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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 11:29

"Loin de revenir sur les conséquences les plus néfastes pour la santé publique de la loi Bachelot, cette proposition n’a, en réalité, pour objet que d’en supprimer les quelques aspects positifs – pourtant bien rares – afin de tenter de satisfaire la frange la plus conservatrice des médecins généralistes libéraux, agacée par les timides incitations du Gouvernement à assurer un meilleur maillage territorial des professionnels de santé."

Ce commentaire est extrait de l'intervention de Jacqueline Fraysse, députée du Front de Gauche dans les Hauts de Seine à l'Assemblée Nationale le 7 juillet. Vous pourrez retrouver la totalité de son intervention en cliquant ici

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 13:21

images.jpgUn décret paru au journal officiel de ce jour supprime de la liste des affections de longue durée permettant des remboursements à 100% l'hypertension artérielle sévère au motif qu'il s'agit uniquement d'un facteur de risque !

Il s'agit là d'une conception de la santé tout à fait particulière : cela veut dire qu'il n'est pas important que les gens se soignent pour éviter d'avoir une insuffisance cardiaque, une attaque cérébrale ... On les prendra en charge à 100% quand ils seront paralysés ou dialysés ? Curieuse manière de faire des économies. Il s'agit là d'une décision dangereuse condamnant ceux qui n'ont pas les moyens, pas de mutuelle ... et condamnant la notion même de prévention

Il s'agit en plus d'une décision sournoise : pour éviter trop de protestations, cette décision ne touche pas ceux qui ont actuellement cette prise en charge (et un autre décret précise même qu'ils pourront avoir le renouvellement de leur prise en charge à 100%) mais uniquement des nouveaux malades, qui ne sauront sans doute jamais qu'avant ce décret mortifère ils auraient eu une prise en charge à 100% !

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 22:50

hopital-copie-1.jpg

La Haute Autorité de Santé confirme dans ce rapprot ce à quoi on pouvait s'attendre vu les rumeurs : elle émet une réserve majeure sur l'organisation du bloc opératoire.

Une lecture plus avancée de ce très long rapport (418 pages) confirme ce qui avait pu être dit sur ce blog (à relire en cliquant ici) : les reproches les plus importants concernant l'organisation du bloc opératoire portent sur ce qui ne s'y passe pas, à savoir les endoscopies digestives ! (Les éléments concernant l'organisation du bloc opératoire se trouvent à partir de la page 378).

Cette stignatisation du bloc opératoire, sans rapport avec ce qui s'y passe, est particulièrement interrogative sur le but recherché : nuire à ce service public ?

Il convient de s'interroger aussi sur la manière dont le directeur de l'hôpital a répondu au pré rapport du la Haute Autorité de Santé. Comme il l'a fait sans consulter les professionnels concernés, le résultat obtenu avec la publication du rapport n'a rien d'étonnant. Reste à savoir comment il va traiter la question des endoscopies digestives dans l'année à venir, puisque l'hôpital a un an pour améliorer la situation. Je crains que cela ne soit pas bien parti, car pour l'instant, tout ce qu'il attend des anesthésistes, ce n'est pas qu'ils s'occupent des endoscopies digestives, c'est qu'ils acceptent de travailler le lendemain de leurs nuits passées au bloc opératoire au mépris de toute sécurité - même pas pour s'occuper des endoscopies digestives, mais simplement pour diminuer le recours aux médecins intérimaires, faute de médecins titulaires en nombre suffisant !

Deux autres choses sur ce rapport de l'HAS que vous pouvez télécharger en cliquant ici : ne vous étonnez pas. C'est un document pdf qu'il faut au préalable déziper.

- j'ai été amusé par les commentaires de la HAS sur le logiciel : " Le système d'information utilisé est propre au bloc opératoire et dédié essentiellement à l'élaboration du programme opératoire. Il n'est pas intégré dans le système d'information hospitalier et ne permet d'établir les requêtes relatives au suivi régulier des activités et des dysfonctionnements." Evidemment que ce système d'information n'est pas intégré. Il a fallu que je m'en occupe moi même pour le mettre en place, sans aucun secours de professionnels de l'informatique et ce ne devait être que provisoire pour un an ou deux (c'était à la fin du dernier millénaire !!!!). Quant aux requètes pour le suivi des activités, j'avais commencé à en faire, mais l'intrusion trop importante d'une administration plus prête au flicage qu'à une amélioration des pratiques m'en a dissuadée !

- Quand on dit que l'évaluation de la HAS est une évaluation de la quantité de papier noirci par le personnel au détriment de la prise en charge les malades, j'ai trouvé une phrase magnifique dans le chapitre sur la douleur (p185) : "Cependant, la périodicité de mesure pour le patient non algique n'est pas définie." En langage décodé, il est reproché à l'hôpital de ne pas avoir défini tous les combien d'heures l'infirmière doit noter le niveau de douleur d'un malade qui n'a pas mal !

Enfin, et sans rapport avec la certification, l'hôpital améliore sa qualité sans le directeur : les premières consultations d'anesthésie en eu lieu à Fumay cette semaine, évitant à certaines personnes de la Pointe un déplacement à Charleville Mézières, quelques jours avant leur hospitalisation, uniquement pour une consultation.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 23:45

hopital-copie-1.jpgPour les profits, il faut ouvrir les supermarchés le dimanche ... au mépris de la vie des salariés !

Mais il faut économiser sur la santé ! Alors à l'hôpital de Charleville Mézières, il existe depuis une quinzaine de jours un service de chirurgie de semaine qui ferme pour le week end ... au mépris de la vie des malades.

Et le directeur surveille que les malades ne restent pas le week end. Du jamais vu ! Il s'est procuré un accès à des données médicales pour rappeler à l'ordre si le choix de l'hospitalisation, en service de semaine ou en hospitalisation traditionnelle, ne répond pas à l'idée qu'il s'en fait ! Il s'agit là d'une intrusion inadmissible de l'administration hospitalière dans le domaine du secret médical ! Sans parler du fait qu'il n'a aucune compétence pour décider des durées d'hospitalisation.

La loi Hopital Patient Santé et Territoires deux ans après

Tel est le thème de la réunion publique organisée par le collectif de défense de l'hôpital de Charleville Mézières

mardi 14 juin à 18 h 30

salle de Nevers

avec la participation de Paul Cesbron

responsable de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité en Picardie

La loi HPST a organisé l'hôpital pour faciliter les coupes sombres dans le budget et le personnel en réduisant le rôle des instances et en donnant tout pouvoir aux directeurs des hôpitaux et à ceux des ARS, vous savez, les agences de régression sociale.

Le directeur de l'hôpital de Charleville Mézières, cela a du lui monter à la tête : il se dit que dimanche dernier, parti en vélo, il a crevé à Monthermé et qu'il a appelé l'hôpital pour exiger que l'on vienne le sauver, lui et son vélo !

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 22:30

hopital-copie-1.jpgL'importance des réactions aux projets de "coopération" entre les hôpitaux de Charleville Mézières, Sedan et la polyclinique privée font que pour l'instant, on n'en entend plus parler ! La plus extrème vigilance reste évidemment de rigueur !

Le directeur avait refusé une expertise demandée par le CHSCT pour permettre à cette instance de prendre position sur la transformation des horaires du personnel des urgences et de réanimation en périodes de 12 heures. Le tribunal lui a donné tort. Les organisations syndicales ont pourtant bien raison de vouloir une telle expertise avant de rendre leur avis. Beaucoup de services de réanimation en France fonctionnent ainsi avec une équipe de jour et une équipe de nuit faisant 12 heures chacune. Cela peut paraître tentant, surtout quand on est jeune : trois jours de travail par semaine seulement, mais rapidement, faire 12 h, cela devient harassant. Quand on a des enfants, on découvre que trois jours par semaine on est chez soi, mais ils sont à l'école et les jours où on travaille, on est tellement crevé le soir qu'on les voit à peine. Et le turn over des infirmières dans ces services est très rapide : deux ou trois ans. A Charleville, on avait l'avantage d'avoir de "vieilles" infirmièr(e)s expérimenté(e)s.

Le directeur a voulu réorganisé le bloc opératoire, sans concertation : une grève du personnel lundi l'a obligé à sursoir aux changements d'horaires  pour prendre le temps de la discussion.

Le directeur est dans la difficulté, alors, il préfère sévir. Il pense faire peur aux organisations syndicales mais il se trompe et ce matin, c'est une conférence de presse sous l'égide des trois unions départementales des syndicats représentés à l'hôpital qui a dénoncé les faits.

Il a infligé un blâme avec inscription au dossier individuel à Christine Caruzzi, la secrétaire générale du syndicat CGT de l'hôpital. Il lui reproche l'article paru dans la presse locale le 29 mars, sauf qu'il n'a même pas l'intelligence de faire la part de ce qui avait réellement été dit et de la traduction par le journaliste (ou les journalistes, puisqu'il semblerait que la première page était faite par la rédaction à Reims).

Le nom de Christine et le mien étaient cités dans le journal : il n'a même pas fait l'effort de savoir qui avait dit quoi et en l'occurence, c'est moi qui avait parlé de la certification et de la Haute Autorité de Santé, ce que je viens de me faire le plaisir de lui écrire. Mais il veut porter atteinte aux organisations syndicales. Quelle triste vision du dialogue social !

L'actualité récente me confirme d'ailleurs qu'il est licite de s'interroger sur l'indépendance véritable du la Haute Autorité de Santé : le Conseil d’État vient en effet d’annuler sa recommandation de 2006 relative au traitement médicamenteux des malades atteints de diabète de type II en l'absence de preuve d'indépendance vis à vis des laboratoires pharmaceutiques !

Non seulement, il a une triste vision du dialogue social, mais il ne semble pas vouloir respecter l'exercice de la démocratie, puisqu'il s'oppose au renouvellement de mon mi-temps qui me permet d'exercer correctement (tout du moins j'essaie) le mandat pour lequel j'ai été élue. Là dessus, aux dernières nouvelles, il est prêt à négocier (en fait, il n'a guère le choix, car il y a des lois) mais à condition quand même que je travaille plus ! Sans doute n'a t'il pas encore compris qu'avec un précédent directeur, on avait un peu réfléchi pour trouver la solution qui permettait à la fois le respect du fonctionnement du service ( et du budget de l'hôpital) et l'exercice de mon mandat.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 16:19

En mettant en débat une proposition de loi pour modifier la loi HPST (Hôpital, Patient, Santé et Territoire) le gouvernement fait de l'animation qui je n'oserai même pas qualifier de thêatrale : ce serait manquer de respect pour cet art !

Mais il ne résout rien !

Allez donc lire l'intervention de Jacqueline Fraysse, députée communiste des Hauts de Seine, lors du débat à l'Assemblée Nationale du 12 avril en cliquant ici.

Là où ils existent, les centres de santé sont soumis à d'immenses difficultés financières alors qu'ils facilitent l'accès aux soins en regroupant dans des structures de proximité des activités médicales, paramédicales, sociales et de soins infirmiers, en pratiquant les tarifs conventionnés et le tiers payant mais aussi qu'ils pratiquent le salariat auquel aspirent de plus en plus de jeunes médecins qui rechignent à passer une partie de leur temps à de la gestion et qui préfèrent l'exercice collectif.

Mais le gouvernement s'entête dans ses couteux dispositifs de soutien à la médecine libérale.

Pourtant, le maire UMP de la Ferté Bernard, désespéré de ne pas trouver une relève pour les médecins libéraux de sa commune, est en train de créer avec succès un centre de santé municipal !

Oui, il y a des solutions à désertification médicale, à condition de prendre les bonnes mesures !

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 19:14

Au même moment où la loi HPST désorganise l'amènagement du territoire et l'accès aux soins hospitaliers par des fermetures de services, obligeant les malades à aller consulter plus loin, deux décrets ont été pris pour réduire l'accès au remboursement des transports sanitaires.

Le premier restreint le remboursement pour des malades en ALD (affections de longue durée). Une petite touche comme la sécurité sociale sait faire depuis des années dans ses déremboursements, pour habituer et ne pas faire hurler trop de personnes à la fois. Cela ne touche "que" des malades pas trop malades pour résumer.

Alors, effectivement ce sont des personnes qui peuvent sans doute prendre leur voiture ... s'ils en ont une ! Mais ce que les décideurs de la sécu oublient ou veulent oublier, c'est que tout le monde n'a pas de voiture. Dans les Ardennes, c'est de l'ordre de 30% des foyers qui n'ont pas de voiture, en particulier des personnes âgées, mais aussi des familles qui n'ont pas les moyens d'avoir une automobile. Et prendre le car à 6 h du mat pour aller consulter à 11 h, il faut vraiment être en pleine santé pour le faire !

Bref, une mesure qui va avant tout toucher ceux qui ont le moins de moyens, ceux qui habitent à la campagne ou comme souvent dans les Ardennes, les bourgs industriels disséminés dans le département.

Mais pour le gouvernement, il faut ceinture et bretelles : il y a donc un deuxième décret daté du 21 mars pour surveiller la prescription de transports sanitaires par les établissements hospitaliers avec sanction à l'appui pour ceux qui ne diminueraient pas assez leurs prescriptions.

Un conseil, faites comme moi et allez signer la pétition recommandée par la Coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité en cliquant ici.

Et regardez cette vidéo réalisée par Alexis pendant la manif du 2 avril à Charleville.



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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 23:12

hopital-copie-1.jpgDifficile de trouver une expression décrivant mieux la situation à l'hôpital de Charleville Mézières !

Non seulement il n'y a aucune nouvelle des scenarii qui devaient être faits à la demande de l'Agence Régionale de Santé de rapprochement avec l'hôpital de Sedan et la polyclinique du Parc, mais la même ambiance glauque règne sur une éventuelle non certification de l'hôpital.

Faut pas en parler, mais quand on vous dit cela, c'est juste pour vous confirmer ce que vous avez déjà appris en allant faire vos courses !

La certification, c'est quoi ? C'est une procédure d'évaluation externe (ce sont les termes officiels) menée par la Haute Autorité de Santé (HAS) sensée attester de la qualité d'un établissement et l'aider à progresser.

Premier problème : c'est surtout une évaluation de la qualité du papier consommé et du temps perdu par le personnel, un temps qui lui manque pour s'occuper des malades.

Deuxième problème : alors que le rapport de certification avait été annoncé pour l'été 2010, voici seulement que l'on en apprend des bribes. Le directeur serait sensé répondre aux critiques formulées et si les réponses apportées ne sont pas satisfaisantes, l'hôpital ne serait pas certifié ! Un directeur souhaitant véritablement défendre son hôpital communiquerait les reproches apportés pour qu'on l'aide à y répondre. Dans le cas présent, apparemment seul son entourage proche, fait de ceux qui ont courbé l'échine, travaille à la réponse. D'ailleurs, il n'y a pas eu de réunion de la Commission Médicale d'Etablissement depuis octobre dernier !

Troisième problème : l'objection majeure porterait sur le bloc opératoire, non pas pour ce qui s'y fait, mais pour ce qui ne s'y fait pas ! La HAS reproche en effet que toutes les explorations digestives (coloscopie par exemple) ne se fassent pas au bloc opératoire. Dans le même temps, la HAS publie un rapport proposant un niveau d'environnement pour pratiquer certains actes intermédiaires entre le cabinet du médecin et un bloc opératoire : quand on lit ce rapport, l'hôpital de Charleville Mézières est tout simplement innovant sur les propositions faites. Et en plus, on va améliorer encore cela !

Bref, tout porte à croire que les autorités de santé jouent de cette certification pour mieux mettre en place leur stratégie dévastatrice de réorganisation accompagnée de maltraitance des personnels avec son corollaire évident, une baisse de la qualité des soins.

Comme ils sont fous, les suppositions les plus folles peuvent faites : la lettre du directeur de l'ARS posait le principe de l'exclusivité de chaque site. Pourquoi la procédure de certification ne pourrait pas vouloir pousser à ce que les explorations digestives se fassent ailleurs qu'à l'hôpital de Charleville Mézières ?

Ce qui est sur, c'est que les premières réactions font que la stratégie du directeur de l'Agence Régionale de Santé, aux ordre du gouvernement sarkozyste a du mal à se mettre en place.

Cette semaine, le conseil municipal de Sedan a voté une motion de défense de son hôpital à l'initiative de Régine Henry, conseillère municipale communiste : vous pouvez la retrouver en cliquant ici.

La mobilisation doit s'accentuer.

Tous samedi 2 avril à la manifestation

au départ de l'hôpital Corvisart à 10 h 30

Pour en savoir plus, vous pouvez allez voir le site du collectif de défense de l'hôpital en cliquant ici ou le site de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité en cliquant ici. C'est maintenant une centaine d'organisations qui appellent à participer à cette journée d'action nationale pour la santé. Même les deux plus gros syndicats de médecins hospitaliers, la CMH et l'INPH ont décidé d'apporter leur soutien.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 00:08

achassaigneComme l'a indiqué André Chassaigne, député communiste du Puy de Dome, à l'assemblée nationale mardi 15 mars, "de nombreuses voix se sont élevées pour rappeler que la psychiatrie française se bat depuis cinquante ans pour être reconnue comme un dispositif de soins au service des patients, et non pas comme un lieu de relégation sociale, et pour réclamer, comme a dit Marylise Lebranchu, une loi de santé, et non une loi de sûreté."

Le projet de loi débattu à l'assemblée nationale vise principalement à favoriser le recours aux soins sous contrainte, y compris pour les soins ambulatoires.

Cette vision d'une psychiatrie de controle social est à l'opposé de ce qui devrait être son but : soigner des personnes souffrant psychiquement !

Et il n'y a pas une proposition dans ce projet de loi pour faciliter le recours volontaire à un psychiâtre, pas une proposition pour diminuer la pénurie de psychiatres. Dans les Ardennes, c'est dramatique. Ceux qui restent sont pour la plupart proches de la retraite !

Je vous invite à aller lire l'intervention d'André Chassaigne en cliquant ici.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 10:05

hopital-copie-1.jpgLa mécanique infernale de la T2A poursuit son oeuvre d'étranglement financier de l'hôpital public au grand profit des actionnaires du secteur privé commercial dont les dividendes ne cessent d'augmenter.
Cette année, la convergence des tarifs se traduit par une baisse de certains tarifs de 10% pour le secteur public, alors qu'ils restent stables pour le privé lucratif.

S'ajoute le lobbying de la Fédération de l'Hospitalisation Privée qui a porté ses fruits. Pour rappel, la FHP a adhéré au MEDEF en mai 2010.
Elle va notamment pouvoir toucher une part plus importante des crédits MIG (Mission d'Intérêt Général), ce qui lui permettra de maintenir les activités qu'ils jugent non rentables, comme les urgences, mais qui revêtent aussi un intérêt stratégique pour recruter des patients. Elle pourra aussi accueillir des internes, bénéficiant ainsi d'une main d’oeuvre à bon marché, à partir de laquelle elle pourra ensuite choisir plus facilement ses « collaborateurs » les plus performants et les plus en phase avec sa logique financière.
La conséquence de ces mesures a été clairement énoncée par la Fédération Hospitalière de France : ce seront 15 000 emplois en moins ! Après les 16 000 emplois supprimés en 2011 à l’Éducation nationale, les chiffres concernant l'hôpital montrent bien que l'entreprise de casse des services publics passe avant tout par une baisse générale des effectifs dans tous les secteurs du service public.
A l'initiative d'une cinquantaine d'organisations, une journée nationale d'action "Notre santé est en danger" est prévue le 2 Avril.

Dans les Ardennes une manifestation est prévue au départ de l'hôpital Corvisart à 10 h 30 vers le siège de la délégation de l'ARS à Charleville.

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