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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 15:54

manif hopital rethel 11 oct 2012 004250 personnes étaient présentes hier à Rethel à l'appel des organisations syndicales de l'établissement (CGT et UNSA). Très fort pour Rethel !

Je n'y étais malheureusement pas, retenue par des engagements pris antérieurement d'aller en Haute Marne (mon prochain article devrait vous raconter ce que j'ai fait hier) et je le regrette à la fois parce que j'aurai aimé manifesté mon soutien à cette action, mais aussi parce que cela aurait été l'occasion de revoir des amis.

Cet article est donc un peu la compilation de ce qu'on m'en a raconté (mais dès midi, j'avais un message téléphonique d'un médecin de Rethel), avec des grands remerciements à Roger pour les photos.

Il y a eu un peu de confusion, les élus UMP voulant prendre la tête de la manifestation, mais, en dehors de toute considération politique, il faut être aussi peu habitué que B. Poletti ou M. Laménie à la participation à une manifestation pour ne pas savoir qu'une manifestation est conduite par ceux qui ont sont les instigateurs et en l'occurence, c'étaient les organisations syndicales du centre hospitalier !manif hopital rethel 11 oct 2012 002

Ces "m'as tu vu" n'étaient pourtant pas les seuls élus de la manifestation : il y avait aussi des conseillers régionaux comme Franck Tuot et Joëlle Barat et même un ancien conseiller régional avec la participation de René Visse, des élus de Sedan ou de Charleville Mézières (Régine Henry, Christine Caruzzi) !

Mais, au delà de ces considérations, la bonne nouvelle, c'est que c'est la première fois que les personnels et la population se mobilise ainsi pour cet hôpital : malgré tous les efforts faits par les personnels de la maternité (avec une pensée toute particulièrement émue pour Marie) la fermeture de la maternité n'avait pas occasionné une telle manifestation !

Et les "m'as tu vu" de l'UMP n'avaient à l'époque pas levé le petit doigt !

« La situation n'est plus tenable » dit le directeur de l'Agence Régionale de Santé en parlant de l'hôpital de Rethel.

Mais quels sont les causes et les responsabilités dans cette situation ?

- les politiques successives qui ont organisé, avec le numérus clausus (la réduction du nombre de médecins formés), la pénurie de médecins au nom de laquelle on a justifié les fermetures de services, la fusion des hôpitaux de Rethel et de Vouziers.

- L'instauration de la tarification à l'activité qui pénalise les hôpitaux, et en particulier ceux de proximité : la tarification à l'activité n'est qu'un outil pour faire passer derrière des mesures technocratiques la réduction des enveloppes financières des hôpitaux.

- La loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST), décidée par la majorité UMP du précédent gouvernement, qui a supprimé la notion d'hôpital public et conforté la ponction du service public par le secteur privé, qui a donné tout pouvoir à l'administration (directeurs d'hôpitaux, sous contrôle direct du directeur de l'Agence Régionale de Santé, lui même aux ordres du ministre de la santé).

A Rethel, la débâcle a été facilitée par le groupement de coopération sanitaire avec des cliniques marnaises, qui avait anticipé la loi HPST et la mort de la maternité, fermeture préparatoire pour les décideurs à la mort du bloc opératoire, (c'est ce qui s'est passé à Vouziers)

Pourtant des solutions existent : ce n'est pas d'identifier la spécialité dans laquelle cet hôpital pourrait s'engouffrer, au prétexte que cela lui rapporterait des sous : cela ne répondrait en rien aux besoins de la population qui peut aller à Reims pour des soins très spécialisés.

Il convient de faire avec la population, leurs élus, les professionnels de santé, un véritable projet pour ce Groupement Hospitalier Sud Ardennes, à partir des besoins de la population, en coopération avec les hôpitaux publics de Reims et de Charleville Mézières : des soins de proximité sont nécessaires, y compris une activité chirurgicale. Et la proximité n'exclut pas la qualité !

C'est vrai que cela suppose des changements, ceux auxquels aspirent les Français qui ont élu F. Hollande le 6 mai dernier :

- un moratoire sur la loi HPST est nécessaire, le temps des concertations indispensables à une grande loi de santé publique

- des ressources pour les hôpitaux : Marisol Touraine, ministre de la santé et des affaires sociales, a apporté des améliorations avec la suppression de la convergence public privé, mais la masse globale de l'argent que la sécurité sociale consacre aux hôpitaux est insuffisante pour faire face aux salaires des personnels, d'où cette guerre larvée entre hôpitaux pour attirer des malades et donc des recettes, là où il y a besoin de coopération. 

La réforme annoncée de la sécurité sociale nécessite de considérer le travail non comme une charge, ce qui est une insulte aux salariés, mais comme une richesse. Solidaire, le financement de la sécurité sociale doit rester fondé sur les cotisations, des cotisations modulées selon les créations d'emploi de qualité faites par les entreprises (ce qui limite les cotisations pour les PME et TPE où la part salariale est importante) . Il doit aussi taxer les revenus financiers des entreprises, improductifs. Et avec ça, il y aurait de quoi financer les hôpitaux !

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 17:17

NSED 1Voilà le communiqué de Notre Santé en Danger après la manifestation de samedi à Paris : 

Malgré des manifestations coordonnées, du 1er au 7 octobre, en Angleterre, en Belgique, en Crète, en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, au Portugal, en Pologne.

Malgré le défilé à Paris, le 6 octobre, de très nombreuses délégations* venues de toute la France à l'appel unitaire d'un large collectif d'organisations.

Malgré différentes demandes de rendez vous avec Matignon, nous n'avons eu pour toute réponse qu'une rue barrée, des cars bien rangés de forces de l'ordre, le refus de recevoir citoyens et citoyennes et les associations qui se battent pour le bien public.

Nous pensions en avoir fini avec le mépris du gouvernement précédent.

Concrètement depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande le changement pourtant indispensable se fait attendre, la Santé n'a pas été inscrite parmi les priorités du gouvernement, la loi HPST s'applique toujours comme à Marie Galante et à Vire, nous ne constatons aucune réelle remise en cause de ce qui rend l'accès aux soins de plus en plus difficile : franchises et forfaits, dépassements d'honoraires, fermetures de structures de soins publiques : la liste est longue ...

Le Projet de Loi sur le Financement de la Sécurité Sociale va bientôt être débattu. Nous n'accepterons pas un budget d'austérité. Nous appelons à poursuivre dans une démarche unitaire, les mobilisations nécessaires pour obtenir des réponses à la hauteur des enjeux.

Nous appelons les mouvements sociaux, les habitants et habitantes de toute la France, à réagir rapidement, à lutter ensemble pour obtenir le droit à la santé pour toutes et tous, sur tout le territoire.

Nous appelons à interpeller nos élu.es afin qu'ils et elles se saisissent prioritairement du dossier de la santé publique, tant la situation est grave, et qu'ils et elles fassent remonter au Premier Ministre notre demande réitérée d'entrevue !

Nous continuerons à faire signer la pétition : pour-notre-sante-le-changement-c-est-urgent (cliquez ici)

Notre Santé en Danger" continue, nous sommes unis, nous n'abandonnerons pas !

Paris - le 10/10/2012

Contact du collectif NSED - collectif.nsed@gmail.com

*Afin que nulle personne n'en ignore, voici les délégations présentes :

1. Hôpitaux, maternités : Guadeloupe : Marie Galante Alès-Uzès-Nîmes (30), Ambert (63), Argenteuil (95), Aubenas (07), hôpital Avicenne (93), maternité des Bluets (75), Bordeaux (33), Briançon (05), Caen (14), Centres de Santé des Bouches du Rhône (13), Charleville-Mézières-Rethel (08), Clamecy (58), Concarneau (29), Creil (60), hôpital R.Debré (75), Decize (58), Douarnenez (29), Draveil (91), Fontainebleau-Melun-Monterau (77), hôpital Hôtel-Dieu (75), Isère (38), Ivry (94), Lannemezan (65), Les Lilas (93), Les Sables d'Olonne (85), Lille (59), Lisieux (14), Luçon (85) Lure-Luxeuil (70), Lyon (69), Mantes (78), Marseille (13), hôpital H.Mondor Créteil (94), Montaigu (85), Montluçon (03), Montreuil (93), Mont Saint Aignan (76), Nanterre (92), Nantes (44), Nemours (77), Nîmes (30), Orléans (45), Poissy Saint Germain (78), Pontoise (95), Privas (07), Rennes (35), Roubaix (59), Rouen (76), Ruffec (16), Saint Agrève (07), Saint Maurice (94), hôpital Tenon (75), Toulouse (31), Valréas (84), Vire (14) et bien d'autres hôpitaux de l'AP-HP...

2. Associations et collectifs :Act-Up Paris, Act Up Sud Ouest, Aides, AMI 92, AMI 94, AMI Ile de France, AMI nationale, ANCIC,Association Nationale des Sages-Femmes Orthogénistes, Atout Majeur, ATTAC, CADAC, Collectif 20ème Tenon, Comité de soutien au docteur Poupardin, Convergence des collectifs de défense et de développement des services publics, Coordination de défense et de promotion des centres de santé, Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité, COSS 33, Femme Égalité, Femmes en lutte 93, Fondation Copernic, Handi-social, La Santé n'est pas une marchandise, LaSantéUnDroitPourTous, Les efFronté-e-s, Manifeste des médecins solidaires, Planning Familial, Résistance sociale, UNRPA, Vigilance handicap...

3. Mutuelles : Alternative mutualiste, Mutuelles solidaires ...

4. Syndicats : Fédération Sud Santé Sociaux, Fédération Sud Protection Sociale, Syndicat CGT CHU de Toulouse, Syndicat chirurgiens-dentistes des centres de santé, Syndicat médecins de centres de santé, Syndicat de la Médecine Générale, SNASS-CGT-ARS, Sud-Santé AP-HP, UNIRS, Union syndicale CGT de l'AP-HP, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union Syndicale Solidaires ...

5. Partis et mouvements politiques : Alternative Libertaire, Alternatifs, FASE, GA, GU, NPA, Parti de la Gauche européenne, PCF, PCOF, PG, République et socialisme ...

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 13:42

 

François Hollande a exposé le 9 octobre les grands axes de sa politique éducative. On ne peut que se féliciter de l’importance accordée à l’école et des objectifs ambitieux qui ont été affichés : non seulement lutter contre l’échec scolaire, mais bien assurer la réussite de tous et construire l’école de l’avenir. On se réjouit encore de voir le président reprendre à son compte des propositions portées depuis longtemps par les organisations syndicales : scolarité des moins de 3 ans, plus de maîtres que de classes en primaire... Et quand François Hollande affirme la nécessité d’une refondation de l’école, nous disons : chiche !

Mais que deviendront dans les faits ces propositions face aux exigences des marchés financiers ? Comment seront-elles mises en œuvre si la France est condamnée à l’austérité par la ratification du pacte budgétaire européen ? Le PCF, avec tous les acteurs de l’éducation et l’ensemble des citoyens, saura rester vigilant pour que les bonnes intentions ne tournent pas court. L’idée que les devoirs des élèves doivent être pris en charge sur le temps scolaire a ainsi de quoi séduire : elle semble rompre avec le transfert des missions d’éducation du service public vers les familles et les collectivités locales. Elle va dans le sens de la prise en charge de l’ensemble des apprentissages nécessaires à la réussite des enfants par le service public d’éducation nationale... à condition que cette aide aux devoirs soit bien assurée par des enseignants sous statut de la fonction publique et sur leur temps de service, et non par des précaires ou des associatifs, payés par l’établissement ou la collectivité territoriale.

François Hollande répond à l’exigence d’un pré-recrutement des enseignants, permettant d’attirer plus de jeunes vers le métier et de leur assurer de bonnes conditions de formation, par des "emplois d’avenir professeurs" : des contrats de droit privés. Ces emplois vont obliger l’étudiant à travailler tout en finissant son master et en préparant son concours... Une mission impossible, qui ne peut que nuire à la formation. Déjà, l’ambition est sacrifiée aux exigences budgétaires. Déjà, le gouvernement remplace les grandes réformes par du bricolage, faute de vouloir y mettre les moyens nécessaires.

L’école a besoin de moyens nouveaux, mais tout n’est pas question de moyens. Et au-delà des difficultés budgétaires, le projet présenté par François Hollande a de quoi inquiéter. Pour enseigner des savoirs plus complexes à plus d’enfants, il faudra du temps. De ce point de vue, le retour annoncé à la semaine de 9 demi-journées est une bonne chose. Mais il ne doit pas servir de prétexte à la réduction du temps scolaire, sous prétexte de rythmes. Nos enfants n’ont pas besoin de moins d’école, mais de plus et mieux d’école.

Si les objectifs affichent un désir de rupture avec les politiques libérales des années précédentes, les mesures proposées, elles, s’inscrivent dans la droite ligne des réformes de l’école menées ces 10 dernières années. Ainsi, comment peut-on assurer la réussite de tous si les objectifs ne sont pas les mêmes pour toute une génération d’élèves ? En maintenant la distinction entre un socle commun enseignable à tous dans le cadre de la scolarité obligatoire et des programmes plus ambitieux, réservés aux quelques-uns qui seront destinés aux études longues, le projet socialiste refuse de rompre avec l’école inégalitaire. C’est le maintien d’une école à deux vitesses.

Comment donner à tous un même accès aux savoirs, si la politique éducative est différente d’un territoire à l’autre ?

Pour assurer la réussite de tous, il faut renforcer le cadre national du service public d’éducation et rompre avec toutes les mesures qui, sous couvert d’autonomie, ont mis les établissements et les territoires en concurrence les uns avec les autres. Au contraire, François Hollande propose de transférer toujours plus de compétences et de dépenses vers les collectivités territoriales !

Ce seraient ainsi aux régions de prendre en main la carte des formations professionnelles et le service public de l’orientation. Ce serait encore aux collectivités territoriales d’assurer l’accès des élèves à des activités périscolaires après la fin d’une journée de cours raccourcie. Ces mesures vont à l’encontre de l’objectif affiché de luttes contre les inégalités et s’inscrivent dans la continuité de la construction d’une école de la concurrence.

Depuis des années, nous nous battons contre la refondation libérale de l’école, qui fait régner la concurrence, aggrave les inégalités et divise les salariés et les citoyens de demain. François Hollande et le gouvernement doivent avoir le courage de rompre avec cette politique.

C’est urgent ! Le PCF continuera à travailler à la construction d’une école qui réponde à l’aspiration du peuple et aux besoins de l’avenir : une école de l’émancipation et de l’égalité, transmettant à tous une culture commune ambitieuse et donnant à chacun les moyens de maîtriser les choix individuels et collectifs auquel il sera confronté.

Il appelle tous les acteurs de l’éducation, tous les salariés, tous les citoyens à travailler à l’élaboration d’un projet progressiste pour l’école et à se mobiliser pour l’imposer.

A ce communiqué, j'ajouterai deux remarques : 

- la première, c'est qu'il ne faut jamais se réjouir trop vite comme je l'avais fait : j'avais apprécié en effet que dans les 15 engagements entre état et régions, signés récemment par le premier ministre et le président de l'association des Régions de France on parle de service public de l'orientation coordonné par les régions, mais sans y adjoindre le mot régional et qu'est ce que je lis dans le discours de F. Hollande : Plus largement, c'est toute l'orientation des élèves qu'il convient de revoir. L'objectif, c'est de passer d'une orientation subie souvent liée à l'origine sociale, à une orientation choisie débouchant sur une perspective professionnelle et à terme sur un métier. Ce sera le sens du service public régional de l'orientation qui coordonnera les dispositifs existants et qui proposera lorsque c'est nécessaire une deuxième chance.

Il y a un vrai besoin de coordonner les différents services qui s'occupent, à côté d'autres tâches, d'orientation pour les adultes (et les jeunes sortis de l'école) : Pôle Emploi, Missions locales, CRIJ, mais aussi les chambres consultaires, des OPACIF ... et c'est effectivement plus simple en région que nationalement. Il y a un vrai besoin de coordination avec le service public national de l'Education Nationale, pour aider celui-ci à mieux connaître la réalité locale, savoir où envoyer des jeunes qui veulent rencontrer des professionnels pour mieux appréhender la réalité du métier qu'ils souhaitent faire, pour enrichir les autres services d'orientation de la pratique qui est celle des copsy de l'Education Nationale. C'est tout le sens de la charte signée récemment en Champagne Ardenne, mais il y a un vrai danger pour l'égalité d'accès de tous les jeunes à la même école partout en France que l'orientation à l'école soit régionalisée et cette phrase du discours de F. Hollande est pleine de menaces !

Sans parler de la deuxième chance, ainsi confié au niveau régional : où va-t-on si l'Education Nationale se décharge de ses échecs ?

- la deuxième sera une invitation à aller lire l'intéressante critique du rapport sur la concertation par le sociologue, Choukri Ben Ayed en cliquant ici.

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 17:13

Logo_ghsa.gifJe vous ai déjà donné ici à plusieurs reprises des informations sur le groupement hospitalier Sud Ardennes (en cliquant ici, vous pourrez retrouver mon dernier billet).

Le personnel, avec son organisation syndicale, la CGT, appelle la population à la mobilisation

jeudi 11 octobre de 9 h à 12 h

devant l'hôpital.

Il n'est pas envisageable que l'Agence Régionale de Santé brade dans le silence cet hôpital public de proximité !

Je viens d'écrire à la ministre de la santé et des affaires sociales : pour lire mon courrier, cliquez ici.

Ce n'est pas dans les Ardennes, mais la gravité des propos tenus par Marisol Touraine est telle que cela doit être connu : elle confirme un partenariat public privé à l'hôpital de Mantes la Jolie, mais en plus elle le fait au nom de la confirmation des secteurs de l'hôpital où celui-ci est compétitif. Depuis quand, les hôpitaux sont là pour être compétitifs ? Naïvement, je pensais que les hôpitaux étaient là pour soigner. Notons par ailleurs que la ministre a répondu au maire de la ville, mais n'a pas cru bon de répondre au courrier que lui avaint adressé le collectif de défense de cet hôpital. La réponse de la ministre : vous pouvez la trouver en cliquant ici.

Le changement, c'est maintenant ! Et les propositions existent ! Je vous invite à aller lire l'intervention de Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val de Marne, lors du débat au Sénat sur le financement de l'hôpital, en cliquant ici.

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Published by Michèle Leflon - dans Ardennes
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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 23:56

Non à l'austérité permanente ! Refusons le pacte budgétaire et ouvrons le débat en Europe !

manif3009 5C'est sur ces thèmes que dans les 80 000 personnes ont défilé dans les rues parisiennes aujourd'hui ! Une foule, qui témoigne de l'aspiration populaire que F. Hollande doit entendre, sans parler de tout ce qui nous a été dit depuis la fin de l'été dans la campagne que mène avec le PCF et le Front de Gauche de nombreuses autres organisations, en particulier en provenance de certains socialistes : c'est bien. Nous on peut pas ! Baillon qu'ils s'imposent à tort mais qui montre combien le refus de ces traités européens est partagé dans notre pays.

Une fois n'est pas coutume, et pour me rattraper de tous les articles sans photos, je vais arrêter là mes discours ce soir et vous montrer une série de photos.manif309 2

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photo

manif3009 4

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Published by Michèle Leflon - dans Au fil des jours
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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 17:05

Petit-logo-emplois-davenirComme l'a déclaré André Chassaigne, président du groupe communiste et du Front de gauche, à l'assemblée nationale, " il est urgent de se pencher sur la situation des jeunes, pas seulement pour leur répéter une énième fois qu’ils sont l’avenir de la France mais, pour rendre effectifs, maintenant, leurs droits à l’éducation, à la santé, au logement, à un travail qualifié et stable. Cela fait des années qu’au mot « jeunes » on accole trop souvent « échec scolaire », « précarité », « intérim ». Les coups portés à l’éducation nationale, les contrats au rabais, la non-reconnaissance des diplômes, font que, pour une multitude de jeunes, avoir les moyens de poursuivre ses études ou trouver un CDI s’assimile à décrocher la lune." (vous pouvez lire la totalité de son intervention en cliquant ici).

Grace aux députés communistes, avec l'adoption d'un amendement   qui prévoit, d’une part, que la demande d’aide devra préciser les actions de formation qui seront engagées et, d’autre part, tend à renforcer le tutorat, passé d’optionnel à obligatoire (Le non-respect de ces obligations devrait entraîner le remboursement de la totalité des aides perçues) et aux sénateurs communistes qui ont réussi à faire passer la notion que l'accompagnement par les conseillerus des missions locales devait avoir lieu pendant le temps de travail, le texte est un peu mieux.

Mais l'incertitude demeure encore sur le financement de la formation, et elle peut être faite hors temps de travail : une vraie galère pour ces jeunes.

Evidemment, on fera tout pour que cela soit bénéfique aux jeunes : mais c'est un peu un pansement sur une jambe de bois !

Car comment les collectivités, les associations pourront pérenniser ces emplois dans le cadre austéritaire qui va encore être renforcé si les traités européens européens sont adoptés, une adoption voulue par F. Hollande malgré toutes les voix qui s'élèvent contre, y compris dans son propre parti !

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 09:20

Un peu avant les élections présidentielles, l'ASMUP (Association Soins Médicuax Usagers de la Pointe) m'avait demandé d'écrire au ministre alors en charge de la santé, Xavier Bertrand, pour lui faire part de l'absence de prise en charge des urgences à l'hôpital de Fumay quand le SMUR est sorti.

J'avais fait, tout en me disant que le ministre n'aurait peut être pas le temps de lire et en me promettant de recommencer avec le prochain ministre.

Je lui ai laissé le temps de prendre ses marques, pour que ce courrier ne soit pas dans une pile non traitée ! Et je viens donc d'écrire à Marisol Touraine. Vous trouverez ce courrier en cliquant ici.

Ce qui est très particulier dans la situation de Fumay, c'est que des postes d'infirmières et de manipulateurs radio ont été supprimés pour anticiper un éventuel déficit budgétaire, mais il n'y a pas eu de déficit en 2011 et les recettes sont toujours les mêmes.

Par contre, le service de radiologie ferme à 17 h, faute de manipulateur, cela au moment même où le cabinet de radiologie privé de Givet a fermé.

Et il n'y a plus d'infirmières aux urgences quand le SMUR est sorti !

Sans parler évidemment de la prise en charge des soins de plus en plus difficiles du fait du manque de personnel.

Pour éviter toute réclamation, le conseil de surveillance, prévu en mai, n'a jamais eu lieu, faute de quorum : pourtant une reconvocation est prévue dans les réglements dans de tels cas !

Le changement, cela doit être maintenant ! Le collectif Notre Santé En Danger, qui regroupe au plan national de multiples organisations comme la Coordination des Hôpitaux et Maternités de proximité, avec le soutien de partis politiques comme le PCF, a lancé une pétition qui est depuis peu sur internet : je vous invite à aller la signer en cliquant ici. Le lien est fait entre le collectif NSED et d'autres organisations en Europe et une semaine européenne d'action a lieu la semaine prochaine avec une rencontre à Varsovie et, en France, une manifestation le samedi 6 octobre à laquelle participera une délégation du collectif de défense de l'hôpital de Charleville.

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Published by Michèle Leflon - dans Santé
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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 20:51

Quelques éléments pour faire suite à mes deux articles sur l'hôpital de Rethel-Vouziers (à relire en cliquant ici et ici.)

J'ai reçu rapidement une réponse du directeur de l'Agence Régionale de Santé : l'annonce de la vente de la partie historique de l'hôpital de Rethel est retirée (ce que j'avais moi-même constaté la semaine dernière, mais il avait quand même fallu quelque jours après la parution de l'article dans la presse ) et une enquête est diligentée pour connaître l'origine de cette mise en vente. J'espère bien que nous connaîtrons la suite : le personnel de l'hôpital a le droit de savoir qui s'est ainsi permis de mettre en vente son outil de travail !

Mais, au delà de cette épisode que l'on pourrait qualifier de rocambolesque, il témoigne d'une situation très grave de désorganisation administrative de cet établissement liée à l'ensemble des pressions exercées, non pas pour que les besoins de la population du sud Ardennes soit mieux satisfaits, non pas pour que le site de Vouziers ne soit pas oublié des médecins de l'hôpital, mais pour que le budget soit en équilibre, un budget dont on ne peut ignorer qu'il est handicapé par les travaux qui ont été faits sans but, comme la rénovation du bloc opératoire de Vouziers qui n'a jamais servi, la création d'un groupement de coopération sanitaire privé avec les cliniques de Chalons et de Reims ayant contribué à faire en sorte que les gens aillent se faire soigner dans les établissements marnais.

C'est une lente déconstruction de ces hôpitaux qui a été volontairement orchestrée par tous ces décideurs de l'hospitalisation qui ne pensent qu'à faire des économies en croyant qu'en réduisant l'offre de soins on économisera, sauf que cela se traduit souvent aussi par des retards de prise en charge qui, eux coutent à la sécu !

Ces décideurs comptent ils être arrivés au terme de cette déconstruction ? Le directeur de l'ARS m'écrit : "la situation du GHSA n'est pas tenable". L'IGAS a été sollicitée ...

Le conseil de suveillance qui devait se tenir en septembre a été repoussé à une date ultérieure. Car même ce reste de démocratie sanitaire doit les inquiéter.

Il y a urgence à ce qu'il y ait un moratoire de la loi Bachelot et une nouvelle loi ambitieuse de santé publique

Et pour le GHSA, il a urgence à ce qu'il n'y ait pas un traitement financier et administratif de la situation, mais que l'on arrête de mettre la pression sur les personnels médicaux et paramédicaux au nom de la logique financière, qu'il y ait une dotation financière execeptionnelle et un véritable projet d'établissement élaboré démocratiquement et s'appuyant, non sur le GCS privé qui a contribué à cette situation mais en collaboration avec les hôpitaux publics de Reims et de Charleville Mézières pour que cet hôpital apporte, sur ses deux sites, les soins de proximité de qualité qui sont nécessaires à la population du sud Ardennes.

Le changement, cela doit être maintenant !

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 08:53

BAT-Affiche Manif TSCG-206x300Cet article se veut le recencement des actions que l'on peut mener pour exprimer son refus de la signature par la France du traité Sarko-Merkel.

Pour participer à la manifestation, un transport collectif est organisé à partir des Ardennes : l'inscription est obligatoire et urgente. Pour cela, vous pouvez mettre un mail en cliquant ici ou téléphoner mardi au 3 24 56 40 43.

On peut signer une pétition contre ce traité en cliquant ici, pour exiger un référendum en cliquant ici.

Il est utile de rappeler à nos députés notre opposition à ce traité et à quel point nous attendons d'eux de traduire cette opposition au Parlement : on peut le faire par internet en cliquant ici.

Enfin le ciné-débat d'attac08 de la rentrée s'inscrira au coeur de cette campagne. Il aura lieu le Mardi 02 Octobre au cinéma Métropolis de Charleville-Mézières à 20 hLe film projeté est « le grand bond en arrière » et en accord avec toutes les organisations ardennaises qui s'inscrivent dans la campagne "éclair" contre le pacte budgétaire, il donnera lieu à un débat avec Frédéric Viale , notamment membre du Conseil d'Administration d'attac France et animateur de la Commission Europe d'attac France. Il nous présentera les enjeux du traité et du texte soumis au Parlement.

 

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 22:10

Dans le cadre de la consultation lancée par le gouvernement sur l'école avait lieu un Conseil Académique de l'Education Nationale ce matin, où ont été mises en débat les synthèses de réunions qui se sont déroulées en interne à l'Education Nationale, ou publiquement.

Je suis intervenue à deux reprises et je vais essayer de vous donner le sens de mes interventions :

La première était générale : il y avait urgence au débat, car les changements sont urgents, sur la formation des enseignants par exemple, dont le recrutement doit effectivement être démocratisé, mais la solution des emplois d'avenir est loin d'être parfaite !
Mais c'est frustrant  et comme d'autre, je n'ai pas pu aller dans les réunions publiques organisées dans la pécipitation : le débat doit contineur, car il y a de vraies questions de fond sur lesquelles il faut avancer. La lecture des synthèses transmises, en particulier celle des travaux des chefs d'établissement interroge en donnant l'impression que l'on veut une école qui n'est là que pour préparer à l'emploi, alors que certes, elle doit permettre aux jeunes de s'insérer ultérieurement dans l'emploi, mais elle doit aussi être émancipatrice et contribuer à lutter contre les inégalités socio-culturelles et pour avancer dans ce domaine, il faut refonder l'école sur la base de l'enfant qui n'a que l'école pour apprendre.

En intermède avant ma deuxième intervention plus technique (mais je sais que certains lecteurs cherchent ce genre d'informations sur mon blog), voici des nouvelles ardennaises apprises au cours du débat par la voix de la FCPE posant la question des incohérences avec le cas d'un lycée où il y a cours le samedi matin, mais pas de transports scolaires. Le Recteur en a rajouté en parlant d'un collège et d'un lycée dont les transports scolaires arrivent à 7 h 30 alors que les cours commencent à 8h10.

J'ai un très vieux souvenir d'une rentrée scolaire où les jeunes de Vrigne aux Bois avaient été affectés en seconde dans les lycées de Charleville et où le conseil général avait décidé de les emmener à Sedan.

Depuis, on a du changer de Président du Conseil général, mais l'absence d'adaptabilité des transports scolaires est toujours la même !

Ma deuxième intervention a concerné les points plus précis, mis en discussion : tout d'abord, en tant qu'élue régionale en charge de la formation professionnelle, je veux dire que le conseil régional continuera à travailler pour sécuriser les parcours à la frontière du système éducatif (l'un des points abordés concernait la question des décrocheurs) comme nous avons commencé à le faire dans le cadre du Contrat de Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles, avec des dispositifs comme l'école de la deuxième chance ou les missions locales qui sont cofinancées par le conseil régional, car il y a un enjeu pour ces jeunes, mais dans les débats qui ont lieu dans le cadre de nouvelles décentralisation, je suis persuadée que la question des décrocheurs doit rester sous la responsabilité de l'Etat, car c'est nécessaire que l'Education Nationale assume ses échecs pour mieux apprendre à les prévenir. Ensuite, plutôt comme citoyenne connaissant le monde de la santé, j'ai beaucoup d'interrogations sur le document concernant la médecine scolaire (et la médecine du travail des personnels de l'EN) et la télémédecine. Il y a deux choses dans le rapport, tout d'abord la question du transfert de taches des médecins scolaires vers les infirmières, une question qui est transversale à d'autres domaines de la santé, mais encore faudrait il avoir des infirmières scolaires en nombre suffisant ! Ensuite pour poursuivre le débat sans obstacle rajouté, quand on parle de compétences supplémentaires pour les infirmières, il faut envisager que ce soient des qualifications reconnues et reconnues aussi par le salaire. Sur la question de la télémédecine, j'ai été amusée de l'exemple de l'électrocardiogramme : pour avoir travaillé pendant des années dans un hôpital où le service de cardiologie était à l'autre bout de la ville, je peux dire qu'il suffit d'un fax pour envoyer un électrocardiogramme, mais encore faut il au bout un cardiologue qui ait le temps de le lire ! Et je m'inquiète de ce genre de projet d'autant plus qu'il y a actuellement une confusion entre la télémédecine et la domomédecine sur laquelle la Champagne Ardenne est en pointe avec pour but de mettre en oeuvre de nouvelles technologies pour permettre de mieux répondre à certains besoins, comme d'ailleurs il a été évoqué dans un des rapports l'apport des TIC pour les jeunes en situation de handicap :  il ne faut pas que l'on en arrive à critiquer la domomédecine parce que l'on en fait des caricatures et déjà à la foire de Chalons on a entendu parler de l'intérêt de la domomédecine pour régler la question de la médecine du travail : cette question ne peut pas se régler sans des hommes et des femmes pour la faire !

Juste pour conclure, je me permets de rajouter que le Recteur a fait remarquer que l'EN est la seule administration sans médecine du travail.

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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