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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 16:00

La symbolique est forte : c'est devant l'entreprise Electrolux que les organisations syndicales ont décidé comme lieu de départ de la manifestation départementale mercredi prochain, dans le cadre de la journée européenne d'action proposée par la Confédération Européenne des Syndicats.

Rendez vous donc à 14 h le mercredi 14 novembre à Revin

Electrolux symbolise bien cet horrible modèle social européen, aligné sur les intérêts des actionnaires et des financiers !

Cette journée d'action veut exprimer une ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Ces mesures, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen par ailleurs mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.
En s’amplifiant, la crise économique et sociale accroît fortement les inégalités entre les travailleurs européens et met en cause les droits de tous.
Le 14, manifestons notre volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe, en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs. 



 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 18:25

Les députés communistes et du Front de Gauche ont voté contre !

imagesSans surprise et conformément au vote à l'assemblée nationale du traité européen Sarkozy/Merkel, le PLFSS 2013 répondra aux injonctions de la Commission européenne et de la Banque centrale, afin de rassurer les marchés financiers, mais ne répondra absolument pas aux besoins de santé de la population et aux exigences des professionnels.

L’objectif affiché d’une nouvelle économie de 2,5 milliards d’euros sur les dépenses d’assurance-maladie, va peser durement dans une situation déjà aggravée : l’augmentation des inégalités d’accès aux soins, l’augmentation des restes à charge, les restructurations hospitalières avec la fragilisation de l’hôpital public, des emplois insuffisants… Et bien sûr, absence de mesures annulant les franchises médicales et forfaits…

Au contraire, l’ensemble des propositions ne font que creuser le filon de la fiscalisation : ainsi naît la double peine pour les retraités imposables qui devront s'acquitter de la dite « contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie » de 0,3% en 2013 puis en 2014 alors que les retraités ont déjà cotisé toute leur vie !

Quant au milliard d’euros d’économies annoncés « sur les produits de santé », le projet ne dit pas comment inciter, voire contraindre les tous puissants labos capitalistes, tel que SANOFI qui exerce aujourd’hui « son droit au licenciement boursier » !

On nous annonce une prétendue priorité accordée aux missions de l’hôpital public, mais comment expliquer que la loi « Bachelot » continue d'être appliquée ? Le remboursement à 100% des IVG est une bonne mesure mais les Centre IVG contiuent d'être fermés ! Le « pacte de confiance pour l’hôpital public » est singulièrement remis en cause : 657 millions d’euros d’économies de plus, synonymes de pressions accrues sur les personnels et les services hospitaliers, de dégradation des conditions de travail et de prises en charge des patients…Enfin : tout le contraire de la confiance !

La priorité à accorder à « l’investissement hospitalier » n’est pas de nature à rassurer quant à l’état actuel d’endettement des hôpitaux, devant emprunter sur les marchés financiers.

Ce budget d’austérité s’inscrit en toute continuité avec la logique comptable prévalant ces dix dernières années. Le PLFSS 2013 ne porte aucune ambition de politique de changement. Pire, il préfigure dans les limites mêmes de sa portée, les attentions du gouvernement à se soumettre à la « règle d’or de baisse du coût du travail » en prévoyant de faire basculer près de 40 milliards de cotisations des entreprises sur la CSG… .

L'exemple de l'hôpital de Fumay montre bien comment le PS se prend les pieds dans le tapis : manifestement la direction de l'hôpital a eu ordre de répondre aux aspirations de la population d'une meilleure réponse à l'urgence : mais la question du budget domine et l'ONDAM tel qu'il vient d'être voté (y compris par le député de la circonscription Christophe Léonaird) est bien en dessous de ce que la fédération hospitalière de France estimait nécessaire pour simplement conserver l'existant !

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 21:36

petition-copie-1Tandis qu'une réunion doit se tenir demain au ministère du travail, le but étant avant tout de faire accepter à la direction d'Electrolux le plan ARdenneS pour relancer l'usine de Revin, ce plan travaillé de longue date par l'intersyndicale en alternative à la volonté de la direction internationale d'Electrolux de ne pas renouveler les productions, les Revinois ont engagé la résistance : un groupe sur facebook rassemble maintenant plus de 10 000 membres : vous pouvez le trouver en cliquant ici. Et une pétition lancée ce midi a déjà 760 signatures : allez donc la signer, en cliquant ici.

Interdire les licenciements boursiers pour obliger à l'étude de solutions alternatives, comme le proposent les communistes, serait un appui dans le bras de force qui s'est engagé avec le groupe suédois.

Ce qui plombe la compétitivité, ce sont d’abord et avant tout les appétits des actionnaires. C'est pourquoi les sénateurs et plus récemment les députés PCF et du Front de Gauche ont déposé une proposition de loi pour interdire les licenciements boursiers. En février 2012, cette proposition de loi n'avait été repoussée qu'à une très courte majorité lors d'un vote au Sénat, les socialistes s'étant associés aux communistes pour la voter.

Dans la nouvelle configuration politique de notre pays, on pourrait donc espérer que cette proposition de loi devienne loi. Déposée par les députés communistes en juillet, elle attend toujours d'être examinée par l'assemblée nationale.

Volontairement très simple, pour être votée vite, cette proposition ne constitue que le premier niveau de la protection due aux salariés concernés par ces pratiques patronales. Il est indissociable du nécessaire renforcement des droits des salariés dans l’entreprise.

Dans ce cas d'école qu'est Electrolux où existe une proposition alternative à la fermeture, l'interdiction des licenciements serait un point d'appui pour obliger la direction à étudier le projet ARdenneS de l'intersyndicale.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 20:44

 

jauresDès la fin de la guerre de 1914-1918, la Ligue des Droits de l’Homme et la Libre Pensée, soutenues en cela par plusieurs organisations nationales, ont engagé un opiniâtre combat pour la réhabilitation collective des 650 fusillés pour l’exemple. Ceux-ci ont été condamnés par des tribunaux militaires implacables où régnait l’arbitraire. Ces tribunaux ont fait fusiller des soldats de leur propre pays sous divers prétextes pour "maintenir le moral des troupes" et éviter l’envie de fraternisation entre combattants des deux camps.

Sachons que les fusillés pour l’exemple britanniques ont été réhabilités dans le cadre d’une loi (un mémorial leur a même été consacré), que ceux du Canada ont été honorés, que ceux de Nouvelle Zélande ont été réhabilités. Retenons qu’il n’y a pas eu de fusillé dans l’armée américaine !

En France, nous devons malheureusement toujours devoir réclamer la vérité et la justice face à cette honteuse tache dans notre mémoire collective. Nous pouvons cependant nous féliciter de l’attitude de 13 conseils généraux (dont celui de Corrèze sous la présidence de François Hollande), des conseils régionaux de Corse, du Limousin, et tout récemment de Champagne-Ardenne (à l'initiative de Franck Tuot et de moi-même) , qui ont adopté des voeux réclamant une loi de réhabilitation collective. Dans tout le pays de nombreux conseils municipaux les ont rejoints, adoptant des voeux allant dans le même sens, à l'image de ceux de Charleville-Mézières et Nouzonville.

Les députés communistes viennent de déposer une proposition de loi pour la réabilitation collective des fusillés pour l'exemple de la guerre 14/18 que vous pouvez trouver en cliquant ici.

Comme cela se passe dans d'autres villes depuis des années, dans les Ardennes, pour la première fois, la LDH et la Libre Pensée organisent ce 11 novembre 2012 à 15 heures, un rassemblement à REVIN près de l’espace Jean Vilar, devant le buste de JEAN JAURES

Au-delà de vouloir la réparation d’une profonde injustice commise contre 650 innocents, le but est de faire reconnaître le droit à la désobéissance devant les ordres délirants d’un commandement militaire borné.


 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 22:54

blog sLe maire de Fumay avait invité jeudi après midi élus (dont le député), représentants des personnels et des usagers à une rencontre avec le représentant du directeur de l'ARS (Mr Houlier, directeur de l'offre de soin) et du directeur de l'hôpital de Fumay (également directeur de l'hôpital de Charleville Mézières) avant la tenue du conseil de surveillance de cet établissement.

Jean Blanchemange (le maire), en introduction, s'est interrogé sur le sens que pouvait encore avoir le fait de présider un conseil de surveillance. Le mépris affiché dans cette loi pour les élus, représentants du peuple, fait partie des raisons pour "revisiter profondément cette loi" selon l'expression retenue dans le voeu voté en début d'année au conseil régional, mais le maire utilise précisément aussi bien qu'il le peut ce qu'il lui reste de pouvoir, celui d'organiser l'action avec cette réunion.

L'essentiel des débats a porté sur les urgences et le directeur de l'hôpital était venu avec quelques propositions (je ne lui ferai même pas le reproche de faire des promesses : il a simplement parlé des pistes qu'il voulait explorer en ne garantissant pas de résultats) pour qu'un médecin puisse être systématiquement disponible à la maison médicale jusqu'à minuit, même quand le médecin libéral de garde se refuse à venir prendre sa garde à Fumay (ce qui à défaut d'être excusable, peut se comprendre : on a imposé à des médecins proches de la retraite de changer leurs habitudes, en compliquant leurs conditions de travail, déjà bien compromises par le manque de professionnels) et pour le reste de la nuit. Affaire à suivre donc ! Des travaux devraient être entrepris pour rapprocher les lieux de prises en charge du nouveau centre de gravité de l'hôpital.

Les questions de démographie médicale impactent effectivement très fort les possibilités de solution, mais est ce que tout est fait pour faire venir des médecins dans les Ardennes ? Certainement pas à l'hôpital de Charleville Mézières, puisque les postes vacants de médecins n'apparaissent pas sur le site du Centre National de Gestion, sauf un poste de gériatre (le CNG a mis en place un très bon moteur de recherche des postes vacants à trouver en cliquant ici) et d'ailleurs sur le site de l'hôpital des "profils de poste" sont publiés, proposant plusieurs statuts, sauf celui de praticien hospitalier titulaire !

Pour en revenir à l'hôpital de Fumay, le directeur a mélangé arguments juridiques et financiers pour justifier la suppression des postes d'infirmières et de manipulateurs radio en arguant du fait qu'il n'y a pas de service d'urgences à Fumay. Certes, mais il y a une antenne du SMUR et le plan régional de santé indique bien que : "Pendant les périodes de sortie de l’équipe médicalisée du SMUR, l’accueil des patients est assuré par les médecins de l’établissement si l’effectif le permet ou, dans le cas contraire, par une ressource médicale extérieure. Les modalités de ce relais sont portées à la connaissance des membres du réseau régional des urgences de Champagne Ardenne, et sont formalisées, en tant que de besoin, par une convention entre l’établissement d’implantation et l’établissement de rattachement du SMUR."

Et le panneau "SMUR sorti, appellez le 15" n'est qu'une protection juridique pour le directeur, témoin d'un inhumanisme profond, car à défaut de médecin, il est toujours plus réconfortant d'être accueilli par une personne que par un panneau quand on est dans la difficulté et cette espèce de loi du tout ou rien : un médecin ou rien, met en cause la nécessité de porter secours à autrui en fonction de ses capacités, revient par exemple à nier le fait qu'il vaut mieux un pompier formé aux premiers secours que personne.

L'absence de manipulateur radio après 17 h est d'autant plus un véritable gâchis qu'il existe un système de télétransmission des radiologies (qui avait d'ailleurs été dans le temps financé par le conseil régional) et que, avec les derniers perfectionnements, cela peut même permettre de montrer une radio faite à Fumay à un chirurgien au bloc opératoire de Charleville Mézières pour qu'il puisse confirmer ou infirmer une éventuelle fracture : des allers et retour vers Charleville ou Dinant inutiles évités !

Rapidement ont aussi été évoqué au cours de cette réunion les difficultés de la maison de retraite liée à la non finition des travaux, mais on a trop tendance à oublier que le manque de personnel amplifie les difficultés liés à l'état des lieux, qui nécessite justement plus de temps !

Enfin, le directeur s'est encore disqualifié en parlant d'éventuelles sanctions vis à vis du délégué syndical : oublie-t-il que la violence sociale dont il faut preuve vis à vis des personnels est bien pire que la violence verbale ?

Affaire à suivre donc ! Ce qui est sur, c'est que la mobilisation autour de la prise en charge des urgences à Fumay a payé, puisque le directeur a maintenant ordre de trouver une solution. Cette mobilisation doit donc continuer jusqu'au résultat !

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Published by Michèle Leflon - dans Santé
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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 22:02

imagesLa sécu fermait les yeux depuis des années : c'était plus économique pour elle de faire payer par les malades ou les mutuelles les cas où les médecins étaient particulièrement peu payés (et qui servent à justifier le reste, les dépassements sans raison ni limites).

Marisol Touraine se félicite de la qualité de l'accord obtenu. Quelle hypocrisie ! On a quasiment rien réglé pour les patients (l'usine à gaz créée va rendre pratiquement impossible tout contrôle) et en tout cas les dépassements d'honoraires ne sont pas, comme ils le devraient, tout simplement interdits, mais la contrepartie positive pour les médecins, elle, elle existe.

A tel point que le syndicat de la médecine générale, un syndicat progressiste de médecins généralistes, a titré son communiqué de presse "L'UMP l'a rêvé, le PS l'a fait" (à lire en cliquant ici). Je vous invite aussi à aller lire le communiqué du PCF en cliquant ici.

La solution, pour les patients, c'est bien le remboursement à 100% des soins par la sécurité sociale, pour éviter cette médecine à deux, trois vitesses !

A Charleville Mézières, avec la création du groupement de coopération sanitaire privé, c'est une autre solution qui a été trouvée : c'est le personnel qui va payer ! En effet, les exigences des élus, du collectif de défense de l'hôpital, ont été entendus : les actuels médecins de la polyclinique ne pourront plus pratiquer de dépassement d'honoraire quand ils auront intégré les locaux de l'hôpital. Bonne nouvelle, direz vous : on va pouvoir se faire opérer d'une cataracte dans les Ardennes sans dépassement d'honoraires. Mais il y a un hic. Les médecins ont obtenus des compensations financières qui seront pris en charge par le groupement de coopération sanitaire. Et où pensez vous que le GCS va prendre cet argent ? A part en réduisant le personnel, je ne vois pas !

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 21:47

Après l'annonce par le Conseil Général de sa volonté de récupérer les locaux de la CAF à Sedan, Régine Henry, conseillère municipale communiste a écrit au président du conseil général : 

C'est avec stupéfaction et une grande inquiétude que j'ai appris que vous ne souhaitiez pas renouveler la convention d'occupation des locaux que le Conseil Général loue à la CAF de Sedan depuis 2010. La soudaineté de cette décision est surprenante puisque le CG s'est rendu acquéreur de ces locaux en 2010 sans qu'il ne soit question de bail à court terme pour la CAF qui les occupe depuis des décennies !

Cette décision, dans sa soudaineté et sa brutalité, rappelle le scénario qui a conduit à la fermeture du Collège FRENOIS et n'est pas sans poser question sur la nature même de son sens : devrait on se préparer à la disparition d'un autre service public dans notre ville ?

Administrateur d'organisme social (URSSAF) j'en connais ( tout en la désapprouvant) la politique actuelle qui consiste sous de pieux prétextes à regrouper et fusionner les structures éloignant chaque fois un peu plus les Citoyens de leurs services publics, remplaçant le contact humain par des centrales téléphoniques tout en supprimant « en douceur » des emplois locaux !

Dans ce contexte, votre décision pourrait bien servir de tremplin à la décision d'une délocalisation de la CAF !

Outre le fait qu'il soit impensable de priver les Allocataires de Sedan d'un service public dont ils ont un besoin fondamental (33000 visites par an!) cette décision conduirait à la fois à un véritable gâchis Humain et un énorme gâchis financier d'argent public.

En effet, ces locaux, situés en centre ville, à proximité d'autres services publics (Sécu, Mairie ), accessibles aux Personnes à mobilité réduite et aux poussettes sont très pratiques pour les Allocataires (dont beaucoupn'ont plus ou pas de moyens de locomotion dans le contexte socio économique difficile que nous connaissons dans les Ardennes et particulièrement à Sedan ).

Outre la difficulté prévisible de retrouver des locaux adaptés, un déménagement forcé de la CAF générerait des coûts importants ( câblages , travaux , accessibilité …). Coûts que, eu égard aux budgets de misère alloués aux collectivités locales, notre Ville ne pourrait supporter!

Par ailleurs, si votre décision conduisait à une délocalisation …. qu'adviendrait -il des emplois ?

C'est pourquoi, je vous demande, en ma qualité d' Elue municipale, préoccupée de l'intérêt public qu'est le maintien de ce service de proximité dans notre Ville pour ses Usagers et préoccupée également de la bonne gestion de l'argent du contribuable et du maintien des emplois, je demande que cette décision soit purement et simplement annulée et que le contrat bail CAF /CG soit reconduit et pérennisé.

Je vous remercie de l'attention que vous aurez bien voulu porter à cette lettre ouverte et dans l'attente de votre réponse, je vous prie d'accepter, Monsieur le Président mes salutations Citoyennes.

Cette lettre date du 1er octobre, c'est à dire quasiment un mois. Régine Henry n'a toujours pas reçu de réponse !

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 23:37

electroluxL'annonce, par la direction du groupe suédois, de fermer le site de Revin ne correspond pas à une nécessité industrielle mais à la seule volonté  d’augmenter ses profits, déjà en croissance de 33% au 3ème trimestre de l'année.

Ce n'est que la suite logique du refus d'investissements pour mettre en place un nouveau modèle de machines à laver répondant aux attentes des consommateurs et répondant mieux aux normes environnementales et du désengagement du groupe de notre pays, sans assumer ses responsabilités sociales vis à vis de ses salariés.

Les communistes ont de longue date engagé l'action en faisant signer massivement (2300 signataires) une pétition à l'intention de la direction d'Electrolux et n'acceptent pas cette décision : ils continueront à se battre contre ces licenciements boursiers (une proposition de loi a d'ailleurs été déposé en ce sens par les parlementaires communistes).

Ils exigent du groupe de revoir sa copie et sollicitent une intervention forte du gouvernement : l'indépendance industrielle de la France ne peut passer par l'abandon de productions aussi indispensables à toutes les familles qu'un lave linge.

Après la fermeture de Porcher, cette fermeture serait un nouveau coup dur pour Revin et la vallée de la Meuse : ce sont non seulement près de 500 emplois qui seraient supprimés directement, mais aussi des catastrophes pour des sous-traitants : les communistes affirment leur solidarité vis à vis de tous ces salariés et de leur famille et seront à leur côté dans les luttes à venir.

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 10:58

 

arton777-19e90Avec le projet de Banque Publique d'Investissement, annoncé au conseil des ministres de cette semaine, le gouvernement se contente d’essayer de corriger à la marge « les défaillances du marché » caractérisées, aujourd’hui, par le refus des banques de faire crédit pour le développement économique et les PME pour cause de rentabilité insuffisante.

Il aurait été nécessaire de développer les moyens d’une maitrise nouvelle du crédit bancaire pour sécuriser l’emploi et la formation, engager une transition écologique, et impulser un nouveau type de croissance réelle avec les investissements nécessaires en France et en Europe. Au lieu de cela, c’est le seul soutien à l’investissement des entreprises innovantes et exportatrices qui sera l’objectif central de la BPI, sans aucune conditionnalité en matière d’emploi, de formation, de progrès écologiques.

Les ressources de la BPI seraient limitées avec, au bout du compte, une capacité de financement de 30 milliards € en prêts et garanties auxquels s’ ajouterait une capacité d’intervention en fonds propres de 10 milliards €...à comparer avec l’encours de crédits aux entreprises qui, en aout dernier, se chiffrait à plus de 1007 milliards d’euros ! C’est dire, en réalité, la minceur des moyens.

Car la BPI, pour se refinancer, disposerait certes d’une réaffectation partielle des sommes collectées en Livret A et LDD, mais, pour l’essentiel, ferait appel au marché financier, ne pouvant accéder à la monnaie créée par la BCE.

Autrement dit, ses opérations, conditionnées par la rentabilité financière, ne stimuleraient aucun changement des critères du crédit et des relations banques-entreprises et n’auraient aucun lien avec la politique monétaire de la BCE, tandis que l’octroi de quelques pouvoirs aux régions s’inscrirait dans une «  gouvernance » très centralisée !

Nous sommes très loin du véritable pôle public bancaire nécessaire pour développer une sélectivité nouvelle du crédit favorable à l'économie réelle, à la satisfactions des besoins des hommes et des femmes et non à celle des actionnaires. Pourtant, la satisfaction des besoins dans un cadre de transition écologique serait tellement créatrice d'emplois !

Mais c'est vrai aussi que l'alignement de F. Hollande sur la politique européenne ultralibérale ne contribue pas à réorienter la Banque Centrale Européenne et sa politique monétaire  afin de favoriser l’emploi en quantité et qualité et l’expansion des services publics et cela rend tout plus compliqué !

Je vous invite à aller lire en cliquant ici la très intéressante lettre ouverte à Frnçois Hollande rédigée par le Collectif " Pour un Pôle public financier au service des Droits !" Ce collectif regroupe des organisations syndicales des banques mais aussi des associations, comme ATTAC ou la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité.

Après la tribune publiée par 120 économistes (à lire en cliquant ici) dénonçant  comment le traité européen organise de fait la garantie par les États des grands patrimoines financiers privés, cette lettre ouverte montre à nouveau les convergences de plus en plus larges pour une nouvelle politique économique mettant l'humain d'abord.

L'avenir est devant nous : on ne lâche rien !

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Published by Michèle Leflon - dans Au fil des jours
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 16:40

J'ai terminé ce jeudi en Haute Marne mon tour des départements de la région, devenu traditionnel en cette période de l'année pour mieux préparer le programme régional de formation financé par le conseil régional à l'attention des demandeurs d'emplois : rencontre avec les organismes qui s'occupent des demandeurs d'emploi comme Pôle Emploi et les missions locales, mais aussi avec des représentants des commnunautés d'agglomération ou de pays ou des organisations patronales ou syndicales : six réunions (deux dans les Ardennes, une dans la Marne, une dans l'Aube et hier deux en Haute Marne) pour informer des nouveautés résultant de la mise en application du contrat de plan régional de développement des formations, proposer les orientations du conseil régional et écouter.

Déjà, je dois dire que nous avons réglé en Champagne Ardenne la question de l'articulation avec Pôle Emploi : Pôle Emploi finance également des formations à l'attention des chômeurs. Plutôt que de l'ignorer un accord est passé : Pôle Emploi finance des formations d'adaptation à l'emploi de moins de 450 heures et le conseil régional des formations qualifiantes plus longues (sauf exceptions, mais, elles aussi en concertation). Moyennant quoi, les velléités d'autres régions qui souhaitent, dans le cadre d'un acte 3 de la décentralisation, récupérer la maîtrise des financements de Pôle Emploi me paraissent assez incongrues : c'est de l'argent de l'assurance chômage et l'implication des organisations patronales et syndicales dans sa gestion doit rester. C'est un des moyens pour aller vers une sécurisation des parcours professionnels par une implication des entreprises.

Nous avons aussi améliorer l'accès à la formation par un logiciel permettant aux agents de Pôle Emploi et des missions locales de savoir en temps réel la disponibilité des places de formation. C'est tout nouveau, mais ça a l'air de donner satisfaction et d'être réellement un plus.

Evidemment, cela ne règle pas la question de la disponibilité insuffisante des personnels de Pôle Emploi (et j'ai d'ailleurs apprécié à ce sujet l'intervention de la représentante de la CGT dans la Marne)

Les débats ont évidemment été différents dans les six réunions, en fonction des contextes locaux ou des préoccupations des participants : c'est souvent l'occasion pour moi d'apprendre en direct des difficultés particulières, comme le refus de la SNCF de poursuivre une convention avec les missions locales qui permettaient à celles-ci de payer des billets de trains à des jeunes qui en avaient besoin dans le cadre de leur démarche d'insertion, sans être obligé de donner l'argent au jeune lui-même. La convention a cessé car les missions locales ne consommaient pas assez de train au goût de la SNCF. Et un truc de plus pour compliquer la tâche des conseillers des missions locales.

On a parlé de beaucoup de choses, des emplois d'avenir dans la Marne, de la difficulté des emplois dans l'hotellerie restauration, des emplois de service aux personnes (à ce sujet, nous sommes en train de travailler à un contrat d'objectif et de moyens sur la formation dans les services de proximité, plus large, mais incluant aussi les services à la personnes), des personnes en situation de handicap (le conseil régional vient de conventionner avec l'AGEFIPH) ...

Un dernier mot sur la métallurgie : hier une représentante syndicale a fait état de ses camarades qui travaillent dans des entreprises qui risquaient de fermer et qui auraient beaucoup de mal à retrouver un emploi car ils étaient, malgré leurs compétences, sans qualification, et pour certains en difficulté avec la lecture et l'écriture. Je n'ai pu m'empêcher de me remémorer les responsables patronaux de la métallurgie qui disent qu'ils n'y a pas besoin d'action sur l'illettrisme dans leur branche, car tous leurs salariés sont qualifiés !

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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