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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Qui suis-je ?

Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 01:17
La situation est grave : des centaines de milliers de personnes en situation de handicap, atteintes de maladie invalidante ou victimes d’accident du travail, qui ne peuvent pas ou plus travailler, sont condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté.
Le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » revendique, pour ces personnes, un revenu d’existence décent, c’est-à-dire un revenu personnel égal au montant du Smic brut pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler.
C'est à l'appel de ce mouvement que 20 000 personnes ont défilés dans les rues de Paris hier matin.
Pour lire et signer le pacte
cliquez ici

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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 14:29
Mardi soir, le MEDEF ardennais a fait part, lors de la table ronde, d'offres d'emploi. Mais les salariés de Lenoir et Mernier n'ont pas eu accès à la connaissance de ces offres. Sont elles réelles, de bonne qualité ? La transparence, c'est déjà le début du respect.
Voici le courrier que je viens d'adresser au MEDEF ardennais:
Monsieur le Président,
Lors de la réunion du mardi 26 mars à la préfecture, concernant les suites de la liquidation de l'entreprise Lenoir et Mernier/LCAB, votre organisation a fait part de près de 200 offres d'emplois dans les entreprises ardennaises qui seraient susceptibles de répondre aux attentes de ces salariés qui viennent d'être licenciés.
Afin d'être un des éléments de sortie du conflit actuel, il est nécessaire que les salariés concernés aient des éléments sur ces offres d'emploi afin que la confiance se renoue.
Je pense qu'il serait bon que vous communiquiez directement ces offres à leurs délégués en précisant pour chacune d'entre elles si elles s'accompagneront d'une reprise de l'ancienneté acquise chez Lenoir et Mernier, si la formation éventuellement nécessaire pourrait se faire sous une forme garantissant l'emploi à la fin de la formation, type contrat de professionnalisation, dans le cadre de la signature d'un CDI.
Le contrat de transition professionnelle ne sera un véritable instrument de sécurisation des parcours professionnels que s'il permet à ses bénéficiaires d'en sortir avec un emploi sans perte de salaire, au delà de la compensation par le CTP, c'est à dire avec reprise de l'ancienneté et avec éventuellement une qualification plus importante.
Je vous remercie de bien vouloir renouer les contacts avec les représentants des salariés de Lenoir et Mernier et de leur donner ces éléments sur les offres d'emploi annoncées, ce qui leur permettra d'en analyser la réalité et de mesurer l'implication de l'organisation patronale pour la résolution de ce nouveau drame social qui frappe notre département.
Je vous prie de recevoir l'expression de mes salutations distinguées.
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 21:20


Cette vidéo, faite ce matin par Jean Pol Bois, se passe de commentaires.

En allant sur le site des Lenoir et Mernier (pour le voir, cliquez ici), j'ai découvert ce très bel article de Thomas Lemahieu que je vous invite à aller lire en cliquant ici.




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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 02:02
La journée aurait pu être une journée de bonnes nouvelles : la commission permanente du conseil régional a voté cette après midi l'avance remboursable promise pour la création de la SCOP : 100 000€.
Mais il n'était même pas possible de se réjouir de cette nouvelle devant le mépris affiché vis à vis des ex-salariés par les participants à la table ronde de ce soir, tous confondus, la prime pour le concours du plus méprisant revenant d'après les récits, à B. Huré, le président du conseil général.
Une table ronde de plus pour rien !
Au lieu de faire bloc, avec les salariés, vis à vis de l'UIMM,
les élus ont préféré vanter les mérites des aides qu'apporteront les collectivités pour aider au reclassement des salariés. Ces aides, nécessaires, ne peuvent venir que dans un second temps, une fois reconnu le préjudice moral et matériel des salariés et ce n'est pas parce qu'elles ne répondent pas aujourd'hui aux attentes des salariés qu'ils ne veulent pas retravailler le plus rapidement possible. La méconnaissance de cette réalité par les élus présents les a conduit à prendre les ex salariés pour des flemmards. Un peu de bon sens et de respect, Messieurs ! Car le préjudice n'est pas que moral : il est aussi matériel.
Un salarié qui retrouvera du travail dans la métallurgie va redémarrer sans prime d'ancienneté. Le calcul montre par exemple qu'une personne qui travaillait depuis 10 ans va mettre 15 ans à retrouver une prime d'ancienneté identique à ce qu'il aurait eu en l'absence de liquidation de Lenoir et Mernier/LCAB et perdra au cours des 15 ans à venir plus de 20 000€ !
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 00:20
Courte session du conseil régional aujourd'hui, puisqu'elle n'a duré que la matinée : trois thèmes qui mériteraient tous des articles : une décision budgétaire modificative portant sur les fonds européens que la région va avoir à gérer, l'AFPA et une résolution sur la situation dans les lycées.
Le démantèlement de l'AFPA voulu par la droite, annoncée par la loi de décentralisation de 2004 qui a donné un bout de l'AFPA aux régions avec comme date limite janvier 2009 a été largement dénoncé. Ce démantèlement se complète avec la volonté du gouvernement de vendre le patrimoine de l'AFPA et de rattacher son service d'orientation à la nouvelle institution qui doit naître de la fusion de l'ANPE et des ASSEDIC.

La décision du conseil régional ce matin est très conservatoire : c'est la prolongation pendant deux ans de la convention tripartite Etat/Région/AFPA signée l'année dernière, une convention qui visait surtout à stabiliser les financements liés à la décentralisation, mais qui n'interfère pas avec le fonctionnement de l'AFPA.
La ministre Lagarde, à l'écoute du lobby des organismes de formation à but lucratif, représenté par la Fédération Française de la formation Professionnelle (FFP), avait refusé, en janvier, le sursis de deux ans, demandé par l'association des régions de France et prétend que dès janvier prochain, l'AFPA doit être mise en concurrence avec les autres organismes de formation.
La région Champagne Ardenne, comme sont d'ailleurs en train de le faire les autres régions françaises, a donc pris ses responsabilités ce matin en votant ce sursis, à l'unanimité d'ailleurs, ce qui témoigne bien, sans vouloir interpréter les votes des uns et des autres (et Jean Claude Etienne a bien souligné que l'UMP ne votait que le texte de la délibération, pas les commentaires de l'assemblée !) que les condtions techniques de la décentralisation de l'AFPA ne sont pas réunies.
Ce sursis de deux ans, en supposant que l'Etat accepte de signer cette annexe à la convention qu'il a paraphé l'an passé, (mais a-t-il vraiment le choix de faire autrement devant une décision unanime de l'assemblée en Champagne Ardenne, et des décisions analogues dans les autres régions, à moins de mettre le feu aux poudres) ne doit bien évidemment pas servir uniquement à régler des questions techniques, mais bien à régler les questions de fond pour que ce délai de deux ans ne soit pas un simple sursis avant l'exécution capitale de l'AFPA !
Il y a urgence à des décisions d'ordre législatif permettant la reconnaissance de la notion de service public de formation. C'est possible : la mise en concurrence des organismes de formation n'est pas une obligation dictée par la commission européenne, même si le gouvernement UMP s'abrite derrière Bruxelles pour l'exiger et dans nombre de payx européens, la formation professionnelle est reconnue comme un service d'intérêt général.
Cette hypothèque de la soit disant nécessaire mise en concurrence doit être levée pour que l'on puisse, à partir des atouts de l'AFPA, mieux répondre aux besoins en formation des hommes et des femmes, en collaboration avec les autres organismes de formation publics comme les GRETA et CFPPA et les organismes de formation qui s'inscrivent dans le champs de l'économie sociale et solidaire (c'est à dire, entre autre principe, qui ne visent pas à l'enrichissement personnel de quelques uns).
Il y a par contre nécessité de prendre le temps du débat sur la décentralisation, débat fort mal mené pour l'instant, car n'ayant eu qu'un but, celui de l'état UMP de se débarasser de tout ce qui n'est pas ses fonctions régaliennes et lui coute. Le caractère national de l'AFPA doit être préservé - ce pourrait être la base d'un grand service public national de formation - et il faut conjuguer le service maximum rendu par une AFPA à caractère national avec son ingénierie, ses formations à caractère national ... et la prise de décisions au plus près des usagers.
La première urgence :faire reconnaître que
la formation n'est pas une marchandise.
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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 15:06
Vous vous souvenez de la famille Popov, sans papiers, qui après avoir été dans les Ardennes est partie dans le Maine et Loire et n'a du de ne pas être expulsée qu'à une importante mobilisation. Yekaterina a été reçue par Nicole Borvo, présidente du groupe communiste au Sénat et Jean Desessart. En cliquant ici, vous trouverez le reportage de cette réception sur le site de RESF. Vous pourrez même entendre Yekaterina expliquer sa situation.
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Published by Michèle Leflon - dans Ardennes
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 14:48
Au fil des derniers jours, l'Humanité a relaté le conflit des Lenoir et Mernier : la présence lors de la soirée électorale du premier tour, que vous pouvez lire en cliquant ici, le torpillage par C. Lagarde en cliquant ici et puis aussi des entrefilets pour suivre, au jour le jour, comme celui là du 17 que vous pourrez lire en cliquant ici.
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 12:15
Les jours passent, les déclarations se multiplient et le préjudice moral des Lenoir et Mernier/LCAB n'est toujours pas reconnu !
Préjudice
moral
, préjudice financier aussi, même pour les ex salariés qui retrouveront un emploi avec la perte de la prime d'ancienneté.
Je ne renierai pas le communiqué du conseil  régional, puisque j'en ai inspiré certaines idées, même si je n'apprécie pas sa communication tel quel,  et vous pourrez le trouver en
cliquant ici.
Mon premier reproche n'est pas lié à la situation des Lenoir et Mernier/LCAB mais est une question de méthode de travail fondamentale : les dispositifs, quelqu'ils soient ne sont efficaces que s'ils ont été travaillés avec les intéressés. C'est pour cela que j'avais souhaité engagé le travail, sur les aides à la reconversion, pour que l'on puisse, dans un aller retour avec les salariés, en anticipant sur la fin du conflit pour avoir le temps, élaborer ce dont ils ont vraiment besoin. Depuis cela a fait des petits : le communiqué de la préfecture, rapportant la réunion de travail qui n'aurait du n'être que préparatoire à une réunion avec les Lenoir et Mernier/LCAB, les annonces du conseil général et maintenant ce communiqué du Président du Conseil Régional. Il va falloir mettre de la cohérence dans tout cela, et avec les salariés ! Sans parler de la question de l'AMIE, association sedanaise pour la mobilité et l'insertion dans l'emploi, que j'espère que J.P. Bachy a pris la peine de consulter avant d'en parler dans son communiqué ! Cela faisait effectivement partie des pistes à travailler que j'avais proposée et que j'ai en tête, puisque avant même la liquidation de Lenoir et Mernier, j'avais prévu de prendre contact avec l'adjointe chargée des affaires sociales à Bogny sur Meuse, une fois les municipales passées, pour envisager avec elle des actions à mener pour faciliter la mobilité des demandeurs d'emploi et je comptais entre autre lui proposer de prendre contact avec l'AMIE. Mais ne mettons pas la charrue devant les boeufs et évitons de parler pour les autres !
Mon deuxième reproche est la place de ce communiqué dans ce conflit : la réaffirmation que le conseil régional restera dans ses compétences, réaffirmation que je partage, ne peut exonérer les élus du conseil régional et son président d'être des citoyens comme les autres, mais des citoyens qui doivent aussi être exemplaires. Il manque dans ce communiqué l'exigence de véritables négociations avec l'Etat qui doit accepter la nomination d'un médiateur, non seulement pour faire bien, mais pour reprendre contact avec l'UIMM qui doit faire un geste significatif, de véritables négociations avec l'Etat qui doit aussi sortir du discours coincé du communiqué de C. Lagarde et témoigner effectivement de sa solidarité avec les difficultés économiques des Ardennes. Au fait, le fond de revitalisation des Ardennes, financé par des groupes comme celui de Glaverbel, qui ont licencié dans les Ardennes, il sert à quoi ?
Mesdames et Messieurs les élus, témoignons notre solidarité vis à vis des Lenoir et Mernier et allons porter plainte contre l'UIMM, comme nous l'avons fait avec Sylvain Dalla Rosa la semaine dernière (en cliquant ici, vous trouverez le procès verbal).
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 13:11
Blanc, noir, un jour on négocie, le lendemain c'est une fin de non recevoir. Un peu de respect, Madame Lagarde, Messieurs Vuilque, Bachy, Huré pour les salariés de Lenoir et Mernier/LCAB lésés par leur patron voyou. L'ambiance était ce matin, après les espoirs d'hier nés de la réunion de lundi en mairie de Bogny sur Meuse, au noir sur le site de LCAB de Levrézy, toujours occupé par les salariés, comme en témoigne la vidéo ci contre de Jean Pol Bois. S'il ne sagissait d'un dossier très pénible pour les concernés, la situation serait cocasse de voir la droite s'entre-déchirer, entre l'électron libre belge, le nouveau conseiller général qui défendait dans ses mails samedi un dispositif analogue à celui des Thomé Génot et la position officielle du gouvernement représentée par la préfecture des Ardennes.
De quoi sont venus se mêler JP Bachy et P. Vuilque ? C'est ce que je viens d'écrire au président du conseil régional. Le conflit ne se terminera pas par un diktat des pouvoirs publics, mais bien par une négociation ! Un médiateur pourrait y contribuer ! C'est urgent !
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Published by Michèle Leflon - dans Ardennes
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 21:47
L’hôpital public définitivement réformé ?
undefinedLorsque, installant la mission Larcher, le Président de la République se penche sur l’hôpital public et promet l’éradication de ses déficits dans son discours prononcé à Bordeaux, sa pensée s’illustre et se résume en une phrase : « un hôpital performant est un hôpital qui apporte sa contribution au rééquilibrage de l’assurance maladie». Le la est donné : l’objectif sera financier. Trop lourd, trop coûteux, obsolète et à mettre au rencard, notre modèle hospitalier public français n’a plus les faveurs de nos dirigeants.
Certes, il représente un gros tiers de nos dépenses de santé. Mais il garantit l’accès à des soins reconnus internationalement de grande qualité, pour tous, partout. Il constitue l’un des fondements d’un pacte social issu de la Libération, qui est toujours plébiscité par ses usagers. Personne ne conteste que le renchérissement de la protection sociale et le vieillissement de la population représentent d’énormes enjeux économiques. A un degré tel qu’ils devraient appeler à un grand débat national sur les orientations et les priorités de notre système de soin. Or, sans que ce débat n’ait eu lieu, l’ensemble des mesures s’annoncent comme particulièrement agressives pour les moyens de l’hôpital public et les statuts de ses personnels. S’agirait-il à terme de parvenir à un système à l’américaine en confiant la santé de nos concitoyens à d’autres partenaires et aux fluctuations et aux commandements du CAC 40 ?
Sur cette pente dangereuse, certains essaient encore une fois d’avancer leurs pions : les directeurs et particulièrement les DG de CHU imaginent pouvoir enfin tordre le cou à l’indépendance médicale et placer les médecins en CDD — une aberration absolue en terme d’attractivité des carrières, tandis que la FHF pense pouvoir réaliser son rêve d’être désormais une fédération employeur, vraie patronne des personnels hospitaliers … Sans mesurer sans doute combien ces nouvelles orientations seraient attentatoires aux valeurs et au fonctionnement du service public, sans évaluer non plus les effets délétères des précédentes réformes dont ils ont été les zélés promoteurs.
Nous n’entendons pas répondre à de telles provocations, ni polémiquer une fois de plus avec leurs auteurs : les 40000 praticiens hospitaliers sont très majoritairement attachés au service public, à son organisation, à son renouvellement dynamique, à son statut et à celui de ses personnels en ce qu’ils garantissent la pérennité des missions et des actions menées et en ce qui concerne l’exercice médical à l’hôpital à l’indépendance professionnelle indispensable à la qualité et à la sécurité des soins.

Ce qui ne signifie pas qu’il faille rejeter toute idée de réforme, en 2008, bien au contraire.
Oui, en accord avec nos directeurs nous appelons à une réforme qui libèrerait nos établissements des carcans administratifs qui freinent leur capacité à entreprendre.
Oui, nous attendons de nos décideurs la réforme courageuse qui doterait la santé d’un vrai pilotage régional unifié et équilibré pour la ville, l’hospitalisation et le médico-social et permettrait ainsi d’avancer en concertation avec les professionnels et les usagers pour l’aménagement des complémentarités et l’organisation des indispensables restructurations. Et là, on est bien au cœur de tout projet d’amélioration de l’efficience de notre système de santé.

Mais nous nous opposerons de toutes nos forces à une réforme qui s’attaquerait au seul service public et à ses statuts, et programmerait en particulier la disparition du statut de PH.

J'aurais beaucoup de commentaires à ajouter à ce communiqué, dont je partage l'essentiel : la remise en cause du service public hospitalier qui s'annonce est effectivement gravissime. Les pions sont avancés les uns après les autres pour déconstruire ce service public. L'avenir de l'hôpital public nécessite effectivement un débat public majeur sur les ressources que notre société souhaite consacrer à la santé. Mais les pistes de ce débat ont déjà été données en 2007. N. Sarkozy avait, dès la campagne présidentielle, dit ses intentions de réduction des dépenses de santé, en particulier en annonçant les franchises médicales. La bipolarisation de la vie politique française n'a pas permis à l'autre option de s'exprimer suffisamment. L'autre option, c'est que l'augmentation du niveau de vie permet de consacrer une part plus importante du PIB à la santé et que rien n'empèche d'augmenter les ressources de la sécurité sociale afin de garder son principe fondateur selon lequel chacun cotise en fonction de ses revenus et reçoit en fonction de ses besoins. Les communistes avec Marie Georges Buffet ont exprimé des propositions permettant à la fois d'augmenter les ressources de la sécu et de favoriser la lutte contre le chômage, contrairement aux idées répandues selon lesquelles les cotisations sont néfastes pour l'emploi. Malheureusement Ségolène Royal a trop monopolisé la parole "de gauche" et le moins que l'on puisse dire, c'est que le PS n'a pas une politique de santé lisible !
Toute polémique avec les directeurs d'hôpitaux  ou la FHF, est effectivement vaine : ils sont coincés par leurs difficultés de gestion et non responsables de la situation, dont les seuls responsables sont les députés votant la loi de financement de la sécurité sociale.
La région est sans doute un bon niveau pour organiser la réponse aux besoins de santé. Ce doit être un lieu d'organisation, de démocratie, pas trop loin des citoyens, tout le contraire du projet d'Agence Régionale de Santé qui s'annonce comme un simple relai autoritaire de la politique nationale. Mais en aucun cas, cela ne doit être une décentralisation supprimant les solidarités nationales nécessaires.
Je termine en ajoutant que le rejet de la suppression du statut de praticien hospitalier n'est pas de l'ordre d'une revendication catégorielle. C'est l'indépendance des médecins hospitaliers qui serait mise en cause, leur liberté de prescription. "Réduisez les dépenses de santé si vous voulez voir  contrat renouveler" pourrait devenir le nouveau mot d'ordre ! Cette mise en cause est un pion majeur de la déconstruction du service public hospitalier.
Désolée pour mes lecteurs qui ne s'intéressent pas aux questions de santé : je viens d'être un peu longue, mais ces questions me tiennent trop à coeur.
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Published by Michèle Leflon - dans Santé
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