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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 09:35

lyceerevin.jpgLa configuration politique actuelle, un gouvernement de droite, des régions très majoritairement à gauche, avec la participation de communistes dans les exécutifs de nombre d'entre elles, a sans doute un peu tendance à brouiller la réflexion sur le sens et les limites de la décentralisation, à mélanger effets actuels dans cette configuration politique et projet pour une société plus émancipée.
L'amélioration des locaux et des équipements des collèges et des lycées depuis leur décentralisation fait la quasi-unanimité (résultat d'une démocratie de proximité?). De nombreux Agents Techniciens Ouvriers ou de Service des lycées ont oublié leurs actions contre leur décentralisation pour se féliciter de leurs nouveaux employeurs (résultat d'une politique plus sociale?)
Mais il devient presque illusoire pour un demandeur d'emploi d'intégrer une formation AFPA dans une autre région (malgré une convention entre toutes les régions) et les années passant, les différences entre les aides à la formation, et donc les droits, explosent entre les régions.
Préciser la place à accorder aux conseils généraux ou régionaux requiert donc une réflexion attentive, libérée des contingences actuelles. Plusieurs conceptions s'affrontent :
- celle de la droite : la mise en concurrence des territoires et l'évolution vers une simple déconcentration antidémocratique des services de l'Etat, permettant d'appliquer aux collectivités territoriales la RGPP.
- celle du PS limitant le rôle de l'Etat à ses compétences régaliennes, avec un acte 3 de la décentralisation : les territoires sont mis en concurrence.
- une conception refondée de la république où la démocratie est développée à tous les niveaux, où les territoires coopèrent, où des services publics forts assurent l'égalité des droits sur l'ensemble du territoire de la république : c'est celle portée par les communistes.
Mon propos n'est pas de revenir ici sur la conception de la droite, dont les conséquences dramatiques pour notre pays sont de plus en plus évidentes mais plutôt d'en envisager l'alternative.
La conception socialiste a été particulièrement développée par l'Association des Régions de France (ARF), à la main du PS. Dans le dossier de presse de sa conférence du 20 avril dernier présentant l'acte 3 de la décentralisation on lit : « S’agissant des lycées professionnels de l’Éducation nationale et de l’Agriculture, compte tenu de leur importance en terme de développement économique, un transfert complet de compétence, portant sur la complémentarité entre formation traditionnelle et formation alternée, sera mis en oeuvre. »
Cela pose une première question majeure sur le rôle accordé aux lycées professionnels et agricoles : et sur le sens même de l’enseignement voulu dans les établissements scolaires : doit on privilégier une formation inféodée à son rapport au développement économique (et nous ne sommes plus très loin de la politique de Luc Chatel) ou une éducation, facteur d'émancipation humaine globale ? Quelle place des lycées professionnels et agricoles pour pour favoriser l’appropriation par tous d'une culture de haut niveau et l'évolution rapide vers une scolarisation obligatoire jusqu'à 18 ans sur des principes pédagogiques rénovés, dans des conditions qui donnent envie d'apprendre ?
La deuxième question est tout aussi essentielle : comment garantir la même éducation partout en France si tout une part des établissements scolaires ne sont plus de la responsabilité du Ministère de l'Education Nationale ?
Une note de l'ARF, restée plus confidentielle, pose des questions tout aussi inquiétantes sur l'orientation : « les psychologues scolaires, qui restent personnels de l'Education Nationale, sont recentrés sur la lutte contre le décrochage scolaire. L'Education Nationale est responsable du parcours scolaire et donc de l'affectation. L'accompagnement dans la définition du projet professionnel relève de la compétence de la région. Les professionnels de l'orientation métier sont regroupés dans des Espaces Métiers, largement articulés avec les branches professionnelles."
Certes, les jeunes aspirent à la rencontre avec des professionnels pour découvrir d'autres métiers que ceux de leurs parents : cela peut effectivement se faire dans le cadre d'une collaboration entre l'éducation nationale et l'indispensable service public d'orientation nécessaire aux adultes pour développer la promotion professionnelle dans un cadre de sécurité emploi formation. Cette découverte des métiers serait d'ailleurs bien mieux faites par les salariés que par leurs employeurs !
Mais la rupture entre éducation nationale et orientation métier serait dramatique : le choix d'un métier n'est qu'un élément d'un choix de vie, qui se construit tout au long de la jeunesse dans un processus global d'apprentissage aux choix qui ne peut appartenir qu'à l'Education Nationale.
L'ambition nécessaire d'un développement éducatif sans précédent, rompant avec les inégalités socio-culturelles ne peut se réaliser par un morcellement de l'Education Nationale, surajoutant aux inégalités sociales, des inégalités régionales, confondant orientation et choix d'un métier. Aujourd'hui les formations professionnelles, demain le sport, la culture (c'est d'ailleurs souvent dès aujourd'hui que des communes se substituent à une Education Nationale rabougrie dans le primaire.) et après demain la privatisation ?
C'est une toute autre conception de la décentralisation qui est nécessaire, permettant un exercice démocratique réel, facilitant l'intervention citoyenne, l'intervention des salariés dans leurs entreprises pour y développer la formation, articulant les politiques locales avec une politique nationale garante d'un ambitieux service public de l'Education Nationale, comme d'un grand service public de l'Emploi et de la formation pour les demandeurs d'emploi et les salariés. C'est à ce prix seulement que pourront se conjuguer démocratie et lutte contre les inégalités, garantie des mêmes droits sur l'ensemble du territoire.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 21:04

ardennesC'est ce que demande le groupe des élus communistes de Charleville Mézières : "La proposition de découpage intercommunal, faite par le Préfet des Ardennes, engendre beaucoup de réactions. Preuve, s’il en fallait, du manque de concertation en amont, beaucoup d’élus locaux font part de leur insatisfaction. C’est le cas à Charleville-Mézières où l’annonce d’un quasi statut quo des limites géographiques actuelles de « Cœur d’Ardenne » suscite de l’incompréhension. Composée actuellement de 9 communes, la communauté d’agglomération de la ville chef lieu intégrerait deux communes supplémentaires, Neufmanil et Gespunsart. Cette proposition laisse à l’ouest du département le territoire de la zone économique de Tournes / Cliron qui constitue un des rares potentiels de développement et n’engage pas la réflexion sur la coopération nécessaire avec toutes les communes qui constituent notre bassin de vie comme Saint-Laurent ou les Ayvelles.
Plutôt qu’un dialogue constructif, basé sur l’élaboration de projets partagés et respectant une cohérence territoriale, le Préfet s’engage vers une intercommunalité à marche forcée sabordant les perspectives d’avenir. Les élus communistes n’acceptent pas ces méthodes anti-démocratiques qui n’ont qu’un seul but, répondre aux impératifs gouvernementaux de regroupement autoritaire des collectivités et de diminution des services publics locaux. Il s’agit d’une volonté politicienne qui n’a rien à voir avec l’intérêt des populations mais au contraire qui s’inscrit dans une démarche libérale de casse des communes et de la démocratie. Toute éventuelle modification, pour être pertinente, ne peut se faire que dans la concertation et dans le respect des décisions des communes et des intercommunalités concernées. Toute autre décision, qui amènerait à imposer d’autorité un redécoupage, conduirait à l’échec et à des impasses.
Dans ce débat, les élus communistes proposent d’engager les discussions pour un élargissement de « Cœur d’Ardenne » à l’ensemble du bassin de vie avec pour objectif de jeter les bases, de projets pour le développement économique et de travailler à l’aménagement cohérent de notre territoire (transports, actions culturelles et sportives, assainissement ou nouvelles constructions....). C’est pourquoi, nous ne sommes pas favorables à l’intention exprimée du regroupement des intercommunalités entre Sedan et Charleville-Mézières qui n’ont aucun projet en commun, aucune continuité et constituent des territoires différents. Cette démarche reviendrait à créer une collectivité de près de 60 communes, regroupant pratiquement la moitié de la population des Ardennes, isolant un peu plus le reste du département des services publics et grands équipements collectifs structurant les bassins de vie. Toutes ces évolutions mériteraient un vrai débat avec les populations car pour l’instant les citoyens sont largement tenus à l’écart de toute cette réforme territoriale.
Au stade où nous en sommes, il apparaît clairement qu’une véritable confrontation de point de vue ne pourra avoir lieu dans les délais impartis. Les trois mois accordés aux collectivités pour se prononcer sont insuffisants. C’est pourquoi, nous demandons que la consultation des conseils municipaux soit prolongée au-delà de la durée prévue par la loi afin de permettre à chacun d’étudier sérieusement les propositions préfectorales."

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 14:15

"Ni faute d’orthographe, ni faute de frappe ! C’est bien de sévices publics dont souffrent aujourd’hui nos services publics, ceux qui au nom de l’égalité doivent répondre aux besoins les plus fondamentaux !"

C'est ainsi que commence l'article que Régine Henry, conseillère municipale communiste à Sedan a écrit pour le bulletin municipal.

Sévices pour les usagers, sévices pour le personnel : comme ce terme décrit précisément la situation actuelle.

Elle continue : "Ceux qui doivent en toutes circonstances être accessibles à tous, sans discrimination et être garants de « liberté, d’égalité, de fraternité » !
La Révision Générale des Politiques Publiques initiée par Sarkozy et votée par les parlementaires UMP en toute cohérence avec leur politique capitaliste, n’en n’épargne AUCUN. Cette réforme, au nom du «  coût du travail » et pour répondre aux directives dictées par la Banque Centrale Européenne, vise à supprimer 200 000 emplois publics en 3 ans ! Les objectifs deviennent uniquement des objectifs comptables de rentabilité à court terme ce qui évidemment affaiblit considérablement à la fois le service mais aussi l’égalité d’accès au service !
Au passage le même gouvernement et ses parlementaires donnent les moyens législatifs à leurs amis du privé et des grandes sociétés du CAC 40 de s’emparer de la manne que représente , pour ne citer que ces exemples malheureusement exhaustifs, la santé, la protection sociale, les collectivités locales, l’éducation, la poste, brisant au passage les garanties du travail que sont les statuts … Quelques exemples :
CASSE DE LA SECU ET DES COLLECTIVITES LOCALES : Au nom de la « lutte contre le chômage » des milliards d’exonérations patronales (URSSAF, Taxe Professionnelle) saignent la sécu et les collectivités locales et pourtant chômage et précarité augmentent  ! La zone franche Warsmann en est la triste illustration dans les Ardennes ! Cependant, lorsque le « roi » est venu parader en avril dans le département, la mesure phare qu’il a annoncé c’est …sa prolongation pour 2 ans ! Quid de « l’obligation de résultat » imposée aux services publics ? Quid du contrôle de l’efficacité de l’utilisation de l’argent public ?
CASSE DES HOPITAUX PUBLICS : Après la T2A (tarification à l’activité), le gouvernement Sarkozy vote, la loi HPST qui instaure « les coopérations public /privé » (aux hôpitaux publics les investissements autofinancés et les remboursements d’emprunt, aux actionnaires des cliniques du CAC 40 les bénéfices !) .Lois qui concernent, actualité à l’appui, nos hôpitaux de proximité ardennais dont Sedan !
CASSE DE LA PROTECTION SOCIALE : Ainsi voit-on fleurir des pubs pour des complémentaires santé et complémentaires retraite gérées par des grands groupes d’assurances privées ! …Ainsi voit–on des pubs pour des médicaments, hier déremboursés pour leur « inefficacité » et qui redeviennent comme par magie les « meilleurs » dès lors qu’ils ne sont plus pris en charge !
CASSE DES MUNICIPALITES : Ainsi le gouvernement gèle–t-il les dotations publiques pour toutes les collectivités locales jusqu’en 2014 ! Avec le risque pour nos services de passer au privé parce que la collectivité complétement rincée ne pourra plus assumer et que le privé viendra  « héroïquement » au bon moment « sauver » la moitié des emplois et ….du service !
CASSE DE L’EDUCATION NATIONALE : Ainsi le gouvernement vote–il, la loi Carle (présentée entre autre par le sénateur Laménie) qui impose aux collectivités locales le financement de l’école privée (payante et catholique) pendant que dans le même temps le même gouvernement supprime des postes d’enseignants et ferme des classes de l’école publique (gratuite et laïque) !
CASSE DU DROIT DU TRAVAIL : Ainsi Mr Wauquiez rêve-t-il de réinventer le travail gratuit pour les « bénéficiaires » du RSA ! Idée dangereuse et démagogue, recul social de plus d’un siècle ! Vieux rêve de la bourgeoisie et de la noblesse ! Idée qui a même germé dans l’esprit de certains élus de Sedan ! Idée contre laquelle l’Elue Communiste que je suis s’est et continue à s’insurger : tout travail doit être rémunéré et garanti par une protection sociale solidaire de qualité !
D’autres choix politiques existent, guidés par l’humanisme, les principes fondateurs de la République, la déclaration universelle des droits de l’Homme… L’argent public doit être utilisé pour l’intérêt public des Citoyennes et des Citoyens et non pour les seuls intérêts de ceux qui lèvent le verre à leurs dividendes au Fouquet’s, nous divisent, nous imposent la rigueur et cassent tous les droits chèrement gagnés par nos Ainés !

«  Indignez-vous ! » Stéphane HESSEL

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 18:12

orA ponctionner l'argent servant à la lutte contre la pauvreté ?

Serait-ce caricature, mauvais esprit, que d'émettre une telle supposition ? Même pas. A la fin du mois de mai, une trentaine d'associations de solidarité auront versé 150.000 € d'agios à leur banque ! La cause : plusieurs mois de retard dans les versements des fonds de l'Etat. Allez donc lire le communiqué de la FNARS en cliquant ici

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 16:28

charles sylvestre-6c924L’oeuvre journalistique de Jean JAURES,

un combat d’actualité.

Conférence

organisée par le PCF et les Amis de l'Humanité

Mardi 7 juin à 18 h 30

à l'Hôtel de ville de Mézières

avec la participation de

Charles Silvestre,

ancien rédacteur en chef de L'Humanité,

auteur du livre "Jaurès, la passion du journalisme"

Jean JAURES (1859-1914), fondateur du journal l’Humanité, fut un journaliste et un militant engagé pour la paix et le progrès social. Il signa des milliers d’articles sur les événements de son époque.
Jean Jaurès fut un des premiers critiques littéraires d’Arthur RIMBAUD, le 5 décembre 1895, il écrit : « Quel curieux artiste qu’Arthur RIMBAUD ... ses vers sont exquis, par une sorte de fantaisie aiguë, par une étrange puissance de rêve à la fois ironique et tendre »

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 09:40

L'ensemble des organisations syndicales de l'AFPA appelle à une journée d'action avec manifestation à Paris le 23 juin.

Les salariés prennent ainsi en main l'avenir de leur association comme ils essaient coûte que coûte d'en maintenir la qualité des formations qui y sont assurées, au quotidien, malgré une "réorganisation" qui déstabilise l'activité. Vous pouvez lire leur appel en cliquant ici.

De nombreux soutiens s'expriment comme celui de l'association nationales des élus communistes et républicains (à lire en cliquant ici). André Gérin, député communiste du Rhône a écrit au premier ministre (à lire en cliquant ici). André Chassaigne, député communiste du Puy de Dôme, a posé une question à l'Assemblée Nationale qui vous pouvez retrouver en cliquant ici.

La journée du 23 juin pourrait s'annoncer comme une grande journée de mobilisation des salariés qui travaillent dans le champ de l'insertion et de la formation, car les organisations syndicales des personnels des missions locales appellent également à un grand rassemblement sur le champ de mars à Paris ce même jour. Le gouvernement est en train d'organiser la diminution des moyens des missions locales en voulant les transformer en annexes de Pôle Emploi et en ne leur permettant plus de prendre en charge les jeunes dans leur globalité.

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 16:27

ardennesL'intérêt d'une intercommunalité ne peut se discuter dès lors qu'il s'agit de mettre des moyens en commun au service d'équipements collectifs, de services publics avec donc une taille qui peut varier selon l'équipement, le service considéré.
Petit exemple récent : l'accompagnement des enfants dans les transports scolaires dans les environs de Rocroi : la logique voudrait que ce soit le département, organisateur des transports scolaires, qui assume complètement le service en ne laissant pas des enfants d'école maternelle seuls avec le chauffeur du bus. Autre possibilité, moins cohérente, mais restant plausible : l'ensemble des communes dont les enfants empruntent le bus et donc l'intercommunalité. On ne peut imaginer chaque commune payant son accompagnateur pour aller dans le même bus ! Le refus de s'engager dans cette voie du président de l'intercommunalité, Michel Sobanska, renvoyant cette compétence vers les communes, est d'autant plus scandaleuse qu'en tant que conseiller général, il a voté ce désengagement des instances départementales !
Cet exemple illustre bien le rôle structurant des équipements, là l'école, des services à mettre en commun, avec des habitudes des populations qui ont souvent précédé les structures pour aller utiliser les équipements là où c'est le plus facile.
L'Agence Régionale de Santé vient de faire un remarquable travail technique pour déterminer des territoires de premier recours en matière de soins en fonction des habitudes des populations. J'y reviendrais, car ce découpage pose un problème majeur en terme de taille des territoires, mais il est très cohérent dans le respect des pratiques actuelles des Champardennais (sans doute pour mieux faire accepter les schémas de restriction en terme d'accès aux soins qu'il annonce). Il y a eu hésitation sur Revin, initialement regroupé avec le canton de Monthermé et en fin de compte lié à la Pointe des Ardennes. Jamais n'a été évoqué un regroupement avec le plateau. La proposition du préfet de rattacher Revin à l'ouest ardennais relèverait-elle du simple jeu politicien : on n'ose le croire, si ce n'est que l'on attend encore des explications plus sérieuses.
Les maires de Charleville et de Sedan ont annoncé leur volonté d'une grande intercommunalité regroupant leurs villes et les communes environnantes : celle-ci compterait une soixantaine de communes, pratiquement la moitié de la population du département ! Une vraie question se pose : les équipements à mettre en commun ne sont-ils pas à rayonnement départemental plutôt que du ressort de cette intercommunalité en projet ? Et n'y a-il pas un vrai risque de changer la donne vis à vis du reste du département ? Passer de deux villes dont les équipements rayonnent bien au delà chacune des deux intercommunalités actuelles à deux villes qui s'organisent entre elles, avec leurs proches voisines en un territoire qui oublie les zones plus rurales. Un petit exemple avec les missions locales. Il y en a une actuellement à Charleville Mézières prenant en charge des jeunes jusqu'à la Thiérache ardennaise, une autre à Sedan rayonnant sur l'Yvois : une seule suffirait certainement à la conurbation Charleville Sedan, à condition de laisser de côté les périphéries, bien des frais supplémentaires pour une communauté de communes qui se suffirait à elle-même. N'y a t-il pas là risque de désamènagement du territoire, de raisons supplémentaires de désertification du département à l'exception de cette "métropole"?
Avec toute la relativité que peut avoir ce terme dans les Ardennes, n'y-a-il pas un risque de gigantisme contribuant à éloigner les citoyens des lieux de décisions, un risque très réel quand on voit déjà à quel point les décisions de Coeur d'Ardenne semblent opaques pour les citoyens et même d'ailleurs pour les conseillers municipaux des communes. Dans quel conseil municipal y-a-til eu une réflexion commune sur les orientations que leurs délégués allaient défendre pour le vote du budget de Coeur d'Ardenne ? Même pour les membres du conseil communautaire, le budget semble avoir été préparé technocratiquement, sans véritable orientation politique, sans débat démocratique.
Le goût du gigantisme semble avoir touché les élus socialistes puisqu'ils souhaitent aussi une grande communauté de communes de Bogny sur Meuse à Givet. Mais qu'y-a-il de commun entre les bognysiens, qui, quand ils ne disposent pas de l'équipement sur la communauté de commune Meuse et Semoy vont à Charleville plutôt qu'à Revin (Pôle Emploi, piscine ...) et les Givetois qui font tout pour ne pas avoir à venir à Charleville : c'est quand même une bonne heure de route !
Là non plus, on n'ose penser qu'il puisse s'agir de choix politiciens, donner une taille suffisante à des communautés dont on connait la tradition plutôt à gauche, face au conseil général de droite.
Mais là aussi, il faudrait des arguments plus convaincants !
Quels intérêts à l'intercommunalité ?
Mettre en commun des équipements : je viens de développer largement ce point.
Etre un lieu supplémentaire d'exercice de la démocratie, d'intervention citoyenne, d'échange pour que les besoins de nos concitoyens soient mieux satisfaits.
Là-dessus, il y a un immense travail à réaliser pour que cela se passe sur des bases fondamentalement différentes des actuelles (j'ai parlé plus haut du fonctionnement de Coeur d'Ardenne mais je pourrais en dire encore plus sur Rives de Meuse !)
Ne commençons pas par définir les territoires des nouvelles intercommunalités sans un large débat, dépassant le sérail restreint des élus intéressés par la question  et rendu accessible ux Ardennais dans leur globalité. Tout diktat du préfet serait inadmissible !

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 02:01

Il aura fallu le recours au juge départiteur pour que les ex-salariés de la Sopal aient gain de cause dans leur procédure devant les prud'hommes y compris pour tout simplement avoir leur paie de mars 2008, mais les dommages et intérêts ne semblent pas à la hauteur des drames humains causés.

Artis : un vrai scandale de patron voyou mais aussi de justice qui traîne et ce n'est rien de dire que cela traîne : le procès prévu ce mois-ci pour une liquidation de l'entreprise qui date de 2002 est reporté à septembre : il y aurait eu une erreur dans la citation !

Lenoir et Mernier/LCAB : le procès a bien eu lieu ! J'ai assisté à toute la première partie et au début des plaidoiries. On ne peut que féliciter les salariés dont la sagacité a permis de mettre à jour tous les détournements, l'emploi fictif. Reste à espérer que le jugement qui doit être rendu le 30 mai soit à la hauteur des faits reconnus et des drames causés ! Vous pouvez aller lire sur ce sujet l'article de Thomas Lemahieu dans l'Humanité de vendredi en cliquant ici.

En conclusion, juste une information que je viens de voir sur le site de l'Union : le comité d'entreprise de l'entreprise Bourguignon-Barré a annoncé l'abandon du projet de reprise proposé par M. Pigeot. Voilà sans doute aussi une bonne nouvelle due à l'action des salariés.

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 01:14

Les conseillers régionaux de droite ne manquent quand même pas de culot, à moins que cela ne soit pure incompétence et qu'ils ne se soient contentés de reprendre l'avis du CESER qui dit que le Contrat de Plan Régional de Développement des Formations est inachevé.

En effet l'essentiel de la critique de la droite a consisté à dire que ce CPRDFP manquait de souffle !

Mais à qui la faute ? Le gouvernement a bien fait passer une loi en novembre 2009 imposant aux conseils régionaux de signer un tel contrat avant le 1er juin de l'année suivant leur élection (donc en l'occurrence le 1er juin 2011) mais il a tellement traîné à publier les circulaires d'application que les premiers contacts avec les services de l'Etat, c'était qu'il était urgent d'attendre ..... les consignes !

L'élaboration d'un diagnostic partagé a été fort compliquée à cause de qui ? A cause d'un recteur aux ordres du ministre de la fermeture de classes, je veux parler ainsi de Luc Chatel. La plus petite allusion à ce qui venait avant la formation professionnelle, le collège ou l'école maternelle était bannie. C'est pourtant bien cela qui conditionne l'aptitude des jeunes à profiter à plein de la formation professionnelle.

Alors, on en a passé du temps à négocier un diagnostic partagé qui n'est d'ailleurs en fin de compte qu'un plus petit dénominateur commun, mais il fallait avancer !

Après, on a attendu les propositions du Recteur, jusqu'au 11 mars, car il voulait les annoncer lui-même !
Alors évidemment, le CPRDFP est inachevé et j'ai une infini reconnaissance pour les services de la région qui ont réussi à faire un document qui tient la route et qui reprend toutes les propositions sérieuses des services de l'Etat ou des partenaires sociaux en aussi peu de temps (quand je parle de propositions sérieuses, c'est pour dire que l'on a évidemment repris toutes les propositions sauf celles qui étaient contraires aux objectifs affichés par le conseil régional d'élévation du niveau de qualification de tous, de solidarité ...)
Evidemment, il aurait fallu une carte des formations initiales pour la durée du CPRDFP, mais à l'allure où étaient parties les négociations avec le Rectorat, il fallait encore au moins deux ans ! On a juste contractualisé une méthode. Mine de rien, c'est une première en région.

Je ne reviendrais pas sur le débat sur l'apprentissage : il est faussé par l'absence d'allocation d'autonomie des jeunes et les jeunes n'ont pas le libre choix qui serait nécessaire entre formation en lycée professionnel et apprentissage ! Là aussi, le CPRDFP est inachevé : pour l'instant il est seulement acté (et ce n'est pas rien car cela va être signé par le préfet) que l'objectif donné par Xavier Bertrand de 12000 apprentis en région en 2013 est trop élevé !
Sur le service public de l'orientation, je m'amuse : le Recteur a souhaité que soit renforcé dans le texte l'importance des CIO. J'ai encore redit ce matin qu'il ne fallait pas que ce soit uniquement dans les mots, mais aussi dans les faits avec des moyens concrets !

Enfin, toute la partie sur la sécurisation des parcours professionnels va permettre de faire de petits pas mais on ne peut faire que des petits pas tant que les entreprises ont comme principe de multiplier les emplois précaires (et il faudrait vraiment des lois là dessus) et que le gouvernement ponctionne pour ses fins de mois le FPSPP, le fond paritaire de sécurisation des parcours professionnels qui, comme son nom l'indique à pour but, non d'alimenter les caisse de l'etat, mais d'oeuvre à la sécurisation des parcours professionnels.
Bref, le CPRDFP a un goût d'inachevé : c'est l'état actuel de ce qui peut être fait en commun avec des services de l'Etat aux ordres d'un gouvernement qui considère que la formation coûte cher et veut la réserver à son élite et avec les organisations patronales et syndicales.

Mais il y a quand même 37 actions à mettre en oeuvre : du pain sur la planche et de quoi rendre ce contrat concret !

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 00:43

La session plénière du conseil régional de ce matin portait sur la révision du contrat de projet Etat Région et sur le contrat de plan régional de développement des formations : je reviendrais dans un second article sur cette deuxième partie.

Sur le contrat de projet, on peut évidemment redire tout ce qui avait été dit au moment de l'élaboration de ce contrat de projet et d'ailleurs le groupe communiste s'était abstenu.

Il est notoirement insuffisant car les financements annoncés par l'Etat ne permettent pas que s'exerce la solidarité nationale indispensable aux rééquilibrages des inégalités entre régions et tout particulièrement en matière de formation où la sous qualification dans notre région est notoirement conuue et où on pourrait attendre de l'Etat un apport tout particulier, alors que le volet formation du contrat de projet est insignifiant
Politique du chacun pour soi de l'Etat, une politique de l'individualisme et on a encore entendu le Front National ce matin critiquer la politique de la droite pour demander en pratique encore plus de chacun pour soi puisqu'il a rappelé une fois de plus de manière très démagogique que les contribuables paient, si ce n'est que l'impôt c'est ce qui permet la cohésion de notre société, le en commun, de la construction d'infrastructures servant à tous, à l'Education nationale et je ne vais pas vous citer tous les services publics.
Je ne vais pas vous donner tous les détails de cette révision à mi parcours du contrat de projet, dont l'intérêt est une adaptation des financements pour une plus grande efficacité et une meilleure adaptation aux besoins, sans changer la somme des engagements financiers, que ce soit de l'Etat ou de la Région, simplement parler du volet formation, une petite miette pour faire bien.
J'ai souri de l'abandon par l'Etat des maisons de l'Emploi car j'avais émis beaucoup de réserve sur ces projets où l'Etat  demandait aux collectivités publiques de se substituer à lui dans ses compétences de l'emploi. Cette révision va nous permettre de flécher les crédits prévus pour les espaces métiers vers l'ensemble de ceux-ci et non uniquement vers ceux liés à une maison de l'emploi. Enfin, je sourirais si cela ne s'était pas accompagné de gâchis car les changements continuels pour des raisons de communication dans la politique de l'emploi du gouvernement sont source de gâchis, sans parler de gâchis humain quand on voit comment le maire de Douzy, président de la maison de l'Emploi de Sedan au moment de la décision de fermeture, a traité le sort des salariés de cette structure, jetés comme des kleenex.

Pour le reste, l'essentiel des engagements prévus dans le volet formation du contrat de projets restent inchangés : le financement de l'ARIFOR, de l'OPEQ et de l'ARACT

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