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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 12:17

À l'image de tout ce que fait le député ardennais au prétexte de simplifier le droit, l'obligation faite aux GRETA de se constituer en GIP met la pagaille.
Et pour deux raisons :
- ce touche à tout transforme le droit sans que le temps ne soit pris d'en mesurer les conséquences et la transformation du statut des GRETA sans une vision de l'avenir de l'appareil de formation n'a pas de sens !
- la perversité de nombre de mesures de ses lois de simplification et, en terme de droit du travail par exemple elle est majeure, fait que la méfiance généralisée paralyse le débat nécessaire.
Et c'est vrai que la méfiance s'impose : l'externalisation des GRETA par rapport aux lycées qui les abritent n'est-elle pas un moyen pour une privatisation future, même si pour l'instant on parle de groupement d'intérêt public ? Et en terme de privatisation, l'expérience dans de nombreux domaines a appris que le diable se cache souvent dans les détails. Sans parler du démantèlement de l'AFPA mis en oeuvre par des gouvernements à la solde du patronat, qui constitue un précédent qui ne peut qu'inquiéter tous ceux qui considèrent que la formation ne peut être source de profits pour quelques uns.
Mais pour autant, le développement de la formation professionnelle au delà de la formation initiale au sein de l'Education Nationale ne nécessite-t-elle pas une véritable organisation, là où on a empilé des réformettes ? Pour ne prendre qu'un petit aspect, mais assez illustratif, est il légitime qu'un proviseur de lycée soit en plus président du GRETA, d'autant plus que c'est souvent le proviseur du plus gros lycée du département, donc à priori, celui qui a déà le plus de travail pour s'occuper de ses lycéens ! (Et cela, évidemment sans contester l'implication qu'ils ont dans les GRETA).

La réorganisation des GRETA doit reposer sur une réflexion abordant trois questions :
- celle de l'intolérable marchandisation de la formation et des meilleurs moyens de s'y opposer. Car il y a une fuite en avant du capitalisme, cherchant à faire des profits sur la formation (mais aussi sur tout ce qui touche à l'Humain, et vous qui lisez ce blog, vous connaissez mon attachement aux question de santé : c'est du pareil au même) du fait de la baisse de la part du travail dans l'industrie, de la baisse donc des profits, car la source des profits, ce n'est pas la génération spontanée, c'est bien le travail, l'exploitation des travailleurs ! La réorganisation des GRETA doit donc préserver le caractère public de ceux-ci, dans un contexte difficile, où les traités européens imposent la concurrence libre et non faussée sur tout, pour la bourse de quelques uns.

- celle de la décentralisation de la formation : jusqu'où faut il aller, ou, à l'inverse, des recentralisations sont elles nécessaires ? La région est un bon lieu de recensement des besoins, de dialogue démocratique pour élaborer des politiques répondant à ces besoins. Faut il pour autant, comme le propose le président de l'Association des Régions de France, à majorité, comme chacun le sait, très largement socialiste, une nouvelle étape de la décentralisation touchant les lycées professionnels ? J'y suis pour ma part, avec mes amis communistes, profondément opposée : d'une part, car cela toucherait à l'unité du système de formation initiale de l'Education Nationale et à l'égalité d'accès à la formation des jeunes sur l'ensemble du territoire national mais aussi car confier l’entièreté des lycées professionnels aux régions serait un signe profond de dévalorisation de l'enseignement professionnel : à l'Etat l'enseignement noble général et technologique, aux régions le tiers état !
Mais ce n'est pas que la formation initiale qui a besoin d'égalité d'accès sur l'ensemble du territoire, c'est aussi la formation des demandeurs d'emploi et les communistes proposent, avec le Front de Gauche, un grand service public de l'emploi et de la formation professionnelle. C'est d'ailleurs pour cela que la Champagne Ardenne n'a pas, comme d'autres régions, mis en place un service public régional de la formation professionnelle : j'ai en effet proposé que cela soit un réseau, capable de se lier aux réseaux des autres régions pour aller vers ce grand service public national (je reviendrai ci-dessous sur la notion de service public). Car, ce n'est pas pour dire, mais, malgré la convention entre l'ensemble des régions de France, aller se former dans une autre région quand on est demandeur d'emploi peut relever du parcours du combattant, ne serait ce que parce que Pôle Emploi connait essentiellement les formations faites en région, mais aussi parce que chaque région a mis son grain de sel !

La transformation des GRETA doit allier un cadre national, garant de l'égalité des stagiaires à bénéficier d'une formation de qualité aboutissant à des qualifications reconnues à une gestion de proximité, permettant à la fois efficacité et réel contrôle démocratique par ses salariés et usagers.

- celle du statut des personnels : trop de formateurs des GRETA sont de statut précaire ! A moins que cela ne soit des enseignants participant aux formations en heures supplémentaires. Tous les Conseillers en formation continue ne sont pas non plus fonctionnaires ! Cette question du statut des personnels est essentielle : comment demander à quelqu'un de prendre en charge correctement un demandeur l'emploi quand il est lui-même dans l'angoisse de son avenir à la fin de la formation ! (Ceci est d'ailleurs valable aussi pour de nombreux conseillers de Pôle Emploi de statut précaire !). La création d'un GIP ne doit être en aucun cas le moyen de poursuivre cette politique de précarisation des personnels, de faire des contrats de droit privé, de multiplier les heures supplémentaires des enseignants : il ne peut s'agir que de personnels de l'Education Nationale, mis à disposition par celle-ci dans les GRETA. Seule une petite part, à négocier, pourrait, pour faire face à des besoins particuliers ponctuels, relever de CDD ou d'heures supplémentaires (les enseignants des lycées devraient aussi pouvoir être mis à disposition pour une partie de leur service, pour éviter un fonctionnement utilisant par principe celui des heures supplémentaires). C'est à cette condition que sera garantie la qualité de ce service de formation continue, permettant de développer jusqu'au bout les innovations pédagogiques nécessaires, en particulier à des publics ayant quitté l'école par l'échec. Cette même stabilité du personnel est d'ailleurs nécessaire dans l'ensemble des réseaux de formation et j'en profite pour attirer l'attention sur la situation très inquiétante de l'AFPA de ce point de vue, où la direction nationale, en voulant diminuer les effectifs, encourage le recours à l'interim et aux CDD, tout en faisant perdre à cette extraordinaire association de formation la spécificité de ses pratiques pédagogiques, fort différentes de celles de l'Education Nationale mais tout aussi indispensables à notre société.

Il n'est pas possible de construire un véritable service public de formation professionnelle sans garantir un véritable statut à ses personnels leur permettant de travailler dans la sérennité et de bénéficier de tout l'environnement leur permettant un travail de qualité : le statut de fonctionnaire de l'Education Nationale n'est il pas tout indiqué ? Et le désengagement de l'Etat serait une grossière erreur, au moment où c'est bien le droit différé à la formation qui doit être mis en oeuvre.

C'est aussi à cause du statut des formateurs (ou plutôt de leur absence de statut) que je refuse de parler de service public régional de formation en Champagne Ardenne car les régions qui l'ont fait font un abus de vocabulaire : les formateurs ne sont pas tous, loin de là, de statut public, comme cela devrait être le cas dans un véritable service public.

Détacher des personnels de l'Education Nationale dans les GRETA ne doit pas être condamné au nom de raisons financières : les financeurs de la formation, quelqu'ils soient, pourraient tout à fait reverser des compensations à l'Etat et évidemment, il faut que des salariés en formation puissent continuer à accéder aux GRETA, sur les financements des entreprises (OPCA, OPACIF ...).


En guise de conclusion à ce trop long article, ce n'est pas la création de GIP qui pose problème, c'est bien tout ce qui est autour, mais profitons en pour un grand débat sur la formation professionnelle et ne l'oublions pas dans les élections à venir : l'Humain d'abord !
Et concrètement, c'est pierre à pierre qu'il faut construire le grand service public de formation continue nécessaire, en refusant tous les reculs et en infléchissant toutes les transformations dans le sens de cette vision d'avenir en faisant en sorte que l'on puisse mettre le turbo dans les semaines et les mois à venir à l'occasion de transformations politiques, qui ne serviront véritablement l'Humain que si la mobilisation de tous permet une véritable révolution citoyenne.

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:09

J'ai clôturé l'autre jour la rencontre régionale sur l'accès à la formation des salariés en insertion organisée dans le cadre du Comité de Coordination Régionale de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (CCREFP), conjointement par l'Etat et le Conseil Régional.

Je m'étais promis de vous donner ici les grandes lignes de cette intervention : ce sera vraiment les grandes lignes car un peu de temps a passé : c'était le 24 février et je n'avais noté que les principaux points de mon intervention !

Après avoir souligné l'intérêt des échanges de la journée, dont je remercie les participants, qui ont permis que cette journée ne soit pas uniquement la grand messe que je craignais, quand la DIRECCTE nous avait demandé de coorganiser cette journée, une grand messe pour le plaisir de la communication, mais une journée constructive, j'avais rappelé que la formation des salariés en insertion faisait l'objet de fiches actions du Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles (CPRDFP) et que le Conseil Régional avait bien l'intention que ce contrat, pour l'instant surtout décision de pistes de travail en commun Etat/Région devienne réalité concrète.

Même si l'accès à des financements est compliqué par l'inadmissible ponction par l'Etat du Fond Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels et il ne serait pas concevable que les salariés en insertion soient les otages de cette ponction.

Le Conseil Régional n'a pas attendu la signature du CPRDFP pour se préoccuper de cette vaste question que ce soient des chantiers d'insertion, des associations intermédiaires ou entreprises d'insertion et j'ai traité l'ensemble sans distinction, car le principe de base de la politique que j'ai voulu impulsée au conseil régional était que les salariés en insertion, comme d'ailleurs l'ensemble des salariés en contrats aidés, étaient des salariés comme les autres.

Et, à ce titre, ils ont évidemment accès à la plate forme de formation de l'Economie Sociale et Solidaire en Champagne Ardenne. Ils ont accès aux chèques formation permettant une formation en partie à distance.

Plus spécifiquement le conseil régional contribue au financement de la plate forme régionale de formation des associations intermédiaires depuis 2006, portée par FORM'AI, comme cela a été rappelé dans la matinée.

La formation des personnes en insertion professionnelle ne supporte pas de raccourcis simplificateurs, comme un référendum !

Le conseil régional a pour but de de mettre en place une conférence des financeurs de la formation des salariés en insertion professionnelle avec l'Etat, le Conseil Régional évidemment, les conseils généraux, les OPCA, les OPACIF, Pôle Emploi, en espérant une participation du FPSPP, dans le respect des initiatives départementales sous contrôle des organisations patronales et syndicales dans le cadre du CCREFP et des réseaux de l'insertion par l'activité économique.

Car il faut arriver à une lisibilité des financements !

Mais les financements ne suffisent pas : il faut aussi de l'ingénierie, des échanges comme aujourd'hui, avec les organismes de formation aussi, car comme l'a indiqué Pierre Mandelli (NB coordonnateur du réseau sur les Ardennes), la qualité de la formation est essentielle.

Et Gilles Rousseau (représentant la CGT) a eu raison d'insister sur la nécessaire sécurisation des parcours professionnels.

Le Conseil Régional a aussi l'intention d'élaborer un contrat d'objectif et de moyens sur la formation dans le cadre des services de proximité : ce n'est pas la même chose, mais il y a des recoupements comme cela a été abordé lors de la conférence de lancement de l'élaboration de ce contrat.

Et enfin, il y a certainement intérêt à travailler les questions de mobilité : après avoir aider des associations d'aide à la mobilité des demandeurs d'emploi, le conseil régional a commencé à aider à la mise en place d'auto écoles sociales. Il pourrait être intéressant d'organiser à l'automne une journée d'étude comme celle-ci sur la mobilité.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 23:41

Evènement mardi matin au siège du Conseil Régional : il y avait une réunion du Conseil Académique de l'Education Nationale. Ce n'est pas souvent, même si selon les promesses du nouveau Recteur, c'est le deuxième en moins d'un an.

C'est la seule instance qui réunit à la fois l'administration de l'Education Nationale, le préfet, le Président du conseil régional et des représentants de cette institution, des élus des autres collectivités (au fait, aucun des quatre conseillers généraux, un par département, nommés au CAEN, n'avait fait le déplacement), des représentants des personnels, des parents et j'en oublie, il y a aussi l'enseignement agricole, le CESER ...

A l'ordre du jour, essentiellement la préparation de la prochaine rentrée scolaire et vu l'ampleur des suppressions de postes et la catastrophe qui s'annonce, vous voyez l'intérêt de cette instance, même si elle n'est que consultative !

Les déclarations préliminaires des syndicats et de la FCPE ont évidemment dénoncé cette situation, avant que le Recteur et ses adjoints ne présentent les dossiers.

J'ai mélangé un peu tous les points de l'ordre du jour dans l'intervention que j'ai faite mais la déclaration préalable de la FSU abordait aussi les questions d'orientation et je souhaitais apporter des éléments sur ce dossier, qui ne figurait pas à l'ordre du jour.

Voilà en quelque sorte ce que j'y ai dit : la concertation entre le Recteur et le conseil régional s'est améliorée et on ne peut que s'en féliciter : reste que malgré les échanges et les principes annoncés, certaines sections d'apprentissage sont en concurrence avec les lycées professionnels. Le chantage financier fait par le gouvernement pour faire signer aux régions des contrats d'objectifs et de moyens (COM) augmentant le nombre d'apprentis est inadmissible car le lycée prépare mieux à une insertion durable dans l'emploi que l'apprentissage, même si celui ci peut peut être permettre de déboucher plus souvent directement en fin de formation sur un emploi. D'ailleurs avec mon groupe, nous nous étions abstenus lors de la commission permanente votant ce COM.

Le Recteur avait dit dans son intevention de présentation qu'il n'était pas là pour faire de l'amènagement du territoire. Mais pour les élus régionaux, l'amènagement du territoire est bien un élément essentiel : la suppression de la filière STG du lycée Vauban contribue à fragiliser ce lycée essentiel pour attirer de nouvelles populations, ce qui est possible, vu le centre de recherche, la centrale de Chooz, etc ... et on vit mieux à Givet que dans les banlieues marseillaises ou parisiennes. Cette question d'amènagement du territoire est d'ailleurs au centre du contrat de site à la suite du départ du Centre d'entrainement commandos qui promettait l'absence de réduction de services publics. En plus cela va mettre en difficulté des jeunes qui ne choisiront la filière générale que pour ne pas avoir à aller dans un autre lycée et à prendre le train.

Je ne parlerais pas du LP de Revin : le conseil d'administration consacré à la préparation de la rentrée prochaine est seulement prévu lundi prochain.

Mais il y a un troisième lycée dans le conseil d'administration duquel je représente le conseil régional : Bazin. Les difficultés liées à la prochaine rentrée sont moins spectaculaires puisque le nombre d'élèves y est en augmentation à travers le succès de la section STI2D. Mais les difficultés interpellent particulièrement l'élue régionale que je suis : il faudrait repousser les murs des classes car elles ne sont pas conçues pour des effectifs de 37, 38 élèves, comme c'est prévu. Et, que penser des conditions d'éducation avec de tels effectifs !

J'ai aussi parlé de la section maroquinerie du lycée Armand Malaise. L'arrêt de cette section de préparation au CAP en cours d'année me laisse sans voix ! C'est une section sur laquelle j'ai particulièrement des informations, car elle accueille des publics mixtes, à la fois des jeunes scolaires, mais aussi des stagiaires de la formation professionnelle financés par le conseil régional. J'ai eu une réponse argumentée du Recteur : vu les liens avec l'entreprise, autant que les jeunes soient payés comme c'est maintenant le cas avec les contrats de professionnalisation qu'ils ont et que la formatrice qui appartenait à l'entreprise ne soit plus payée par l'Education Nationale. Soit ! J'étais bien consciente que les liens avec Hermès étaient trop étroits et que le projet de cette section devait être retravaillé, mais franchement, j'aurais aimé que cela se fasse en sens inverse, car là, on jette des tous jeunes dans l'entreprise, avant que l'Education Nationale n'est vraiment fini leur formation générale, citoyenne ...

Sur les questions d'orientation, j'ai essayé de rassurer les personnels : le projet de charte que nous sommes en train d'élaborer ne concerne que le travail fait en commun par l'ensemble des services d'orientation de la région (Education Nationale, Pôle emploi, Missions locales, PIJ, Espaces métiers) pour acquérir le label du service public d'orientation, selon la loi, concernant un premier accueil de publics non spécifiques et qu'il n'y a aucune volonté de toucher au rôle essentiel des CIO vis à vis des scolaires. Il y a certainement des choses à reformuler pour mieux indiquer les limites, et je sais d'ailleurs que le Recteur doit nous envoyer des propositions suite à une réunion de travail tenue au rectorat avec les organisations syndicales sur ce sujet. Je prendrai le temps nécessaire pour trouver la rédaction convenant à chacun et c'est d'ailleurs pour cela qu'il ne faut pas que les organisations syndicales s'étonnent de ne pas avoir reçu de documents sur ce sujet pour la commission du CCREFP qui a lieu vendredi matin.

Je suis effectivement au courant des pressions exercées par Nadine Morano sur les préfets pour que des labels soient délivrés avant les échéances électorales, sans même de consultations des CCREFP comme prévu par la loi.

Mais les processus mis en place en région pour que tous les services publics d'orientation aient le label en même temps et ne soient pas mis en concurrence, le contrat de plan régional de développement des formations signé en juin dernier qui engage dans cette démarche l'Etat et la Région, devraient éviter que ces pressions ne puissent aboutir en région. Le Recteur a confirmé la démarche en cours et le préfet n'a pas contesté !

(Je ne l'ai pas redit hier, mais les textes réglementaires organisant le service public de l'orientation sont mauvais et j'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion d'en parler sur ce blog, mais maintenant qu'ils existent, le but, c'est que tous les territoires de la Champagne Ardenne aient des services publics labellisés assurant cette mission, pur éviter que le manque ne suscite des vocations à finalité lucrative, que tous les services publics soient labellisés, forme d'assurance tout risque au cas où il prendrait la fantaisie à un ministre de l'éducation nationale par exemple de diminuer les moyens des CIO non labellisés, ou à un autre ministère pour d'autres structures et on peut toujours réver d'un gouvernement qui se déciderait à donner de vrais moyens pour l'orientation : le label pourrait être un moyen d'obtenir des subsides)

J'ai terminé mon intervention en rappelant mon soutien à toutes les déclarations préliminaires dénonçant les suppressions de postes d'enseignants, qui représentent la fermeture d'une très grosse PME en région et mettent le Recteur dans l'obligation de trouver la quadrature du cercle et appelé à une école qui se donne les moyens pour affirmer la capacité de tous les élèves à apprendre et à réussir.

Pour finir mon récit de cette matinée, un mot sur les votes. Un vote a eu lieu sur chaque ouverture ou fermeture en lycée d'enseignement général, ce qui a évité des interrogations : si on vote contre les fermetures, celle de la filière STG de Givet par exemple, on vote aussi contre l'ouverture d'une option arts du cirque à Chalons.

Et cela a donné des résultats amusants : les votes ont été quasi unanimes contre les fermetures, avec une exception : Marie Thérèse Lucas, conseillère régionale UMP : elle a voté pour toutes les fermetures sauf celle dans l'Aube pour laquelle elle s'est abstenue. Cela mérite un mot d'explication : elle est auboise. Quel sens de l'intérêt général !

Mais rappellons le : le CAEN n'a qu'un avis consultatif !

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 21:25

Je n'ai pas participé au vote concernant le projet d'ouverture d'une option foot ball au conseil d'administration du lycée de Givet où je représente le Conseil Régional.

Aussi louables que soient les intentions, faire faire du sport à des jeunes et conforter les effectifs du lycée de Givet, j'ai considéré qu'il ne m'appartenait pas de participer à l'engagement de dépenses de la Communauté de Communes, car la réalité, c'est bien une substitution de crédits de la Comcom à ceux de l'Education Nationale : c'est bien pourtant l'Education Nationale qui devrait assurer le sport, comme l'ensemble des autres disciplines dans cet établissement.

L'investissement financier de la Communauté de Communes a pris un tour caricatural avec l'annonce de la fermeture de la filière STG au lycée Vauban à la rentrée prochaine, dont les seules motivations sont les volontés gouvernementales de réduction des effectifs enseignants. L'avenir du lycée de Givet nécessite avant tout des enseignants.

J'adresse aujourd'hui un courrier au Recteur, en tant que membre du conseil d'administration du lycée Vauban : vous pouvez trouver ce courrier en cliquant ici.

Mais ce n'est malheureusement pas que Vauban qui est dans le collimateur des suppressions de classes l'année prochaine : aussi j'ai également fait une lettre au Ministre de l'Education Nationale : vous pourrez la trouver en cliquant ici. J'y parle de Bazeilles. A ce propos, j'ai été scandalisée par les propos du maire de Sedan qui se réjouit d'avoir plus d'élèves au lycée de Sedan. Ce serait le candidat du PS aux prochaines élections législatives. Cela témoigne bien des renoncements auxquels nous appellerait un Hollande président de la République si on ne le booste pas en votant pour JL Mélenchon !

Et je parle aussi dans ce courrier du CAP maroquinerie du lycée Armand Malaise : allez lire. C'est ahurissant !

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 09:50

lyceerevin.jpgIl n'y aurait plus de sous ? Il faudrait faire des économies ?

Et c'est au nom de la réduction des déficits que seraient supprimés des postes d'enseignants à la rentrée prochaine. Les chiffres sont maintenant précisés.

Pour les écoles maternelles et élémentaires, ce sont 153 postes en Champagne Ardenne que le gouvernement voudrait supprimer, 43 pour les seules Ardennes. La baisse des effectifs serait l'argument. Mais la réalité, c'est plutôt la quasi disparition des possibilités de scolarisation des enfants à deux ans, alors que l'on sait que celle-ci est essentielle dans la lutte contre les inégalités sociales. Là où deux tiers des enfants ardennais étaient scolarisés avant trois ans il y a une quinzaine d'année, il y en a moins d'un sur cinq actuellement, très exactement 18,3% !

Dans le second degré, ce sont 177 postes qui seraient supprimés à la prochaine rentrée dans la région. Et cela va s'accompagner de regroupements : à l'heure où on parle environnement, réduction des émissions de gaz carbonique, le ministre de l'Education Nationale veut allonger les trajets pour les élèves : à Givet, les élèves souhaitant suivre la filière technologique n'auront qu'à se rendre à Revin et à Bazeille, c'est la filière générale qui va fermer !

Il n'y aurait plus de sous ? Il faudrait faire des économies ?

D'après les estimations du journal, Les Echos, les grandes entreprises françaises cotées en bourse devraient verser 37.3 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires au titre de 2011 : 5.38 milliards pour Total (faisons faire des kilomètres aux élèves pour aller étudier, aux malades pour aller se faire soigner, pas de problème, Total empoche !), 3.71 milliards pour France Télécom Orange, 3.38 milliards pour Sanofi-Aventis ...

Cherchez l'erreur !

L'école trinque pendant que les actionnaires s'engraissent dans une imprévoyance la plus totale : l'école, c'est l'investissement de demain !

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 21:21

On aurait attendu un effort du gouvernement pour ses politiques de l'emploi. A part des annonces pour de nouvelles créations d'emplois aidés, tout le reste est en baisse. Et en plus, il a ponctionné le FPSPP (Fond paritaire de sécurisation des parcours professionnels) pour assurer ses fins de mois. Je vous invite à lire l'intervention à l'assemblée nationale de Jean Paul Lecoq, député communiste de Seine Maritime en cliquant ici.

Pendant que vous y êtes, allez lire l'intervention d'André Chassaigne sur la politique environnementale en cliquant ici. Alors que l'objectif du Grenelle 1 était d'aller vers 25% de fret non routier, il baisse avec le démantèlement de la SNCF !

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 07:16

La casse de l'enseignement, ce n'est pas que dans l'Education Nationale : c'est aussi l'enseignement agricole. Je viens d'écrire au ministre de l'agriculture : 

Monsieur le Ministre,

La suppression de 5 à 8 postes d’enseignants dans les lycées agricoles de Champagne Ardenne est annoncé pour la rentrée 2012, ce qui représente plus de 2% des emplois dans l'enseignement agricole public !

Ces destructions d'emplois s'ajoutent à celles déjà subies depuis de trop nombreuses années. Comment imaginer la disparition de postes supplémentaires dans des établissements déjà exsangues ?

Ces décisions si elles se confirment, se traduiraient par :
- des fermetures de classes ou de sections diminuant encore davantage l'offre de formation sur nos territoires alors que dans le même temps il y a une augmentation des demandes (+2.5% en septembre 2011) ;
- une augmentation du nombre d'heures supplémentaires déjà à la limite du supportable pour l'ensemble des personnels et en corollaire des enseignements qui ne sont plus dispensés tels que prévus par les référentiels de formation ;
- un taux d'encadrement élèves/enseignant en forte augmentation qui réduit considérablement l'aide apportée à chacun des élèves et qui contribue à des sorties scolaires sans qualification.
- une plus grande précarité pour les agents contractuels qui représentent déjà 21% des emplois dans l'enseignement agricole public champardennais. Les suppressions d'emploi annoncés sont en contradiction avec l'annonce d'une prochaine loi de déprécarisation qui n'aurait de sens que construite avec des moyens pour permettre une réelle titularisation des agents contractuels en poste depuis de longues années dans les établissements ;

De telles perspectives sont inacceptables car elles remettent en cause le devenir de l'Enseignement Agricole Public dans notre région et donc l'avenir des jeunes qui auraient fait le choix des métiers de l'agriculture, de l'agro-alimentaire, de la forêt, de la nature ou des territoires, dans une région où ces métiers ont une place essentielle.

Ces perspectives sont celles inscrites dans le budget 2012 et il me paraît essentiel, Monsieur le Ministre, qu'elles puissent être revues : l'enseignement est un investissement pour l'avenir, essentiel pour notre société.

Je vous prie de recevoir...

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 23:16

La commission permanente du conseil régional a rendu son avis cet après midi sur le COMA (expression entendue dans d'autres régions, qui m'avait beaucoup amusée !) Le développement de l'apprentissage est il lié au coma que le ministre Chatel veut infliger à l'Education Nationale, histoire de faire des économies ?
Plus sérieusement, ce COM (Contrat d'Objectifs et de moyens) Apprentissage, annoncé dans le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles, témoigne de l'activisme inefficace du gouvernement sarkoziste et le groupe communiste s'est abstenu dans cette délibération qui autorise le président du conseil régional a signé avec le préfet le COMA. Voilà mon intervention :
"Le groupe communiste s'abstiendra sur ce contrat d'objectif et de moyens de l'apprentissage.
Et cela, sans remettre en cause l'importance du travail fait par les services de la région, et de l'Etat d'ailleurs, et le combat politique de la vice présidente en charge des lycées et de l'apprentissage pour améliorer ce contrat face à une intransigeance et une précipitation du gouvernement qui veut développer l'apprentissage hors de toute réalité des entreprises, au delà des voeux des jeunes et en faisant du chantage aux régions pour qu'elles financent toujours davantage.
Grace à tout ce qui avait été fait dans la préparation du CPRDFP, celui-ci avait déjà acté que l'objectif devait être ramené à 10 000 apprentis, loin des objectifs initiaux du gouvernement.
Mais en dehors de cet objectif, le reste du COM reste soumis au diktat gouvernemental et le groupe communiste aurait souhaité que notre collectivité donne un signe beaucoup plus fort de rejet de ce diktat
Il n'est pas question pour nous de rejeter l'apprentissage, qui peut être une voie de formation d'excellence pour certains jeunes, mais bien de rejeter le forcing fait et de dénoncer les charges financières supplémentaires imposées à la région par l'Etat à travers ce contrat.
Le forcing fait avec la promotion du DIMA, qui est en quelque sorte un préapprentissage avant 16 ans et j'étais d'aillerus déjà intervenu à la CP de juillet sur ce sujet: outre le fait que les causes des difficultés scolaires de certains jeunes ne sont pas traitées et qu'on ne fait que s'occuper du symptome, il y a un désengagement de l'Etat qui fait payer aux régions des dépenses liées à la scolarité obligatoire.
Le forcing fait aussi avec un décret qui permet à des jeunes qui ne trouvent pas de maître d'apprentissage de s'incrire en CFA. Qu'est ce que c'est que de l'apprentissage, sans contrat d'apprentissage dans une entreprise, qu'une formation analogue à celle d'un lycée professionnel, mais payée par la taxe d'apprentissage et les régions (plus de la moitié maintenant) au lieu de l'Etat !
Un désengagement financier national tout à fait désastreux, à travers les règles données par le gouvernement à la participation du FNDMA qui en 2010 a apporté à la région 818 € par apprenti et n'apportera plus à la région que 400 € par apprenti  en 2014 et 2015, car c'est bien rapporté au nombre d'apprenti ce que veut dire 7,2 M€ en 2010 uniquement consacré au fonctionnement et 4M seulement en 2014 et 2015, une fois que l'on a déduit les investissements. Concrètement pour maintenir la qualité de l'apprentissage en région, notre collectivité devra mettre plus de 400 € supplémentaire par apprenti et avec un objectif de 10 000 apprentis, cela fera plus de 4 M d'€ supplémentaires de dépenses !
Monsieur le Président, il n'est pas encore trop tard pour reporter ce rapport à plus tard : la signature est prévue pour mercredi ce qui est d'une rapidité rare après vote d'un contrat et répond à l'urgence gouvernementale ! Ne pas signer mercredi pourrait être un signe fort qu'il faut renégocier."
Les réponses apportées tant par le président du groupe socialiste que par le président Bachy ne m'ont pas convaincue : évidemment, tout a été fait pour le bien des apprentis ; évidemment, dans leur large majorité, les partenaires sociaux ont approuvé ce COM lors du Comité de coodination régional de l'Emploi et de la formation professionnelle(CCREFP), car ce qui compte pour eux, c'est la qualité mise en oeuvre pour les apprentis et cela est présent ; évidemment, la région a besoin de l'argent du COM, mais elle a besoin qu'il y en ait plus et la crainte de ne pas en avoir du tout en ne se soumettant pas me paraît grandement exagérée : le gouvernement Sarkozy n'est pas suffisamment en force pour pouvoir se permettre de ne pas accompagner l'apprentissage dans notre région ! Je ne peux m'empêcher de faire le lien entre cette frilosité socialiste et la frilosité des candidats socialistes aux primaires vis à vis d'un changement fondamental de politique européenne pour arrêter de se soummettre aux diktats des marchés financiers, agences de notation et autres qui ruinent les peuples.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 15:55

Dans les Ardennes, rendez vous à 10 h devant l'Inspection d'Académie

Les syndicats enseignants,FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT et UNSA Education appellent à une journée de grève et de manifestation pour, ensemble, refuser la dégradation continue de l’École, pour ensemble, donner un avenir au système éducatif… pour la réussite de tous !

ecoleendangerLes communistes soutiennent cette journée d'action : à cause de la crise, cette crise qui est la leur, celle des capitalistes et qu'ils voudraient faire payer aux peuples, on nous dit qu’il faudrait économiser sur l’éducation. Pourtant, l’éducation est essentielle pour développer des emplois de qualité. Elle seule peut donner à nos enfants les moyens de maîtriser un monde de plus en plus complexe, et de faire librement les choix individuels et collectifs auxquels ils seront confrontés dans leur vie d’adulte. Elle est nécessaire à notre économie et à notre démocratie. Et dans une société de plus en plus divisée, elle seule peut construire une culture commune fondée sur le partage des différences et la solidarité.

Investir pour l’école, c’est agir pour favoriser la sortie de la crise ! Mais aujourd’hui, l’école française est une école inégalitaire. Les politiques menées par la droite ont fait de l’école un instrument au service de la ségrégation sociale. Il est urgent de transformer l’école ! Tous les enfants sont capables d’apprendre. L’école doit donc permettre à tous d’accéder à une culture exigeante, commune et émancipatrice. À nous de construire une école capable d’accueillir et de faire réussir tous les enfants.

A la fête de l'Humanité a été lancé un appel "Dans les quartiers, dans les villages, on veut l'école de l'égalité" Car, pour l’égalité, il faut plus d’école, pas moins ! Avant, les enfants allaient à l’école à deux ans. Maintenant, la droite ferme les classes de maternelle. Les enfants doivent attendre un ou deux ans de plus pour entrer à l’école. La maternelle, c’est pourtant un grand pas pour se préparer au CP. En plus, s’il n’y a plus de place en maternelle, il faudra payer la crèche ou la garderie jusqu’à 5 ou 6 ans ! Combien de familles pourront se le permettre ? C’est le même problème si on réduit la journée scolaire : si les enfants sortent de l’école en plein aprèsmidi, qui va les récupérer ? Alors, il faudra arrêter de travailler ? Que les femmes restent à la maison comme dans l’ancien temps ? C’est encore les familles qui ont le plus de difficultés qu’on enfonce. Cet appel, vous pouvez le retrouver en cliquant ici.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 00:29

Le Conseil National de la Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie a été réuni en urgence ce matin, à la demande du gouvernement pour donner son avis sur toute une série de textes réglementaires portés à la connaissance des membres du conseil mercredi dernier, dans des délais ne permettant pas l'étude nécessaire, en particulier sur des textes masquant derrière des questions techniques de vrais problèmes de fond ! Il semble d'ailleurs que le gouvernement, dans sa précipitation de mettre en oeuvre, en particulier la loi du 28 juillet 2011 pour le développement de l’alternance et la sécurisation des parcours professionnels, n'ait pas véritablement étudié ces textes : la représentante de la DGEFP était par exemple fort ennuyée pour expliquer pourquoi les régions n'étaient pas dans la liste des organismes pouvant avoir accès au portail de l'alternance (qui pose par ailleurs toute la question du fichage informatique) alors que l'apprentissage est une compétence des régions - mais peut être cet oubli est il volontaire !
La liste des textes étudiés est longue et je ne vous les détaillerai évidemment pas : cela va de l'opération de communication avec la transformation de la carte d'apprenti en carte d'étudiant des métiers (dont le seul avantage va être l'élargissement aux salariés en contrat de professionnalisation) et la description précise dans l'arrêté de la carte sans que l'on ne sache ce que cela pourra apporter de plus aux apprentis à des textes très mauvais pour les apprentis : la suppression du contrôle des UT des DIRRECTE sur l'enregistrement des contrats d'apprentissage et le report de la visite médicale, au prétexte d'accélérer les procédures (et en fait d'acter à la fois la RGPP et la diminution des personnels dans les inspections du travail, et les difficultés de la médecine du travail !) Il y a aussi la possibilité de faire un contrat d'apprentissage dans une agence d'intérim (quelle garantie de formation ?), la possibilité pour un jeune de faire une formation en CFA avec des périodes en entreprise, sans avoir trouver de maître d'apprentissage, bref, la possibilité de faire le travail d'un apprenti sans la paie ! Entre raison de forme et de fond, j'ai, avec d'ailleurs tous les représentants des autres régions présents, voté contre ces textes dans leur immense majorité.
Il y a un épisode surréaliste : un projet d'arrêté sur les demandes d'agrément des OPCA à faire avant le 1er septembre 2011 ! Il faut dire que toutes les organisations syndicales ont déposé un recours en conseil d'Etat.
Et des textes un peu curieux, à travers lesquels le gouvernement essaie de bricoler les mauvaises réformes qu'il a fait et le fait très mal, comme de réintroduire un peu de régulation dans le régime de l'auto entrepreunariat -ce scandale qui permet aux demandeurs d'emploi les plus en difficulté de se résoudre à créer leur emploi, sans les garanties du code du travail et du salaire en fin de mois - en favorisant la formation, ou la possibilité pour un apprenti engagé dans bac pro de raccourcir sa formation pour obtenir un diplôme de niveau V, une façon d'avouer pour le gouvernement que le bac pro en trois ans pose problème, mais le décret risque de raccourcir des formations, non pas en fonction des aspirations de l'apprenti, mais au bon vouloir de son maître d'apprnetissage ! Bref, le gouvernement bricole sur la formation et l'insertion dans l'emploi des jeunes,  pour masquer son embarras : mettre l'Humain d'abord, avant les profits, est la condition pour résoudre les problèmes de chômage des jeunes et le PCF, avec le Front de Gauche, propose de créer un statut social pour tous les jeunes permettant leur autonomie. Cela seulement permettra par exemple de faire de l'apprentissage une voie de formation choisie et non un pis aller pour gagner trois sous mais nécessite évidemment des finances au service de l'Humain et non des actionnaires !

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