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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 22:44
Regardez donc cette magnifique vidéo montrant des pics verts et des pics noirs dans les Ardennes. C'est Jean Pol Bois qui les a filmé au mois de mai dernier : il vient de m'envoyer le montage.

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Published by Michèle Leflon - dans Ardennes
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 23:13
J'étais hier au CNFPTLV (Conseil National de la Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie) où P. Caïla, le directeur général de l'AFPA, était venu présenter les orientations de l'AFPA.
Ce fut un discours technocratique, remarquable de langue de bois, mais pouvait il en être autrement ? Comme il l'a indiqué, il n'était pas là pour parler politique. Son but est de "transformer l'AFPA sans la dénaturer " (une des formules que j'appelle langue de bois) pour répondre à ceux qui veulent acheter de la formation, qu'il s'agisse des entreprises ou des conseil généraux. Car il "ne sait pas si la formation est un marché, mais " il "sait qu'il y a des acheteurs de formation."
La schizophrénie du gouvernement a été largement soulignée dans le débat qui a suivi : le Secrétaire d'etat à l'Emploi réaffirme son attachement à l'AFPA tout en agissant pour son démantèlement : le départ du service d'orientation vers Pôle Emploi (au fait il y a une saisine du conseil constitutionnel sur cet article de la loi sur la formation professionnelle), la mise en concurrence de l'AFPA avec les autres organismes de formation.
P Caïla n'a pas répondu aux questions concernant le patrimoine dévolu à l'AFPA, ce patrimoine que l'Etat a si peu entretenu !
Schizophénie aussi du gouvernement quand il reconnait le rôle de l'AFPA dans l'expérimentation du Contrat de Transition Professionnelle et confie sa généralisation à Pôle Emploi.
Plutôt que de vous raconter la fin de cette réunion du CNFPTLV, je vais faire une petite diversion sur cette question : tout d'abord pour préciser que les diffficultés du CTP dans les Ardennes n'ont pas été liées à l'AFPA qui a, au contraire, fait preuve de beaucoup de professionnalisme, mais aux entreprises qui ne font pas connaître les emplois disponibles (40%¨seulement des offres d'emploi sont déposées à Pôle Emploi), au patronat qui n'anticipe pas ses embauches, ce qui permettrait de prévoir les formations nécessaires et évidemment à la situation de l'emploi dans les Ardennes.
Le Contrat de Transition Professionnelle va être développé dans les bassins de St Dizier et Vitry le François (la Marne moyenne), tansdis que la Convention de Reclassement Personnalisée a été revue pour que les salariés licenciés dans les bassins où n'existe pas le CTP, bénéficient de mesure d'accompagnement proches en théorie.
Ce que l'on sait actuellement, c'est que Pôle Emploi a délégué cette tâche d'accompagnement à des opérateurs privés de placement, mais que ceux-ci ont beaucoup de difficultés à se mettre au boulot dans la région !
A propos de Pôle Emploi, vous pouvez aller lire un article dans L'Humanité d'hier en cliquant ici.
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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 12:46
Un moment de rigolade hier midi : mon téléphone sonne ; un numéro masqué. Pour une fois que j'ai mon téléphone dans la main, je réponds, persuadée que c'est l'hôpital. Tenez vous bien : c'était une charmante voix de femme se présentant comme du cabinet de Nicolas Sarkozy, me demandant si je serai aujourd'hui à St Dizier pour écouter le discours du président ! Il vaut mieux en rire, mais cette propagande, c'est sur nos impôts. Cela laisse quand même passer l'inquiétude présidentielle de ne pas avoir sa salle remplie à St Dizier ! Vous vous doutez que j'ai répondu non !
La réforme des institutions, qui va faire l'objet de plusieurs projets de loi pour la morceler – la réforme territoriale, la suppression de la taxe professionnelle, les compétences des collectivités – n'est en fait que l'adaptation des institutions à la société ultralibérale voulu par N. Sarkozy et ses amis patrons : restreindre les dépenses publiques des collectivités au service des populations, limiter les pouvoirs d'intervention citoyenne, source de contestation.
- Moins d'élus, c'est moins de démocratie, moins d'interlocuteurs disponibles pour écouter et résoudre les problèmes de la population. L'argument d'économie n'est là que pour la forme : l'immense majorité des élus sont des élus municipaux, sans indemnités !
- Supprimer la compétence générale des régions, c'est supprimer la solidarité entre les territoires, la possibilité pour les régions par exemple d'aider au développement du sport amateur ou de la culture dans les zones les plus défavorisées de la région où les communes ont peu de moyens.
- Transformer la fiscalité locale ne peut être un transfert de la pression fiscale des entreprises sur les ménages. C'est pourtant cela que veut faire N. Sarkozy tout en retirant aux collectivités territoriales la possibilité de fixer les taux d'imposition, la possibilité donc de faire des choix de service public locaux, comme par exemple la gratuité des manuels scolaires en lycées ou la construction de crèches.
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Published by Michèle Leflon - dans Au fil des jours
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:22
Les agriculteurs manifestent aujourd'hui à Chalons en Champagne. La FDSEA et les Jeunes agriculteurs des Ardennes nous avaient invité, Sylvain Dalla Rosa et moi même à nous joindre à eux.
Etant retenus par d'autres obligations, mais révoltés par les méfaits de la politique ultralibérale sur la condition des agriculteurs, nous leur avons répondu la lettre suivante :
Vous venez de nous solliciter pour vous apporter notre soutien à l'occasion de votre rassemblement à Châlons-en-Champagne le 16 octobre prochain.
Même si nous ne pouvons être présents physiquement à vos côtés (retenus par d'autres obligations), nous souhaitons néanmoins vous faire connaître notre entière solidarité avec le combat que vous menez. Vous le soulignez, la crise actuelle est la plus grave que le secteur agricole ait connu ces trente dernières années. Nous voulons ajouter qu'il n'y a aucune fatalité dans cette situation. Il existe, selon nous, un lien direct entre la mise en œuvre des lois Chatel et de modernisation de l'économie, et la situation dramatique que vit l'ensemble du monde agricole. La grande distribution est sortie plus renforcée que jamais de la logique de libéralisation du secteur agricole introduite par ces deux textes.
Autre élément, c'est le bilan de la PAC qui aggrave une situation déjà très tendue. Sur ce point, avec les parlementaires communistes, nous défendons très clairement l'idée d'une PAC consolidée avec des outils de régulation renforcés. C'est ainsi par exemple que l'activité agricole doit être sortie des négociations de l'OMC.
Pour notre part, nous attachons beaucoup d'importance au maintien de l'agriculture et à l'instauration de prix qui permettent aux agriculteurs de vivre de leurs revenus. C'est ainsi, qu'au plan régional, nous participons à la définition d'une politique qui aide à structurer les filières et qui agit pour pérenniser les installations existantes et favoriser l'implantation de nouvelles.
Restant à votre entière disposition pour continuer à évoquer ces sujets, Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos cordiales salutations.
Patrick le Hyaric, député communiste européen, a interpelé la commission européenne sur la crise structurelle qui a engendré la crise du lait du fait des déréglementations. Vous pourrez en savoir plus en cliquant ici.
Et au mois d'Aout, il s'était adressé au premier ministre sur la situation des producteurs de fruits et légumes : à retrouver en cliquant ici.
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Published by Michèle Leflon - dans Champagne Ardenne
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:09
Le retour forcé vers l’Afghanistan ne constitue pas, dans l’instant, une solution acceptable. La situation sécuritaire dans ce pays s’est fortement dégradée ces dernières années. Nul n’est en mesure d’y assurer la sécurité des personnes, pas même la coalition internationale présente en Afghanistan.
Renvoyer les Afghans dans leur pays remettrait en cause les valeurs défendues par l’Union européenne, garanties notamment par la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Aujourd’hui, de nombreux Afghans errent sur le territoire européen sans statut ni droits.

C'est pourquoi Terre d'Asile a lancé un appel européen que je vous appelle à signer, comme je viens de la faire en cliquant ici.

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Published by Michèle Leflon - dans Au fil des jours
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 23:24
Une délégation du Conseil d'Administration de l'hôpital de Charleville Mézières a rencontré le directeur de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation mardi.
Si t'es sage t'auras un bonbon !
Si je te pince, si je te pique, si je te brule, tais toi : t'auras un bonbon !

Voilà en quelque sorte le résumé de l'entrevue de mardi.
Comme quasiment tous les hôpitaux en France, l'hôpital de Charleville Mézières est en déficit (on envisage près de 8M € de déficit à la fin de l'année, soit pas loin de 6% du budget) et doit emprunter pour payer ses dépenses courantes (avec les frais bancaires en conséquence !)
Aux réductions drastiques liées à la mise en place de la tarification à l'activité s'ajoutent les travaux de modernisation pour lesquels l'hôpital n'a bénéficié ni du plan hôpital 2007 (dans les Ardennes, il n'avait servi qu'au financement du parking de la polyclinique du Parc !) ni du plan hôpital 2012. Mais sans doute fallait il laisser la pédiatrie dans des préfabriqués ?
Et maintenant le directeur de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation exige un plan de redressement, c'est à dire une baisse des dépenses et cela va essentiellement toucher le personnel avec la fin des contrats des contractuels, le non remplacement des départs à la retraite, avec des conséquences évidentes sur la qualité des soins : le directeur parle de réorganisation des services, mais il s'agit plutôt d'une désorganisation organisée !
Et si l'hôpital fait bien ces coupes sombres, il aura peut être une petite aide financière.
Comme chacun sait, on ne donne qu'aux riches !

Le message est lancé : faites le gros dos, acceptez de détériorer les soins donnés, sinon ...
Ce chantage est inacceptable : c'est prendre en otage la population ardennaise.
Pour leur part, le syndicat CGT du Centre Hospitalier et les élus communistes ont décidé d'informer la population de la situation et de favoriser la mobilisation de tous pour que cet hôpital ait les moyens de fonctionner : ils ont invité des associations, des syndicats et des partis politiques à une réunion le vendredi 23 octobre pour envisager la création d'un collectif de défense de l'hôpital. Si certains ont été oubliés dans les invitations, qu'ils n'hésitent pas à faire signe !
Pour ceux qui ont encore des doutes sur le but recherché avec la tarification à l'activité, les annonces faites pour le projet de loi de finances de la sécurité sociale 2010 sont là pour retirer toute hésitation : la convergence entre tarif du privé et du public va être accélérée - elle sera mise en place pour certains soins dès 2010 - car cela devrait permettre 150 M€ d'économies à la sécurité sociale sur le dos des hôpitaux, le chiffrage étant du gouvernement !
Pourtant, si effectivement la crise impacte la sécurité sociale en baissant les recettes du fait du chômage, des solutions existent pour augmenter les recettes et satisfaire les besoins de la population : il existe actuellement plus de 268 milliards d’euros de revenus financiers des entreprises. En les soumettant au taux actuel de cotisations patronales à l’assurance - maladie (13,1% des salaires), cela représenterait environ 35 milliards d’euros de rentrées pour l'assurance maladie, plus que le déficit !

Et, en ce qui concerne les budgets des hôpitaux, la taxe sur les salaires qui pèse environ 10% de la masse salariale qui représente elle-même environ 70% du budget des établissements, doit être supprimée. Cela ferait une bouffée immédiate d’oxygène pour les hôpitaux publics. On pourrait en rendre une partie à la Sécurité sociale qui est le payeur principal et une autre partie serait affectée au désendettement rapide des hôpitaux. Il est tout de même inadmissible de voir que l’hôpital public rapporte plus d’argent à l’Etat qu’il ne lui en coûte, puisque l'Etat ne finance quasiment rien lui même !

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Published by Michèle Leflon - dans Santé
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 20:00
J'ai participé ce matin au début de la journée professionnelle des missions locales et PAIO de Champagne Ardenne. J'ai été leur redire le soutien entier du président Bachy et de son équipe à leur travail, car leurs actions prennent toute leur place dans la politique régionale vis à vis de la jeunesse, dans la lutte contre les inégalités sociales et territoriales.
J'en ai profité pour lancer quelques idées. Voilà un passage de mon intervention :
Vous avez ce travail très ingrat de devoir donner des perspectives d'insertion professionnelle à des jeunes alors qu'il y a si peu d'offres d'emploi ou tout du moins d'offres d'emploi durable.
Mais vous n'êtes pas qu'une agence de placement, heureusement, et vous accompagnez les jeunes dans cette période difficile de la vie entre école et travail stable, dans cette période où l'on se cherche et c'est pour cela que votre travail ne pourra jamais se résumer à des pourcentages de jeunes insérés dans l'emploi.
C'est fort bien que la place des missions locales soient reconnues dans le projet de loi sur la formation professionnelle, qui doit être votée aujourd'hui à l'assemblée nationale : mais les financements doivent être pérennes et l'évaluation nécessaire ne peut se limiter à de purs résultats statistiques, à des nombres d'entretiens réalisés.
Et c'est aussi votre travail à vous toutes et tous qui doit être reconnu non seulement en paroles, mais aussi dans les actes !
(...)
Je voudrais prendre un peu de temps pour parler de la transition école travail. L'errance de nombreux jeunes, particulièrement ceux sortis par l'échec du système scolaire, avant d'atterrir dans vos locaux, est un véritable gâchis, auquel il est urgent de remédier. Mais pas en faisant n'importe quoi !
Car il convient de ne pas opposer formation et travail.
Quelques exemples : l'instauration du RSA pour les jeunes ayant travaillé au moins deux ans est une bonne mesure, car la discrimination des salariés pauvres en fonction de leur âge était choquante. Mais, isolée, c'est surtout un effet d'annonce car bien peu de jeunes vont en bénéficier et surtout c'est opposer jeunes qui travaillent et jeunes qui continuent à se former, là où il faudrait aussi des moyens pour ceux qui se forment, une allocation d'autonomie.
Deuxième exemple : le contrat d’accompagnement formation, le fameux CAF, va permettre à des jeunes y compris sortants scolaires, d'aller se former dans des organismes de formation privés.
Loin de moi l’idée de sous estimer la question dure des décrocheurs scolaires, mais cela ne peut se résoudre par une mise en concurrence de l’Education Nationale avec d’autres modes de formation ;
Loin de moi l’idée de sous estimer l’échec de l’éducation nationale face à ces jeunes qui n’ont pas accroché
Mais ce n’est ce pas par l’opposition Education Nationale , autres organismes de formation, que l’on réglera la question mais bien par l’échange de pratiques pédagogiques, l’apport d’approches différentes, comme celle de l’école de la deuxième chance ou de l’AFPA que pourra se construire une Education nationale dont l’on ne décroche plus. Sinon, on va vers une école à deux vitesses, une pour l’élite et une pour les autres, qui quittent l’école le plus vite possible. : une politique élitiste est contraire à l'intérêt de notre pays car c'est l'augmentation des qualifications de tous qui nous permettra d'avancer et c'est tout particulièrement vrai dans notre région.
Ce n’est pas non plus en opposant le suivi Education Nationale par la MGI, les CIO et celui des missions locales qu’on réglera la question, mais bien dans un travail commun et je sais que sous l’impulsion de Maryse Florès, c’est ce travail en commun que cherche actuellement à construire l’association régionale des missions locales et je ne peux que m’en féliciter, d’autant plus que je sais que cela se fera dans le respect des jeunes, sans fichage, sans flicage.
Et ce travail en commun ne veut surtout pas dire effacement des missions locales, mais bien au contraire utiliser au maximum leur capacité spécifique d’accompagnement des jeunes, dont la valeur est chaque année mieux reconnue, car votre atout, c’est votre travail d’équipe, c’est votre vision globale du jeune.
Et c’est pour cela que ce qui se passe actuellement en Picardie est dangereux, la dissolution annoncée des missions locales dans des maisons de l’emploi et de la formation : un jeune ne se résume pas à sa formation ou son emploi et ce, d’autant plus qu’il est en difficulté.
Il faut avancer encore dans la reconnaissance du rôle de service public des missions locales, ne pas les opposer à d’autres structures comme cela a été fait avec le contrat d’autonomie, expérimenté dans la Marne.
Il y a de nouvelles formes à inventer de service public, intégrant la diversité associative, comme le sont vos structures, tout en reconnaissant l’utilité publique.
Un peu comme nous avons entrepris de faire dans le domaine de la formation en région Champagne Ardenne avec la création du réseau public régional de formation professionnelle.

En fait, je pense que dans la valorisation que fait N. Sarkozy du travail, il confond la promotion de l’effort, une notion indispensable pour les jeunes (et les moins jeunes d’ailleurs) toujours nécessaire pour ne pas subir, mais gagner en autonomie, pour s’émanciper dans tous les sens du terme et le travail dans le sens le plus restrictif et péjoratif du mot, de soumission aux intérêts patronaux.

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 17:21
"Et si vous doutez du résultat de dimanche dernier, demandez à N. Sarkozy d’organiser un référendum comme la Constitution le permet."
C'est ce qu'a déclaré Jean Claude Danglot, sénateur communiste, jeudi dernier, lors de la séance des questions au gouvernement. Vous pouvez lire l'intégralité de son intervention en cliquant ici et même la voir en cliquant ici.
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 15:12
La CGT appelle en effet à une journée d’action nationale à Paris le 22 octobre pour l’avenir des emplois et le maintien d’une industrie forte et diversifiée dans l’Hexagone.
« Pas de développement économique sans une industrie forte » affirmait Sarkozy il y a un an.
Derrière ces gesticulations, la réalité est toute autre ; l'industrie est malade des choix de la droite et du patronat : financiarisation de l'économie, bas salaires, réduction de l'emploi, manque d'investissements, gâchis de milliards de fonds publics et de crédit accordés sans engagements. Et ça continue avec la suppression du seul impôt sur le capital des entreprises, la taxe professionnelle!
L'industrie avec les services est pourtant un moteur essentiel du développement économique et social : c'est 38% du PIB, 60% des investissements, 90% de la recherche, 78% des exportations. Elle a de formidables atouts humains et matériels: la qualification de millions de salariés; des infrastructures de qualité, des services publics performants. Ce sont ces atouts qu'il faut valoriser et développer.
Les communistes soutiennent naturellement cette manifestation du 22 octobre et appellent à y participer : pour eux il s'agit de de défendre le potentiel industriel existant, chaque site menacé de fermeture, chaque emploi menacé de délocalisation, d'exiger une embauche pour un départ tout en préparant les activités et les emplois industriels de demain stables plus qualifiés.
L'heure est au rassemblement pour construire un projet de développement industriel national et européen répondant aux besoins humains en France et dans le monde, soucieux de la préservation de notre planète.
Un tel projet implique de s'émanciper de la logique de rentabilité des marchés financiers et du grand patronat, de responsabiliser les groupes et les banques en matière d'emploi, de formation, de recherche.
C'est le système qu'il s'agit de transformer radicalement.
Il faut avancer vers une sécurisation de l'emploi et de la formation avec dès maintenant, des moratoires sur les suppressions d'emplois, l'interdiction des licenciements pour les entreprises qui distribuent des dividendes, l'augmentation des salaires avec un SMIC à 1600 euros et un Smic européen, le développement des services publics. Pour cela, l'utilisation de l'argent et les pouvoirs permettant d'orienter cette utilisation sont les questions décisives.
C'est pourquoi le PCF met particulièrement en avant 3 propositions défendues par ses parlementaires le 28 mai à l'Assemblée Nationale :

1) La création de Fonds publics régionaux pour l'emploi et la formation Ce seraient, sans attendre la mise en place d'un pôle public bancaire, de premiers outils d'intervention populaire pour un nouveau type de crédit. Destinés en premier lieu aux PME, ouverts aux propositions des salariés, ils aideraient au financement de projets créant ou sauvegardant des emplois, développant des formations: ils prendraient à leur charge tout ou partie des intérêts payés aux banques par les entreprises sur les crédits finançant leurs investissements. Plus seraient programmés d’emplois et de formations, plus les intérêts à payer aux banques seraient diminués. Le crédit serait mis au service de l'emploi et du développement économique.
2) La constitution d'un pôle public bancaire : sa mission serait d'impulser un nouveau type de crédit, sélectif, permettant avec des taux abaissés de favoriser les investissements pour l'emploi et la formation.
3) L'attribution aux représentants des salariés et des populations de nouveaux pouvoirs afin qu'ils aient les moyens effectifs d'intervenir sur les choix de gestion des entreprises et des groupes, et sur l'utilisation de l'argent.
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 19:46
Le projet de la SNCF d’abandonner définitivement le transport du « wagon isolé » et le rapport de la Commission des Affaires économiques, de l’environnement et du territoire préconisant la filialisation de l’activité de Fret SNCF " sont en totale contradiction avec les objectifs de réduction des gaz à effet de serre dans les transports annoncés lors du Grenelle de l’environnement, ils sont préjudiciables pour l’activité économique sur les territoires et ont des conséquences négatives sur la qualité du service public de transport régional dont les Régions ont la responsabilité."
Voilà ce que vient d'écrire Pierre Mathieu, vice président du conseil régional en charge des transports (PCF), avec ses collègues des autres régions. Vous pourrez retrouver l'intégralité de ce courrier en cliquant ici.
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