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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 18:32

hopital-copie-1.jpgIl y a quelques jours, j'ai reçu une facture de l'hôpital de 18 € pour trois repas que j'aurais pris à l'internat en 2012. J'ai cherché à imaginer les raisons d'un tel courrier et la seule possibilité que je vois (mais peut être n'ai je pas assez d'imagination), c'est que le directeur a décidé de faire payer systématiquement un repas aux médecins lorsqu'ils sont de garde : je n'ai pas vérifié, mais il est plausible que j'ai pris trois gardes en début d'année dernière avant d'être en retraite.

Et si c'est cela, c'est une décision mesquine et d'autant plus scandaleuse que l'arrivée de la polyclinique dans les locaux de l'hôpital va faire coexister des médecins de statut privé, bien payés et d'autres de statut public, moins bien payés, en charge du travail le plus pénible, les gardes de nuit à la maternité !

Moins bien payés et obligés pour un certain nombre de se soumettre aux ordres car de statut précaire !

Car apparemment le directeur de l'hôpital a décidé de généraliser la précarité ! 

La procédure officielle est de déclarer les postes vacants de médecins au Centre National de Gestion. Or lors du dernier tour de recrutement des praticiens hospitaliers (c'est cela, le titre officiel), seul un poste en gériatrie était indiqué comme vacant au centre hospitalier de Charleville Mézières. J'ai interrogé la ministre : j'ai eu une réponse du directeur de l'ARS m'indiquant que c'est parce que les postes n'étaient pas vacants. Mais allez donc voir sur le site de l'hôpital en cliquant ici et regardez donc en cardiologie ou en pédiatrie par exemple, le nombre de médecins contractuels ou attachés, précaires donc ! Si vous trouvez l'anesthésie, dites le moi, car je n'ai pas trouvé. A croire que le directeur a décidé de nier ce service !

Précarité pour les médecins, danger pour les patients ! Et cela étant dit sans remettre en cause la qualité professionnelle de nombre de médecins au statut précaire. Mais la réussite au concours nécessaire pour être praticien hospitalier est aussi la garantie pour les malades qu'il ne s'agit pas d'un médecin rejeté d'un autre lieu pour insuffisance professionnelle ou venant d'un pays où le diplôme ne recouvre pas les mêmes choses !

C'est, car manifestement, ce n'est pas qu'à Charleville, la casse du statut des praticiens hospitaliers qui est recherchée. Et le refus de cette casse comme d'ailleurs du recours massif à des emplois de contractuels dans le fonction publique ne sont pas qu'une défense catégorielle : le concours, le statut, sont des garanties de qualité et d'indépendance nécessairew !

Après ce long préambule, voici donc le courrier que j'ai adressé au directeur de l'hôpital : 

Monsieur le Directeur,

J'aurais pu trouver amusant de recevoir une facture de vos services, presque un an après mon départ en retraite, pour trois repas pris à l'internat de l'hôpital en 2012, une manière comme une autre de me rappeler les années passées à travailler dans cet établissement, à une époque où la loi HPST n'avait pas gâté les rapports sociaux.

Mais il se trouve que je n'ai pas pris de repas à l'internat en 2012. Et je serai d'ailleurs curieuse de connaître quelles preuves vous pourriez m'apporter, justifiant cette facture !

Et je suis donc très inquiète.

Facturez vous comme cela aléatoirement aux médecins des repas non pris ? C'est vrai que vous semblez préférer recruter des médecins sous des statuts divers, mais ne relevant pas du cadre statutaire des praticiens hospitaliers, puisque vous prétendez avoir trouver des médecins, sans que les postes ne soient parus au Centre National de Gestion. Ils sont ainsi plus soumis face à une gestion aléatoire, puisque leur contrat ne dépend que de vous.

Mais plus inquiétant encore : quelles garanties peuvent avoir les malades quand ils reçoivent une facture à la sortie de l'hôpital ?

Mon refus de payer cette somme se voulant solidarité avec les personnels de l'hôpital et non économies personnelles, je profite de cette occasion pour verser au Secours Populaire Français. L'argent y sera mieux utilisé qu'à faire jouer les services de l'hôpital aux chaises musicales en les déménageant régulièrement !

D'autant plus que l'excédent budgétaire de 2012, fait sur le dos des personnels, vous donne quelques marges de manœuvre !

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Directeur, l'expression de mes salutations distinguées.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 14:13

medefEvidemment, je ne peux me contenter de critiquer, de dire que l'article concernant les mutuelles de l'accord national interprofessionnel transposé en un projet de loi qui sera débattu cette semaine à  l'assemblée nationsle est un piège sans vous parler propositions alternatives : car les communistes en ont !

Il faut ouvrir de vraies négociations pour aller aux remboursements à 100% par l'assurance maladie des soins prescrits, démocratiser la sécurité sociale avec des élections des administrateur-rice-s, une refonte du conseil d'administration, l'abrogation des ordonnances Juppé ...

Cela passe par des choix politiques de financement

- La suppression des exonérations de cotisations sociales patronales et de la réorientation des compensations publiques de ces exonérations des cotisations patronales vers un fond public national pour l'emploi et la formation afin de développer l'emploi et des salaires par un soutien sélectif aux investissements matériels et de recherche

- La modulation des cotisations sociales patronales en fonction de la politique d'emploi et de salaire de l'entreprise, de sorte que plus une entreprise accroît sa valeur ajoutée relativement à sa masse salariale en licenciant, et plus ses taux de cotisation patronale sont élevés

- La création d'une cotisation sociale additionnelle sur les revenus financiers des entreprises et des banques, qui leur appliquerait les taux des cotisations patronale de chaque branche de la sécurité sociale.

C'est aussi la défense et la reconquête des valeurs de la sécurité sociale, l'idée toujours neuve d'Ambroise Croizat

Solidaire, avec le principe que chacun contribue selon ses moyens pour recevoir selon ses besoins.

Universel, avec le principe que personne ne peut être exclu de son bénéfice dans la mesure où son financement est assuré par la mutualisation d'une partie des richesses produites dans l'entreprise.

Égalitaire, avec le principe que la Nation, à savoir le Peuple souverain, assure à chacun le droit à la santé, impliquant l'absence de différences de prise en charge entre les assurés sociaux et la nécessité de travailler à une prise en charge à 100% par la sécurité sociale des dépenses de santé de chacun.

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 10:23

La généralisation de la complémentaire santé présentée, avec force, comme un point positif, est en réalité une offensive insidieuse et dangereuse contre la sécurité sociale.

C'est une attaque contre l'universalité de la sécurité sociale : elle impose le principe d'une couverture sociale professionnelle obligatoire par branche professionnelle voire par entreprise, d'autant plus grave que le choix de l'organisme complémentaire est laissé à l'employeur. Et rappelons nous, depuis les années 2000 et la transposition des directives européennes, les complémentaires signifient les mutuelles mais aussi les assurances ! Ce serait admettre que le remboursement à 100% par la sécurité sociale ne serait jamais envisageable. En instaurant une différenciation des niveaux de prises en charge en fonction des branches d'activités voire des entreprises on admettrait que plus personne ne serait pris en charge selon ses besoins indépendamment de ses moyens, mais couvert selon les moyens de son entreprise, sa branche ou son secteur d'activité.

C'est une grave illusion ! Cette généralisation n'est pas le remboursement à 100% des soins prescrits mais uniquement d'un « panier de soins prédéterminé » et faute d'accord de branche plus favorable, le panier de soins retenu, c'est à dire le niveau de soins pris en charge est : "100% de la base de remboursement des consultations, actes techniques et pharmacie en ville et à l'hôpital, le forfait hospitalier, 125% de la base de remboursement des prothèses dentaires et un forfait optique de 100 euros par an", à savoir un niveau inférieur à la couverture de la CMU-C. D'autant que les différents forfaits et franchises ne sont pas remboursés et demeurent à la charge des patients... .

Et seul le salarié sera couvert par la complémentaire, non sa famille, pour qui il faudra payer plein tarif.

Les vrais gagnants seront les assurances et les grandes entreprises ! Le choix de l'organisme complémentaire ferait l'objet d'une mise en concurrence, belle aubaine pour les assurances. Le pactole escompté a été calculé par le Medef lui-même à 4,3 milliards d'euros ! Et cela, c'est sans compter les exonérations fiscales appliquées sur ce type de contrats collectifs dont les assureurs pourront se prévaloir. Actuellement, le coût de cette exonération fiscale s'élève à 2,5 milliards d'euros.

Le départ en retraite ? La couverture pendant le chômage ? Le maintien durant quelques mois de la complémentaire au départ en retraite ne peut faire illusion. Qu'en est-il ensuite ? Bien entendu, le retraité peut demander à poursuivre avec le même organisme mais le coût ne sera pas le même. Ce ne sera même pas sur la base du double de la cotisation mais une augmentation très conséquente qui serait une raison de renoncement à la couverture complémentaire pour nombre de retraités. Les assureurs vont bien entendu anticiper cela et proposer dès 40 ou 50 ans des contrats d'assurance supplémentaires pour avoir une petite couverture lors du départ en retraite. Bonne aubaine pour les profits des assureurs ! Un coût supplémentaire pour les salarié-e-s. Le coût exact de cette pseudo généralisation est régulièrement estimé aux alentours de 4 miliards d'euros pour les 4 millions de salarié-e-s. Financée jusqu'à 50% par les salarié-e-s, cela pourrait se traduire par un coût annuel de 500 euros ce qui n'est pas sans conséquences sur le pouvoir d'achat des salarié-e-s... 



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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 15:41

Il y a déjà quelques temps que je souhaite reprendre sur ce blog, le texte que j'avais écrit pour Globule Rouge, la feuille de chou de la commission santé du PCF.

Car la question du travail est une question centrale du changement de société nécessaire et la culpabilisation et l'isolement des salariés une arme dans les mains du capital pour arriver à ses fins : toujours plus de profits !

Ce texte, partant de la situation dans les hôpitaux, le voici :

« Dimanche il y a une mamie qui est décédée. Vous vous rendez compte, elle est morte toute seule. Je n'ai même pas pu lui tenir la main. Il y avait plein d'entrées et j'étais toute seule. » Ce témoignage poignant et si traumatisant que l'infirmière le racontait encore plusieurs jours après n'est qu'un parmi tant. Déshumanisation, quand il ne s'agit pas de « pertes de chance » pour des malades, les conséquences du manque de personnel hospitalier sur la prise en charge des malades impacte grandement le moral des personnels hospitaliers.

« La source principale des problèmes de santé au travail est l'impossibilité dans laquelle on se trouve de faire quelque chose qui soit défendable à ses propres yeux ». Ce constat d'Yves Clot, joint aux analyses de l'étude PRESS NEXT démontrant le rôle des organisations du travail dans la satisfaction au travail permettent de montrer les véritables causes de la progression de l'insatisfaction au travail des personnels de santé, version soft d'une véritable souffrance pouvant aller jusqu'aux suicides, trop méconnus.

Les causes dépassent la simple insuffisance de personnel : la souffrance liée à la distance entre le travail tel qu'on le rêve et ce qu'on peut faire, les ordres reçus, s'est profondément amplifiée avec la mise en oeuuvre de la tarification à l'activité, imposant d'effectuer les soins, non plus dans la relation à l'autre avec toute la singularité de chaque patient, mais comme un processus industriel visant la rentabilité de l'hôpital. Cette évolution a eu un coup d'accélérateur avec la loi HPST élargissant le champ des personnels en souffrance aux médecins et cadres, privés soudain du droit de donner leur avis dans l'organisation du travail, soumis à une administration qui ne pense qu'équilibre financier.

Rentabilité, plutôt que qualité du travail : les mêmes causes entraînent les mêmes effets dans l'ensemble des services publics, avec les mêmes principes, faire croire aux personnels que c'est de leur faute s'ils n'arrivent pas à concilier impératif financier et éthique, une culpabilisation facilitée par un encadrement intermédiaire à qui on demande de régler des questions qu'il ne peut régler.

Cette culpabilisation, l'épuisement professionnel, contribuent à isoler les individus, là où précisément, il convient de confronter les expériences pour éclairer cette évidence : ce ne sont pas les individus qui n'y arrivent pas, mais l'organisation qui est coupable, dans la santé, mais aussi dans l'ensemble des services publics : l'organisation est devenue soumise au dieu rentabilité !

Ces convergences sont nécessaires pour sortir les sujets de leur isolement, de leur culpabilisation et développer les luttes. De ce point de vue, on ne peut que remarquer que les rares avancées annoncées concernant la remise en cause de la loi Bachelot ne concernent que le fait de redonner un peu la parole aux médecins : une avancée permettant de freiner les convergences, sans s'attaquer au coeur du problème : les personnels des hôpitaux n'en peuvent plus de voir leur travail soumis aux diktats financiers.

La casse du travail, et quand je parle de cela, je n'entends pas par là, un autre problème tout aussi majeur, mais qu'il convient de différencier, le chômage, la casse de l'industrie, est une question majeure, un des éléments de la crise civilisationnelle que nous vivons actuellement : allez donc aussi lire le rapport d'activité 2012 du collectif des médecins du travail de Bourg en Bresse en cliquant ici.

Le changement, c'est urgent ! Mais pour ne prendre qu'un exemple, et en sortant du champ de l'hôpital, des conséquences de la pression de la rentablitié, à l'AFPA, malgré le plan de refondation, la CGT est encore obligée de déclarer : "Il est toujours aussi difficile de travailler ensemble et la souffrance face au sentiment d’être empêché de bien faire son travail est toujours aussi aigue." Pour lire la déclaration de la CGT au dernier CCE de l'AFPA, cliquez ici.

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 14:41

soutien loicIl y a quelques jours, la mission Couty rendait son rapport. La ministre de la santé s'est empressée, le jour même, d'annoncer 13 mesures en faisant déjà le tri dans les propositions du rapport Couty, en dehors du nécessaire débat démocratique que ce rapport devrait susciter ! 5 de ces 13 mesures visent à réhabiliter le dialogue social !

Et qu'apprend on aujourd'hui ? Que Loïc Pen, chef de service des urgences de Creil et Senlis, est menacé de suspension par la directrice de ce centre hospitalier, tout simplement pour avoir soutenu les revendications de ses collègues et du personnel paramédical de cet établissement !

C'est ça la restauration du dialogue social ?

Je vous invite à aller signer la pétition demandant l'arrêt des sactions contre ce médecin en cliquant ici.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 16:24

don du sangLes donneurs de sang s'interrogent : les collectes de plasma ont cessé dans les Ardennes. Pourquoi ?

Le plasma est utilisé tel quel, mais sert aussi de matière première à partir de laquelle sont extraites de multiples substances, ce que l'on appelle les médicaments dérivés du sang.

Et si, en France, le don du sang est bénévole, collecté par un organisme public, l'Etablissement Français du Sang(EFS), et la production des médicaments dérivés du sang confiée à une entreprise 100%publique, le Laboratoire du fractionnement et des biotechnologies(FLB), garantissant ainsi l'absence de marchandisation, ce n'est pas les cas dans les autres pays en Europe et dans le Monde.

En imposant de traiter les produits issus du sang comme des médicaments, la commission européenne a mis le ver dans le fruit, obligeant à la mise en concurrence et les hôpitaux français se tournent vers les grandes multinationales utilisant une source d'approvisionnement non éthique et avec des obligations de sureté sanitaire pouvant être moins contraignantes.

Le FLB licencie, l'EFS réduit ses collectes, ayant moins de plasma à fournir, avec les mêmes risques sur ses personnels et les multinationales du secteur se gavent, alors que l'EFS était un de ceux qui produisaient le plus de substances différentes, témoignant ainsi de la performance françaises.

Les communistes, pour qui la santé ne peut être une marchandise, ne sauraient admettre que notre système transfusionnel mute vers sa marchandisation alors que notre pays est à l'origine des principes éthiques depuis la loi de 1952. Le sang et le plasma sont des produits humains, ils doivent rester hors commerce, hors profit.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 22:20

La coordination du Front de Gauche dans les Ardennes appelle les Ardennais qui veulent le changement de politique de santé et en particulier l'abrogation de la loi Hôpital Patients Santé et Territoire et une nouvelle loi de santé progressiste à le manifester lors de la venue du directeur de l'Agence Régionale de Santé le 11 février à 19h30 à Rimogne (salle polyvalente) où il tiendra une réunion sur le thème du Pacte Santé Territoire.

Voici le courrier adressé par la coordination du Front de Gauche au directeur de l'ARS : 

Monsieur le Directeur Général,

L'avenir des hôpitaux du département des Ardennes inquiète la population.

Peu d'informations sont données sur les conséquences du groupement de coopération sanitaire nord Ardenne pour les usagers des hôpitaux de Charleville Mézières et Sedan et pour leurs personnels, avec des inquiétudes des répercussions de nouvelles suppressions d'emploi sur la qualité des soins.

Sylvain Dalla Rosa, maire adjoint communiste de Charleville Mézières et vice président du conseil de surveillance du Centre Hospitalier, avait sollicité un entretien avec vous sur ces sujets. Après avoir donné un rendez vous, vous l'avez annulé sans donner suite.

La situation du GHSA, invité à un retour à l'équilibre financier en dehors de toute considération pour les besoins de la population du sud Ardenne, et la dégradation des prises en charges à l'hôpital de Fumay, en particulier en ce qui concerne les consultations non programmées, sont aussi le témoin de la poursuite des politiques de santé en application de la loi Hôpital Patients Santé et Territoires.

Vous avez annoncé une réunion débat à Rimogne le 11 février de concertation sur le Pacte Territoire Santé. A cette occasion, nous viendrons, et nous appelons les Ardennais qui refusent la poursuite de la mise en application de la loi HPST et souhaitent des éclaircissements, à se joindre à nous, pour vous poser toutes ces questions, mais aussi savoir comment le Pacte Territoire Santé sera mis en place dans notre département pour ne pas être qu'une simple déclaration de bonnes intentions.

Si le point de vue des élus daigne vous intéresser, une délégation peut vous rencontrer avant la réunion de Rimogne. ...

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 23:38

hopital-copie-1.jpgTout d'abord locales avec l'inacceptable refus de rencontre du directeur de l'ARS des élus communistes ardennais ! Alors qu'un rendez vous était programmé la semaine prochaine, à la demande de Sylvain Dalla Rosa, maire adjoint de Charleville Mézières et vice président du conseil de surveillance de l'hôpital de cette ville, celui-ci a reçu un courrier annulant cette rencontre au motif que "entre temps, je viens d'être destinataire d'une requête présentée au tribunal administratif de Chalons en Champagne par le syndicat CGT des centres hospitaliers de Sedan et de Charleville Mézières visant à contester le dernier arrêté d'approbation concernant ce GCS, pris par le Directeur général de l'ARS".

En quoi les activités des syndicats CGT ne permettent pas une telle rencontre ?

Le refus de dialogue avec des élus du Directeur général de l'ARS ne témoigne pas d'un progrès démocratique dans la politique de santé ! A quand la démocratie sanitaire ?

D'autant plus que j'aurais aimé qu'il nous fournisse des explications sur la deuxième information que je souhaitais vous donner, celle-ci d'ordre régional : un arrêté du 24 décembre publié le 1er janvier au Journal officiel, à lire en cliquant ici, alloue 16,5 millions d'euros de dotations supplémentaires dans le cadre de l'exercice budgétaire 2012, au titre des Missions d'intérêts général et d'aide à la contractualisation (MIGAC) - vous savez, ce sont ces sommes qui permettent de compenser un peu ce qui ne rentre pas dans la tarification à l'activité des hôpitaux. Et bien, alors que d'autres ARS voient leur dotation augmentée, celle de Champagne Ardenne voit la sienne baisser de 3 M€ par rapport à la répartition de l'arrêté du 7 décembre 2012 (à retrouver en cliquant ici).

Enfin, une information à caractère national : je voudrais vous faire connaître la très belle lettre adressée par Michel Antony, au nom de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité à Marisol Touraine au sujet des mesures annoncées par celle-ci par rapport aux déserts médicaux. Ce courrier, vous pouvez le lire en cliquant ici.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 11:27

imagesFace aux besoins de santé, il y a besoin d'augmenter les recettes de la sécurité sociale, et quand, comme c'est le cas, les profits financiers sont, selon les chiffres de 2011, plus du double du budget de la protection sociale, il y a un peu de marges de manoeuvre !

Encore faudrait il que le gouvernement fasse ce choix décisif pour l'avenir de notre société de privilégier le travail, les salariés, qui sont la vraie richesse de notre société, aux profits des quelques 1000 familles les plus riches de notre pays.

Les sénateurs communistes et du Front de Gauche avaient déposé de nombreux amendements au projet de loi de financement de la sécurité sociale allant dans ce sens comme l’instauration d’une contribution patronale sur la part variable de rémunération des opérateurs des marchés financiers à hauteur de 20 % et la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales aux entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité salariale : des mesures votées l'an dernier par les sénateurs socialistes, alors dans l'opposition, et refusées par les mêmes cette année.

Non seulement le gouvernement socialiste aidé par ses parlementaires refuse de plus taxer le capital, mais il taxe les retraités, faisant évoluer les ressources de la protection sociale de la cotisation vers la fiscalisation, renforçant un peu plus les sommes que le capital va pouvoir consacrer à ses profits et à la spéculation au détriment du développement économique.

Dans ces conditions, les sénateurs communistes ne pouvaient évidemment pas voter ce volet recettes du PLFSS, même si c'est effectivement dommage que du coup, le débat ne puisse se poursuivre au sénat sur la partie dépenses : ils avaient aussi de nombreuses propositions dans ce domaine !

Vous pouvez lire les explications de vote d'Eliane Assassi, présidente du groupe, en cliquant ici.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 22:54

blog sLe maire de Fumay avait invité jeudi après midi élus (dont le député), représentants des personnels et des usagers à une rencontre avec le représentant du directeur de l'ARS (Mr Houlier, directeur de l'offre de soin) et du directeur de l'hôpital de Fumay (également directeur de l'hôpital de Charleville Mézières) avant la tenue du conseil de surveillance de cet établissement.

Jean Blanchemange (le maire), en introduction, s'est interrogé sur le sens que pouvait encore avoir le fait de présider un conseil de surveillance. Le mépris affiché dans cette loi pour les élus, représentants du peuple, fait partie des raisons pour "revisiter profondément cette loi" selon l'expression retenue dans le voeu voté en début d'année au conseil régional, mais le maire utilise précisément aussi bien qu'il le peut ce qu'il lui reste de pouvoir, celui d'organiser l'action avec cette réunion.

L'essentiel des débats a porté sur les urgences et le directeur de l'hôpital était venu avec quelques propositions (je ne lui ferai même pas le reproche de faire des promesses : il a simplement parlé des pistes qu'il voulait explorer en ne garantissant pas de résultats) pour qu'un médecin puisse être systématiquement disponible à la maison médicale jusqu'à minuit, même quand le médecin libéral de garde se refuse à venir prendre sa garde à Fumay (ce qui à défaut d'être excusable, peut se comprendre : on a imposé à des médecins proches de la retraite de changer leurs habitudes, en compliquant leurs conditions de travail, déjà bien compromises par le manque de professionnels) et pour le reste de la nuit. Affaire à suivre donc ! Des travaux devraient être entrepris pour rapprocher les lieux de prises en charge du nouveau centre de gravité de l'hôpital.

Les questions de démographie médicale impactent effectivement très fort les possibilités de solution, mais est ce que tout est fait pour faire venir des médecins dans les Ardennes ? Certainement pas à l'hôpital de Charleville Mézières, puisque les postes vacants de médecins n'apparaissent pas sur le site du Centre National de Gestion, sauf un poste de gériatre (le CNG a mis en place un très bon moteur de recherche des postes vacants à trouver en cliquant ici) et d'ailleurs sur le site de l'hôpital des "profils de poste" sont publiés, proposant plusieurs statuts, sauf celui de praticien hospitalier titulaire !

Pour en revenir à l'hôpital de Fumay, le directeur a mélangé arguments juridiques et financiers pour justifier la suppression des postes d'infirmières et de manipulateurs radio en arguant du fait qu'il n'y a pas de service d'urgences à Fumay. Certes, mais il y a une antenne du SMUR et le plan régional de santé indique bien que : "Pendant les périodes de sortie de l’équipe médicalisée du SMUR, l’accueil des patients est assuré par les médecins de l’établissement si l’effectif le permet ou, dans le cas contraire, par une ressource médicale extérieure. Les modalités de ce relais sont portées à la connaissance des membres du réseau régional des urgences de Champagne Ardenne, et sont formalisées, en tant que de besoin, par une convention entre l’établissement d’implantation et l’établissement de rattachement du SMUR."

Et le panneau "SMUR sorti, appellez le 15" n'est qu'une protection juridique pour le directeur, témoin d'un inhumanisme profond, car à défaut de médecin, il est toujours plus réconfortant d'être accueilli par une personne que par un panneau quand on est dans la difficulté et cette espèce de loi du tout ou rien : un médecin ou rien, met en cause la nécessité de porter secours à autrui en fonction de ses capacités, revient par exemple à nier le fait qu'il vaut mieux un pompier formé aux premiers secours que personne.

L'absence de manipulateur radio après 17 h est d'autant plus un véritable gâchis qu'il existe un système de télétransmission des radiologies (qui avait d'ailleurs été dans le temps financé par le conseil régional) et que, avec les derniers perfectionnements, cela peut même permettre de montrer une radio faite à Fumay à un chirurgien au bloc opératoire de Charleville Mézières pour qu'il puisse confirmer ou infirmer une éventuelle fracture : des allers et retour vers Charleville ou Dinant inutiles évités !

Rapidement ont aussi été évoqué au cours de cette réunion les difficultés de la maison de retraite liée à la non finition des travaux, mais on a trop tendance à oublier que le manque de personnel amplifie les difficultés liés à l'état des lieux, qui nécessite justement plus de temps !

Enfin, le directeur s'est encore disqualifié en parlant d'éventuelles sanctions vis à vis du délégué syndical : oublie-t-il que la violence sociale dont il faut preuve vis à vis des personnels est bien pire que la violence verbale ?

Affaire à suivre donc ! Ce qui est sur, c'est que la mobilisation autour de la prise en charge des urgences à Fumay a payé, puisque le directeur a maintenant ordre de trouver une solution. Cette mobilisation doit donc continuer jusqu'au résultat !

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