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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 14:23

orL'euro a été conçu au service de la domination des marchés financiers et pour rivaliser avec les USA dans l'attraction des capitaux mondiaux, moyennant un taux d'intérêt offert supérieur en permanence à celui de la devise américaine.

Avec l'euro, les dirigeants européens cherchent à disputer aux USA le privilège exorbitant dont ils disposent avec le dollar, qui est, de fait, la monnaie commune.

La zone euro, avec une BCE "indépendante", cherche à favoriser les marchés financiers : ainsi au nom de la lutte contre l’inflation, elle rationne la création monétaire susceptible de soutenir l’emploi, la formation et les salaires. Simultanément, avec le pacte de stabilité, les dépenses publiques sont freinées dans le but de tenir les déficits publics sous la barre de 3% du PIB.

L'euro a facilité un fort endettement des États membres, à commencer par ceux d'Europe du sud, Cet argent a servi à la spéculation, immobilière notamment, et a favorisé l'exportation de capitaux et les délocalisations. D'où une croissance réelle insuffisante, pauvre en emplois, qui s'est effondrée avec l'explosion de la bulle spéculative.

Dans ce contexte, l'endettement public de ces pays est apparu excessif par rapport à leurs capacités réelles de remboursement, déclenchant une intense spéculation faisant brutalement remonter leurs taux d'intérêt. Cela a débouché sur une grave crise de surendettement public et de vives tensions au sein de la zone euro.

Des réponses d'ampleur ont été apportées. Mais elles cherchent, avant tout, à rassurer et consolider les marchés financiers, au prix de l'écrasement des dépenses salariales, sociales et des services publics. Elles cassent donc la croissance et l'emploi et rendent encore plus improbables les remboursements. D'où la poursuite de la spéculation contre les pays concernés, dont le défaut de paiement est anticipé, mais aussi contre tout le système de l'euro, avec les risques d'une contagion.

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a été mis en place pour tenter d'endiguer cette crise et d'empêcher sa contagion, de concert avec le FMI et la Commission européenne. Il dispose de la garantie des États de la zone euro, ce qui lui permet d'emprunter jusqu'à 440 milliards d'euros sur les marchés financiers et de re-prêter aux États en difficulté avec des conditions punitives.

Cette logique consiste donc à emprunter encore et toujours plus sur les marchés et donc à encourager leur croissance cancéreuse et leur domination sur le social et le public, au lieu de faire appel à la création monétaire de la BCE. Cela ne peut qu'accentuer les cercles vicieux de la dette contre l'emploi, les salaires, la formation, les services publics...

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 14:11

 

orAprès avoir contraint les États à se soumettre aux marchés financiers, après avoir généré l’endettement massif des agents économiques, les politiques libérales se sont attachées à réduire au maximum le poids de l'impôt et des prélèvements obligatoires sur les plus riches et les entreprises. 

C'est un terrible manque à gagner pour les finances publiques: ainsi en France, les prélèvements obligatoires, relativement au PIB, sont toujours restés sensiblement inférieurs aux dépenses publiques, de 7,9 points en moyenne de 2003 à 2008, mais de 12,8 points en 2009 et de 12,2 points en 2010. Car les gouvernements successifs n'ont cessé de multiplier les cadeaux fiscaux et para-fiscaux (allègements de "charges sociales", suppression de la taxe professionnelle, baisse de l'ISF...) au profit des entreprises, au nom de la compétitivité pour éviter les délocalisations, et des grandes fortunes, sous prétexte que cela inciterait leurs détenteurs à ne pas s'exiler fiscalement.

Selon un rapport officiel de P. Champsaur et JP Cotis publié en avril 2010, depuis 1999, "l'ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont réduit les recettes publiques de prés de 3 points de PIB:". Et les auteurs d'ajouter: "Si la législation était restée celle de 1999, le taux de prélèvements obligatoires serait passé de 44,3% en 1999 à 45,3% en 2008".

Le manque à gagner total, pour l’État, des allègements accordés aux entreprises est de 172 milliards d'euros en année pleine, soit 67,7% du total des recettes fiscales nettes du budget 2011 et 1,87 fois le déficit prévu !

Dans ce total, on retrouve les exonérations de cotisations sociales patronales dont la compensation coûte annuellement quelque 30 milliards d'euros (29,8 milliards en 2009).

 

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 14:00

orAujourd'hui les Etats sont dans l'obligation de donner des gages de "bonne gestion capitaliste" et d'avoir "une bonne note" auprès des agences de notation pour pouvoir se financer à un taux "décent" auprès des marchés financiers. Une obligation de se tourner vers ces derniers alors même que les banques peuvent se refinancer, aujourd’hui, auprès de la BCE à moins de 1% et fixer ensuite des taux exorbitants aux États : plus de 4% pour la France qui bénéficie pourtant d’un AAA auprès des agences de notation, plus de 6% pour l’Italie, plus de 14% pour la Grèce4

Cette obligation est la résultante d'une volonté politique. En France c'est la loi du 3 janvier 1973 qui a enclenché ce processus, conforté et renforcé par le traité de Maastricht de 1992 et la loi du 4 août 1993. : la loi "Pompidou-Giscard" du 3 janvier 1973, décide de mobiliser la force de l'Etat pour promouvoir le marché financier et soutenir les opérations financières des banques ordinaires. Elle stipule en son article 25 que "le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France". En pratique, cela signifie que l'on interdit à la République française l'accès direct à la création monétaire de la Banque centrale en l'obligeant à emprunter auprès des banques privées sur les marchés d'obligations à des taux d'intérêt dépendant de la conjoncture de ces derniers. Par cette réforme, "il s'agissait à l'époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu'ils soient émis par une entité privée ou publique" confirme V. Giscard d'Estaing. Et il la justifie: "la possibilité du prêt direct de la Banque de France au trésor public a généré partout où il fut appliqué une situation d'inflation monétaire permanente". Constatation très discutable, car ce n'est pas, en soi, l'appel public à la création monétaire de la Banque centrale qui est inflationniste, mais la façon dont cette création monétaire, utilisée alors par l’État pour de massifs transferts en direction des capitaux monopolistes, n'a pas engendré une croissance suffisante des richesses réelles, d'où l'inflation. L'enjeu était non seulement de mettre l'endettement de l’État au service des grands groupes, mais aussi de favoriser le financement de ces derniers. Cela a conduit à une longue période d'essor du marché financier et à une envolée de la dette publique.

De fait, avec le ralentissement de la croissance et la montée du chômage, avec les transferts de plus en plus massifs de l’État vers les grandes entreprises faisant exploser les gâchis de financements publics, avec l'inauguration des politiques d'austérité raréfiant les recettes fiscales et sociales, les comptes publics de la France ont commencé à s'enfoncer structurellement dans le rouge à partir de 1974 pour, depuis, ne plus jamais revenir dans le vert.

C'est le cumul de ces déficits successifs qui explique la croissance de la dette publique désormais couverte par des emprunts sur les marchés financiers. S'engage alors une spirale de la dette que renforcent :

- Le rôle des agences de notation : les apporteurs de fonds (banques, assurances, fonds de pensions et d'investissement...) surveillent la "qualité" des emprunteurs notés par des Agences de notation. Ils exigent des taux d'intérêt d'autant plus importants que les notes sont faibles.

- Le poids des intérêts de la dette : l'accumulation de la dette et la progression des intérêts engendrés ont fait surgir un phénomène "boule de neige" avec une croissance économique de plus en plus ralentie. La dette publique augmente mécaniquement, du fait que le taux d'intérêt payé sur elle est plus élevé que le taux de croissance des ressources qui servent à la rembourser est faible.

- La "mission" de la BCE : La pratique de l'appel par l’État aux marchés financiers pour financer ses déficits est devenue encore plus importante avec le passage à un euro conçu, précisément, au service de la domination des marchés financiers, avec une banque centrale "indépendante" et interdite par traité de toute monétisation de dettes publiques.

- Le développements des "outils spéculatifs" : Cette spirale se trouve renforcée par un système devenu totalement « hors de contrôle », avec la mise en place d’outils spéculatifs qui à l’oeuvre dans la crise de 2007-2008, sont restés quasiment intacts : paradis fiscaux, opacité des transactions, produits dérivés et ventes à découvert. La motivation des spéculateurs ne s’embarrasse d’aucun état d’âme.

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 12:49

orIls nous ont imposé, traité après traité, loi après loi, la plus totale déréglementation de nos législations et de notre économie. Les mêmes prétendaient : « maîtriser la crise », « refonder le capitalisme », « sanctionner les patrons voyous », sans parler de « brider les pratiques spéculatives » ou encore de « créer de la moindre relance ». Ils ont totalement échoué !

 En France, la dette augmente depuis plus de trente ans, depuis la fin des années 1970 avec le recours de plus en plus systématique aux marchés financiers. De 14% du PIB en 1974, elle passe à 21,2% en 1978, 36% en 1983, pour bondir à 60% en 1998. Les années 2000, après une courte période de latence due à une nette reprise de la croissance dans les pays développés, donnent lieu à un véritable emballement: 63,3% du PIB en 2003, 79% en 2009, puis 82,3% en 2010, soit 1591,2 milliards d'euros.

Avec 50 milliards d'euro, la charge d'intérêts de la dette est devenue le troisième poste de dépense du budget de l'Etat. Tous les pays avancés ont connu un tel phénomène : aux Etats Unis la limite d'endettement public décidée par le Congrès y a été relevée cinq fois et en 2011 pour la première fois, la dette publique des États-Unis a dépassé le seuil de 100% du PIB ; au Japon, depuis un point bas de 63,2% en 1992, la dette publique a progressé jusqu'à 197,2% du PIB en 2010 ; les pays de la zone euro n'ont pas échappé à cette tendance: Alors que, rapportée au PIB, la dette publique agrégée de la zone enregistrait une moyenne de 67% du PIB de 2000 à 2008, elle passe brusquement à 78,8% en 2009.

L'origine de cette explosion de la dette publique est liée à trois causes :

- L'obligation faite à l'État de se tourner vers le privé pour ses besoins de financement. Auparavant l'État pouvait emprunter directement et sans intérêts auprès de la Banque Centrale. Cette possibilité, perçue comme un manque à gagner par les banques, a été interdite au profit de l’endettement sur les seuls marchés financiers. En conséquence, les marchés financiers où les prêteurs sont les grandes banques privées, les sociétés d’assurance et fonds divers, se sont « gavés » grâce à la dette publique. 

- La réduction des prélèvements obligatoires avec les efforts répétitifs des gouvernements pour faire reculer la part des richesses allant aux prélèvements obligatoires: impôts, cotisations, et ce, au nom de la compétitivité. Ainsi, pour laisser le capital financier prélever une part de plus en plus importante sur la richesse nationale, les politiques gouvernementales ont systématiquement cherché à faire reculer la part des richesses produites qui sert au financement des services publics et de la protection sociale.

- Le coût de la crise : Les dettes publiques augmentent brutalement en 2008-2009. L’endettement privé (banques, ménages, entreprises) accumulé depuis des années, en contrepartie d'opérations de spéculations boursières et immobilières, est devenu gigantesque. Les crises américaine, irlandaise, espagnole, sont d’abord des crises de dettes privées. Le sauvetage des banques, les auront transformées en dettes publiques. « Privatiser les profits et socialiser les dettes » telle est la politique mise en oeuvre par les politiques libérales.

C'est l'impasse car après l’injection de ces centaines de milliards d’euros sans le moindre engagement sur leur utilisation, la Banque Centrale Européenne (BCE) crée des centaines de milliards de liquidités pour refinancer les marchés financiers sans contreparties utiles au développement social, là non plus sur l’utilisation de ces fonds. Cela a permis de sortir de la récession, mais avec une croissance très insuffisante, très peu d'emplois et le maintien, par le chômage, d'une lourde pression sur les salaires. Par contre, les profits financiers et la spéculation sont repartis à la hausse. En France, après une récession au cours de laquelle le PIB recula de 2,2% en 2009, (année où la bourse de Paris enregistra, elle, une augmentation de 22,32%!) la croissance réelle a atteint péniblement 1,2% en 2010. Après une croissance nulle au deuxième trimestre, l'année 2011 s'annonce fort médiocre. Cette insuffisance de la croissance réelle accentue l'insuffisance des recettes publiques, et pour "remédier" à l'accroissement du déficit public, le gouvernement engage une politique d'austérité. Nous entrons alors dans le cycle vicieux austérité-récession. 

 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 23:15

Le-Pacte-des-RapacesLe parlement européen a voté aujourd'hui un certain nombre de textes renforçant la gouvernance économique au service des banque, contre les peuples ! En cliquant ici, vous pourrez lire le communiqué du groupe de la gauche unitaire européenne et de la gauche verte nordique dont font partie les députés ommunistes et du Front de Gauche français comme Jacky Henin, qui a fait la déclaration suivante : 

Le docteur Barroso est venu nous livrer: son diagnostic, ses prescriptions. Bien qu'il ait utilisé quelques bons mots et quelques formules chocs, son propos ne nous a pas fait rire, mais alors pas du tout.

Ce que l'on retiendra de son intervention peut se résumer dans cette formule ironique: "dites moi ce dont vous avez besoin et je vous expliquerais comment vous en passer".

Comment espérer sortir de la maladie, avec un traitement inapproprié ? En effet si les médicaments peuvent guérir, ils peuvent aussi aggraver le mal dès lors qu'ils sont utilisés à mauvais escient. La question de la pertinence du diagnostic est alors posée. Le Docteur Barroso part du postulat que l'Europe souffre d'un manque de compétitivité, du fait que de nombreux pays ont vécus au dessus de leurs moyens toutes ces dernières années, que nous ne sommes pas allés au bout du marché unique, d'un manque de cohérence dans la prise de décisions... Et de nous proposer dès lors: de renforcer l'application des critères de Maastricht, d'appliquer des cures d'austérité drastiques, de mettre en place au nom de la solidarité une taxe sur les flux financiers, de renforcer la compétitivité, de transcrire au plus vite dans les lois nationale la directive service (ex Bolkestein).... En langage courant cela signifie: moins de services publics, plus de mise en concurrence des salariés européens entre eux, faire davantage pression encore sur les salaires, augmenter le temps de travail et sa durée. Bien sûr,  la taxe sur les flux financier peut apparaitre intéressante. A condition d'être dosée à la hauteur du besoin! Hors pour le cas présent cela pourrait donner l'image d'une barque européenne au milieu du courant, prenant l'eau et que le capitaine (Barroso) voudrait nous voir écopée à laide d'une petite cuillère.

Pour sauver le malade, il importe au plus vite de revoir le diagnostic initial et de prendre un autre postulat que celui évoqué jusqu'a maintenant. Et si toutes les mesures qui ont été prise jusqu'a aujourd'hui n'avait contribué qu'a rendre le patient plus souffrant encore, plutôt que de le guérir ? Des décennies de destruction d'emplois industriels au nom de la compétitivité, des dizaines d'années de blocage des salaires des prestations sociales et des retraites au nom de la compétitivité, des dizaines d'années de recul des services public pour alléger la charge au nom de la compétitivité, des décennies de libertés absolues pour les banques et les organismes financiers au nom de la compétitivité.... Pourtant rien n'y a fait: le chômage atteint des taux records, les salariés n'arrivent plus à joindre les deux bouts et plus de la moitié d'entre eux perçoit moins de 1550 euros par mois, la dégradation des conditions de soins, d'éducation, d'accès à la justice se sont particulièrement dégradées...

S'il fallait ajouter un élément à ce propos, je dirai que pendant tout ce temps les salariés français se sont hissés sur le podium des ouvriers les plus productifs au monde. C'est cela la réalité!

Au plus vite il importe de changer le traitement, faute de quoi le malade pourrait se retrouver au plus mal. Relance de la consommation par l'augmentation des salaires, des retraites, des prestations sociales Taxes aux frontières pour les produits: en provenance de pays ne respectant les règles de l'organisation internationale du travail, fabriqués en dehors de tout respect de l'environnement, produits par des salariés surexploités... Plan dynamique de ré industrialisation au plus pres des besoins de consommation Contrat de garantie entre les grands donneurs d'ordres et les sous traitants Relance de grands travaux publics utiles à la société: aménagement portuaire, lignes TGV... Interdiction de tous licenciements boursiers Ces propositions tranchent radicalement avec celle du docteur Barroso qui n'a pas hésité à sortir de son chapeau une dernière extravagance (soyons fou): des stages en entreprises pour les jeunes subventionnés par l'Europe.

C'est lui, Barroso qu'on devrait envoyer en stage de requalification.

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 12:18

240 PEAD-Affiche-2 01Avec la réduction drastique du plan d'aide au plus démunis (PEAD), l'Europe d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy confirme l'abandon de toute idée de solidarité, discrédite, une fois de plus l'idée d'une Europe construite au lendemain de la seconde guerre mondiale, pour garantir la paix !

Pour en savoir plus sur les conséquences de cette décision vous pouvez aller voir sur le site du Secours Populaire en cliquant ici.

En Champagne Ardenne, le PEAD permet d’apporter une aide alimentaire à près de 15.000 personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, ce qui a même amené le Conseil Economique, Social et Environnemental Régional à s'exprimer sur cette quetion comme vous pouvez le lire en cliquant ici.

Un formulaire existe sur le site du Conseil de l'Europe : utilisez le pour faire connaître votre mécontentement en cliquant ici, comme je viens de le faire. Voici ce que j'ai écrit : A Herman Van Rompuy, Monsieur le Président, Quels droits de l'homme, si les besoins élémentaires en Europe ne sont pas satisfaits ? Le Conseil européen des Ministres de l’Agriculture et de la Pêche a échoué, mardi 20 septembre, à trouver un accord pour le maintien du Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD), et a ajourné sa décision au mois d’octobre.
La situation est extrêmement préoccupante : les denrées alimentaires sont indispensables aux associations caritatives qui, chaque année, prodiguent une aide alimentaire vitale à 13 millions d’européens.
La réduction drastique annoncée du PEAD, dont le budget chuterait de 75%, passant de 480 millions à 113 millions d’euros, provoquerait une véritable catastrophe alimentaire et sociale en Europe. Dans une période de crise majeure, où la précarité et la pauvreté n’ont de cesse de progresser, le démantèlement de ce programme sonnerait comme un  véritable sacrifice des plus démunis.
Au nom de l’idéal de solidarité sur lequel s’est fondée l’ambition européenne, je vous demande solennellement, Monsieur le Président, de sauver le PEAD, en garantissant le maintien et la pérennité de ses financements. Je compte sur votre sens des responsabilités pour protéger les millions d’Européens menacés de pénurie alimentaire.

Vite, une autre Europe est nécessaire, une autre politique de solidarité est possible, une politique qui lutte contre les inégalités et la pauvreté : c'est celle que le PCF propose avec le Front de Gauche. Pour connaître les propositions sur l'Europe du Programme Populaire Partagé en vue des élections présidentielles et législatives, cliquez ici.

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 21:55

papillonPlus d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blog, un blog arrêté bien avant de partir en vacances et que j'hésite à reprendre ne sachant par où commencer :

- parler de l'hôpital ? C'est sans doute pour cela que je n'ai pas mis d'articles avant de partir en congés : l'hôpital était ma principale préoccupation, le sujet dont je souhaitais avant tout parler, tout en pensant que le recul des congés m'aiderait à une expression plus claire, moins chargée du désespoir du gâchis actuel, de la casse organisée à la poursuite d'une poule aux yeux d'or, d'un hôpital rentable car il n'y aurait plus de personnel à payer ! J'y reviendrai dans les jours à venir, mais même plus de quinze jours de randonnée à pied, mon activité préférée de vacances, n'ont pas effacé mon désespoir.

- commenter l'actualité locale ? Encore bien des raisons de s'insurger, de l'agression des inspecteurs du travail à Hautes Rivières par des patrons qui souhaitent sans doute conforter l'image de marque de certains patrons ardennais, être des patrons voyous, au classement par la justice de la plainte déposée pour la vidéo surveillance lors des manifestations d'octobre en passant par les problèmes posés par certaines mutuelles pour rembourser des soins effectués en Belgique (voir le site de l'AMUSP en cliquant ici) et je vais arrêter ici ma litannie de ce qui a attiré mon attention pendant toute cette période : il y en a eu bien d'autres.

Simplement une information : Vous vous rappelez des manifestants condamnés à la suite de la manifestation du 28 octobre 2010. .L'audience d'appel aura lieu le jeudi 6 octobre à 14H00 à la cour d’appel de Reims.

Et une bonne nouvelle, sur laquelle je reviendrai aussi dans les jours à venir : la naissance d'une coordination du Front de Gauche dans les Ardennes. Vous pouvez retrouver en cliquant ici ou des informations à ce sujet.

- Disserter sur la situation politique, économique, nationale, internationale : d'autres le font beaucoup mieux que moi. Mais c'est sans doute cela le plus important, par là qu'il faut commencer. 

Car c'est cette fin de règne du capitalisme qui explique le reste, l'hôpital par exemple. La crise n'est que le conséquence de la fuite en avant d'un capitalisme à bout de souffle, qui a besoin, plus que jamais, pour survivre et assurer ses profits, de tromper les classes laborieuses, de diviser tous ceux qui ont intérêt au changement, et c'est l'immense majorité du peuple français, l'immense majorité de la population du globe, de les endormir pour obtenir leur silence, voir leur collaboration.

Mais réfléchissons : il faudrait se serrer la ceinture à cause de la crise ? Quelle absurdité ! Si tous ceux qui n'ont pas de boulot travaillaient dans l'industrie pour produire un peu plus de biens, dans les services publics, dans l'agriculture ... , les besoins des Français pourraient être couverts. C'est donc bien le chômage de masse qui explique le recul économique de notre pays et c'est donc la cause de ce chômage qu'il nous faut traiter. L'idéologie capitaliste voudrait nous faire croire que c'est la paresse pour mieux tromper, diviser, alors que ce chômage est voulu, car la compression des masses salariales développe les profits.

Evidemment il y a un défi écologique à relever, des pratiques à changer, des économies d'énergies à réaliser, des matières premières à mieux utiliser. Mais cela n'empècherait pas de satisfaire les besoins des femmes et des hommes pour autant que tous s'y mettent !

Le véritable frein, c'est l'accaparement des choix économiques par les quelques grosses fortunes françaises et mondiales qui maîtrisent les marchés financiers pour leurs profits. Les citoyens doivent reprendre le contrôle de ces choix, en particulier en changeant la gestion des banques qui doivent être nationalisées, socialisées plutôt - ce terme dans mon esprit va plus loin que la nationalisation en supposant un contrôle par les peuples de banques appartenant à la communauté nationale, européenne ou internationale - pour devenir les moteurs d'un nouveau développement économique et non les acteurs de la casse et du gâchis que sont actuellement les marchés financiers, le FMI ou la BCE. C'est tout le sens des propositions du Front de Gauche.

Les soubresauts de cette bête moribonde, qu'est la capitalisme, peuvent être très dangereux, facteur de mort et je pense à la famine dans la corne de l'Afrique, de violence, de guerre, sans parler des conséquences écologiques de la mise en coupe réglée de notre planète pour augmenter leurs profits.

Alors, la résignation, la collaboration ne sont pas de mise ! Il y a urgence. La "règle d'or" souhaitée par les dirigeants européens, Sarkozy et Fillon en tête, de constitutionnaliser la réduction des déficits n'a comme seul but que d'accentuer la pression sur les couches populaires, la casse de nos services publics, la baisse des salaires, des retraites pour permettre à l'infime "élite" du monde, aux amis du Fouquet's de poursuivre leur partie de Monopoly !

La résignation, la soumission ne peuvent être à l'ordre du jour !

L'article paru récemment dans la presse locale, concernant la notation de la région Champagne Ardenne témoigne bien par l'exemple, de l'ambiguité des responsables socialistes : ils critiquent, mais se soumettent à la loi des agences de notation ! Et les premières discussions au sein de la majorité du conseil régional sur la préparation du budget 2012 confirment bien cette résignation : les socialistes veulent un budget de rigueur, comme si c'était un gage de bonne gestion que de se soumettre au diktat des agences de notation, comme si, que la droite ou la pseudo gauche socialiste gagne les élections de 2012, les finances des collectivités territoriales seraient privées de ressources, car tout devrait continuer à n'alimenter que les profits !

Je reviendrai évidemment aussi dans les prochains jours dans ce blog sur la politique régionale, sur les questions de formation professionnelle.

La résignation n'est pas à l'ordre du jour. Et enfin, ce qui manquait, des perspectives politiques s'ouvrent avec le rassemblement lancé par le Front de Gauche : à nous de l'élargir pour qu'il deienne majoritaire !

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 16:34

Le-Pacte-des-RapacesA l'heure de deux très mauvaises nouvelles,

- la nomination de Christine Lagarde à la direction du FMI,  choisie parce qu'elle est une libérale pur jus, déterminée à mettre en œuvre, sans aucun état d'âme, les recettes voulues par les marchés financiers et déjà imposées aux pays en difficulté, qu'ils soient en Europe, en Afrique ou ailleurs : baisses des salaires, casse des services publics, report de l’âge de la retraite, mise en cause de la protection sociale, privatisations à tout va.

- la désignation de Mario Draghi à la tête de la BCE, un des pyromanes de la crise financière : il a été responsable pour l’Europe de la banque d’affaire mondiale, Goldman Sachs qui a joué un rôle majeur dans la crise grecque en aidant ce pays à dissimuler la situation, tout en permettant à la banque d'empocher des centaines de millions de dollar !

lisez donc le Pacte des Rapaces.

Ce livre de Patrick Le Hyaric, directeur du journal l'Humanité et député communiste européen, décrypte le Pacte pour l'Euro plus, un moyen pour nos gouvernements de donner aux rapaces de la finances, tout en pressurant les peuples.

Il poursuit avec des pistes de solutions, non pas des solutions simplistes comme la sortie de l'euro, hautement dangereuse par la spéculation qu'elle entraînerait avec ses répercussions sur les salaires, l'aggravation de la crise, mais des solutions réalistes à inventer dans le cadre d'une transformation du rapport des forces sociales en Europe, de l'irruption des peuples prenant en main leur destin :

- pas un euro monnaie unique, mais monnaie commune

- un rôle nouveau de la BCE, sous contrôle des peuples, pour favoriser le développement économique au service du mieux être des populations ...

- un nouveau pacte social, solidaire, humain, écologique, comme le propose le parti de la gauche européenne auquel participe le PCF (l'actuel président en est d'ailleurs Pierre Laurent, secrétaire national du PCF) ...

Car la fatalité de la dette n'existe pas ! il faudrait d'ailleurs un audit citoyen pour déterminer les origines des dettes publiques : juste un chiffre pour conclure : en France, l'Etat paie 50 milliards d'euros d'intérêts aux banques chaque année ! Et il s'agit bien là non d'une fatalité, mais d'un choix : depuis le traité de Maastricht, les états n'ont plus eu le droit de recourrir aux banques centrales nationales mais ont du emprunter sur les marchés financiers !

 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 16:21

Indignation, angoisse du lendemain ...

Beaucoup de raisons de s'indigner, de se révolter : la misère, l'agravation des inégalités sociales, la casse des services publics, remettant en cause l'éducation de nos enfants, l'accès aux soins ... , notre environnement souillé par la recherche des profits maxima, les conséquences de la fuite en avant du capitalisme sur toute notre vie, nos conditions de travail, que ce soit dans le privé à travers la pression sur la productivité ou dans le public avec la RGPP, la guerre en Libye, le blocus de Gaza ...

Nous sommes tous des indignés !

Mais cela ne suffit pas ! Il faut agir !

"Pas de perspectives ! " disent certains. Mais c'est à nous de les construire !

"Sarkozy, le PS ...  ce sont les mêmes" entend-on souvent . Ce qui n'est d'ailleurs pas tout à fait vrai mais traduit bien l'aspiration à sortir des chemins battus, ce que ne fait pas le PS.  (Pour lire une "bonne" critique du programme du PS, cliquez ici.) Car rien ne changera véritablement dans nos vies si nous ne renversons pas l'échelle des valeurs, si nous ne mettons pas l'Humain d'abord, si nous ne renversons pas les pouvoirs de l'argent.

Nous sommes tous des indignés, mais nous ne pouvons nous contenter de  nous indigner : il faut changer la vie comme disait Rimbaud.

Changer la vie, c'est déjà changer la politique pour qu'elle s'intéresse à nos vies et non à leurs profits !

C'est ce que veut faire le PCF en envisageant les élections présidentielles et législatives de 2012, non pas comme le voudrait l'idéologie dominante de discours du candidat président qui sait ce qui est bon pour nous, mais comme un moment privilégié de débats et de luttes pour dégager un grand rassemblement du peuple français sur des propositions concrètes qui changent notre vie en osant s'en prendre au pouvoir de l'argent, en développant la solidarité avec les peuples voisins à travers une remise en cause des traités européens, actuellement plus oppresseurs des peuples que tounés vers des lendemains qui chantent. Le Front de Gauche qui se développe depuis deux ans est le moteur de ce rassemblement.

Une majorité de communistes a, après un débat qui n'a sans doute intéressé que les militants, mais qui était nécessaire pour mieux cerner toutes les richesses que nous voulons mettre dans le rassemblement, après un vote pour clarifier le choix majoritaire, une majorité de communistes a décidé d'une feuille de route pour les mois à venir avec une campagne collective autour de JL Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle, donnant ainsi un signe fort que le PCF n'est pas hégémonique dans ce Front de Gauche, et des candidats aux élections législatives, avec un programme populaire, partagé que vous pouvez trouver en cliquant ici et qui reste à enrichir avec vous.

Ceci n'était pas le choix majoritaire des communistes ardennais et dans leur vote, à 72% ils ont manifesté qu'ils auraient préféré la candidature à l'élection présidentielle d'André Chassaigne, lui faisant plus confiance pour faire de la politique avec les gens et pas pour eux, condition indispensable à la mise en mouvement du peuple et donc à la réussite d'un vrai changement qui change la vie !

Le débat nous aura certainement permis d'avancer. Evidemment ce qui compte, ce n'est pas le nom du candidat pour porter un programme qui refuse le présidentialisme de la constitution française et veut en changer. Ce qui compte c'est de rassembler pour changer la vie, loin des magouilles politicardes auxquelles nous ont habitués la droite et le PS.

Et j'espère que les camarades du Parti de Gauche et de la Gauche unitaire oublieront rapidement les pratiques d'un autre temps, ou d'autres partis, comme vouloir s'accaparer le logo du Front de Gauche ou envisager des parchutages de candidatures aux élections législatives, pas le meilleur moyen pour une campagne populaire : ce n'est pas cela qu'attendent tous ceux qui s'indignent publiquement ou plus souvent seuls ou en petit comité. Il y a urgence. Le capitalisme est moribond mais peut encore faire bien des dégâts et s'offrir un sursaut mortifère pour les peuples.

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Published by Michèle Leflon - dans Au fil des jours
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 16:56

logo.jpgCertains dramatisent le vote que vont effectuer les communistes la semaine prochaine à propos des échéances électorales de 2012. Mais n'est ce pas précisément la démocratie que d'offrir plusieurs choix aux militants ?

Une auto proclammation de JL Mélenchon comme candidat du Front de Gauche aux élections présidentielles de 2012 aurait elle était la meilleure manière d'enclencher la dynamique ?

Certains dramatisent le fait qu'André Chassaigne puisse être choisi par les communistes. Mais si la poursuite, le développement du Front de Gauche ne repose que sur le choix du candidat à l'élection présidentielle, alors que tous affirment vouloir remettre en cause la constitution de la Vème république à caractère présidentialiste, c'est qu'il n'est pas à la hauteur des affirmations !

L'aspiration au rassemblement pour ouvrir les perspectives d'une société débarrassée des choix des marchés financiers, débarrassée des dominations, pour ouvrir les perspectives d'une société plus sociale, plus respectueuse de l'avenir de notre planète, une société qui mette l'Humain d'abord, est trop forte pour que le Front de Gauche succombe à un choix du PCF qui ne serait pas tout à fait le même que celui du PG sur la seule question du candidat à l'élection présidentielle !

A mon sens, la candidature d'André Chassaigne ne représente pas un choix "identitaire" des communistes mais bien plutôt le choix d'un rassemblement ouvert, d'un Front de Gauche qui ne soit pas étriqué dans des accords au sommet.

J'ai souhaité vous mettre deux documents à disposition pour aider à la réflexion : tout d'abord un texte que j'ai signé avec quelques autres communistes, pour une bonne part membres du Conseil National, pour expliquer ce choix d'André Chassaigne (à lire en cliquant ici) et le second de Stéphane Bonnery, qui outre quelques arguments pour ce même choix, est un texte très intéressant de réflexions sur les questions de l'école (à lire en cliquant ici)

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