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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 17:51

vie-chere-1A l'heure où la précarité explose, et tout particulièrement dans les Ardennes avec tous les salariés licenciés qui retrouvent, au mieux du travail en intérim, où la dégradation salariale touche une immense majorité des travailleurs et où les retraités voient leur pouvoir d'achat en perpétuel recul, finir les fins de mois devient de plus en plus difficile pour un nombre sans cesse plus important de ménages.

Avec cette campagne les communistes veulent dénoncer la situation insupportable imposée à notre peuple et avancer un grand nombre de propositions immédiates ou de moyen terme pour mettre en œuvre d'autres choix. Quand les grands médias ne s'intéressent qu'à la scénarisation de 2012, il convient de mettre au cœur du débat politique la question sociale.

Allez donc signer la pétition en cliquant ici.

Le gaz par exemple :

Les tarifs du gaz ont augmenté de 20% depuis un an, soit 240  euros en moyenne par foyer. Cette augmentation est donc de 60% depuis l’ouverture du capital de Gaz de France décidée par la droite en 2004. Les tarifs de l’électricité ont eux augmenté de 6,4 % depuis un an. Le gouvernement vient d’accepter une hausse de 5,2 % des tarifs du gaz et annonce une hausse de 2,9 % de l’électricité au 1er  juillet.

En 2002, les tarifs du gaz ont été modifiés pour suivre l’évolution des produits pétroliers. Ce fut la rupture avec l’application des coûts réels d’approvisionnement qui bénéficiait aux consommateurs. Depuis 2004, l’État a accepté que GDF revendique une marge supplémentaire de commercialisation, dépense créée de toutes pièces pour gonfler ses tarifs. Il fallait rendre GDF privatisable, aujourd’hui il faut engranger les profits pour les actionnaires ! Pour 2010, GDF SUEZ a réalisé 4,6  milliards d’euros de bénéfices. Les actionnaires en reçoivent 70 %, voilà la cause principale de l’augmentation des prix !

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 12:01

electrolux.jpgDans une longue lettre, datée du 3 mai, la ministre Lagarde répond au courrier que je lui avais adressé le 5 octobre pour l'alerter sur la situation d'Electrolux.

Une longue réponse pour ne rien dire, décrire ce que tous les Ardennais qui s'intéressent à la question savent : "l'ensemble du marché à chargement par le haut est en baisse..." et conclure par : "Les services de mon département ministériel qui restent en contact avec la direction du groupe seront très attentifs à ce dossier et notamment aux prévisions budgétaires 2011 du groupe Electrolux"

Si ce n'est que l'on ne demande pas au gouvernement uniquement une observation passive !

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Published by Michèle Leflon - dans Ardennes
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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 20:40

Samedi 21 mai à partir de 15 h

salle Guy Canon à Charleville Mézières

(quartier de Manchester)

solidariteHuit manifestants ont été condamnés le 24 février à la suite d'incidents qui ont eu lieu à Charleville-Mézières lors de la manifestation du 28 octobre 2010 sur la question des retraites. Ces condamnations ont eu lieu en même temps dans plusieurs départements, preuve d'une volonté de criminaliser à tout prix l'action syndicale quand elle est en passe de remettre en cause le pouvoir en place !
Un Comité de soutien s'est immédiatement constitué afin de les aider moralement et financièrement.Ils ont été condamnés en première instance à des peines de prison allant de 3 mois avec sursis pour certains jusqu'à 1 an ferme pour l'un d'entre eux. Cette sanction est pour l'instant mise en attente du fait de leur demande en appel. Outre les frais de justice, ils risquent d'avoir à payer jusqu'à 20 000 euros...

SOUTENONS-LES !


Programme

15h : Accueil musical
16h : "Je suis moi" par la troupe "l'Arbre à Couleurs" spectacle de marionnettes, à partir de 3 ans
17h : Jean-Claude Mahy, poète et contestataire
17h30 : débat "justice et libertés en question" avec J-Paul VITRAN ( Ligue des Droits de l'Homme)
18h30 : apéritif/Projection du film de soutien
20h : repas et animation surprise
21h30 : François Eberlé, chansons pleines de tendresse, d'humour et de révolte !
23h : Léolo, folk rock francophone


Entrée : 5€

Buvette et patisserie

Repas : 10€ (sur réservation au 03 24 32 08 49 après 18 h)

cacasse, salade, fromage et dessert

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 20:07

Je souris en parlant d'évènement en ce qui concerne la tenue du CAEN (conseil académique de l'Education Nationale), mais la rareté des réunions de cette instance fait que cela devient un véritable évènement. C'est pourtant la seule instance où sont réunis, au niveau de l'académie, les personnels de l'Education Nationale, les représentants du Rectorat, mais aussi des élus régionaux, des parents d'élèves, des élus des autres collectivités, des représentants du monde socio-économique ...

Mais il paraît que cela va changer, a dit le nouveau Recteur, Mr Cabourdin, premier Recteur non issu du monde universitaire.

Ce CAEN a permis de voir la profondeur du mécontentement contre la politique de l'Education Nationale du gouvernement, les suppressions de postes, les fermetures de sections.

A tel point que finalement, le débat n'a pas été très long sur le contrat de plan régional de développement des formations professionnelles (CPRDFP - pour en savoir plus sur ce sujet, cliquez ici)

Nous en sommes maintenant à la phase finale de ce CPRDFP : vendredi prochain, il y aura l'avis du CESER (conseil économique, social et environnemental régional) et du CCREFP (Comité de coordination régionale de l'emploi et de la formation professionnelle) avant la session plénière du conseil régional sur ce sujet le 23 mai.

J'ai un avis mitigé sur ce CPRDFP :

- c'est à l'évidence une occasion ratée : en associant la cohérence nationale nécessaire à l'égalité des droits des citoyens, à l'égalité d'accès à la formation et l'indispensable démocratie locale, garantie de la qualité, organisée par les conseils régionaux, une contractualisation forte entre l'Etat et la Région contribuerait à une meilleure organisation.

Or là, nous restons sur des principes.

- mais une dynamique forte s'est mise en place : la volonté, que j'ai affichée, de tenir compte de tous les avis porte ses fruits et les bases sont posées pour avancer dans la coordination des politiques de formation en région pour qu'elles soient plus efficaces, car davantage sous le contrôle des citoyens, sous le contrôle des salariés. Et même avec le Rectorat a été construit le cadre d'in dialogue ! Car avant de passer un contrat, il faut déjà se rencontrer !

La question des délais d'élaboration du CPRDFP a pesé lourd. Alors qu'il était déjà très contraint par la loi, le gouvernement a tardé à publier les circulaires d'application, retardant d'autant le début de ce qui aurait du être la nécessaire discussion entre ses propositions, celles des conseils régionaux et des partenaires sociaux.
Son seul but était d'imposer sa vision, tout particulièrement sa vision d'une éducation nationale élitiste, refoulant la majeure partie des jeunes vers une préparation directe à l'emploi au détriment d'une formation complexe, émancipatrice, préparant à la vie d'adulte dans sa globalité.
Considérant les conseils régionaux comme de simples services décentralisés de l'Etat que l'on prive même de la capacité d'anticipation, les rectorats ont eu pour consigne de laisser dans un flou théorique toute discussion sur les cartes des formations des lycées professionnels, un élément pourtant indispensable à une bonne gestion pour les conseils régionaux : le ministre de l'Education Nationale veut se garder les mains libres pour appliquer la politique de RGPP et supprimer des postes d'enseignants tout en favorisant le développement des formations dans l'enseignement privé.

Alors, certes, on aurait pu demander un délai pour la signature de ce CPRDFP, comme dans d'autres régions : mais ce ne sont pas quelques semaines supplémentaires qui étaient nécessaires (même si évidemment cela aurait permis quelques enrichissements de plus) : ce sont des mois pour passer à une étape qualitativement différente.

Là, on va avoir l'avantage d'acter l'état actuel de la coordination des politiques de formation en région et sans partir dans une fuite en avant vers un accord impossible, commencer à traduire dans le concret ce qui est dans le contrat et c'est déjà une quantité tout à fait impressionnante de projets !

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 22:30

hopital-copie-1.jpgL'importance des réactions aux projets de "coopération" entre les hôpitaux de Charleville Mézières, Sedan et la polyclinique privée font que pour l'instant, on n'en entend plus parler ! La plus extrème vigilance reste évidemment de rigueur !

Le directeur avait refusé une expertise demandée par le CHSCT pour permettre à cette instance de prendre position sur la transformation des horaires du personnel des urgences et de réanimation en périodes de 12 heures. Le tribunal lui a donné tort. Les organisations syndicales ont pourtant bien raison de vouloir une telle expertise avant de rendre leur avis. Beaucoup de services de réanimation en France fonctionnent ainsi avec une équipe de jour et une équipe de nuit faisant 12 heures chacune. Cela peut paraître tentant, surtout quand on est jeune : trois jours de travail par semaine seulement, mais rapidement, faire 12 h, cela devient harassant. Quand on a des enfants, on découvre que trois jours par semaine on est chez soi, mais ils sont à l'école et les jours où on travaille, on est tellement crevé le soir qu'on les voit à peine. Et le turn over des infirmières dans ces services est très rapide : deux ou trois ans. A Charleville, on avait l'avantage d'avoir de "vieilles" infirmièr(e)s expérimenté(e)s.

Le directeur a voulu réorganisé le bloc opératoire, sans concertation : une grève du personnel lundi l'a obligé à sursoir aux changements d'horaires  pour prendre le temps de la discussion.

Le directeur est dans la difficulté, alors, il préfère sévir. Il pense faire peur aux organisations syndicales mais il se trompe et ce matin, c'est une conférence de presse sous l'égide des trois unions départementales des syndicats représentés à l'hôpital qui a dénoncé les faits.

Il a infligé un blâme avec inscription au dossier individuel à Christine Caruzzi, la secrétaire générale du syndicat CGT de l'hôpital. Il lui reproche l'article paru dans la presse locale le 29 mars, sauf qu'il n'a même pas l'intelligence de faire la part de ce qui avait réellement été dit et de la traduction par le journaliste (ou les journalistes, puisqu'il semblerait que la première page était faite par la rédaction à Reims).

Le nom de Christine et le mien étaient cités dans le journal : il n'a même pas fait l'effort de savoir qui avait dit quoi et en l'occurence, c'est moi qui avait parlé de la certification et de la Haute Autorité de Santé, ce que je viens de me faire le plaisir de lui écrire. Mais il veut porter atteinte aux organisations syndicales. Quelle triste vision du dialogue social !

L'actualité récente me confirme d'ailleurs qu'il est licite de s'interroger sur l'indépendance véritable du la Haute Autorité de Santé : le Conseil d’État vient en effet d’annuler sa recommandation de 2006 relative au traitement médicamenteux des malades atteints de diabète de type II en l'absence de preuve d'indépendance vis à vis des laboratoires pharmaceutiques !

Non seulement, il a une triste vision du dialogue social, mais il ne semble pas vouloir respecter l'exercice de la démocratie, puisqu'il s'oppose au renouvellement de mon mi-temps qui me permet d'exercer correctement (tout du moins j'essaie) le mandat pour lequel j'ai été élue. Là dessus, aux dernières nouvelles, il est prêt à négocier (en fait, il n'a guère le choix, car il y a des lois) mais à condition quand même que je travaille plus ! Sans doute n'a t'il pas encore compris qu'avec un précédent directeur, on avait un peu réfléchi pour trouver la solution qui permettait à la fois le respect du fonctionnement du service ( et du budget de l'hôpital) et l'exercice de mon mandat.

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Published by Michèle Leflon - dans Santé
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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 22:56

Voici l'intervention de Sylvain Dalla Rosa, vice président communiste, lors du conseil communautaire du 3 mai :

Avec le vote des taux, nous touchons du doigt une véritable opération de mise en coupe réglée de l’ensemble des collectivités. Il s’agissait au départ d’opérer une simplification de la fiscalité locale, on s’aperçoit en définitive qu’avec la réforme fiscale c’est une véritable machine infernale qui a été instaurée et qui dessaisit les collectivités de leurs prérogatives. Bien malin ceux qui arrivent à s’y retrouver car même l’administration fiscale est à la peine (c’est le flou artistique de ses propositions sur les bases).

Alors que dire sur les taxes qui nous sont proposées ce soir ? Tout d’abord, que le pouvoir de décision de notre collectivité est réduit à la portion congrue. Nous devenons, Chers collègues, des exécutants des politiques décidées ailleurs, par le gouvernement. Nous n’intervenons plus que sur la CFE (Contribution Foncière des Entreprises) soit en gros 25 % de la fiscalité pour les entreprises. Pour le reste soit 75 %, nous sommes sous tutelle de l’Etat qui décide de tout pour nous et fixe les taux.

Deuxième élément, c’est l’intégration d’office d’une fiscalité sur les ménages. Alors que notre communauté d’agglomération, lors de sa constitution en 2005, avait affirmé qu’elle ne mettrait pas en place ce type de fiscalité, celle-ci nous est imposée de force par le transfert de la part Taxe d’habitation et Foncier bâti du conseil général. C’est inacceptable. Nous voulons redire à nos concitoyens, et il faut le faire savoir, qu’il s’agit d’une décision étatique et non pas d’une mesure prise par les élus locaux.

Mais, outre la volonté de régenter le fonctionnement des collectivités, toute cette opération a un autre but inavoué, faire des cadeaux supplémentaires aux entreprises. Ainsi, au passage de la récente visite du Président de la République dans les Ardennes, lors de son show électoral on a appris que la suppression de la Taxe professionnelle fait gagner au patron de la Fonte Ardennaise 800 000 €uros. Sincèrement, la famille GROSDIDIER, une des plus riche des Ardennes, avait-elle besoin de ce cadeau supplémentaire. Alors que nos collectivités et nos concitoyens sont pris à la gorge, financièrement, c’est indécent. Cet argent doit être redistribué sur les salaires, c’est une exigence démocratique. D’ailleurs, Madame la Présidente, ne serait-il pas opportun d’interroger l’administration fiscale afin de connaître les économies réalisées par les entreprises sur notre territoire, du fait de la disparition de la T.P. ? Je doute que cette manne financière serve à de l’investissement créateur d’emplois mais elle va plutôt venir grossir les profits financiers de certains.

Alors, ce soir, avant de me prononcer, j’ai besoin d’éléments supplémentaires. Il nous est proposé de fixer le taux de la CFE à 22,93 %. Est-ce le plafond maximum et avons-nous des marges de manœuvres de progression ? Il nous est indiqué dans le rapport que ce taux nous permet de dégager un produit complémentaire de 320 000 €uros par rapport au budget voté le 29 mars. Cette somme viendra-t-elle en diminution de nos emprunts ou fera-t-elle l’objet d’une décision modificative à venir ultérieurement ? Concernant les taux de TH et de foncier bâti et non bâti pour les raisons que je viens d’évoquer, je ne participerai pas au vote.

Enfin, Mme la Présidente, je tiens à faire une remarque concernant la préparation globale de notre budget. Je pense, comme je vous l’ai écrit, qu’il conviendrait de trouver les modalités nécessaires afin que l’ensemble des élus soient mieux associés à sa préparation. Si je ne doute pas de la qualité des services, il est indispensable que la décision politique et donc la préparation demeure celle des élus. Sur les taux, il y a bien sûr le caractère tardif des informations transmises par l’Etat, mais cela, à mon sens, n’explique pas tout.

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 20:56

muguetJe n'ai rien écrit sur la fermeture de Porcher. D'autres l'ont fait, sans doute mieux que je ne l'aurais fait. Allez donc lire ce beau poème de Anne Mulpas en cliquant ici et ce portrait, sur le même blog, en cliquant ici.  Geneviève Nival y a aussi consacré plusieurs articles de son blog (à lire en cliquant ici et ou encore ici ou ici  et   et ). Je ne peux d'ailleurs que vous recommander le blog de cette ancienne correspondante de la Semaine des Ardennes, riche en informations sur la vallée et le plateau (avec un article tout récent sur les annonces sur l'intercommunalité à lire en cliquant ici) et je vais d'ailleurs l'indiquer dans mes blogs préférés.

Les semaines se suivent en soufflant le chaud et le froid sur Electrolux, plutôt le froid d'ailleurs, car comment espérer une pérennité de cette entreprise alors que sa direction suédoise se refuse à envisager sérieusement un nouveau type de machines à laver à fabriquer à Revin. Les milliers de pétitions que les communistes de Revin ont fait signer ont un peu porté leurs fruits, puisque les machines à laver Faure seront de nouveau fabriquées sur ce site. Mais ce n'est pas suffisant. Encore cette semaine de nouveaux licenciements étaient annonés et il va falloir faire monter davantage la pression !

Je ne peux évoquer Electrolux, Revin, sans une pensée pour André Nivelet, décédé cette semaine, André qui a consacré sa vie, comme militant syndical, comme militant communiste, à défendre les salariés de Revin et de la vallée.

La tourmente du capitalisme est devenue invivable, mais on ne sortira pas de la crise sociale, économique, environnementale, comme on sort de l'hiver !

N. Sarkozy est venu dans les Ardennes, mais comme l'a écrit Thomas Lemahieu dans le reportage qu'il a écrit pour l'Humanité à cette occasion (à lire en cliquant ici), il n'a rien vu des Ardennes. Il n'a rien vu, car, avec ses amis du Fouquet's, il veut rester dans sa bulle avec les 1% des 1% de la population française qui voit le plus ses revenus augmenter, pendant que le pouvoir d'achat de l'immense majorité baisse.

La tourmente du capitalisme devient invivable, mais s'il sera plus difficile d'en sortir que de l'hiver, il ne dépend pourtant que de nous tous d'en sortir, de construire le printemps, le printemps des luttes, de l'action, le printemps de l'élaboration d'un programme populaire partagé pour s'émanciper du fatalisme d'un printemps 2012 qui donnerait le choix entre un N. Sarkozy, ami des patrons et un socialiste, candidat de rechange des patrons avec en embuscade le risque de l'extrème droite raciste et xénophobe.

Des propositions existent qui gagnent à être connues : sur la politique industrielle, je vous invite par exemple à aller lire la contribution du groupe des sénateurs communistes à la mission d'information sur la désindustrialisation des territoires en cliquant ici.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 16:19

En mettant en débat une proposition de loi pour modifier la loi HPST (Hôpital, Patient, Santé et Territoire) le gouvernement fait de l'animation qui je n'oserai même pas qualifier de thêatrale : ce serait manquer de respect pour cet art !

Mais il ne résout rien !

Allez donc lire l'intervention de Jacqueline Fraysse, députée communiste des Hauts de Seine, lors du débat à l'Assemblée Nationale du 12 avril en cliquant ici.

Là où ils existent, les centres de santé sont soumis à d'immenses difficultés financières alors qu'ils facilitent l'accès aux soins en regroupant dans des structures de proximité des activités médicales, paramédicales, sociales et de soins infirmiers, en pratiquant les tarifs conventionnés et le tiers payant mais aussi qu'ils pratiquent le salariat auquel aspirent de plus en plus de jeunes médecins qui rechignent à passer une partie de leur temps à de la gestion et qui préfèrent l'exercice collectif.

Mais le gouvernement s'entête dans ses couteux dispositifs de soutien à la médecine libérale.

Pourtant, le maire UMP de la Ferté Bernard, désespéré de ne pas trouver une relève pour les médecins libéraux de sa commune, est en train de créer avec succès un centre de santé municipal !

Oui, il y a des solutions à désertification médicale, à condition de prendre les bonnes mesures !

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 16:00

Sarkozy prend l’air dans les Ardennes, loin des soucis des Ardennais

DSC00854 sLa visite de Nicolas SARKOZY dans les Ardennes, ce mardi 19 avril, restera comme un non événement.

On attendait le Président de la République sur des sites industriels qui ont besoin d’être confortés comme Electrolux à REVIN ou Delphi à DONCHERY ou en visite dans une entreprise qui ferme, comme Porcher, pour exprimer sa compassion, mais rien de tout ça.

Oubliées les Ardennes qui souffrent, pour se contenter de quelques vagues discours mais surtout nous avons assisté à une nouvelle opération de démagogie électorale organisée par la droite. Si on excepte la confirmation d’une prime qui ne concernera qu’une infime partie des salariés en France, la grande annonce pour les Ardennes est le prolongement de la zone franche pour deux ans supplémentaires. Ce dispositif, qui coûte plusieurs millions d’€uros par an en argent public est maintenant reconnu comme inefficace économiquement. Il permet juste à des patrons opportunistes de faire des bénéfices supplémentaires et ne règle aucun des problèmes industriels auxquels nous sommes confrontés. Les communistes demandent son abrogation.
Alors que les Ardennes sont victimes de plans de délocalisation, si N. SARKOZY avait voulu être réellement utile à notre département, il aurait pu annoncer la mise en place d’un véritable texte législatif anti-délocalisation. Malheureusement, le Président des riches ne se souci pas de ces préoccupations. Cette visite nous aura cependant permis de connaître l’économie réalisée par les dirigeants de la Fonte Ardennais avec la suppression de la taxe professionnelle. Selon l’aveu du patron N. GROSDIDIER, elle est de 800 000 €uros par an. Nous exigeons que cet argent revienne aux salariés par des augmentations de salaire.
Quant aux maires, réunis à Renwez, ils ont eu la confirmation par le locataire de l’Elysée que les communes subiraient bien un diktat préfectoral avec la réorganisation intercommunale, circulez il n’y a rien à débattre.
Enfin, le coût financier de ce déplacement est choquant. Alors que 200 manifestants étaient venus à Vrigne aux Bois exprimer leur condamnation de la politique gouvernementale, plusieurs centaines de policiers étaient déployés pour faire face à un danger imaginaire. Sarkozy a-t-il à ce point peur du peuple que plusieurs cars de CRS doivent bloquer toute une matinée une voie de circulation de l’avenue Charles De Gaulle à Charleville où il n’a pas mis les pieds?

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 11:05

huma190411Le président de la République est revenu narguer les Ardennais hier : après ses déclarations de 2006, il est venu faire de la surenchère sur le pouvoir d'achat, parler de primes auxquelles personne ne croit et manifester une connaissance de l'économie ardennaise bien mauvaise : la majeure partie des entreprises du département sont des sous-traitants préssurées par leurs donneurs d'ordre. Même le patron de la Fonte ardennaise qui accueillait N. Sarkozy a déclaré : "Il y a quand même une différence entre Total et nous" !

Il est venu narguer les Ardennais, le jour même où était annoncé l'absence de revalorisation des salaires des fonctionnaires !

Il est venu distiller son poison pour opposer les fonctionnaires, les salariés des grands groupes, les salariés des TPE, les chômeurs, les retraités, les bénéficiaires des minimas sociaux ...

Il est venu mépriser les quelques 50% et plus qui sont trop pauvres pour payer l'impôt sur le revenu et dont les dépenses augmentent bien plus que le taux affiché de l'inflation et de la revalorisation annoncée du SMIC au 1er juillet :

- car l'essence augmente et l'on a demandé aux salariés d'être mobiles !

- car les frais liés à la maladie sont de moins en moins rembousés ;

- car les cotisations retraites augmentent !

- car il faut payer le transport scolaire des enfants lycéens ;

- car le conseil général s'est aussi désengagé du financement des surveillants dans les bus ou les cantines (avec des conséquences directes aujourd'hui sur le budget des parents de certaines communes, indirectes demain de tous dans les zones rurales à travers une augmentation des impôts locaux !)

- car : on n'en finirait pas d'énoncer toutes les augmentations, nouvelles charges qui pèsent sur les Ardennais, non prises en compte dans le calcul de l'inflation !

En fait, il ne s'agit que de masquer la politique  d'austérité décidée par Nicolas Sarkozy lui-même et Angela Merckel au dernier Conseil européen des 24 et 25 mars avec le pacte de l'euro qui prétend interdire toute hausse générale des salaires et contenir chaque augmentation sous la barre des gains de productivité. Cela mène la France dans le mur: Selon des prévisions officielles la croissance française serait amputée en 2011 et 2010 de 1% du fait de la politique nationale d'austérité et de 0,4% supplémentaire du fait de la politique d'austérité dans les autres pays européens.

 Les discours sur la redistribution des richesses ne peuvent être crédibles que s'ils ne sont appuyés sur une ferme volonté de changer les critères des crédits bancaires et des aides publiques, d'inciter les entreprises à réorienter leur gestion pour accroitre la valeur ajoutée disponible pour les salariés et les populations, contre les prélèvements financiers du capital, avec la croissance de l'emploi, de tous les salaires, des qualifications et des prélèvements nécessaires à une expansion des services publics.

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