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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 21:03
lyceerevin.jpgUn bon bilan pour les lycées de la liste de rassemblement de la gauche élue en 2004 : c'est ce qu'écrit Christophe  Clément, parent d'élève au lycée de Vivier au Court et vice-président de la FCPE des Ardennes tout en soulignant les dangers de la droite, celle de L. Chatel qui veut réformer les lycées pour réduire les dépenses d'éducation dans notre pays, celle de B. Poletti, qui a refusé de voter les crédits pour abonder les cartes Lycéo lors du vote du budget 2010 de la région. Vous pouvez lire la longue lettre de soutien qu'il nous a adressé en cliquant ici. Merci à lui.logo regionale
Tout cela, c'est bien ! Mais il ne va pas falloir s'endormir sur des lauriers !
Et il y a bien des choses à faire dans le prochain mandat ! Et je peux vous dire que je m'y emploierai : c'est dans la continuité de ce que l'on a fait depuis 2004, mais il va falloir mettre le turbo !
- continuer le plan d'investissement pluri annuel des lycées
- finir la déprécarisation des TOS et embaucher : encore 115 personnes en contrats aidés dans les lycées de la région !
- donner des moyens aux associations de parents d'élèves pour que la carte Lycéo, ce soit la gratuité des manuels scolaires partout !
- amplifier considérablement la tarification sociale de la restauration scolaire et de l'hébergement dans les lycées : pour l'instant, 40 centimes de réduction par repas pour les familles modestes, c'est un peu symbolique, même si je suis très satisfaite de cette mesure pour laquelle je m'étais employée, car tout le travail lourd d'organisation et de négociation avec les administrations des lycées est fait et il suffira maintenant de modifier quelques chiffres !
Il suffira de ... Un petit raccourci, car tout cela coûte cher ! Mais c'est aussi une question de choix budgétaires et ceux-ci sont prioritaires et d'exigence vis à vis de l'Etat des moyens pour les collectivités !
Et puis, il va falloir faire du conseil régional un lieu de résistance à la politique de casse des lycées : l'élaboration du contrat de plan régional de développement des formations professionnelles, telle qu'elle est demandée par la loi relative à l'orientation et à la formation professionnelles de novembre dernier en sera un élément essentiel. Et en fait, je me réjouis qu'en fin de compte il s'agisse d'un document qui devra à la fois être voté par l'assemblée régionale et signé par les représentants de l'Etat en région. Il faudra négocier dur et faciliter les mobilisations citoyennes pour obtenir ce que l'on veut, mais il faudra bien que le rectorat s'engage à maintenir les enseignants dans les lycées professionnels sur la durée du contrat de plan !

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 01:33
spaceinvaders umpL'UMP veut la mort des services publics !
Pour les communistes, c'est la reconquête des services publiques qui est à l'ordre du jour !
C'est déjà ce qui a été mis à l'ordre du jour avec la création par le Conseil Régional du Réseau Public Régional de Formation Professionnelle. Sa mise en oeuvre concrète pour les stagiaires n'aura lieu qu'à l'automne prochain du fait de la longueur des procédures.
Progressivement, cela va permettre de véritables parcours de formation pour les demandeurs d'emploi, un véritable droit à la formation, pour qu'ils ne soient plus refoulés à l'entrée de l'organisme de formation.
Contre la flexisécurité, c'est la formation des précaires qui doit être à l'ordre du jour du prochain mandat, la formation des précaires, des bénéficiaires du RSA ... car le statut ne doit pas être un obstacle à la formation !
Des outils pour la sécurisation des parcours professionnels :
Une véritable sécurité emploi formation ou sécurité sociale professionnelle, selon la manière dont on souhaite appeler un dispositif véritablement progressiste, ne peut relever que d'un accord national interprofessionnel, traduit dans une loi contraignante, un premier pas pouvant être l'interdiction des licenciements boursiers.
Le conseil régional doit cependant contribuer à l'amélioration de la sécurisation des parcours professionnels par l'aide à la formation, le développement de  la VAE...candidats communistes2
Donner des pouvoirs aux citoyens et aux salariés : le coup de pouce donné aux entreprises pour impulser la formation de ceux qui y ont le moins accès traditionnellement : les femmes, les moins qualifiés, n'a de sens que si les formations correspondent aux besoins des salariés. Ce coup de pouce doit donc s'accompagner d'une exigence de droits nouveaux pour les salariés !
Mais c'est tout la politique régionale de formation qui doit davantage se construire à partir des besoins exprimés par les citoyens, salariés ou demandeurs d'emploi, avec leurs organisations syndicales, leurs élus locaux.
Avec mes camarades communistes candidats dans les Ardennes, Franck Tuot et Ingrid Lempereur et les autres candidats communistes dans les autres départements sur la liste menée par Jean Paul Bachy, c'est cette politique de formation que nous défendrons.
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 20:12
C'est un peu plus de 70 millions d'euros !
La nouveauté de l'année, c'est évidemment la mise en place du réseau public régional de formation professionnelle : une mise en place progressive pour sécuriser les évolutions demandées aux organismes de formation.
Le but est d'associer l'ensemble des organismes de formation qui concourent à jouer ce rôle de service public en région, qu'ils soient de statut public ou associatif en transformant les rapports entre le conseil régional et les organismes de formation, en agissant aussi sur les relations entre les organismes de formation : on ne les met plus dans cette situation de concurrence entre eux qui les appauvrit : on leur demande de coopérer !
Cela va permettre un saut qualitatif dans la qualité des formations : pas un stage dans lequel on rentre si l'organisme de formation veut bien nous prendre, et dont on sort à la fin du stage, sans suites, mais un véritable parcours de formation.
Plus question si Pôle Emploi ou une mission locale a adressé un demandeur d'emploi dans un organisme de formation que ce dernier ne prenne pas en charge ce demandeur d'emploi. Par exemple, si l'organisme de formation considère que la personne n'a pas les pré requis suffisants, il devra lui faire une remise à niveau ou l'adresser vers un autre organisme de formation, en s'étant assuré qu'il sera pris, mais pas question de le laisser à l'abandon !
C'est aussi une révolution dans la manière de financer les organismes de formation : ils ne seront plus payés uniquement à l'heure stagiaire, mais les obligations de service public demandées seront financées et au total, c'est la globalité de l'acte de formation qui sera rémunérée : les dépenses des organismes de formation liées à leur activité en lien avec la demande du conseil régional seront intégralement couvertes.
Avis à certains lecteurs intéressés aussi par les questions de santé : toute comparaison avec les mécanismes de la T2A dans les hôpitaux n'est pas fortuite. Il s'agit bien des mêmes processus ou plutôt d'aborder une même question avec une optique diamétralement opposée.
La T2A, comme le financement de la formation à l'heure stagiaire, correspond à la marchandisation de la santé ou de la formation.
Les mécanismes de financement qui vont être mis en oeuvre dans le réseau public régional de formation professionnel vont permettre de financer en fonction des besoins dans leur globalité (ingénierie de formation, formation des formateurs, formation de petits groupes de stagiaires pour répondre à des problématiques territoriales ...) A quand le financement en fonction des besoins dans les hôpitaux ?

Ce mode de financement va correspondre à des procédures de mandatement. Mise en oeuvre progressive, j'ai dit, car il va falloir roder le dispositif tant du côté du conseil régional que du côté des organismes de formation. Pas question évidemment de gaspiller de l'argent public et il va falloir mettre en place des procédures de contrôle, il va falloir que les organismes de formation aient une comptabilité analytique ...
Cela concernera donc cette année les formations à recrutement régional. La demande du conseil régional va concerner des parcours complets de formation aboutissant à une qualification avec tout un environnement, y compris de l'hébergement.
A la plénière du conseil régional, une conseillère régionale UMP a reproché le fait que l'on allait entraîner ainsi la fermeture de petits organismes de formation. Mais on n'est pas fou ! Les formations qui vont être proposées aux organismes de formation sous cette forme sont celles qui s'accompagnaient déjà d'hébergements : ce sont les formations à caractère régional ! Et l'appel d'offre aura toujours lieu cette année avec les autres formations.
Après avoir validé cette année ces nouveaux processus de mandatement, l'idée c'est de les étendre l'année prochaine en s'intéressant à un tout autre secteur des formations financées par la région : celui de toutes les actions préparatoires, stages d'orientation, de confirmation de projets professionnels... Évidemment, il n'y aura pas d'hébergement, car ce sont des actions de proximité ! Cela pourrait aussi comporter de l'ingénierie de parcours, en lien avec les Espaces Métiers, pouvant être proposé, non seulement aux demandeurs d'emploi, mais aussi aux salariés, à la recherche de promotion professionnelle, mais qui ne savent comment s'y prendre ! Bref, un nouveau saut qualitatif à travailler permis par la mise en place cette année du réseau public régional de formation.
Le budget de la formation, ce sont aussi les rémunérations des stagiaires de la formation professionnelle : 18 millions d'euros, en augmentation de 4,6% par rapport à cette année, avec un nouveau dispositif d’indemnité Région Transport Hébergement pour permettre une généralisation de cette aide et une harmonisation vers le haut vis-à-vis de Pôle-Emploi pour les stagiaires du PRF quels que soient leurs statuts.
Ce sont aussi un certain nombre d'outils de sécurisation des parcours professionnels, le développement des Espaces Métiers sur tout le territoire régional ...  il faudrait que je fasse un article sur chacun de ces sujets !
C'est aussi la décision prise depuis la session du conseil régional consacrée aux orientations budgétaires d'ouvrir un million d'euros supplémentaires en autorisation d'engagement pour créer un dispositif de formation à l'attention des salariés précaires, de tous ceux qui font des petits CDD, des périodes d'intérim ou qui sont à temps partiels et qui ne bénéficient pas de la formation des demandeurs d'emploi, puisqu'ils sont salariés, mais qui ne bénéficient pas non plus de la formation des salariés, parce qu'ils ne sont pas assez salariés !
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 23:13
J'étais hier au CNFPTLV (Conseil National de la Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie) où P. Caïla, le directeur général de l'AFPA, était venu présenter les orientations de l'AFPA.
Ce fut un discours technocratique, remarquable de langue de bois, mais pouvait il en être autrement ? Comme il l'a indiqué, il n'était pas là pour parler politique. Son but est de "transformer l'AFPA sans la dénaturer " (une des formules que j'appelle langue de bois) pour répondre à ceux qui veulent acheter de la formation, qu'il s'agisse des entreprises ou des conseil généraux. Car il "ne sait pas si la formation est un marché, mais " il "sait qu'il y a des acheteurs de formation."
La schizophrénie du gouvernement a été largement soulignée dans le débat qui a suivi : le Secrétaire d'etat à l'Emploi réaffirme son attachement à l'AFPA tout en agissant pour son démantèlement : le départ du service d'orientation vers Pôle Emploi (au fait il y a une saisine du conseil constitutionnel sur cet article de la loi sur la formation professionnelle), la mise en concurrence de l'AFPA avec les autres organismes de formation.
P Caïla n'a pas répondu aux questions concernant le patrimoine dévolu à l'AFPA, ce patrimoine que l'Etat a si peu entretenu !
Schizophénie aussi du gouvernement quand il reconnait le rôle de l'AFPA dans l'expérimentation du Contrat de Transition Professionnelle et confie sa généralisation à Pôle Emploi.
Plutôt que de vous raconter la fin de cette réunion du CNFPTLV, je vais faire une petite diversion sur cette question : tout d'abord pour préciser que les diffficultés du CTP dans les Ardennes n'ont pas été liées à l'AFPA qui a, au contraire, fait preuve de beaucoup de professionnalisme, mais aux entreprises qui ne font pas connaître les emplois disponibles (40%¨seulement des offres d'emploi sont déposées à Pôle Emploi), au patronat qui n'anticipe pas ses embauches, ce qui permettrait de prévoir les formations nécessaires et évidemment à la situation de l'emploi dans les Ardennes.
Le Contrat de Transition Professionnelle va être développé dans les bassins de St Dizier et Vitry le François (la Marne moyenne), tansdis que la Convention de Reclassement Personnalisée a été revue pour que les salariés licenciés dans les bassins où n'existe pas le CTP, bénéficient de mesure d'accompagnement proches en théorie.
Ce que l'on sait actuellement, c'est que Pôle Emploi a délégué cette tâche d'accompagnement à des opérateurs privés de placement, mais que ceux-ci ont beaucoup de difficultés à se mettre au boulot dans la région !
A propos de Pôle Emploi, vous pouvez aller lire un article dans L'Humanité d'hier en cliquant ici.
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 20:00
J'ai participé ce matin au début de la journée professionnelle des missions locales et PAIO de Champagne Ardenne. J'ai été leur redire le soutien entier du président Bachy et de son équipe à leur travail, car leurs actions prennent toute leur place dans la politique régionale vis à vis de la jeunesse, dans la lutte contre les inégalités sociales et territoriales.
J'en ai profité pour lancer quelques idées. Voilà un passage de mon intervention :
Vous avez ce travail très ingrat de devoir donner des perspectives d'insertion professionnelle à des jeunes alors qu'il y a si peu d'offres d'emploi ou tout du moins d'offres d'emploi durable.
Mais vous n'êtes pas qu'une agence de placement, heureusement, et vous accompagnez les jeunes dans cette période difficile de la vie entre école et travail stable, dans cette période où l'on se cherche et c'est pour cela que votre travail ne pourra jamais se résumer à des pourcentages de jeunes insérés dans l'emploi.
C'est fort bien que la place des missions locales soient reconnues dans le projet de loi sur la formation professionnelle, qui doit être votée aujourd'hui à l'assemblée nationale : mais les financements doivent être pérennes et l'évaluation nécessaire ne peut se limiter à de purs résultats statistiques, à des nombres d'entretiens réalisés.
Et c'est aussi votre travail à vous toutes et tous qui doit être reconnu non seulement en paroles, mais aussi dans les actes !
(...)
Je voudrais prendre un peu de temps pour parler de la transition école travail. L'errance de nombreux jeunes, particulièrement ceux sortis par l'échec du système scolaire, avant d'atterrir dans vos locaux, est un véritable gâchis, auquel il est urgent de remédier. Mais pas en faisant n'importe quoi !
Car il convient de ne pas opposer formation et travail.
Quelques exemples : l'instauration du RSA pour les jeunes ayant travaillé au moins deux ans est une bonne mesure, car la discrimination des salariés pauvres en fonction de leur âge était choquante. Mais, isolée, c'est surtout un effet d'annonce car bien peu de jeunes vont en bénéficier et surtout c'est opposer jeunes qui travaillent et jeunes qui continuent à se former, là où il faudrait aussi des moyens pour ceux qui se forment, une allocation d'autonomie.
Deuxième exemple : le contrat d’accompagnement formation, le fameux CAF, va permettre à des jeunes y compris sortants scolaires, d'aller se former dans des organismes de formation privés.
Loin de moi l’idée de sous estimer la question dure des décrocheurs scolaires, mais cela ne peut se résoudre par une mise en concurrence de l’Education Nationale avec d’autres modes de formation ;
Loin de moi l’idée de sous estimer l’échec de l’éducation nationale face à ces jeunes qui n’ont pas accroché
Mais ce n’est ce pas par l’opposition Education Nationale , autres organismes de formation, que l’on réglera la question mais bien par l’échange de pratiques pédagogiques, l’apport d’approches différentes, comme celle de l’école de la deuxième chance ou de l’AFPA que pourra se construire une Education nationale dont l’on ne décroche plus. Sinon, on va vers une école à deux vitesses, une pour l’élite et une pour les autres, qui quittent l’école le plus vite possible. : une politique élitiste est contraire à l'intérêt de notre pays car c'est l'augmentation des qualifications de tous qui nous permettra d'avancer et c'est tout particulièrement vrai dans notre région.
Ce n’est pas non plus en opposant le suivi Education Nationale par la MGI, les CIO et celui des missions locales qu’on réglera la question, mais bien dans un travail commun et je sais que sous l’impulsion de Maryse Florès, c’est ce travail en commun que cherche actuellement à construire l’association régionale des missions locales et je ne peux que m’en féliciter, d’autant plus que je sais que cela se fera dans le respect des jeunes, sans fichage, sans flicage.
Et ce travail en commun ne veut surtout pas dire effacement des missions locales, mais bien au contraire utiliser au maximum leur capacité spécifique d’accompagnement des jeunes, dont la valeur est chaque année mieux reconnue, car votre atout, c’est votre travail d’équipe, c’est votre vision globale du jeune.
Et c’est pour cela que ce qui se passe actuellement en Picardie est dangereux, la dissolution annoncée des missions locales dans des maisons de l’emploi et de la formation : un jeune ne se résume pas à sa formation ou son emploi et ce, d’autant plus qu’il est en difficulté.
Il faut avancer encore dans la reconnaissance du rôle de service public des missions locales, ne pas les opposer à d’autres structures comme cela a été fait avec le contrat d’autonomie, expérimenté dans la Marne.
Il y a de nouvelles formes à inventer de service public, intégrant la diversité associative, comme le sont vos structures, tout en reconnaissant l’utilité publique.
Un peu comme nous avons entrepris de faire dans le domaine de la formation en région Champagne Ardenne avec la création du réseau public régional de formation professionnelle.

En fait, je pense que dans la valorisation que fait N. Sarkozy du travail, il confond la promotion de l’effort, une notion indispensable pour les jeunes (et les moins jeunes d’ailleurs) toujours nécessaire pour ne pas subir, mais gagner en autonomie, pour s’émanciper dans tous les sens du terme et le travail dans le sens le plus restrictif et péjoratif du mot, de soumission aux intérêts patronaux.

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 23:56
N. Sarkozy a, à son accoutumée, fait usage de sa démagogie pour traiter de la jeunesse : c'est d'un véritable mépris dont il a fait preuve et les solutions qu'il propose vont participer, si elles sont mises en oeuvre, à l'aggravation de la situation sociale en France !
D'emblée, il convient de souligner une caractéristique commune aux propositions sarkoziennes : un soutien fort aux intérêts patronaux ! Restons sur quelques thèmes qui m'ont particulièrement intéressée :
- N. Sarkozy utilise les difficultés de l'orientation scolaire pour casser les résistances à une orientation utilitariste où les jeunes seraient orientés, non pas en fonction de leurs désirs, non pas en fonction des besoins de la population, mais en fonction des besoins des grands actionnaires des groupes prédateurs de notre planète.
- Il veut obliger ces jeunes sans qualification qui quittent l'école, « ces décrocheurs » comme on dit, à travailler dans n'importe quelle condition, méprisant ceux qui refuseraient sans s'interroger sur les raisons.
- Le RSA « jeune » participe des mêmes buts : donner une mains d'oeuvre bon marché, une main d'oeuvre pour laquelle les patrons n'ont même plus besoin de payer le renouvellement de la force de travail, puisque l'Etat s'y substitue !
N. Sarkozy et le patronat se prennent les pieds dans deux contradictions majeures :
- Le patronat veut d'une main d'oeuvre adaptée à ses besoins immédiats, sans avoir la moindre contrainte de formation. Il vante les mérites de l'apprentissage, mais les jeunes ne trouvent pas de maître d'apprentissage !
- Pour majorer ses profits, le patronat demande des aides de l'Etat sous toutes les formes imaginables – et dans ce propos, je cerne sur les compléments de salaires apportés par le RSA, mais aussi d'autres dispositifs comme le CIE, Contrat d'insertion dans l'entreprise ; il y a évidemment aussi toutes les aides à l'investissement – tout en exigeant du gouvernement des baisses de ses charges et il a gagné la suppression de la taxe professionnelle - la suppression de la taxe professionnelle assise sur l’investissement productif dans le projet de loi de finances 2010 représente 11,7 milliards d’euros d’allégements fiscaux pour les entreprises - , en appauvrissant donc l'Etat qui se retourne vers les classes populaires et moyennes pour boucler son budget, tout en réduisant les services publics : le gouvernement prévoit rien moins que 16000 suppressions d'emplois dans l'Education Nationale en 2010 !
Tout ceci est évidemment contraire à l'intérêt de nos concitoyens.
Je vous ai préparé une petite page de réflexions sur la question de l'orientation, mijottée depuis longtemps, dans le cadre des réflexions que m'a inspirées la loi actuellement en débat sur la formation professionnelle et actualisée dans le cadre concret de préparation de programme pour les élections régionales : vous la trouverez en cliquant ici.
Une autre devrait suivre dans les jours à venir sur "les décrocheurs et l'apprentissage".
Les commentaires sont les biens venus.
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 17:54
En 1946 un décret signé Ambroise Croizat crée les Centres de formation professionnelle pour adultes et institue les Certificats de formation professionnelle.
Et c'est en 1949 qu'est créé l'ANIFRMO qui deviendra plus tard l'AFPA, association bénéficiant d'une délégation de l'état pour gérer les centres publics de formation professionnelle.
60 ans d'histoire donc pour cette association construite autour de fondamentaux :
- un accueil, une orientation et un accompagnement pour un parcours réussi de formation en vue d’une qualification certifiée ;
- une ingénierie et une pédagogie spécifiques à la formation professionnelle des adultes ;
- des hébergements, une restauration et des services sociaux permettant à ceux qui en ont le plus besoin de pouvoir suivre une formation.
C'est cette globalité de l'AFPA qui a permis à des millions de personnes d’accéder à un emploi qualifié et de vivre plus dignement, tout en contribuant au développement économique.
Annoncé en 2003, confirmé par la loi dite "des libertés locales" de 2004, le démantèlement de l'AFPA a pris ces derniers jours un coup d'accélérateur avec l'insertion dans le projet de loi sur la formation professionnelle d'un amendement donnant à l'AFPA le patrimoine immobilier qui appartenait à l'Etat et dans lequel il a si peu investi pour le moderniser.
A l'heure où le gouvernement veut mettre en concurrence les formations de l'AFPA avec celles des autres organismes de formation, il lui cède des locaux dégradés ! En cliquant ici, vous pourrez lire le communiqué de la CGT AFPA du 21 septembre dernier.
Cet amendement, il est après l'article 19 de cette "petite loi" comme on dit, puisque pour l'instant elle a été votée par l'Assemblée nationale et le Sénat sous des formes différentes (cet amendement par exemple ne figurait pas dans le texte voté par l'Assemblée Nationale) et qu'il faut maintenant un accord des deux assemblées sur le même texte (dans le cadre de la procédure d'urgence demandée par le gouvernement, cela ira vite !)
L'article 19, c'est celui qui retire à l'AFPA ses personnels d'orientation pour les donner à Pôle Emploi. Annie David, sénatrice communiste du Rhône, a, lors du débat au sénat proposait : " Avant de procéder précipitamment au transfert des personnels de l’orientation de l’AFPA, nous devons au préalable entamer un débat global sur le service public de l’emploi et de la formation, instrument nécessaire de la sécurisation des parcours professionnels, dont les fondations sont posées dans ce texte." Peine perdue devant une UMP si pressée de casser ! Vous pouvez retrouver l'intervention d'Annie David en cliquant ici et en poursuivant votre lecture de la page vous pourrez lire l'intervention de Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts de Seine, sur ce même article. N'hésitez pas à poursuivre votre lecture des débats au Sénat sur la page suivante (cliquez ici) : les sénateurs communistes ont fait une série de propositions, toutes rejetées, au terme desquelles, Guy Fisher, un autre sénateur communiste, s'exclamait : "L'AFPA est morte".
C'est alors que le Sénat a voté cet article additionnel sur le patrimoine de l'AFPA. Je cite Annie David encore :

"Monsieur le secrétaire d'État, loin d’aider l’AFPA en lui faisant ce cadeau empoisonné, vous manifestez plus fortement encore votre volonté de lui nuire et d’accélérer sa mise à mort, dénoncée tout à l’heure par M. Fischer.

Nous voterons donc résolument contre cet amendement."

Pour sa part, sur ma proposition, le Conseil Régional de Champagne Ardenne a pris ses responsabilités en créant le Réseau Public Régional de Formation Professionnelle. Il s'agit bien, non seulement de contrecarrer cette volonté de casse de l'UMP aux ordres du patronat (il ne fait plus assez de profits sur les productions industrielles à son goût, alors il faut qu'il puisse en faire sur la formation, sur la santé ....) mais de poser les bases d'un service public de type nouveau, largement décentralisé, laissant une place, à côté des grands organismes publics, les GRETA, les CFPPA, l'AFPA évidemment, à l'initiative associative, adaptée à la particularité de chaque territoire, un réseau public prêt à coopérer avec les régions voisines pour mieux satisfaire les besoins. Un jour meilleur permettra d'y ajouter la cohérence nationale nécessaire. Des modalités de mandatement doivent permettre de financer les obligations de service public : cela va être la transparence légitime des marchés publics sans les inconvénients, le nivellement par le bas des organismes de formation. L'AFPA doit trouver sa place dans ces mécanismes, sans gâchis !

Cela doit aussi permettre d'améliorer l'offre de formation en facilitant la constitution de véritables parcours.

Mais il serait bon que le gouvernement arrête de nous mettre des bâtons dans les roues, car le départ des personnels de l'orientation, cela ne va pas favoriser le déroulement des parcours à l'AFPA !

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 16:44
Améliorer la réponse de l'appareil de formation régional en créant le réseau public régional de formation professionnelle est le chantier de cette année.
Encore faut il mieux connaître les besoins !
Au fil des années, les réunions de concertation pour l'élaboration du programme régional de formation des demandeurs d'emploi se sont enrichis de nouveaux participants.
Avant 2004, elles se résumaient à des réunions entre les techniciens du conseil régional, les missions locales et l'ANPE.
Puis sont venus des élus régionaux et des membres du Conseil Economique et Social Régional, curieux de comprendre les raisons des choix faits pour l'élaboration de ce programme régional qu'on leur demandait de voter, chaque année en juin !
La signature de convention avec les conseils généraux pour la formation des RMIstes s'est évidemment traduite par la participation des chargés d'insertion à ces réunions.
Une attention particulière est accordée aux personnes handicapées à travers la présence des CAP emploi.
Depuis l'année dernière, j'ai demandé que soient aussi invités des représentants des communautés de pays, des communautés d'agglomération car les demandeurs d'emploi se retournent souvent vers leurs élus les plus proches et un certain nombre réfléchit sur ces questions de formation des demandeurs d'emploi.
Je viens de terminer une série de six réunions, dans les Ardennes, à Vitry le François et à Reims (d'autres conseillers régionaux président les réunions dans le sud de la région).
Quelle richesse ! Des discussions longues pour peser le pour et le contre dans le choix des formations proposées : ne pas engager les demandeurs d'emploi dans des formations sans issue, mais ne pas non plus se limiter aux métiers dit "en tension", ces offres d'emploi dont personne ne veut, car les employeurs ne font pas d'effort sur les conditions de travail et de salaires.
Au delà des éléments très concrets, dont le service de la formation professionnelle au conseil régional doit maintenant faire la synthèse pour préparer, comme chaque année l'appel d'offres, mais aussi isoler des besoins de parcours de formation sur lesquels nous allons expérimenter un processus de mandatement des organismes de formation, je voudrais souligner quelques aspects :
- les problèmes d'illetrisme sont souvent revenus : il serait bien que le gouvernement se soucie de la question ! Dans la décentralisation de la formation professionnelle, l'illetrisme est resté de la compétence de l'Etat. Vu l'importance du sujet, je proposerai que le conseil régional ait des actions volontaires dans ce domaine au cours du prochain mandat.
- les personnels de Pôle Emploi qui ont participé à nos réunions sont d'une bonne volonté évidente pour coordonner les actions de Pôle Emploi avec celles du conseil régional. Mais ils ont l'air bien désemparés devant toutes les incertitudes venant "d'en haut".
- enfin, ces réunions ont été des lieux d'échanges d'information et de débats témoignant d'un vrai manque en ce domaine ! Ce rôle fédérateur du Conseil Régional doit être souligné.
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 18:56
Bilan 2004-2009 de la politique du conseil régional
et perspectives pour un prochain mandat

En cliquant ici, vous trouverez le document que je viens de rédiger pour faire le bilan de la politique menée par le Conseil Régional depuis 2004 et lancer quelques pistes d'un programme pour le prochain mandat.
Ce document se veut relativement "neutre" : j'ai évité toute polémique, évité de râler contre ce qui avait été fait contre mon avis, évité d'insister sur ce dont je suis particulièrement fière, car j'ai du vraiment me battre pour y arriver.
J'ai aussi essayé d'avoir un langage politiquement correct, ce qui m'a frustrée ! De ce fait, il y a trois colonnes dans la page que vous pourrez lire : à gauche quelques liens, au milieu le document proprement dit et à droite quelques commentaires rajoutés : j'en écrirai d'ailleurs certainement d'autres dans les jours à venir, mais comme il va bien falloir que je rende ce devoir de vacances (car écrire en langage politiquement correct, c'est une vraie punition pour moi) et que je voulais que mon blog en ait la primeur, c'est assez pour aujourd'hui.
Il est sans doute un peu technique et plein du jargon de la formation professionnelle : si vous ne comprenez pas certains éléments, n'hésitez pas à me questionner ! Mais je ne conçois pas de ne pas donner un maximum d'informations à nos concitoyens.
Enfin, il manque plein de choses, comme par exemple la politique menée vis à vis des missions locales, mais ce document commence déjà à être trop long pour être vraiment lisible !

Évidemment, j'attends vos commentaires !
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 21:55
L'Assemblée Nationale a discuté ces derniers jours le projet de loi sur la formation professionnelle. On aurait pu espérer une véritable loi permettant une avancée dans la voie de la sécurisation des parcours professionnelles, de véritables progrès dans le statut des salariés. Le fonds dit de sécurisation des parcours professionnels ne servira qu'à la sécurisation du chômage pour les patrons peu scrupuleux qui n'hésitent déjà pas à utiliser la crise pour licencier !
Rien sur le droit à la formation différée ; un amendement déposé par le gouvernement permet d'ouvrir les écoles de la deuxième chance aux 16-18 ans ! C'est un véritable aveu d'impuissance de l'Education Nationale et le gouvernement ferait mieux de se préoccuper de créer les conditions pour que les jeunes ne quittent plus la formation initiale sans qualification. Soit dit entre nous, il y a déjà des jeunes de moins de 18 ans dans l'Ecole de la deuxième Chance de Champagne Ardenne, la condition n'étant pas l'âge, mais qu'il y ait eu une vraie rupture avec l'école, y rendant impossible un retour, car en aucun cas il ne faudrait que la perspective de rentrer dans l'école de la deuxième chance favorise des départs de l'Education Nationale.
La question de l'orientation aurait pu attendre les travaux en cours : le gouvernement a préféré bâcler cette question, avec une solution miracle : le numéro de téléphone unique. Cela rappelle Pôle emploi, son numéro payant qui ne répond pas au moins une fois sur dix et la discussion qui a eu lieu à l'Assemblée Nationale témoigne bien de l'ultralibéralisme du gouvernement qui ne conçoit pas un service public d'orientation, mais veut labelliser des organismes privés !
L'UMP propose de conditionner les moyens des missions locales à leurs résultats dans l'insertion des jeunes dans l'emploi : c'est faire fi des difficultés variables selon leur territoires. Il faudrait une véritable évaluation faisant intervenir les jeunes, les acteurs des territoires, bref un processus démocratique : on va aller vers une évaluation couperet, aggravant les inégalités territoriales !
Le CTP va être étendu à d'autres territoires et le secrétaire d'Etat, L. Wauquiez, parle de souplesse vis à vis des salariés licenciés par des entreprises de plus de 1000. Faut il abonder dans le sens des comportements voyous des groupes multinationaux qui délocalisent ?
J'ai gardé pour la fin de mes commentaires l'AFPA : le gouvernement n'a pas cédé sur le transfert des personnels du service de l'orientation de l'AFPA vers Pôle Emploi et l'article 19 est, à quelques détails près, celui du projet !
Après ces quelques commentaires - dans le désordre et ne reprenant pas forcément les points les plus importants de la loi, mais plutôt, à côté des défauts fondamentaux de cette loi, les nouveautés que j'ai appris à la lecture des débats à l'Assemblée - je vous invite à aller lire les principales interventions des députés communistes et républicains que j'ai réuni dans une page que vous trouverez en cliquant ici. C'est assez long (et encore, je vous ai fait grâce de leurs interventions dans la discussion des amendements), mais très intéressant. Marie Hélène Amiable, députée des Hauts de Seine a présenté une analyse globale du texte. C'est aussi elle qui a apporté les explications de vote du groupe. Jean Pierre Brard a développé son intervention autour du démantèlement de l'AFPA et mes amis des organismes de formation associatifs liront avec intérêt l'intervention de Jean Paul Lecoq, député de Seine Maritime.
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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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