'Europe pour libérer un autre modèle économique.

Refuser d'appliquer le pacte budgétaire, la règle d'or et les directives de Bruxelles contraires à nos objectifs sociaux

22 – La France doit agir pour le réaménagement négocié des dettes publiques en supprimant la part illégitime de ces dettes après un audit citoyen ; pour les résorber, nous proposons leur financement à taux réduit par les banques publiques souscrivant les obligations du trésor au taux fixé par lui. La France doit agir pour que la BCE puisse prêter directement aux États à taux faibles, voir nuls et acheter des titres de la dette publique directement aux États pour promouvoir l'emploi, la formation et les services publics afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques.

23 – Nous remettrons en cause la liberté totale de circulation des capitaux, refuserons d'appliquer les directives de libéralisation des services publics et travaillerons à une harmonisation fiscale, un véritable « serpent fiscal européen », en exigeant une imposition minimale des entreprises pour empêcher le dumping social.

Promouvoir un progrès humain durable

24 – Se battre au niveau européen pour salaire minimum dans chaque pays, représentant au moins 60% de leur PIB par habitant, et engager dans le même temps un processus de convergence vers le haut pour aboutir à un salaire minimum similaire dans tous les pays de l'Union; la progressivité de l’impôt sur le revenu avec un nombre minimal de tranches, la limitation du taux de TVA et l'exigence d'égalité femme/homme dans les législations du travail de chaque pays

25 – Créer un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire (point 10) et un visa social et écologique pour les échanges commerciaux. Remettre en cause les accords de libre échange actuels et promouvoir des accords internationaux, européens et bilatéraux, de codéveloppement avec les peuples des pays émergents et en développement.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 15:43

Avec pas mal de retard (et je compte bien mettre dans les jours à venir sur ce blog d'autres posts mijotés depuis un moment) voici quelques images et surtout le son de la clôture du congrès du PCF au début du mois. Au coeur du changement que souhaite l'immense majorité de la population, en proie au mal vivre du fait de l'austérité, de la crise économique, sociale, environnemental, sociétal, avec ses propositions, le PCF a de l'avenir ! On va continuer à proposer, à rassembler avec le Front de Gauche pour changer la donne.

Le vote, hier, par le sénat de la proposition de loi des sénatrices et sénateurs communistes pour l'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux témoigne bien de la possibilité d'infléchir la donne dès maintenant.



 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 10:40

manif ia 230113Force de propositions, mais aussi d'actions, les militants du Front de Gauche participeront à la mobilisation prévue le 31 janvier par les organisations syndicales de la fonction publique. Hôpitaux, écoles, cela vous parle ?Les services publics sont malade de l'austérité ! A Charleville Mézières, rendez vous à 15 h à la préfecture. La manifestation sera suivie par une réunion publique à l'Hôtel de ville.

Voici, dans la suite de mes précédents articles, les propositions du Front de Gauche pour un développement économique, social et écologique créateur d'emplois.

Des nationalisations démocratiques au service de l'intérêt général

18 – Pour l'emploi mais aussi pour l'intérêt général du pays, l’intervention de l’Etat est légitime pour mettre en place un contrôle social des entreprises présentes dans certains secteurs économiques, qu'il s'agisse de maintenir, de transformer et de développer des filières industrielles dans le cadre d'une production nouvelle sur des critères sociaux et écologiques comme à Florange ou de maîtriser des secteurs stratégiques comme celui de l'énergie ou du crédit. De nouveaux pouvoirs des salariés permettraient de mettre en œuvre de nouveaux critères de gestion de ces entreprises. Planification écologique et réindustrialisation

19 – En s'appuyant sur le pôle financier public et le Fonds Européen (point 8 et 10), mobiliser les investissements en faveur des énergies renouvelables, du développement des transports ferroviaire, fluvial et maritime côtier, de la mise en œuvre d’un grand plan fret et ferroutage, de la construction de 200 000 logements par an et d'un vaste plan d'isolation thermique des logements avec l’objectif de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et mettant de strictes conditions d’emploi et de qualifications. Nous proposons aussi un doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépenses publicitaires des entreprises

20 – Mettre en place des commissions régionales et départementales de l’emploi, de la formation et du développement rassemblant tous les acteurs concernés : employeurs, syndicats, élu-e-s et collectivités. En finir avec les aides publiques et les exonérations de cotisations sociales aux entreprises dont l’inefficacité a été prouvée et les remplacer par des interventions ciblées, sous forme de bonifications d’intérêts ou de garanties d’emprunts pour que les banques financent les projets les plus efficaces en termes de création ou de préservation d’emplois, de développement de la qualification de la main-d’œuvre, de préservation de l’environnement, de développement maîtrisé des territoires.

Le développement des services publics pour répondre aux besoins

21– Créer massivement des postes de fonctionnaires, à commencer par 70 000 dès cette année, titulariser les 800 000 précaires de la fonction publique, augmenter réellement et de façon pérenne les numerus clausus des professions médicales et para médicales pour améliorer et développer les services publics comme ceux de la santé,de l'emploi, de l’éducation nationale, de l’écologie, du logement social ou de la petite enfance par exemple.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 10:23

2013-01-15une-hqDans la suite de mes précédents articles, voici les propositions du Front de Gauche pour de nouveaux droits pour protéger les salariés et développer les emplois.

Développer le pouvoir d'achat et combattre la précarité

11 – Augmenter le SMIC à 1700 euros brut. Le SMIC doit devenir le salaire minimum hiérarchique de base et les conventions collectives doivent pleinement reconnaître les qualifications de tous les salariés aux différents niveaux . Relever les minimas sociaux et les indexer sur le SMIC avec l'objectif de supprimer en cinq ans tout revenu en dessous du seuil de pauvreté. Revaloriser le point d’indice des fonctionnaires. Impulser une dynamique de hausse générale des salaires en mettant en place une convention nationale annuelle de négociations interprofessionnelles sur les salaires et la formation, ainsi qu'un « Conseil d'orientation des salaires » définissant un taux minimum Interprofessionnel de croissance des salaires avec responsabilité des entreprises et permettant aux pouvoirs publics d'intervenir en cas de carence des négociations. Instaurer un salaire maximum à 20 fois le salaire minimum de l’entreprise comme c’est déjà le cas dans les entreprises publiques. Faire respecter l'égalité salariale entre les femmes et les hommes (voir point 14).

12 – Confirmer les 35h comme durée légale du temps de travail et le droit à la retraite à 60 ans. Dans la reprise d’une logique globale de réduction du temps de travail permettant de créer des emplois, limiter le recours à l’annualisation et au travail le dimanche (avec majoration salariale obligatoire), réduire les durées maximales autorisées (aujourd’hui 10h par jour et 48h par semaine), renchérir les heures supplémentaires.

13 – Blocage des loyers pour deux ans, abrogation des franchises médicales, remboursements à 100% des dépenses de santé en y incluant les lunettes et les soins dentaires et mise en place d'une tarification sociale permettant l'accès de tous à l'eau et à l'énergie.

14 – Réaffirmer le CDI à plein temps comme norme du travail limiter les CDD à 5% par entreprise, à 10% pour les entreprises de moins de 50 salariés ; renforcer les effectifs de l’Inspection du Travail, adopter une loi d’amnistie des syndicalistes, rétablir la hiérarchie des normes entre la loi et la convention; supprimer la « rupture conventionnelle » concernant les CDI ; interdire le temps partiel imposé, encadrer la sous-traitance en étendant au donneur d‘ordres la responsabilité sociale en fonction de son importance pour le sous-traitant, sanctionner les entreprises qui ne mettraient pas en œuvre l'égalité de salaires entre les femmes et les hommes

15- Mettre en place un statut social pour tous les jeunes permettant l’autonomie des jeunes en formation via un système d’allocation financées par la solidarité nationale.

De nouveaux droits pour s'opposer aux licenciements

16 – Une loi d’interdiction des licenciements économique dans les entreprises en bonne santé financière doit être mise en place. En outre, dans toutes les entreprises, face aux projets de suppressions d’emploi, les représentants des salariés doivent disposer d’un droit de veto suspensif permettant l'examen de la situation de l'entreprise et des alternatives économiques possibles, avec un droit de préemption des salariés sur leur entreprise en cas de dépôt de bilan ou de délocalisation pour reprendre à leur compte la production de ces entreprises sous des formes coopératives ou d'économie sociale, et avec un droit de mobilisation des crédits bancaires pour réaliser un plan de développement de l’entreprise. Favoriser cet accès au crédit sera l’un des rôles du Pôle financier public. Une « sécurité sociale professionnelle »

17 – Un nouveau statut du travail salarié instituant une sécurité sociale professionnelle assurera aux travailleurs privés d’emploi la continuité de leurs droits, que ce soit en matière de rémunération ou de protection sociale ainsi qu’une formation professionnelle leur garantissant de trouver un emploi de niveau équivalent à celui qui était le leur avant la perte de leur activité. La mise en réseau des missions d’indemnisation et de placement avec celles de la Formation professionnelle constituera le socle de cette politique. Des fonds nationaux et régionaux, alimentés notamment par une nouvelle cotisation patronale, permettront de contribuer à financer cette politique qui visera à mettre progressivement en place un système de sécurisation de l’emploi et de la formation ouvrant à tous les membres de la société la possibilité d’une mobilité professionnelle choisie sans jamais passer par la case « chômage ».

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 15:23

2013-01-23fdg-metzHier, le Front de gauche a lancé sa campagne contre l'austérité à Metz.

Je vous ai déjà présenté les grands thèmes des mesures proposées (à retrouver en cliquant ici).

Voici aujourd'hui les mesures proposées sur le plan fiscal et bancaire pour dégager des moyens financiers pour l'emploi et pour investir.

Des mesures immédiates pour dégager des recettes nouvelles

1 - Suppression des niches fiscales et sociales sans utilité sociale et économique (a minima 42 milliards selon l’Inspection générale des finances) à commencer par les niches fiscales liées à l'impôt sur les sociétés (80 Mds€)

2 - Réforme de l’impôt sur le revenu pour le rendre progressif avec 14 tranches dont la dernière à 100% (au delà de 360 000 euros net par an) ; taxation de tous les revenus du capital au même niveau que le travail (20 Mds€)

3- Suppression des exonérations de cotisations sociales (30 Mds€)

4- Doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépenses publicitaires des entreprises

Réorientation démocratique des banques et de la finance

5 – Une réelle réforme bancaire pour briser les conglomérats bancaires : séparation organisationnelle et financière stricte des banques de dépôts des banques d’affaires; participation de représentants des salariés, des collectivités locales, de l’État, des usagers au Conseil d’administration des banques de dépôts

6 – Combattre la spéculation : interdire les produits financiers à risques (titrisation, produits financiers spéculatifs, cotation en continu, opération de gré à gré...) et les transactions financières avec les paradis fiscaux; réintégrer les opérations dites «hors bilan» dans les comptes des banques.

7 – A partir notamment de la banque publique d’investissement (BPI), des banques publiques existantes et des fonds régionaux, imposer une sélectivité du crédit en fonction de critères de développement économiques (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociaux (emploi, salaires, formation) et écologiques (économies d’énergie et de matières premières) en liaison avec la création d’un pôle financier public (voir point 8) et avec un refinancement sélectif de la BCE, en lien avec la Banque de France

Libérer les finances publiques des griffes du marché financier

8 – Créer un pôle financier public, doté de licences bancaires, en lien étroit avec la banque de France, réunissant en réseau les établissements de la nouvelle Banque publique d’investissement, la Banque postale, la Caisse des dépôts et ses filiales, les services de Bercy, l’Agence française de développement, la Coface, la Caisse nationale de Prévoyance et destiné à mobiliser l’ensemble du système financier en vue de financer les projets en faveur de la recherche, de l'emploi, des qualifications, du logement, des transports, des services publics, de la planification écologique, en liaison avec les réseaux bancaires et d’assurance mutualistes. Ce pôle, renforcé par la nationalisation de groupes bancaires aujourd’hui privés comme BNP Paribas, la Société générale ou BPCE, agirait pour que les crédits bancaires financent en priorité les projets de développement des collectivités territoriales et les plans syndicaux alternatifs aux plans patronaux de restructurations et de suppressions d’emplois.

9 – Pour diminuer la charge annuelle de la dette (50 Md€) adoption d’une loi permettant de lever le secret sur la liste des bénéficiaires du «service de la dette», mise en place d'un audit citoyen de la dette accompagnée d'une commission d'enquête parlementaire qui diront la part de cette dette liée à des investissements utiles et celle issue des cadeaux fiscaux.

10 – La BCE doit pouvoir financer avec la Banque de France et les autres banques nationales de l’Eurosystème, par création monétaire, un « Fonds de développement social, écologique et solidaire européen » pour l’expansion des services publics et de leur emploi.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 17:07

inter250 logolacigaleetlafourmiJe ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette parodie de la fable de La Fontaine "La cigale et la fourmi" écrite par Maxime Camuzat, maire de Saint Germain du Puy (c'est une commune du Cher).

Les financiers de la planète ayant spéculé tous les étés, comme les autres mois de l’année, se trouvèrent fort dépourvus lorsque la crise est venue. 
Ils allèrent crier famine, au FMI, chez leur copine, 
lui priant de leur prêter quelques milliards pour subsister, jusqu’à leur prochaine envolée.

« Nous prêter » lui dirent-il, « car, évidemment, nous rembourserons largement,
non pas foi d’animal, mais du capitalisme financier mondial.
Enfin, et en fait, car c’est évident, nous ne rembourserons pas NOUS, mais EUX, les peuples, les petites gens.
Car comme la loi du marché le dit, si nous gardons les bénéfices et les profits,
c’est toujours eux qui épongent nos dettes comme les déficits,
l’affaire du crédit Lyonnais ayant été pour les Français, un exemple parfait ! »

Le FMI n’est toujours pas prêteur, et ce n’est pas là son seul défaut. Surpris, il les interrogea :

« Mais qu’allez-vous dire des paradis fiscaux, des bonus,
des dividendes et des retraites chapeaux ?
Car que vont vous dire les peuples, leurs Élus,
évidemment ceux de gauche, sans parler des cocos ?
Tous savent que l’argent existe, ruisselle, mais qu’il n’est pas là où il faut ! »

« Nous leur promettons de les supprimer » lui répondirent ces vautours financiers.
« Et bien sûr », ont-ils ajouté, « à eux, on va tout leur rapper,
en leur disant, doucement, très doucement, dans les journaux, à la télé, que l’on doit tous faire des efforts, et que pour eux, ce ne sera pas la mort,
juste un peu de rigueur, mais pas d’austérité, ce mot que l’on ne doit pas utiliser.
Car pour nous, ce qui va compter, c’est de rassurer le marché,
pour permettre à nos bonus, à nouveau, de fructifier. »

« Rassurer le marché ! » reprirent en coeur les peuples concernés, 
enfin, ceux qui avaient écouté, et surtout bien interprété.

« Merci, on a déjà vu, et on a déjà donné !
On a même déjà que trop donné.
Et aujourd’hui la Grèce, l’Espagne et bien d’autres, pour ne pas dire le monde entier,
montrent ce que donne cette « rigueur », que d’autres appellent « austérité »,
et que nous appelons nous, « misère » et « précarité »,
ça suffit, assez !

Et si nous ferons attention dans l’économie à ne pas piéger les pigeons, nous n’allons pas rater les vautours de la spéculation !
Car une chose est sûre, de leur crise, de leur triste farce,
nous ne serons pas les dindons !
Ce que nous voulons vraiment leur donner, c’est tout simplement un coup de balai ! »

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 23:23

voteLe consensus recherché par F. Hollande sur les questions économiques, les politiques d'austérité (consensus avec le patronat et la droite, beaucoup plus qu'avec les salariés !) fait que la droite axe sa campagne d'opposition sur les questions sociétales. Et c'est une véritable cabale qu'elle monte contre le mariage pour tous en amalgamant le mariage religieux qui ne regarde que ceux qui y croient (et qui n'est évidemment pas concerné par le projet de loi) et le mariage civil sans aucun rapport avec le marbre du dogme religieux, mais bien plutôt un contrat entre deux personnes.

Cette proposition de loi est l'occasion d'autres débats et j'en profite pour dire que, autant la procréation médicalement assistée est déjà dans la loi - c'est un droit utilisé par de nombreux couples qui ne peuvent avoir d'enfant, un droit solidement encadré par les principes éthiques - autant cela ne peut être confondue avec la grossesse pour autrui qui constitue une marchandisation terrible du corps de la femme : on achète, parce qu'on en a le fric, neuf mois de gestation et le don de naissance. Où sont l'éthique et le respect de l'humain ? Que deviennent les droits de la femme, la femme elle-même, quand son corps et ce qui en est aussi une spécificité: la possibilité de procréer et de créer la vie, sont ainsi relégués au rang des marchandises ?

Et l'urgence du mariage pour tous (sans grossesse pour autrui même si certaines associations la revendiquent) ne doit pas faire oublier un autre grand sujet sociétal : le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales : ce serait bien que les résidents étrangers puissent voter dès les élections municipales de 2014. Le président Hollande est devenu bien silencieux à ce sujet. Serait ce une promesse de plus qu'il oublie ? Je vous invite à aller signer la pétition demandant que soit engagé rapidement le processus permettant cette réforme essentielle à la démocratie en cliquant ici.

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 11:24

voeux2013Que 2013 nous permette de développer ensemble les valeurs de solidarité, d'humanité et de fraternité.
Avec tous mes vœux de bonheur et de santé. 

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire connaître, si vous ne l'avez pas déjà vu, le clip réalisé par le PCF à l'occasion de cette période de voeux. Harlem Désir, le secrétaire national du PS semble manquer d'humour avec une réaction disproportionnée à un clip qui ne fait que reprendre les promesses publiques du candidat Hollande, sans rien bidouiller. Harlem Désir devrait plutôt se demander pourquoi cette vidéo rencontre un tel succès : plus de 200 000 vues dans les deux premiers jours de diffusion. Ce clip n'est qu'une invitation de fin d'année, certes légèrement impertinente, à rappeler à l'ensemble de la gauche que l'année 2013 doit être une année de conquêtes et de luttes face aux puissances de l'argent qui gouvernent.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 12:02

Car c'est le bipartisme qui serait favorisé.

Certes, le projet rejette l'instauration du conseiller territorial dont voulait le candidat précédent et c'est une bonne chose.

Mais le projet de loi vise à instaurer l'élection d'un binome de candidats de sexe différent dans des cantons dont le nombre serait divisé par deux. La parité serait ainsi respectée, mais le pluralisme subirait un revers important : les deux élus du nouveau canton seraient de même sensibilité, alors qu'il peut y avoir, sur ce même périmètre actuellement, deux élus de sensibilité difféérentes.

Cette réforme est donc le vecteur d'un bipartisme renforcé, d'une nouvelle régression démocratique.
A l'opposé, les communistes réaffirment l'exigence d'étendre la proportionnelle à l'ensemble des scrutins et donc à celle des départements : c'est le seul mode qui peut assurer à la fois le pluralisme et la parité, deux principes essentiels de démocratie
Le refus du gouvernement d'entendre cette proposition est d'autant plus absurde que dans toutes les autres élections locales (commune ou région), c'est ce mode de scrutin qui est mis en oeuvre.
D'ailleurs, le même projet de loi propose d'abaisser à 1000 habitants contre 3500 actuellement le seuil au dessus duquel un scrutin de liste est requis : une bonne proposition pour renforcer la citoyenneté dans les petites communes et faire avancer de façon importante la parité.
Par contre une autre mesure de ce projet de loi inquiète les communistes :l’élection au suffrage universel par fléchage des délégués communautaires, car cela risque de contribuer à effacer le rôle des communes en faisant disparaître la notion de délégation de compétence des communes vers leur intercommunalités au profit d'un partage des compétences entre ces structures. Les conseillers communautaires n'auraient plus de compte à rendre aux conseils municipaux dont ils sont membres.
En outre l’élection par fléchage pose un certains nombre de questions s’agissant de ses dispositions propres : Qu’en est-il du risque de cumul des mandats dans le cas d’un fléchage qui s’appliquerait sur les premiers de la liste ? De la place des minorités ? Du processus qui s’établit entre les deux tours ?
Dans la crise aiguë actuelle de la démocratie, la mise en cause des élus, il ne parait pas imaginable de ne pas voir émerger le développement de la proportionnelle, ainsi que le rôle de la commune. Celle-ci est en effet le cadre le plus efficace pour impliquer les citoyens, y compris sur les grands projets  qui n’ont de sens que s’ils répondent aux besoins des habitants en matière de vie quotidienne et de réduction des fractures sociales et territoriales. 

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