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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 22:47

D'après le journal du dimanche, relayé par l'AFP, le site de Chooz pourrait être retenu pour la construction de l'EPR, une centrale nucléaire de type nouveau, comme celle actuellement en construction à Flamanville !
Il s'agirait d'un choix très politique, volontariste.
Je n'irai évidemment pas manifester contre cette construction si cette information devait se confirmer, encore que ...
Est il sensé de choisir un site moins adapté qu'un autre d'un point de vue technique ? Les dépenses supplémentaires, lié au site, ne seraient elles pas mieux utilisées à d'autres investissements ?
Et si les périodes d'arrêt de l'EPR devaient se succéder, faute d'eau dans la Meuse ? Le choix, sur de seuls critères politiques, s'avérerait alors un véritable gâchis !
Plus grave, il pourrait s'agir d'un montage financier complexe entre EDF et Suez ! Alors, là,  je me mets à avoir peur : si ce sont les intérêts des actionnaires de Suez qui entrent en jeu, la sécurité sera-t-elle vraiment assurée ?
Pour l'instant, je ne dépenserai aucune énergie sur ce dossier : s'il s'avérait que le site de Chooz était réellement choisi, je m'emploierai à exiger qu'il s'agisse réellement d'une centrale EDF et à appeler à la vigilance.
Car je pense qu'il y a beaucoup d'énergie à dépenser ailleurs : l'EPR n'est pas la solution au chômage : certe, le chantier embauchera, et après ... On a vu avec Chooz B à quel point, une fois le chantier terminé, les mêmes questions d'emploi réapparaissent ! Les élus du conseil général et les députés, UMP et PS confondus, ne doivent pas tromper la population !
De l'énergie, il y en a à dépenser pour revitaliser la vallée de la Meuse, adapter son tissu industriel au 21ème siècle, le moderniser pour éviter à la France de devenir dépendante des productions industrielles d'autres pays : il y a un vrai travail de réindustrialisation à faire !
Le PNR (parc naturel régional) pourrait être un atout pour que cette modernisation industrielle soit véritablement celle du 21è siècle en la rendant respectueuse de l'environnement.
Alors, de l'énergie, il y en a à dépenser aussi pour que ce PNR devienne réalité, d'autant plus que l'annonce de l'implantation de l'EPR risque d'être un handicap dans la labelllisation du parc. Que fait le président de l'association de préfiguration du PNR ? Que pense-t-il du projet EPR ? Il ferait bien de s'occuper sérieusement de la question pour avoir des garanties sur la labellisation du parc dès maintenant !

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 14:21
Quatrième urgence : Un pôle public pour réorienter l'argent de la finance.
Les banques ne doivent plus faire n'importe quoi avec l'épargne des salariés. La transparence doit être la règle et nous proposons des droits et pouvoirs nouveaux pour les salariés, les syndicats, les élus, les populations pour décider de son utilisation.
Il faut :
- réorienter l’utilisation des 360 milliards du plan d’aide accordé sans contrepartie aux banques et engager la constitution d'un pôle financier public à partir de la Banque
Postale, d'Oséo, de la Caisse des Dépôts et des caisses d'épargne.

- renoncer définitivement au Traité de Lisbonne qui attise
l'incendie financier et refonder les missions et le rôle de la
Banque centrale européenne.

Il est faux de dire : Il n'y a plus d'argent pour relancer
l'économie.
Malgré la crise, la France est un pays riche. Les entreprises du CAC 40 ont fait des profits records en 2008. Par ailleurs, les 3 000 milliards d'euros d'épargne privée peuvent être mis à contribution pour financer une relance économique efficace.
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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 01:09
La troisième urgence, c'est une relance massive des investissements.
Il faut mobiliser l'argent pour engager une nouvelle politique économique au service des hommes et respectueuse de l'environnement.
L’investissement public, c'est le moyen de répondre aux besoins tout en relançant l'économie. Il faut en finir avec les critères du pacte de stabilité et les politiques d’écrasement des dépenses publiques et sociales.
Cela veut dire :
- l'arrêt immédiat des suppressions de postes dans les services publics et un plan de développement.
- un plan massif d'investissements publics pour l'école, la santé, la modernisation du transport ferroviaire, la recherche publique... et des aides exceptionnelles aux collectivités territoriales.
L’investissement privé, doit être libéré de la course à la rentabilité et mobilisé dans l’industrie et les services.
il faut :
- Un plan de modernisation de la fillière automobile tenant compte des enjeux environnementaux.
- Stimuler la fillière du bâtiment par un plan de construction et de réhabilitation de logements publics accessibles et respectueux de l'environnement.
- Des crédits à taux zéro aux PME en difficulté qui renoncent aux suppressions d'emploi.
Il est faux de dire : Investir dans les services publics, c'est jeter l'argent par les fenêtres.
C'est en partie grâce à la qualité de ses services publics (transports, éducation nationale, santé,..) que la France est aujourd'hui l'une des nations les plus modernes au monde. C'est un moteur du développement économique et humain.
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 14:44
Le pouvoir d'achat, c'est la solution.

La deuxième urgence c'est de relever de façon importante les salaires, les retraites et les minima sociaux.
C'est juste.

Et c'est aussi le plus sûr moyen de soutenir la demande et de relancer l'économie.

Il faut
- augmenter immédiatement le SMIC, les traitements de la fonction publique, le minimum vieillesse et les minima sociaux.
- organiser sans délai une conférence sur les salaires et le pouvoir d'achat.
- baisser la TVA sur les transports et produits de première nécessité.

Il est faux de dire : augmenter les salaires ça ne profite qu'aux importations.
Les importations ne représentent que 7% des 1.000 milliards d'euros de consommation des ménages.
Plus de pouvoir d'achat, c'est donc utile pour une relance intérieure.

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 02:05
Pour les abonnés au téléphone portable, appeler Pôle emploi est facturé hors forfait. Cela revient à 2,40 euros pour cinq minutes sur SFR et Orange.
Pour en savoir plus, cliquez ici : c'est sur le site des Echos que je viens de découvrir cela. C'est un site à priori non médisant de la politique gouvernementale !
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 23:56
Le PCF a présenté en début de semaine son plan pour sortir de la crise : ce ne sont pas aux salariés de payer la crise !
Malgré la crise, 2008 a été l’année des profits records. On ne touche pas aux dividendes des actionnaires, y compris pour les entreprises qui délocalisent ou licencient. Les PDG François Pinault et Bernard Arnault ont empoché respectivement 259 et 376 millions d’euros. La crise a bon dos.
Tout le monde s’accorde à dire : le capitalisme est en crise. On parle de le «moraliser » ! Autant vouloir apprivoiser un requin. Ce système est obsédé par l’enrichissement sans limite de quelques-uns au détriment du développement de chacun. Il va de crise en crise : sociale, alimentaire, écologique, financière... A force d’orienter l’argent disponible vers la finance et la spéculation, il asphyxie la vie.
La solution du Président : des millions aux entreprises et aux banques sans contreparties. Et rien pour les salaires. C’est
une fausse relance qui nous conduits droit dans le mur.
Commencer, tout de suite, à changer cette logique qui nous mène à la catastrophe, c’est possible, urgent et nécessaire.
C’est le sens du plan d’urgence que porte le Parti communiste. Les communistes, dès maintenant, prennent des initiatives pour bouger la situation. Bouger la situation, c’est aussi résister. Les luttes et les mobilisations font entendre une toute autre voix que celle des recettes éculées, au profit des mêmes intérêts.
Ce plan d'urgence s'organise autour de quatre urgences que vous me permettrez de vous présenter en quatre épisodes mais si vous voulez tout savoir tout de suite, vous pouvez aller consulter les articles de l'Humanité du 13 janvier en cliquant ici et ici.
La première urgence, c'est de mettre l'emploi et les salaires sous protection.
Ce n'est pas aux salariés de payer la crise financière. Il faut de toute urgence
- Suspendre immédiatement tous les plans de suppression d'emplois.
- Dans les entreprises où des problèmes se posent, convoquer des tables-rondes (directions/Etat/Elus/Syndicats) dont les propositions seront examinées prioritairement par les banques et les pouvoirs publics.
- Mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires et réduire les intérêts payés aux banques.
- Conditionner toutes les aides aux entreprises à la relance de l'emploi.
Alain BOCQUET, député communiste du Nord, a déposé une proposition de loi visant à affecter les dividendes des entreprises à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés subissant des périodes de chômage partiel. Vous pourrez la lire sur le site d'Alain Bocquet en cliquant ici. Depuis plusieurs jours, j'attends que cette proposition soit sur le site de l'assemblée nationale pour vous en parler tout en vous donnant le lien. Elle est répertoriée, mais sans que le texte ne soit encore publié. Curieusement, on trouve le texte d'une propostion de loi d'un député de droite déposée plus récemment !
Je reviendrai prochainement sur la crise dans le département des Ardennes, les proportions catastrophiques prises par le chomage partiel, en vous expliquant aussi mon silence actuel !

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 02:03
Venez manifester
samedi 17 janvier à 10 h place ducale

à l'appel des organisations syndicales enseignantes, lycéennes et de la FCPE


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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 22:25

Merci à Jean Pol Bois pour ce reportage sur le rassemblement qui s'est tenu hier soir à Charleville Mézières pour dénoncer la guerre à Gaza.
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 00:01
J'ai eu tout à l'heure un commentaire oral à mon précédent billet sur l'hôpital me faisant remarquer que Sarkozy avait au contraire très bien compris.
Et c'est vrai, mais j'avais voulu faire une réaction rapide, épidermique, à son discours de Strasbourg, tout en donnant quelques informations sur la situation carolomacérienne, alors que depuis Noël, je vous mijotte un long article sur la crise de l'hôpital et les conséquences de la marchandisation de la santé, mais il n'est pas encore tout à fait à point !
Car c'est vrai que comme à son habitude, N. Sarkozy va faire preuve de son intelligence diabolique et partir du malaise des personnels et de la désorganisation des hôpitaux pour mettre en oeuvre sa politique de casse de la richesse française et aggraver la situation des hôpitaux, car la seule chose qui l'intéresse, c'est ce qui peut rapporter de l'argent à ces amis patrons.
Contrairement à ce que dit N. Sarkozy, l'hôpital manque de moyens et c'est une des causes de sa désorganisation comme je l'explique dans mon précédent billet. Des remèdes existent :
- l'Etat doit arrêter de se financer sur la maladie de nos concitoyens : l'hôpital doit être exonéré de la taxe sur les salaires et remboursé de la TVA.
- Le financement par la tarification à l'activité doit être remplacé par un nouveau mode de financement permettant la réponse aux besoins des malades, au lieu de cette enveloppe fermée, votée chaque année, avec des tarifs qui baissent s'il y a plus de malades hospitalisés ou tout simplement si les personnels font un effort pour mieux noter l'activité faite. J'ai déjà expliqué dans ce blog les propositions des communistes pour accroître les ressources de la sécurité sociale : pour les retrouver, cliquez ici ou ici ou encore ici.
Mais N. Sarkozy sait (et c'est là que le titre de mon précédent article était très mauvais) que les personnels hospitaliers ont aussi conscience que la désorganisation n'est pas qu'une question de moyens et il espère s'appuyer sur cela pour faire passer sa réforme antidémocratique.
Et son remède risque, encore une fois d'aggraver le mal, car en fait, la désorganisation de l'hôpital est en partie liée au fait que le soin est devenu une marchandise. C'est cela que je vous expliquerai longuement dans l'article que je vous mijotte. En essayant d'en résumer rapidement les idées (et en espèrant malgré tout être claire), la marchandisation du soin a plusieurs conséquences, source de désorganisations :
- la relation soigné-soignant était une relation humaine, éventuellement teintée de paternalisme dans l'histoire. Elle est devenue une relation client-fournisseur avec un contrat et possibilité de poursuites judiciaires si le contrat n'est pas rempli, sauf que la guérison n'est pas toujours possible. Ceci entraîne, à la fois une dévalorisation des soignants, qui, à défaut d'être bien payés, trouvaient plaisir dans la relation humaine et ne trouvent plus aucun épanouissement dans la relation client fournisseur et des dysfonctionnements liés à la crainte de poursuites judiciaires.
- pour devenir une marchandise, le soin doit obéir à un processus de fabrication standardisé avec une division du travail qui a été précisée, l'établissement de protocoles (qui pourraient avoir l'effet bénéfique d'aide mémoire s'ils n'étaient que facultatifs) ...si ce n'est que le travail sur le corps humain n'est pas le travail sur le métal, que chacun est différent. La standardisation est devenue un frein aux réponses aux problèmes multiples que doivent résoudre les soignants, car les malades ne rentrent jamais tout à fait dans une case, avec des choses qui ne sont plus faites, car ce n'est pas dans le protocole ou avec une distorsion entre ce que le soignant pense bien de faire et ce que le protocole lui dit de faire, source de souffrance pour le soignant.
- enfin,
la mise en concurrence privé public, la privatisation rampante font intuitivement craindre aux soignants de l'hôpital public, qui étaient en dehors des processus de l'exploitation capitaliste, de faire partie, demain, de ceux dont le travail servira les intérêts des actionnaires. C'est un élément de plus du malaise !

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Published by Michèle Leflon - dans Santé
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 12:16
Ce ne serait pas une question de moyens, mais une question d'organisation ! Je n'ai rien écrit sur ce blog sur l'hôpital pendant toute cette période des fêtes marquée par des accidents graves : le respect de la peine des familles me semblait primer sur tout autre chose, mais savez vous, par exemple, que pendant que Roselyne Bachelot essayait de démontrer qu'il y avait des lits de réanimation libres dans la région parisienne, il n'y en avait aucun en Champagne Ardenne !
Et jeudi dernier, la direction de l'hôpital de Charleville Mézières appelait à "temporiser les entrées programmées" pour pouvoir faire face aux malades urgents.
Merveille d'organisation, mais effectivement, il n'y a plus le choix dans une période comme celle-ci : les essais d'organisation en programmant des soins, sont mis à mal, faute de lits, et cela risque d'être des malades qui vont rentrer en urgence du fait de l'aggravation de leur maladie, avec tous les dangers que cela comportent pour eux. Pour l'hôpital ce sera un facteur de plus de désorganisation et pour la sécurité sociale, vraisemblablement des dépenses accrues ! Mais les économies de bout de chandelle, en refusant de remplacer le personnel malade ou en congés, sont aussi un facteur considérable de désorganisation : les soins demandent la coordination des différents maillons de la chaine : quand un des maillons manque, c'est l'ensemble qui déraille, et l'on en perd du temps, à bricoler pour remplacer le maillon manquant !
L'hôpital a besoin d'un chef, paraît il ! Soit, mais un chef qui anime une équipe pour permettre à la richesse et à la diversité de l'équipe de développer sa créativité au services des malades. Car seule la démocratie peut permettre d'améliorer l'hôpital. Mais ce n'est pas cela que veut N. Sarkozy : le projet de loi Bachelot, c'est un modèle dans le genre "le chef décide avec un droit de vie ou de mort sur ses subordonnés", ou tout du moins de licenciement ! C'est le genre de fonctionnement qui a été une des causes de l'échec du socialisme dans les pays de l'est européen !
Bref, Sarko il a tout faux et le projet de loi Bachelot doit être retiré.
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Published by Michèle Leflon - dans Santé
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