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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 09:08

hopital-copie-1.jpgA l'initiative des élus communistes, le conseil municipal de Charleville Mézières a voté un voeu revendiquant que le plan régional de santé ne soit pas un constat de gestion de la pénurie, mais réponde aux besoins de santé et demandant des explications sur les restructurations hospitalières envisagées. Je vous laisse découvrir toute la saveur de la réponse que la maire de Charleville Mézières a eu de la part du ministre du travail, de l'emploi et de la santé en cliquant ici. La population, en particulier la population de la Pointe des Ardennes, ne trouve pas de réponse satisafaisante à ses besoins, donc le ministre demande de réduire encore un peu (ou beaucoup ...) les moyens ! Sans parler du fait que le département manque de médecins hsopitaliers, mais qu'on est aussi en train de les chasser à travers la demande qui leur est faite de faire des économies et donc de moins répondre aux besoins !

Je voudrais aussi vous faire connaître la réponse que j'ai eu du directeur de l'ARS au courrier que je lui ai adressé concernant le plan régional de santé (voir mon billet sur le PRS en cliquant ici). Elle démontre à quel point l'élaboration des PRS consiste bien à enfermer le débat dans des limites ne permettant pas d'apporter les vraies solutions : la question des moyens ne doit pas faire partie du débat ! Sa réponse, vous pouvez la lire en cliquant ici.

En tout cas, il semble que l'on marque des points sur la pérennité des deux maternités à Charleville Mézières et à Sedan. Sur la chirurgie, les rumeurs les plus folles courrent (et l'on sait qu'il n'y a dans ce domaine jamais de fumée sans feu et que ce sont des ballons d'essai)

placeJe concluerais volontiers cet article en vous appellant à la vigilance extrême sur toutes ces questions et en vous incitant à aller signer l'appel du Front de Gauche sur la santé en cliquant ici.

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 16:13

Hopital-en-rea couv 2655Il s'agit là du titre d'un livre publié aux Editions du Croquant, dont j'ai eu envie de vous faire partager la lecture que j'en ai fait, les commentaires qu'il m'a inspirée, les associations d'idées provoquées, les débats soulevés par ce livre.

Tout cela, vous pourrez le trouver en cliquant ici.

 


Mais sachez qu'au delà des critiques que je formule dans ce commentaire, car il me parait indispensable de pousser le débat sur certains sujets, ce livre me semble un apport fondamental dans la réflexion sur le service public hospitalier, sur les services publics plus généralement et que je ne saurais que vous conseiller de le lire !

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 10:03

hopital-copie-1.jpgL'Agence Régionale de Santé de Champagne Ardenne a mis en ligne son projet de plan régional de santé : Les documents en sont disponibles sur son site en cliquant ici.

L'élaboration a une apparence démocratique à travers la transparence des démarches et la multiplicité des réunions, mais il s'agit plus d'une apparence, car le débat est enfermé dans la gestion de la pénurie, tant des ressources financières que de la démographie des professionnels de santé, au prétexte que ces questions, étant du ressort du gouvernement, nous dépassent et qu'il faut gérer en région ce qui est de l'échelon régional.
Le deuxième aspect qui entache grandement la démarche est qu'il ne s'agit pas de partir de l'élaboration d'une réponse aux besoins de santé de la population mais d'adapter et de coordonner les différentes filières de soins ou de prévention actuelles.
Le résultat n'est pas seulement décevant : il traduit en fait la mise en oeuvre de la loi HPST en Champagne Ardenne en mélangeant offre de soins publique et privée et en avançant à grand pas vers le démantèlement de l'hôpital public.
En cliquant ici, vous trouverez le courrier que j'ai adressé au directeur de l'ARS : j'ai essayé d'y citer les éléments les plus inquiétants de ce PRS en contribution au décryptage nécessaire de ce langage codé de l'idéologie ultralibérale qui veut nous expliquer que les économies sont pour notre bien à tous et que notre santé sera mieux prise en charge à travers des mutualisations. Et je fais preuve de la même transparence que lui en n'utilisant pas de langue de bois dans mon courrier, sans doute d'ailleurs de plus de transparence, car mon langage n'est pas codé !
Car les coopérations et solidarités nécessaires sont confondues par l'ARS avec la mutualisation des difficultés, qui casse actuellement l'hôpital public !
C'est vraiment d'une toute autre politique de santé qu'il nous faut, qui abolisse la loi HPST, refonde les mécanismes de financement des hôpitaux, se donne les moyens d'augmenter les ressources de la sécurité sociale et assure une vraie démocratie sanitaire, pas une machine de promotion de l'idéologie ultralibérale.
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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:59

J'avais commencé à essayer de résumer pour ce blog la conférence de santé "Champagne Ardenne Nord" du 6 octobre portant sur le projet régional de santé. Il y avait tant de choses à dire que je me suis noyée dans un article beaucoup trop long,  comme d'ailleurs le directeur de l'ARS essaie de le faire dans les tonnes de documents à disposition des membres de la conférences (élus, représentants des établissements de santé et médico-sociaux, représentants des associations d'usagers)
Je reviendrais, dans de prochains articles, sur les différents schémas, mais simplement quelques éléments ici sur cette conférence : la durée a été à la longueur des documents, le directeur de l'Agence Régionale de Santé faisant preuve de patience, sourire et courtoisie, avec un rien de machiavélisme et l'assistance semble plutôt critique dans sa majorité mais prend des gants de velours pour apporter ses commentaires. Sylvain Dalla Rosa s'est fait applaudir quand il a critiqué la loi Hôpital Patients Santé et Territoires. Je suis intervenue à plusieurs reprises, comme par exemple pour dire que la médecine scolaire ou la médecine du travail étaient quasiment inapparentes dans ce projet régional de santé.
Très globalement, j'ai l'impression que le but est que les participants s'attachent à des détails et il y a de fait des choses intéressantes dans une meilleure coordination pour ne surtout pas poser les questions qui fâchent, celles des remboursements des patients, celles des moyens des hôpitaux, celle de la démographie médicale... Ceci est, tant dans les documents que dans les débats posé comme intangible, postulats à partir desquels il faudrait améliorer les choses, alors que ce sont précisément ces postulats qu'il faut remettre en cause.
Simplement deux anecdotes pour montrer le machiavélisme du Directeur de l'Agence Régionale de Santé, renvoyant vers les participants les difficultés, comme pour les culpabiliser :
- sur les internes, le directeur de l'ARS s'est permis de dire qu'il fallait les attirer pour qu'ils restent ! Je me suis fait un malin plaisir de lui dire que cela ne dépendait pas des médecins , quand on voit comment les arcanes de l'administration hospitalière ont eu comme résultat qu'un interne en anesthése qui envisageait de prendre un poste à Charleville Mézières à la fin de son internat y renonce du fait du mépris affiché par le directeur de l'hôpital
- sur le manque de médecins généralistes, au président de la communauté de communes Rives de Meuse qui disait que les maisons médicales, c'était bien mais que cela ne réglait rien, le directeur de l'Agence Régionale de Santé a répondu que rien ne l'empêchait de créer un centre de santé. Quand je lui ai dit que les centres de santé étaient handicapés financièrement par la lourdeur des charges liées au tiers payant, j'attend toujours sa réponse : il a dit qu'il prenait note !

Cette conférence de santé avait été l'occasion pour le collectif de défense de l'hôpital de manifester ses inquiétudes : vous pouvez retrouver cela en cliquant ici.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 13:23

hopital-copie-1.jpgJe reviendrais prochainement dans ce blog sur la conférence de territoire qui s'est déroulé jeudi dernier, mais j'ai quelques difficultés à vous en faire un compte rendu lisible !

En attendant, voici le courrier que Sylvain Dalla Rosa, maire adjoint PCF de Charleville Mézières et membre de cette conférence de territoire a écrit au directeur de l'agence régionale de santé.

Monsieur le Directeur,

A l’occasion de la récente conférence de territoire Champagne Ardenne Nord, qui s’est déroulée le 6 octobre à Charleville-Mézières, vous avez présenté votre projet régional de santé et territoires. Au sein de celui-ci se trouve les orientations du schéma régional d’organisation des soins (SROS).

Dans les réflexions à mener, concernant la restructuration des plateaux techniques, vous avancez l’hypothèse d’un regroupement des maternités de Charleville-Mézières et Sedan. Cette proposition est la stricte application de la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) qui veut réformer l’hôpital public afin de mettre profondément en cause le service public de santé. Concernant les maternités, vous rappelez vous-même que les plateaux obstétricaux présentant moins de 500 accouchements annuels pourront faire l’objet de regroupement. Cette règle mathématique, déjà largement contestable, n’est applicable ni à Charleville Mézières ni à Sedan. En effet, aucun de ces deux établissements n’est en dessous de ce seuil d’accouchements. Un éventuel regroupement n’aurait alors aucune justification médicale mais simplement l’application d’une démarche comptable destinée à faire des économies au détriment de la qualité des interventions.

Cette logique, qui est celle du gouvernement, répond exclusivement à l’exigence de rentabilité voulue par la loi HPST et à la réduction, à tout prix, des dépenses publiques. Malheureusement, aujourd’hui cette réalité prend le pas sur le souhait de qualité des soins et des besoins réels de la population.

Vous me permettrez d’avoir une autre vision de la santé publique dans notre département. C’est pourquoi, au nom des élus communistes, je souhaite un réexamen du SROS qui doit prendre en compte la nécessité du développement de l’hôpital public sur notre territoire. En conséquence, nous nous opposerons, avec vigueur, à toutes les tentatives du démantèlement de l’hôpital public tant en matière de plateaux obstétricaux que chirurgicaux.

Souhaitant connaître vos nouvelles propositions en la matière, Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, mes salutations distinguées.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 17:23

Il me semble particulièrement intéressant de vous faire connaître la déclaration des élus communistes et du Front de Gauche du conseil général de l'Essone à propos de ce scandale : la construction en PPP de l'hôpital d'Evry Corbeil : 

"La situation de l’Hôpital Sud-Francilien illustre jusqu’à la caricature la logique du gouvernement Sarkozy de réduction des moyens publics pour la santé et la volonté de marchandiser l’offre de soins.

Alors que la population essonnienne continue de croître, les restructurations hospitalières imposées à Dourdan-Etampes, à Orsay-Longjumeau et bien sûr à Evry-Corbeil, les fermetures de services et de sites, la réduction des urgences de nuit et de week-end, les menaces sur les maternités ou les hôpitaux gériatriques…, toutes ces mesures imposées par le gouvernement via l’Agence Régionale de Santé apparaissent comme un non-sens.

Le partenariat public/privé et la tarification à l’acte ont partout pour conséquence que les services les plus rentables sont assurés dans le secteur privé au détriment du secteur public.

Ainsi, la France est devenu un véritable laboratoire de la privatisation de l’offre de soins hospitalière : elle est le pays d’Europe où la part de l’hospitalisation privée lucrative est la plus importante avec plus d’1/3 du « marché » et jusqu’à 60% dans le secteur de la chirurgie.

Confier à un groupe comme Eiffage, en PPP, la construction de l’Hôpital Sud-Francilien révèle l’absurdité de cette logique : 8 000 malfaçons, 100 millions de surcoût, 42 millions de loyer, un directeur qui jette l’éponge… Que la Chambre Régionale des Comptes estime à 550 millions d’€ le surcoût par rapport à une maîtrise d’ouvrage publique ne peut surprendre que les faux naïfs ! Que l’on ne vienne plus nous dire que le service public coûte trop cher !

Cette situation est à la fois catastrophique pour les comptes publics, pour les personnels et pour les usagers. Car ce sont les conditions de travail et le service rendus aux patients qui se dégradent chaque jour un peu plus, pour satisfaire aux exigences d’Eiffage.

Nous nous félicitons qu’aujourd’hui plus personne n’ose défendre l’efficience du PPP. Mais dans ce cas de figure, faute avouée ne peut-être pardonnée, quand les conséquences sont si graves.

Nous soutenons pleinement les revendications des personnels hospitaliers avec leurs organisations syndicales.

Nous réitérons notre demande au Préfet d’un moratoire immédiat sur les restructurations hospitalières dans l’Essonne et nous exigeons que soit organisé dans les plus brefs délais une table ronde sur la situation spécifique de l’Hôpital Sud-Francilien."

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 22:41

Pas du tout.
Et en plus, dans un ballet bien monté entre le gouvernement et JP Raffarin, ami politique des membres du gouvernement, on a largement parlé de la taxation des parcs d'animation. Le gouvernment a donné l'impression d'entendre et la nouvelle taxation des mutuelles passe quasiment sous silence.
Pourtant, le même train de mesures d'économies va ponctionner 1,1 milliard d'euros en année pleine et 100 millions d'euros dès 2011 sur les complémentaires santé, sur la maladie donc, imposant à celles-ci, soient de rembourser moins, soit d'augmeenter leurs cotisations.
La méthode est en plus particulièrement détestable car il s'agit de supprimer une exonération de charges dont bénéficiaient les complémentaires santé qui pratiquent des contrats solidaires et responsables, donc de supprimer tout désavantage pour les assurances privées qui sélectionnent leurs bénéficiaires pour n'assurer que ceux qui sont en bonne santé (ou assurer les autres, mais avec des primes d'assurance beaucoup plus élevées)

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 11:48

Les Sparnaciens ont été entendus : les réunions publiques, rassemblement set pétitions (plus de 4000 signatures) ont porté leurs fruits, puisque le directeur de l'Agence Régionale de la Santé a du annoncer pendant l'été que la maternité reviendrait sur le site de l'hôpital.
C'est un succès pour les militants du service public, pour tous ceux qui considèrent que la santé n'est pas une marchandise, que la naissance de nos enfants ne doit pas servir à l'enrichissement personnel de certains.
Le Directeur de l'ARS, bras armé du ministre de la santé dans la région, a du prendre acte de cette exigence de service public.
Les militants de l'hôpital public n'accepteront pas de tricherie ! Car pour l'instant seul le lieu sera public : il s'agirait d'une maternité dans le cadre d'un groupement de coopération sanitaire de statut privé. Il serait inacceptable que les charges soient pour l'hôpital public et les profits pour le privé ! Or, on sait qur la tarification à l'activité sous estime grandement les dépenses liées aux accouchements par un choix politique inadmissible : la différence entre tarif payé et charges se réduisant avec l'augmentation de la taille des maternités (du fait de l'importance des charges liés à la permanence des soins), ce choix tarifaire favorise les regroupements de maternités, la fermeture des maternités de proximité. Dans le cadre de la logique actuelle de la T2A, une maternité à Epernay ne peut être en équilibre financier et l'on imagine très vite comment un groupement de coopération sanitaire privé peut s'en sortir : externaliser ses charges sur l'hôpital en sous compensant toutes les charges assumées par celui-ci (laboratoire, anesthésie ...) pour maintenir leurs bénéfices, avec un danger majeur pour l'équilibre financier de l'hôpital et donc pour ses personnels dans tous les services : les plans de retour à l'équilibre, ce sont des suppressions de postes, sans attention pour les besoins.
Encore un effort Monsieur le Directeur de l'ARS
Ce n'est pas une apparence de maternité publique qu'il faut à Epernay ! C'est une vraie maternité publique.

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 15:00

hopital-copie-1.jpgLe directeur de l'hôpital ne connaît que les chiffres. Il a donc inventé pour supprimer des postes de personnel de fermer des lits le week end et depuis la fin juin, il y a en plus des différents services de chirurgie qui ont été amputés de pas mal de leurs lits, un hôpital de semaine de chirurgie (la même démarche a aussi eu lieu en médecine et à la maternité)

Un élève de CM2 est capable de comprendre qu'il s'agit là d'une répartition différente mais que la charge de travail pour le personnel est la même, à activité constante.

Mais le directeur fait semblant de ne pas comprendre cette évidence. Il en a donc profité pour supprimer des postes d'infirmières et d'aides soignantes. Dans les services de chirurgie traditionnels, il y a moins de personnel, proportionnellement à la suppression de certains lits, mais avec une charge de travail proportionnellement beaucoup plus importante, puisqu'il y a une concentration des malades demandant le plus de soins, car les plus graves, ceux qui restent plus que quelques jours. La qualité des soins s'en ressent évidemment et le moral du personnel plus encore, car si elles font tout pour que la prise en charge soit toujours aussi bonne, c'est au prix de fatigues supplémentaires mais plus encore avec l'impression de ne pouvoir assurer correctement leur travail.

Et dans l'hôpital de semaine, c'est la pagaille ! Une seule infirmière pour prendre en charge des patients de toutes spécialités, suivis par des chirurgiens qui, fort logiquement, veulent tous voir l'infirmière à la même heure, avant d'aller au bloc opératoire ou faire leurs consultations, une infirmière qui, en plus, a beaucoup plus de choses à leur demander qu'avant, puisqu'elle ne connaît pas les habitudes de chacun. Et le vendredi, il y a toujours quelques opérés qui doivent rester un peu plus longtemps que prévu initialement. Ils ont donc droit à un changement de service. Quel confort !

La pagaille que ceci entraîne sur le fonctionnement du bloc opératoire, ce sera pour le prochain épisode !

Mais je voudrais, dès aujourd'hui souligner ce qui m'attriste le plus : le consentement de certains médecins pour ce fonctionnement dégradé. Le directeur leur a fait croire que s'ils n'acceptaient pas, ce serait pire ! Plutôt que de se battre, ils ont donc collaboré à ce projet. Et ont l'audace de dire qu'ils font cela pour le bien de la population ardennaise, pour garder un hôpital public !

Mais les Ardennais ont droit à mieux qu'un hôpital low cost ! La qualité doit être au rendez vous pour tous, sauf à choisir délibérément une médecine à deux vitesses : ce n'est pas dans l'éthique de la profession médicale.

La rentrée va être chaude ! Le personnel ne supporte plus cette désorganiation au nom de raisons financières et j'ai eu au téléphone ce matin une responsable du syndicat CGT : des actions vont être engagées !

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 11:56

hopital-copie-1.jpgIl y avait une époque où une question lancinante était le recrutement de médecins pour améliorer les prises en charges des patients ardennais.

Cette époque est révolue : un médecin, il faut le payer et en plus il engendre d'autres dépenses.

Une seule solution pour un directeur avide d'une bonne notation par ses supérieurs (avec la prime et l'avancement qui vont sans doute avec) : les faire fuire !

Et voilà comment en quelques mois on casse des équipes qui ont mis des années à se constituer, rendant tout recrutement médical futur beaucoup plus compliqué car il est toujours beaucoup plus tentant de partager le travail d'une équipe que de se retrouver seul, sur le pont 365 jours par an !

C'est l'ana path ! (pour les non initiés, je viens de chercher la définition sur wikipédia : " L'anatomo-pathologie, est une  technique, humaine et vétérinaire, qui se consacre à l'étude des lésions macroscopiques et microscopiques des tissus pathologiques prélevés sur un sujet vivant ou décédé.". La présence de ces médecins est indispensable au moment de certaines interventions chirurgicales pour guider le chirurgien.) Le mépris affiché par la direction vis à vis des jeunes médecins arrivés récemment prendre la relève d'un départ à la retraite a entraîné leur fuite rapide et le seul recours maintenant à de tels spécialistes est devenu ponctuel, désorganisant l'activité du bloc opératoire de l'hôpital !

C'est l'hémato : après la fermeture de son service l'été dernier, le chef de service passait plus de temps à résoudre des questions d'organisation, à chercher ses malades dans tous les services de l'hôpital qu'à soigner : il est parti sous d'autres cieux !

C'est l'anesthésie : plus un et moins deux (pour ne pas dire plus !). Bel exemple d'application de la loi HPST (la loi Bachelot) dans tout ce qu'elle a de plus antidémocratique. Sans consulter les médecins anesthésistes, le directeur de l'hôpital a embauché un anesthésiste sur un nouveau type de contrat fait pour casser le service public, sur un contrat de praticien clinicien, super bien payé, à condition d'être aux ordres de Monsieur le Directeur, car révocable du jour au lendemain. En l'occurence, ce médecin aura rempli son contrat si il réussit à faire en sorte que les médecins anesthésistes puissent être moins nombreux ! Curieux hôpital pour venir prôner la réduction du nombre de médecins anesthésistes. Il n'y a pas de classement à faire : toutes les situations sont différentes en fonction de la répartition entre activité programmée et prise en charge des urgences, mais l'hôpital de Charleville Mézières ne fait pas partie des hôpitaux où les médecins anesthésistes font le moins d'actes, loin de là ! La réorganisation, c'est de la création d'anesthésie low cost ! Vous rajoutez à cela le refus de participer aux corvées du service pour se réserver les activités les plus en vue (mais quand on a le directeur dans sa poche, on se croit évidemment tout permis) et le médecin qui avait le plus de facilités pour muter ailleurs part dès septembre ! Mais on s'est également privé d'un autre recrutement, car le directeur a mis à la porte du jour au lendemain en mai le remplaçant qui avait annoncé réfléchir, après la période des congés, à prendre un poste. Et sans doute d'autres, car l'on a gâché les possibilités d'intégrer des remplaçants habituels, membres à part entière de l'équipe, mais qui hésitaient à prendre un poste définitif ! Evidemment, il y a une question financière, mais ce n'était pas des mercenaires de l'anesthésie comme les autres ! Déjà, ils étaient revenus, alors que d'autres ne font que passer, trouvant qu'il y a trop de travail à Charleville Mézières, revenus, revenus et devenus des amis de toute l'équipe, partageant corvées et plaisir du travail bien fait. Et là où il fallait tous se mettre autour de la table pour négocier, le directeur s'est contenté du chantage, annonçant qu'à partir du 1er septembre il recourrait à de vrais mercenaires de l'anesthésie en cas de bsoin, plus à eux. Cécile, Mickael, Gérard, Aldo, quel gâchis ! Et l'angoisse de découvrir chaque lundi de nouveaux médecins alors que l'anesthésie est un travail d'équipe, découvrir chaque lundi de nouveaux médecins et l'expérience nous a déjà démontré que certains sont de vrais mercenaires au sens le plus péjoratif du terme.

Il y a bien, bien d'autres choses à dire sur l'hôpital : je n'ai là guère parlé que des médecins. Il y a aussi beaucoup à dire sur la souffrance du personnel, à analyser les causes. Le prochain épisode est pour bientôt sur ce blog : ce sera à propos de l'hôpital de semaine de chirurgie !

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