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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 21:07
Il y aurait sans doute un bouquin à écrire sur les techniques de l'UMP !
En voilà une pas mal : on supprime tout azimuth et sans réflexion les aides publiques aux associations en se disant : "là où ça râlera de trop, on reviendra en arrière, mais tout ne sera pas perdu, cela va nous faire de la pub !"
C'est ce qui s'est passé avec la Planning Familial. L'Etat a fermé les cordons de la bourse. A juste titre les citoyens se sont emparés du sujet (voir mon billet sur le sujet en cliquant ici) et le gouvernement a du revenir en arrière. Et maintenant, B. Poletti, députée ardennaise UMP se vante d'avoir permis au gouvernement de corriger "cette erreur" en oubliant les plus de 100 000 signataires de la pétition ... Vous pouvez aller lire le communiqué daté d'aujourd'hui du Mouvement Français pour le Planning Familial en cliquant ici, racontant leur entrevue avec Brice Hortefeux.
Mais la vraie leçon à tirer de cette affaire, à part la bassesse de l'UMP, mais cela est sans intérêt, car cela ne change la vie de personne, c'est que la mobilisation, ça marche !
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 18:12

La conserver et l’améliorer : notre priorité !

Voilà la pétition que la CGT a lancée et que je vous invite à signer en cliquant ici.

La loi « Hôpital, Patient, Santé et Territoires » n’est pas la loi qu’il nous faut. Elle conduit à moins de protection sociale, moins de service public, moins de démocratie, moins de solidarité.
Face aux défis des besoins de santé grandissants, des progrès considérables permettant de mieux soigner et d’améliorer l’espérance de vie pour tous, nous avons besoin d’un système de santé et de protection sociale performant et au service de tous.
Salariés, retraités, privés d’emplois, jeunes, étudiants, nous revendiquons un grand débat national afin d’aboutir à une loi qui améliore la réponse à nos besoins de santé.

Pour :
- le développement d’un service de santé public performant, de proximité et accessible à tous ;
 - le développement d’une politique de prévention sur le lieu de travail, à l’école, dans des centres de santé… ;
 - une couverture du risque maladie solidaire et de haut niveau, avec la suppression des franchises, forfaits, dépassements d’honoraires médicaux…. ;
 - un autre financement de la sécurité sociale, permettant de dégager des recettes nouvelles au service de la solidarité nationale : cotisations sur l’ensemble des richesses crées, modulation de la cotisation des entreprises en fonction de l’investissement dans l’emploi et l’outil de travail ;
 - une gestion démocratique : création de chambres territoriales de santé au plus près des besoins de la population et d’une instance nationale représentative, le retour à l’élection des représentants des assurés sociaux dans les caisses de sécurité sociale, de représentants des salariés et de la population dans les chambres territoriales de santé.

Le système de santé français, longtemps considéré comme un modèle de référence, n’est pas à déconstruire mais à renforcer et à mieux coordonner.

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 21:35
A l'heure où le débat s'engage à l'assemblée nationale sur le projet de loi Bachelot, Jean Pol Bois a souhaité utiliser sa caméra pour contribuer à l'explication de cette loi et a entrepris de jouer au journaliste qui m'interviewait. Je ne suis pas sure que l'interwievée ait bien répondu à ses attentes, mais on va s'entraîner pour faire mieux la prochaine fois ! Il m'a aussi promis une vidéo sur l'hiver dans les Ardennes : ce sera surement plus beau !
Si vous voulez lire un vrai décryptage du projet de loi Bachelot, allez donc lire l'Humanité d'hier en cliquant ici. Ce projet de loi doit vraiment être abandonné !
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 15:10
"L’Ordre des médecins rappelle que la prise en charge des patients et la qualité des soins sont des impératifs déontologiques et attire de nouveau l’attention de Madame la Ministre de la Santé sur les problèmes liés à la tarification à l’activité en réaffirmant sa demande d’ouverture d’ enquête formulée il y a déjà plusieurs mois.". Telle est la conclusion d'un communiqué du 27 janvier du Conseil National de l'Ordre des Médecins (CNOM), qui soulève aussi la question de la mise en cause de l'indépendance professionnelle des médecins. Défendre l'indépendance professionnelle des médecins, cela peut paraître une revendication catégorielle, le droit de ne pas se plier à des règles, le droit de n'en faire qu'à sa tête .... En fait cela veut avant tout dire le droit de soigner les malades sans se soumettre aux ordres des directions demandant de faire des économies, demandant de ne pas prescrire de médicaments couteux ... Pour lire le communiqué du CNOM, cliquez ici.
Je vous invite aussi à aller lire les propositions communes de la  CFDT, la CFTC, la CGC, la CGT, l'UNSA et la Mutualité Française concernant le projet de Loi "Hôpital, patients, santé, territoires " en cliquant ici. Vous le verrez, ces organisations sont en désaccord total avec le projet de loi Bachelot, car c'est le retrait de ce projet qui est nécessaire.
Allez donc lire aussi le numéro spécial de Globule Rouge, édité par le PCF, concernant la crise de l'hôpital en cliquant ici.
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 00:01
J'ai eu tout à l'heure un commentaire oral à mon précédent billet sur l'hôpital me faisant remarquer que Sarkozy avait au contraire très bien compris.
Et c'est vrai, mais j'avais voulu faire une réaction rapide, épidermique, à son discours de Strasbourg, tout en donnant quelques informations sur la situation carolomacérienne, alors que depuis Noël, je vous mijotte un long article sur la crise de l'hôpital et les conséquences de la marchandisation de la santé, mais il n'est pas encore tout à fait à point !
Car c'est vrai que comme à son habitude, N. Sarkozy va faire preuve de son intelligence diabolique et partir du malaise des personnels et de la désorganisation des hôpitaux pour mettre en oeuvre sa politique de casse de la richesse française et aggraver la situation des hôpitaux, car la seule chose qui l'intéresse, c'est ce qui peut rapporter de l'argent à ces amis patrons.
Contrairement à ce que dit N. Sarkozy, l'hôpital manque de moyens et c'est une des causes de sa désorganisation comme je l'explique dans mon précédent billet. Des remèdes existent :
- l'Etat doit arrêter de se financer sur la maladie de nos concitoyens : l'hôpital doit être exonéré de la taxe sur les salaires et remboursé de la TVA.
- Le financement par la tarification à l'activité doit être remplacé par un nouveau mode de financement permettant la réponse aux besoins des malades, au lieu de cette enveloppe fermée, votée chaque année, avec des tarifs qui baissent s'il y a plus de malades hospitalisés ou tout simplement si les personnels font un effort pour mieux noter l'activité faite. J'ai déjà expliqué dans ce blog les propositions des communistes pour accroître les ressources de la sécurité sociale : pour les retrouver, cliquez ici ou ici ou encore ici.
Mais N. Sarkozy sait (et c'est là que le titre de mon précédent article était très mauvais) que les personnels hospitaliers ont aussi conscience que la désorganisation n'est pas qu'une question de moyens et il espère s'appuyer sur cela pour faire passer sa réforme antidémocratique.
Et son remède risque, encore une fois d'aggraver le mal, car en fait, la désorganisation de l'hôpital est en partie liée au fait que le soin est devenu une marchandise. C'est cela que je vous expliquerai longuement dans l'article que je vous mijotte. En essayant d'en résumer rapidement les idées (et en espèrant malgré tout être claire), la marchandisation du soin a plusieurs conséquences, source de désorganisations :
- la relation soigné-soignant était une relation humaine, éventuellement teintée de paternalisme dans l'histoire. Elle est devenue une relation client-fournisseur avec un contrat et possibilité de poursuites judiciaires si le contrat n'est pas rempli, sauf que la guérison n'est pas toujours possible. Ceci entraîne, à la fois une dévalorisation des soignants, qui, à défaut d'être bien payés, trouvaient plaisir dans la relation humaine et ne trouvent plus aucun épanouissement dans la relation client fournisseur et des dysfonctionnements liés à la crainte de poursuites judiciaires.
- pour devenir une marchandise, le soin doit obéir à un processus de fabrication standardisé avec une division du travail qui a été précisée, l'établissement de protocoles (qui pourraient avoir l'effet bénéfique d'aide mémoire s'ils n'étaient que facultatifs) ...si ce n'est que le travail sur le corps humain n'est pas le travail sur le métal, que chacun est différent. La standardisation est devenue un frein aux réponses aux problèmes multiples que doivent résoudre les soignants, car les malades ne rentrent jamais tout à fait dans une case, avec des choses qui ne sont plus faites, car ce n'est pas dans le protocole ou avec une distorsion entre ce que le soignant pense bien de faire et ce que le protocole lui dit de faire, source de souffrance pour le soignant.
- enfin,
la mise en concurrence privé public, la privatisation rampante font intuitivement craindre aux soignants de l'hôpital public, qui étaient en dehors des processus de l'exploitation capitaliste, de faire partie, demain, de ceux dont le travail servira les intérêts des actionnaires. C'est un élément de plus du malaise !

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 12:16
Ce ne serait pas une question de moyens, mais une question d'organisation ! Je n'ai rien écrit sur ce blog sur l'hôpital pendant toute cette période des fêtes marquée par des accidents graves : le respect de la peine des familles me semblait primer sur tout autre chose, mais savez vous, par exemple, que pendant que Roselyne Bachelot essayait de démontrer qu'il y avait des lits de réanimation libres dans la région parisienne, il n'y en avait aucun en Champagne Ardenne !
Et jeudi dernier, la direction de l'hôpital de Charleville Mézières appelait à "temporiser les entrées programmées" pour pouvoir faire face aux malades urgents.
Merveille d'organisation, mais effectivement, il n'y a plus le choix dans une période comme celle-ci : les essais d'organisation en programmant des soins, sont mis à mal, faute de lits, et cela risque d'être des malades qui vont rentrer en urgence du fait de l'aggravation de leur maladie, avec tous les dangers que cela comportent pour eux. Pour l'hôpital ce sera un facteur de plus de désorganisation et pour la sécurité sociale, vraisemblablement des dépenses accrues ! Mais les économies de bout de chandelle, en refusant de remplacer le personnel malade ou en congés, sont aussi un facteur considérable de désorganisation : les soins demandent la coordination des différents maillons de la chaine : quand un des maillons manque, c'est l'ensemble qui déraille, et l'on en perd du temps, à bricoler pour remplacer le maillon manquant !
L'hôpital a besoin d'un chef, paraît il ! Soit, mais un chef qui anime une équipe pour permettre à la richesse et à la diversité de l'équipe de développer sa créativité au services des malades. Car seule la démocratie peut permettre d'améliorer l'hôpital. Mais ce n'est pas cela que veut N. Sarkozy : le projet de loi Bachelot, c'est un modèle dans le genre "le chef décide avec un droit de vie ou de mort sur ses subordonnés", ou tout du moins de licenciement ! C'est le genre de fonctionnement qui a été une des causes de l'échec du socialisme dans les pays de l'est européen !
Bref, Sarko il a tout faux et le projet de loi Bachelot doit être retiré.
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 14:38
Comme la tarification à l'activité est critiquée, des mesures technocratiques sont prises pour répondre aux critiques. C'est ainsi que va être mise en oeuvre une nouvelle classification (car les malades sont classés selon leur maladie et rapportent des sous aux hôpitaux selon leur classe, appelée GHM ou groupe homogène de malades, dans laquelle ils sont mis) prenant soit disant en compte les reproches faits.
Une petite étude m'avait déjà convaincue qu'à travers un aspect très technocratique, suffisamment complexe pour que personne ne cherche à comprendre, des choix politiques étaient faits, pour réduire les dépenses de santé et pour mieux financer des hospitalisations simples, plus fréquentes dans le secteur privé, que des hospitalisations plus couteuses, plus souvent réalisées dans le secteur public.
Des études des dépenses effectuées pour chaque classe de malade ont été faites et l'on trouve, sur un site internet très officiel un référentiel national de coûts. Si cela vous amuse, vous le trouverez en cliquant ici.
Régulièrement paraît au journal officiel les tarifs : ce qui est payé à chaque établissement hospitalier pour chaque malade hospitalisé en fonction de la classe dans laquelle il a été rangé.
La comparaison entre coût et tarif, très fastidieuse, est cependant très instructive. Tous les tarifs (sauf erreur de ma part, ceux en cours actuellement sont dans un arrêté du 27 février 2008) sont inférieurs aux coûts moyens calculés (alors que la dernière échelle de coûts connue date de 2006). On comprend tout de suite que les difficultés des hôpitaux sont obligatoires ! Mais en plus, le coefficient de réduction n'est pas le même pour tous les groupes, d'une manière parfaitement arbitraire, mais qui semble répondre à des choix politiques pour aider le secteur privé.

Juste deux exemples :
- un malade hospitalisé pour l'ablation de la vésicule biliaire entraîne 3550€ de dépenses en moyenne pour l'établissement hospitalier. Il reçoit 3372,08€ soit 95% de ses dépenses. C'est une intervention courante, souvent faite en clinique privée.
- un patient hospitalisé pour une interventions sur un cancer de l’oesophage, de l’estomac ou du duodénum entraîne 12721€ de dépenses. L'hôpital ne recevra que 9385,68€, c'est à dire 74% seulement des frais engagés. Ces malades sont plus souvent hospitalisés dans le secteur public.

J'ai choisi cet exemple aujourd'hui, car un copain m'a récemment raconté que sa femme, hospitalisée pour ce genre d'intervention au CHU de Reims, avait du déboursée 600 ou 800€ de dépassement d'honoraires, non remboursés par sa mutuelle ! Je ne sais plus bien le chiffre, cela m'avait paru tellement astronomique !
La mise en oeuvre de la tarification à l'activité a donc entraîné des difficultés financières dans tous les hôpitaux, mais plus marquées dans les CHU. Elle a sans doute atteint le but politique recherché par ceux qui veulent casser le service public hospitalier avec des plans de restructuration et de réduction de personnels, en particulier à l'AP HP, d'où d'ailleurs la journée d'action d'hier dans les hôpitaux parisiens.
Au prétexte de répondre aux critiques, la tarification va être modifiée : d'après les premières simulations faites par la Fédération Hospitalière de France, ce seront les petits hôpitaux qui seront les perdants des "améliorations".
Après les grands, les petits. Demain ce seront sans doute les moyens !
L'usine à gaz montée autour de la T2A n'est pas la manière de répondre aux besoins de santé, car le fond du problème, c'est que l'enveloppe globale affectée au financement des hôpitaux est une enveloppe fermée et en plus beaucoup trop étroite pour assurer le financement nécessaire aux soins des personnes hospitalisées. Il faut agrandir cette enveloppe et l'ouvrir pour donner une bouffée d'oxygène aux hôpitaux asphyxiés.
Les modifications technocratiques actuelles ne sont qu'une nouvelle manière de répartir la pénurie pour casser les petits hôpitaux après avoir mis en péril les plus gros !
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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 15:03

Allez donc signer la pétition en ligne de la CGT sur l'IRCANTEC en cliquant ici.

Le gouvernement veut imposer une réforme qui programme, sur les dix années à venir, une baisse des pensions servies par l’IRCANTEC de 20 à 28 % selon les niveaux de rémunération. Une telle dégradation est inacceptable.

Pourtant, les études officielles réalisées à la demande des représentants du personnel montrent :

- que le régime ne court aucun risque de déficit avant 2020 ;

- que, pour l’avenir, une augmentation modérée des cotisations suffirait à assurer les versements sur la base des droits actuels, sans qu’il soit nécessaire de baisser le niveau des pensions.

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 00:04

L'article 40 du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2009 prévoit la mise sous administration provisoire des établissements publics de santé qui ne parviendraient pas à retrouver l'équilibre financier. Ce faisant, le gouvernement entend rejeter la seule responsabilité de la situation financière des établissements de santé sur leurs directeurs, refusant de reconnaître que le passage du financement de la dotation globale au financement par actes, et son corollaire, la convergence public-privé, avait plongé les établissements de santé dans une situation financière dramatique. Pour Madame BACHELOT, ce sont les quelque 235 directeurs d'hôpitaux qui sont responsables de leurs déficits, et non pas le manque de financement. C'est tellement plus simple ainsi.

Allez donc lire la déclaration des sénateurs communistes en cliquant ici.

C'est bien ce qui pourrait arriver à l'hôpital de Charleville Mézières qui va rejoindre à la fin de l'année le camps des hôpitaux en déficit (cela représentait déjà deux tiers des hôpitaux fin 2007 !) : il manquerait 4 millions d'euros pour finir l'année avec un budget en équilibre ! Ce qui pourrait augurer d'un plan de retour à l'équilibre financier en 2009, mettant en cause les investissements en cours.

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 20:34
On savait déjà que le gouvernement faisait des lois liberticides.
Le traitement des événements dramatiques de Grenoble où un innocent a été tué par un malade psychiatrique en rajoute dans le n'importe quoi. Outre la campagne médiatique stigmatisant les malades mentaux, Sarkozy a décidé de punir, en évitant de chercher les véritables responsables.
J'ai eu envie de vous faire connaître le communiqué de presse du collectif des directeurs d'hôpitaux de l'UFMICT CGT, car il résume bien la situation :
Le Collectif Directeurs UFMICT CGT prend connaissance avec stupeur de la décision du Ministère de la Santé de suspendre notre collègue directeur de Saint Egrève, à la suite du drame dont un patient hospitalisé dans cet établissement semble être la cause. Nous assurons le directeur et l’équipe de direction de notre soutien.
La CGT comprend la douleur de la famille et des proches de la victime de ce drame qui n’aurait pas du avoir lieu. Toute la communauté hospitalière est déchirée par ce drame et attend les conclusions de l’enquête en cours.
Après les déclarations inquiétantes du Président de la République, la CGT s'interroge sur la "faute grave" prévue par les textes, qu'aurait commise le directeur, pour justifier une suspension immédiate.
Si le directeur a commis une "faute grave" dans cette affaire, il faut remonter la chaîne de responsabilité à tous ceux qui participent à la situation de crise du système de santé et de la psychiatrie en particulier : le préfet, le directeur de l'ARH, les parlementaires ayant voté la Loi de Financement de la Sécurité Sociale et les différentes réformes touchant au système de santé depuis des années, la Ministre, le chef du gouvernement et pourquoi pas le chef d'orchestre, le Président lui-même?
Leur responsabilité augmente en même temps que leur niveau dans la hiérarchie de l'Etat, selon le raisonnement tenu.
Les aspects sécuritaires qui semblent présider à la refonte des textes législatifs et règlementaires de la prise en charge en psychiatrie ne sont pas une réponse adaptée au drame de la semaine dernière.
L’UFMICT CGT et son Collectif Directeurs appellent l’ensemble de la profession à se rassembler pour refuser de servir de fusible d’une politique de restriction budgétaire que subit le secteur sanitaire et social.
Pour construire ce rassemblement et interpeller le ministère afin de faire cesser les mises en cause arbitraires dont sont victimes nos collègues directeurs, le collectif de l’UFMICT s’adressera à l’ensemble des syndicats représentatifs des corps de direction.
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