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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 21:34

Voici le courrier que j'adresse au ministre de l'éducation nationale :

Monsieur le Ministre,

Le projet de loi de refondation de l'école propose de grandes ambitions : formation des enseignants, recrutements, priorité au primaire, réaffirmation du rôle de l'école maternelle, réaffirmation du collège unique.  

Sans doute faut il encore plus d'ambition pour reconstruire le service public national d’éducation fondé sur le principe que tous les élèves sont capables d’apprendre.

Sans doute faut il plus d'ambition dans la reconstruction des pratiques, des contenus, pour permettre la réussite de tous, sur la base d'une école faite pour ceux qui n'ont que l'école pour apprendre.

Mais il faut aussi que cela s'appuie sur du concret.

Et le concret qui se prépare pour la rentrée prochaine dans les Ardennes est contradictoire avec l'espoir engendré par les changements politiques et ce projet de loi.

Ce sont les fermetures de deux collèges ruraux, aggravant le désamènagement du territoire et dégradant les conditions d'études de ces collégiens, qui vont être amenés à de longs trajets.

C'est l'annonce de la fermeture éventuelle de la filière L au lycée de Givet, source de discrimination sociale. Dans ce bassin du nord des Ardennes, tout particulièrement frappé par la crise économique, le chômage, les choix d'orientation risquent d'être faits par défaut pour les enfants des familles les plus modestes. L'éventail des filières envisageables avait déjà été resserré par la gestion précédente du Ministre Châtel avec la suppression des classes d'enseignement technologique et il conviendrait d'en réintroduire, et de conforter la filière littéraire avec un renforcement de l'étude des langues étrangères.

C'est la fermeture annoncée de la filière générale dans le lycée de Bazeilles, au prétexte de spécialiser celui-ci en hôtellerie restauration. Ceci est contradictoire avec les valeurs de mixité sociale prônées par la République, et que vous avez rappelé récemment. Il faudrait au contraire y élargir le champs des orientations possibles en y recréant une filière ES.

Ceci va entraîner une concentration des offres de formation au sein des établissements les plus importants du département où les capacités d'accueil arrivent à saturation et où les classes à effectif surchargé vont devenir légion. Il n'y a aucune justification pédagogique à ces fermetures, juste la volonté de réduire de quelques unités le nombre global de classes de collèges ou de lycées dans le département pour faire des économies de postes d'enseignants.

Aussi, Monsieur le Ministre, je vous demande, de faire revoir ces projets, qui sont contraires à l'intérêt des jeunes Ardennais. 

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 20:09

photo crJournée consacrée au vote du budget aujourd'hui au conseil régional.

Je vous passe les discussions d'affichage politicien et le débat général du matin sur la diminution des ressources, la nécessité de limiter l'emprunt etc ... A part le plaisir de convaincre des convaincus, il n'y a sans doute pas  grand chose à en tirer, d'autant plus qu'en restant dans les généralités des effets de manches, on évite de poser les vraies questions. Ce n'est par exemple pas " impôts" ou " pas impôts " sauf à développer l'individualisme à outrance et à dire que l'on n'a rien à financer ensemble mais c'est bien plutôt quelle réforme fiscale pour rendre l'imposition plus juste et en ce qui concerne les sociétés par exemple, faire en sorte que ce ne soit pas comme maintenant, les grands groupes qui font des milliards de profits qui proportionnellement paient moins d'impôts que les petits artisans !
Alors, je vais plutôt vous faire des commentaires sur certains points particuliers.
- sur les ressources humaines de la région, j'ai demandé au président où en était le travail engagé pour revoir les règles de participation à la mutuelle des personnels de la région comme il l'avait promis lors de la commission permanente de novembre. La cause des changements de règles est une loi datant de l'époque Sarkozy, fort mauvaise car voulant favoriser les assurances privées au détriment des mutuelles, mais elle laisse bien une marge de manoeuvre à notre collectivité et les règles mises en place en Novembre, sous prétexte de favoriser les catégories C des personnels, ( les moins payés) est pénalisante par rapport à la situation précédente, y compris pour certains personnels de catégorie C. L'importance du travail fourni par les personnels régionaux, un travail de qualité et on leur en demande toujours plus, sans doute trop d'ailleurs,  mérite que l'on ne chicane pas sur les aides à leurs mutuelles !
Réponse du président : le travail est en cours. C'est complexe.
- sur les lycées, l'apprentissage et la culture, le débat a essentiellement porté sur l'annonce, vu les difficultés budgétaires de ne plus intervenir que sur les bâtiments propriétés de la région, hors opérations déjà engagées. La droite a essayé de nous faire pleurer avec la situation des élèves du lycée privé de Maubert Fontaine, leurs difficultés sociales et la qualité de leurs résultats. Le président s'est engagé à réenvisager les dossiers lors de la décision budgétaire modificative, quand nous aurons le compte administratif de 2012 et saurons si nous avons des marges de manoeuvre budgétaire, mais la vraie question n'est-elle pas plutôt "Que fait on pour que ces jeunes restent dans l'enseignement public, y trouvent l'encadrement dont ils ont besoin ?" Je ne suis pas sure que le projet de loi sur la refondation de l'école ait l'ambition nécessaire pour cela et la fermeture ou les menaces sur des structures scolaires à taille humaine dans le département ne peut que contribuer à ne pas répondre à cette vraie question.
- Formation : ce n'est que peu un sujet de débat dans l'assemblée régionale ! J'ai rappelé que le but de la majorité du conseil régional, mon but, c'était bien d'avoir de l'ambition pour la formation professionnelle, en particulier dans ce domaine de compétence propre de la région, la formation des demandeurs d'emplois et que l'on ne pouvait pas les former uniquement, comme certains sont tentés de nous le demander, pour les métiers dits "en tension", qui sont en tension souvent uniquement du fait des conditions de travail et de salaires et constituent un puits sans fond en terme de besoins de formations puisque les salariés qui y travaillent n'ont qu'un but : trouver un autre travail. Et la baisse du budget de la formation professionnelle de la région n'est qu'apparent, la formation dans le cadre du dispositif Envol étant maintenant prise en charge sur le budget développement économique. J'ai rappelé ce que j'avais déjà dit au moment des orientations budgétaires : le transfert du dispositif envol ne doit pas être un simple changement d'écriture comptable mais doit bien s'accompagner du développement de ce qui fait le plus du dispositif envol, la formation et l'accompagnement à la création d'entreprise, vis à vis non plus uniquement de demandeurs d'emplois, mais aussi vis à vis de salariés qui souhaitent reprendre une entreprise.
J'ai rebondi ensuite sur l'intervention d'une élue socialiste qui avait souligné l'intérêt du déploiement du conseil en évolution professionnelle dans les Espaces Métiers pour dire que le besoin était tel que cette notion était reprise dans l'accord national interprofessionnel qui venait d'être signé, un accord par ailleurs fort mauvais car il développe la précarité du travail et d'ailleurs uniquement signé par des organisations syndicales minoritaires et pour lequel il fallait espérer que sa traduction législative corrige les pires menaces. En ce qui concerne le dispositif de conseil en évolution professionnelle, il n'y a pas de risque d'inutilité dans que développe le conseil régional et pour deux raisons, la première étant que l'ANI renvoit l'application à des discussions ultérieures entre partenaires sociaux et la seconde c'est que, et cela questionne, dans les premières expérimentations qui ont été mises en place dans les Espaces Métiers, il y a des salariés du privé qui viennent chercher ces conseils, mais aussi beaucoup de salariés du public.
Enfin, je n'ai pas résisté au plaisir de faire une allusion au débat qui avait précédé sur la culture en faisant remarquer à certains conseillers régionaux que dans les projets concernant les actions à destination des salariés, il y avait celui d'une plateforme de formation culturelle, car la culture était essentielle, facteur d'émancipation humaine, que peut être effectivement, cela gênait certains car elle aidait à réfléchir et à devenir plus citoyen, mais qu'heureusement que nos ancêtres avaient protégé la culture car sinon, le débat (en faisant référence avec ce qui avait été dit précédemment) entre culture contemporaine et plus ancienne n'aurait pas lieu d'être, car il n'y aurait pas de patrimoine et que tout compte fait, c'était sans doute plus démocratique la manière dont nous aidons la culture que les rois qui protégeaient les artistes dans leur cour.
Il y aurait encore d'autres débats de la journée à raconter, sur les aides aux étudiants, sur le développement économique (un sujet essentiel, mais esquissé simplement aujourd'hui dans l'attente de nouvelles propositions de la région - un séminaire de la majorité régionale est prévu sur ce sujet en mars - mais ce serait trop long ... et vous ne me liriez plus. Suite demain : on continue !
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 15:03

logo regionA la veille de la session plénière du conseil régional dédié au budget 2013, la majorité régionale lance un manifeste que vous pouvez lire en cliquant ici.

Faisant le constat des difficultés particulières de la région, liées à la faible densité de population, mais aussi au contraste entre un PIB par habitant élevé et les bas niveaux de revenus, témoin de l'importance des inégalités sociales de la région, ce manifeste appelle à la solidarité nationale, en attirant l'attention sur quelques points envisagés dans le cadre de l'acte 3 de la décentralisation qui ne nous paraissemt pas adminissibles, comme le transfert des trains d'équilibre du territoire aux régions.

Il insiste sur les priorités régionales : le développement économique et la formation d'abord, la solidarité et enfin l'amélioration du cadre de vie.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 10:40

manif ia 230113Force de propositions, mais aussi d'actions, les militants du Front de Gauche participeront à la mobilisation prévue le 31 janvier par les organisations syndicales de la fonction publique. Hôpitaux, écoles, cela vous parle ?Les services publics sont malade de l'austérité ! A Charleville Mézières, rendez vous à 15 h à la préfecture. La manifestation sera suivie par une réunion publique à l'Hôtel de ville.

Voici, dans la suite de mes précédents articles, les propositions du Front de Gauche pour un développement économique, social et écologique créateur d'emplois.

Des nationalisations démocratiques au service de l'intérêt général

18 – Pour l'emploi mais aussi pour l'intérêt général du pays, l’intervention de l’Etat est légitime pour mettre en place un contrôle social des entreprises présentes dans certains secteurs économiques, qu'il s'agisse de maintenir, de transformer et de développer des filières industrielles dans le cadre d'une production nouvelle sur des critères sociaux et écologiques comme à Florange ou de maîtriser des secteurs stratégiques comme celui de l'énergie ou du crédit. De nouveaux pouvoirs des salariés permettraient de mettre en œuvre de nouveaux critères de gestion de ces entreprises. Planification écologique et réindustrialisation

19 – En s'appuyant sur le pôle financier public et le Fonds Européen (point 8 et 10), mobiliser les investissements en faveur des énergies renouvelables, du développement des transports ferroviaire, fluvial et maritime côtier, de la mise en œuvre d’un grand plan fret et ferroutage, de la construction de 200 000 logements par an et d'un vaste plan d'isolation thermique des logements avec l’objectif de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et mettant de strictes conditions d’emploi et de qualifications. Nous proposons aussi un doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépenses publicitaires des entreprises

20 – Mettre en place des commissions régionales et départementales de l’emploi, de la formation et du développement rassemblant tous les acteurs concernés : employeurs, syndicats, élu-e-s et collectivités. En finir avec les aides publiques et les exonérations de cotisations sociales aux entreprises dont l’inefficacité a été prouvée et les remplacer par des interventions ciblées, sous forme de bonifications d’intérêts ou de garanties d’emprunts pour que les banques financent les projets les plus efficaces en termes de création ou de préservation d’emplois, de développement de la qualification de la main-d’œuvre, de préservation de l’environnement, de développement maîtrisé des territoires.

Le développement des services publics pour répondre aux besoins

21– Créer massivement des postes de fonctionnaires, à commencer par 70 000 dès cette année, titulariser les 800 000 précaires de la fonction publique, augmenter réellement et de façon pérenne les numerus clausus des professions médicales et para médicales pour améliorer et développer les services publics comme ceux de la santé,de l'emploi, de l’éducation nationale, de l’écologie, du logement social ou de la petite enfance par exemple.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 10:23

2013-01-15une-hqDans la suite de mes précédents articles, voici les propositions du Front de Gauche pour de nouveaux droits pour protéger les salariés et développer les emplois.

Développer le pouvoir d'achat et combattre la précarité

11 – Augmenter le SMIC à 1700 euros brut. Le SMIC doit devenir le salaire minimum hiérarchique de base et les conventions collectives doivent pleinement reconnaître les qualifications de tous les salariés aux différents niveaux . Relever les minimas sociaux et les indexer sur le SMIC avec l'objectif de supprimer en cinq ans tout revenu en dessous du seuil de pauvreté. Revaloriser le point d’indice des fonctionnaires. Impulser une dynamique de hausse générale des salaires en mettant en place une convention nationale annuelle de négociations interprofessionnelles sur les salaires et la formation, ainsi qu'un « Conseil d'orientation des salaires » définissant un taux minimum Interprofessionnel de croissance des salaires avec responsabilité des entreprises et permettant aux pouvoirs publics d'intervenir en cas de carence des négociations. Instaurer un salaire maximum à 20 fois le salaire minimum de l’entreprise comme c’est déjà le cas dans les entreprises publiques. Faire respecter l'égalité salariale entre les femmes et les hommes (voir point 14).

12 – Confirmer les 35h comme durée légale du temps de travail et le droit à la retraite à 60 ans. Dans la reprise d’une logique globale de réduction du temps de travail permettant de créer des emplois, limiter le recours à l’annualisation et au travail le dimanche (avec majoration salariale obligatoire), réduire les durées maximales autorisées (aujourd’hui 10h par jour et 48h par semaine), renchérir les heures supplémentaires.

13 – Blocage des loyers pour deux ans, abrogation des franchises médicales, remboursements à 100% des dépenses de santé en y incluant les lunettes et les soins dentaires et mise en place d'une tarification sociale permettant l'accès de tous à l'eau et à l'énergie.

14 – Réaffirmer le CDI à plein temps comme norme du travail limiter les CDD à 5% par entreprise, à 10% pour les entreprises de moins de 50 salariés ; renforcer les effectifs de l’Inspection du Travail, adopter une loi d’amnistie des syndicalistes, rétablir la hiérarchie des normes entre la loi et la convention; supprimer la « rupture conventionnelle » concernant les CDI ; interdire le temps partiel imposé, encadrer la sous-traitance en étendant au donneur d‘ordres la responsabilité sociale en fonction de son importance pour le sous-traitant, sanctionner les entreprises qui ne mettraient pas en œuvre l'égalité de salaires entre les femmes et les hommes

15- Mettre en place un statut social pour tous les jeunes permettant l’autonomie des jeunes en formation via un système d’allocation financées par la solidarité nationale.

De nouveaux droits pour s'opposer aux licenciements

16 – Une loi d’interdiction des licenciements économique dans les entreprises en bonne santé financière doit être mise en place. En outre, dans toutes les entreprises, face aux projets de suppressions d’emploi, les représentants des salariés doivent disposer d’un droit de veto suspensif permettant l'examen de la situation de l'entreprise et des alternatives économiques possibles, avec un droit de préemption des salariés sur leur entreprise en cas de dépôt de bilan ou de délocalisation pour reprendre à leur compte la production de ces entreprises sous des formes coopératives ou d'économie sociale, et avec un droit de mobilisation des crédits bancaires pour réaliser un plan de développement de l’entreprise. Favoriser cet accès au crédit sera l’un des rôles du Pôle financier public. Une « sécurité sociale professionnelle »

17 – Un nouveau statut du travail salarié instituant une sécurité sociale professionnelle assurera aux travailleurs privés d’emploi la continuité de leurs droits, que ce soit en matière de rémunération ou de protection sociale ainsi qu’une formation professionnelle leur garantissant de trouver un emploi de niveau équivalent à celui qui était le leur avant la perte de leur activité. La mise en réseau des missions d’indemnisation et de placement avec celles de la Formation professionnelle constituera le socle de cette politique. Des fonds nationaux et régionaux, alimentés notamment par une nouvelle cotisation patronale, permettront de contribuer à financer cette politique qui visera à mettre progressivement en place un système de sécurisation de l’emploi et de la formation ouvrant à tous les membres de la société la possibilité d’une mobilité professionnelle choisie sans jamais passer par la case « chômage ».

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 15:23

2013-01-23fdg-metzHier, le Front de gauche a lancé sa campagne contre l'austérité à Metz.

Je vous ai déjà présenté les grands thèmes des mesures proposées (à retrouver en cliquant ici).

Voici aujourd'hui les mesures proposées sur le plan fiscal et bancaire pour dégager des moyens financiers pour l'emploi et pour investir.

Des mesures immédiates pour dégager des recettes nouvelles

1 - Suppression des niches fiscales et sociales sans utilité sociale et économique (a minima 42 milliards selon l’Inspection générale des finances) à commencer par les niches fiscales liées à l'impôt sur les sociétés (80 Mds€)

2 - Réforme de l’impôt sur le revenu pour le rendre progressif avec 14 tranches dont la dernière à 100% (au delà de 360 000 euros net par an) ; taxation de tous les revenus du capital au même niveau que le travail (20 Mds€)

3- Suppression des exonérations de cotisations sociales (30 Mds€)

4- Doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépenses publicitaires des entreprises

Réorientation démocratique des banques et de la finance

5 – Une réelle réforme bancaire pour briser les conglomérats bancaires : séparation organisationnelle et financière stricte des banques de dépôts des banques d’affaires; participation de représentants des salariés, des collectivités locales, de l’État, des usagers au Conseil d’administration des banques de dépôts

6 – Combattre la spéculation : interdire les produits financiers à risques (titrisation, produits financiers spéculatifs, cotation en continu, opération de gré à gré...) et les transactions financières avec les paradis fiscaux; réintégrer les opérations dites «hors bilan» dans les comptes des banques.

7 – A partir notamment de la banque publique d’investissement (BPI), des banques publiques existantes et des fonds régionaux, imposer une sélectivité du crédit en fonction de critères de développement économiques (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociaux (emploi, salaires, formation) et écologiques (économies d’énergie et de matières premières) en liaison avec la création d’un pôle financier public (voir point 8) et avec un refinancement sélectif de la BCE, en lien avec la Banque de France

Libérer les finances publiques des griffes du marché financier

8 – Créer un pôle financier public, doté de licences bancaires, en lien étroit avec la banque de France, réunissant en réseau les établissements de la nouvelle Banque publique d’investissement, la Banque postale, la Caisse des dépôts et ses filiales, les services de Bercy, l’Agence française de développement, la Coface, la Caisse nationale de Prévoyance et destiné à mobiliser l’ensemble du système financier en vue de financer les projets en faveur de la recherche, de l'emploi, des qualifications, du logement, des transports, des services publics, de la planification écologique, en liaison avec les réseaux bancaires et d’assurance mutualistes. Ce pôle, renforcé par la nationalisation de groupes bancaires aujourd’hui privés comme BNP Paribas, la Société générale ou BPCE, agirait pour que les crédits bancaires financent en priorité les projets de développement des collectivités territoriales et les plans syndicaux alternatifs aux plans patronaux de restructurations et de suppressions d’emplois.

9 – Pour diminuer la charge annuelle de la dette (50 Md€) adoption d’une loi permettant de lever le secret sur la liste des bénéficiaires du «service de la dette», mise en place d'un audit citoyen de la dette accompagnée d'une commission d'enquête parlementaire qui diront la part de cette dette liée à des investissements utiles et celle issue des cadeaux fiscaux.

10 – La BCE doit pouvoir financer avec la Banque de France et les autres banques nationales de l’Eurosystème, par création monétaire, un « Fonds de développement social, écologique et solidaire européen » pour l’expansion des services publics et de leur emploi.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 23:38

manif ia 230113C'était une foule pressée qui se serrait devant l'inspection d'académie cet après midi, histoire sans doute de se réchauffer. Il y avait de la couleur, du bruit et l'on sent la mobilisation prendre de l'ampleur !

On ne dira sans doute jamais assez combien, sous des explications pseudopédagogiques, c'est bien la mise en application des politiques d'austérité engagées par la droite, poursuivies par le PS, qui est la cause de ces fermetures !

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 01:27

afpaLe fait est malheureusement trop rare pour qu'on ne le souligne pas : la politique du gouvernement actuel vis à vis de l'AFPA marque une rupture avec la période précédente.

Et là où le gouvernement précédent avait décidé la mort à petit feu par une mise en concurrence inacceptable en tirant vers le bas la formation, les appels d'offres ne finançant pas, par exemple, des choses aussi essentielles que l'ingéniérie de formation qui a fait la réputation de l'AFPA, pour faire place nette aux organismes de formation plus soucieux de profits que de pédagogie, les annonces du Premier Ministre de la semaine dernière sont de nature à pérenniser l'AFPA.

Il faut reconnaître qu'il y a eu mobilisation avec en particulier une manifestation des salariés le 22 novembre, dont je m'était fait l'écho ici, l'exigence de l'ensemble des confédérations syndicales dès la conférence sociale de juillet où elles avaient obtenu une table ronde particulière au sujet, sans parler des élus.

C'est le soulagenemt pour les salariés et vous pouvez lire le communiqué de la CGT AFPA en cliquant ici. C'est aussi une fort bonne nouvelle pour tous ceux qui ont besoin de l'AFPA.

Quelles sont ces annonces ?

- financières, avec l'octroi par le gouvernement de fonds propres à l'AFPA. C'était essentiel !

- patrimoniales : la propriété des locaux de l'AFPA est en suspends depuis plusieurs années interdisant ainsi toutes les modernisations nécessaires. Pour la plupart des centres, il s'agit de propriétés de l'Etat, que le gouvernement précédent avait souhaité donner à l'AFPA, ce qui lui avait été interdit par la commission européenne. Et depuis on attendait ...

J'avoue que je reste perplexe devant les propositions : expérimenter des baux emphytéotiques. Cette mesure qui semble bonne, pour autant que l'Etat ne fasse pas payer un loyer exorbitant à l'AFPA, me parait limitée dans son ampleur ! On entend parler de deux régions ...

D'autant plus que l'inquiétude me gagne à la lecture de la communication au conseil des ministres de la semaine dernière de Thierry Repentin (à lire en cliquant ici) : le projet de loi de décentralisation permettrait que les régions qui le souhaitent puissent devenir propriétaires du patrimoine de l'AFPA.C'est à mon avis la pire solution, car elle casse l'unité de l'AFPA et prive celle-ci d'une réflexion d'ensemble sur les moyens financiers à mettre en oeuvre pour la rénovation du patrimoine. Il y aura les régions qui seront volontaires pour récupérer ce patrimoine car elles ont les moyens de le rénover, et les autres où le patrimoine restera à l'abandon.

- sur la gouvernance enfin.

La vigilance va devoir être de rigueur car des efforts financiers vont encore être demandé à l'AFPA et il ne faut pas que cela soit prétexte à poursuivre le management mis en place par la direction précédente de l'AFPA, un management digne des pires : la qualité des formations passe par le bien être au travail des formateurs !

Enfin, il y a ce qui n'est pas dans les déclarations du premier ministre : l'annonce de mesures législatives permettant de sortir la formation du champ de la marchandisation. C'est d'autant plus inquiétant qu'un projet de loi sur la formation professionnelle a été annoncé pour les mois à venir sans que cette question ne soit abordée : ce projet de loi serait surtout consacré à l'apprentissage.

Comme le dit la confédération CGT (communiqué à lire en cliquant ici) "la bataille n'est pas terminée. Elle doit prendre au contraire un nouvel élan."

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 17:07

inter250 logolacigaleetlafourmiJe ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette parodie de la fable de La Fontaine "La cigale et la fourmi" écrite par Maxime Camuzat, maire de Saint Germain du Puy (c'est une commune du Cher).

Les financiers de la planète ayant spéculé tous les étés, comme les autres mois de l’année, se trouvèrent fort dépourvus lorsque la crise est venue. 
Ils allèrent crier famine, au FMI, chez leur copine, 
lui priant de leur prêter quelques milliards pour subsister, jusqu’à leur prochaine envolée.

« Nous prêter » lui dirent-il, « car, évidemment, nous rembourserons largement,
non pas foi d’animal, mais du capitalisme financier mondial.
Enfin, et en fait, car c’est évident, nous ne rembourserons pas NOUS, mais EUX, les peuples, les petites gens.
Car comme la loi du marché le dit, si nous gardons les bénéfices et les profits,
c’est toujours eux qui épongent nos dettes comme les déficits,
l’affaire du crédit Lyonnais ayant été pour les Français, un exemple parfait ! »

Le FMI n’est toujours pas prêteur, et ce n’est pas là son seul défaut. Surpris, il les interrogea :

« Mais qu’allez-vous dire des paradis fiscaux, des bonus,
des dividendes et des retraites chapeaux ?
Car que vont vous dire les peuples, leurs Élus,
évidemment ceux de gauche, sans parler des cocos ?
Tous savent que l’argent existe, ruisselle, mais qu’il n’est pas là où il faut ! »

« Nous leur promettons de les supprimer » lui répondirent ces vautours financiers.
« Et bien sûr », ont-ils ajouté, « à eux, on va tout leur rapper,
en leur disant, doucement, très doucement, dans les journaux, à la télé, que l’on doit tous faire des efforts, et que pour eux, ce ne sera pas la mort,
juste un peu de rigueur, mais pas d’austérité, ce mot que l’on ne doit pas utiliser.
Car pour nous, ce qui va compter, c’est de rassurer le marché,
pour permettre à nos bonus, à nouveau, de fructifier. »

« Rassurer le marché ! » reprirent en coeur les peuples concernés, 
enfin, ceux qui avaient écouté, et surtout bien interprété.

« Merci, on a déjà vu, et on a déjà donné !
On a même déjà que trop donné.
Et aujourd’hui la Grèce, l’Espagne et bien d’autres, pour ne pas dire le monde entier,
montrent ce que donne cette « rigueur », que d’autres appellent « austérité »,
et que nous appelons nous, « misère » et « précarité »,
ça suffit, assez !

Et si nous ferons attention dans l’économie à ne pas piéger les pigeons, nous n’allons pas rater les vautours de la spéculation !
Car une chose est sûre, de leur crise, de leur triste farce,
nous ne serons pas les dindons !
Ce que nous voulons vraiment leur donner, c’est tout simplement un coup de balai ! »

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Published by Michèle Leflon - dans Au fil des jours
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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 17:02

bazeillesLa neige de la nuit n'avait pas refroidi l'ardeur à protester contre l'annonce de la fermeture de la filière générale du lycée de Bazeilles mais aussi contre la fermeture du collège du Chesne et le rassemblement devant le lycée de Bazeilles, ce matin, s'est prolongé par une manifestation dans les rues de cette commune.

Au delà des contingences politicardes, des élus de droite qui manifestent pour leur établissement scolaire, dans leur territoire sans se soucier de ce qui se passe ailleurs (et c'est bien la politique menée par la droite depuis dix ans qui, en supprimant des postes d'enseignants, favorise ces fermetures), et puis pour la droite, tout est prétexte à manifestation actuellement, des élus socialistes de Sedan, qui ne se soucient que des établissements scolaires de Sedan et qui verraient avec satisfaction les effectifs du lycée Pierre Bayle augmenter, d'un président de région qui souhaite ménager la chèvre et le chou, les parents d'élèves et les enseignants de Bazeilles qui luttent contre cette fermeture, mais aussi ses amis sedanais (et JP Bachy a eu, sur le sujet, une réponse assez ambiguë vendredi soir, au cours de la réunion publique de bilan de mandat régional organisée à Charleville Mézières), sans parler des militants d'EELV qui, pour ne pas mettre en cause la politique gouvernementale, s'en prennent à la personne du DASEN, au delà de ces contingences, ces fermetures sont condamnables pour trois raisons :

La fermeture de la filière générale du lycée de Bazeilles interpelle sur le modèle de lycée souhaité : un lycée polyvalent permettant la rencontre entre les lycéens suivant une filière générale avec ceux qui se professionnalisent ou la ségrégation entre "l'élite" amenée à poursuivre des études longues et les autres qui n'ont besoin que d'apprendre un métier pour servir le capital ! La deuxième version était celle de la droite, des Sarkozy & Co. On pourrait espérer que cette version soit abandonnée, mais cette idéologie ségrégative inspire encore malheureusement trop le projet de loi de refondation de l'école, bien loin de l'école de la réussite pour tous, et les décisions annoncées à Bazeille ne font que confirmer ces mauvais choix idéologiques.

La fermeture des collèges du Chesne et de Buzancy, la fermeture de la filière L à Givet pose la question de l'amènagement du territoire souhaité. Est ce la disparition des services publics, la désertification (et la disparition des services pubics s'accompagne inexorabliement d'un déclin économique), mettant les gens sur les routes (avec les conséquences que l'on connait, à la fois en terme de qualité de vie et de dégagement de gaz carbonique) ? Ou veut on contribuer à réduire les inégalités territoriales ? Ces fermetures sont un très mauvais signal sur la volonté politique en terme d'amènagement du territoire.

L'objectif inavoué est bien de faire des économies. Petit exemple chiffré (arbitraire, mais pour faire comprendre le mécaniseme). Vous avez à un endroit 80 élèves de seconde (ou de n'importe que autre niveau) : il vous faut trois classes, mais avec 160 élèves, 5 classes suffisent à obtenir un effectif par classe de 32, beaucoup, trop, mais acceptable avec les normes actuelles. En réunissant vos deux fois 80 élèves vous avez donc gagné une classe et pas mal d'heures d'enseignants ! Les élus de Sedan ont ils compris que cela allait augmenter les effectifs par classe à Pierre Bayle ? Sans doute pas !

Et ce qui se passe à Bazeilles doit inquiéter au plus haut point à Givet : dans les arguments du recteur, le fait que les lycéens de Bazeilles ne pouvaient plus choisir la section ES. A Givet, l'année prochaine, il pourrait argumenter qu'il faut fermer le lycée, car les jeunes ne pourraient plus choisir la section L !

Les annonces gouvernementales sur l'école primaire et maternelle ne doivent pas se faire au détriment des collèges et des lycées. Il est juste de vouloir promouvoir l'école maternelle, améliorer l'encadrement à l'école primaire. Ce qui n'est pas juste, c'est de le faire dans le cadre d'une austérité qui nous entraîne dans le cercle vicieux du déclin en limitant cet investissement essentiel qui est la formation de nos jeunes !

Les Ardennais ne supporteront pas ces nouvelles attaques de l'Education Nationale dans notre département. Déjà est prévu un rassemblement mercredi 23 janvier à 14h30 devant l'Inspection d'Académie. Venez nombreux !

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Published by Michèle Leflon - dans Ardennes
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