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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 15:00

hopital-copie-1.jpgLe directeur de l'hôpital ne connaît que les chiffres. Il a donc inventé pour supprimer des postes de personnel de fermer des lits le week end et depuis la fin juin, il y a en plus des différents services de chirurgie qui ont été amputés de pas mal de leurs lits, un hôpital de semaine de chirurgie (la même démarche a aussi eu lieu en médecine et à la maternité)

Un élève de CM2 est capable de comprendre qu'il s'agit là d'une répartition différente mais que la charge de travail pour le personnel est la même, à activité constante.

Mais le directeur fait semblant de ne pas comprendre cette évidence. Il en a donc profité pour supprimer des postes d'infirmières et d'aides soignantes. Dans les services de chirurgie traditionnels, il y a moins de personnel, proportionnellement à la suppression de certains lits, mais avec une charge de travail proportionnellement beaucoup plus importante, puisqu'il y a une concentration des malades demandant le plus de soins, car les plus graves, ceux qui restent plus que quelques jours. La qualité des soins s'en ressent évidemment et le moral du personnel plus encore, car si elles font tout pour que la prise en charge soit toujours aussi bonne, c'est au prix de fatigues supplémentaires mais plus encore avec l'impression de ne pouvoir assurer correctement leur travail.

Et dans l'hôpital de semaine, c'est la pagaille ! Une seule infirmière pour prendre en charge des patients de toutes spécialités, suivis par des chirurgiens qui, fort logiquement, veulent tous voir l'infirmière à la même heure, avant d'aller au bloc opératoire ou faire leurs consultations, une infirmière qui, en plus, a beaucoup plus de choses à leur demander qu'avant, puisqu'elle ne connaît pas les habitudes de chacun. Et le vendredi, il y a toujours quelques opérés qui doivent rester un peu plus longtemps que prévu initialement. Ils ont donc droit à un changement de service. Quel confort !

La pagaille que ceci entraîne sur le fonctionnement du bloc opératoire, ce sera pour le prochain épisode !

Mais je voudrais, dès aujourd'hui souligner ce qui m'attriste le plus : le consentement de certains médecins pour ce fonctionnement dégradé. Le directeur leur a fait croire que s'ils n'acceptaient pas, ce serait pire ! Plutôt que de se battre, ils ont donc collaboré à ce projet. Et ont l'audace de dire qu'ils font cela pour le bien de la population ardennaise, pour garder un hôpital public !

Mais les Ardennais ont droit à mieux qu'un hôpital low cost ! La qualité doit être au rendez vous pour tous, sauf à choisir délibérément une médecine à deux vitesses : ce n'est pas dans l'éthique de la profession médicale.

La rentrée va être chaude ! Le personnel ne supporte plus cette désorganiation au nom de raisons financières et j'ai eu au téléphone ce matin une responsable du syndicat CGT : des actions vont être engagées !

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Published by Michèle Leflon - dans Santé
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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 14:06

orzyJ'ai participé lundi à la visite du chantier du nouveau lycée de Revin avec le président de Région : cela m'a permis de vous ramener cette photo, un peu spectaculaire, de la démolition en cours, première étape d'un chantier qui va s'étaler sur 4 ans, avec évidemment des opérations à tiroir pour permettre au lycée de continuer à fonctionner.

La beauté du projet, son intégration au site particulier de cette vallée de la Meuse, ne doit pas faire oublier qu'il ne s'agit pas seulement d'un beau projet, mais d'un projet à haute valeur environnementale, destiné à faire faire aussi des économies très considérables d'énergie ! Si vous voulez voir une image de synthèse du projet, cliquez ici. On a du mal à reconnaître sur la maquette car sa couleur est pâlichonne, mais le seul batiment à étages est le batiment déjà existant avec en particulier la partie hôtelière du lycée dont la façade est plutôt rouge. C'est d'ailleurs avec une photo de ce bâtiment que j'illustre assez régulièrement mes articles concernant les lycées dans ce blog !

La construction de ce lycée va dans le bon sens : le droit pour tous les jeunes d’accéder dans la proximité à une formation de qualité et choisie et le symbole de Revin, avec toutes ses difficultés économiques est fort.

C'est aux antipodes des orientations du ministre Chatel qui, dans la logique d’une marchandisation des savoirs et d’une formation qui répondrait aux seuls besoins immédiats des entreprises, prone la concurrence entre établissements témoignant de l'instauration d'une école à plusieurs vitesses avec laquelle on renonce à mettre l'excellence à portée de tous.  

La rentrée s'annonce mal avec son lot de suppressions de postes d'enseignants, la réduction drastique de la scolarisation des enfants à deux ans. La baisse des moyens consacrés à l’accompagnement des élèves en difficultés ou aux quartiers populaires renforce les inégalités sociales en encourageant leur reproduction au sein de l’école.  Et, dans le contexte de réforme territoriale et de baisse de leurs financements, le désengagement de l'état en direction des collectivités locales contribue à renforcer les inégalités.

Il faudrait à l'inverse impulser une transformation progressiste de l’éducation nationale répondant aux besoins des élèves qui n'ont que l'école pour apprendre.  Et il faut que l’Etat assume ses missions, afin d’assurer une égalité pédagogique réelle sur tout le territoire. Le caractère national du service public de l'éducation, et sa continuité sur tout le territoire, doivent être réaffirmés.

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 11:56

hopital-copie-1.jpgIl y avait une époque où une question lancinante était le recrutement de médecins pour améliorer les prises en charges des patients ardennais.

Cette époque est révolue : un médecin, il faut le payer et en plus il engendre d'autres dépenses.

Une seule solution pour un directeur avide d'une bonne notation par ses supérieurs (avec la prime et l'avancement qui vont sans doute avec) : les faire fuire !

Et voilà comment en quelques mois on casse des équipes qui ont mis des années à se constituer, rendant tout recrutement médical futur beaucoup plus compliqué car il est toujours beaucoup plus tentant de partager le travail d'une équipe que de se retrouver seul, sur le pont 365 jours par an !

C'est l'ana path ! (pour les non initiés, je viens de chercher la définition sur wikipédia : " L'anatomo-pathologie, est une  technique, humaine et vétérinaire, qui se consacre à l'étude des lésions macroscopiques et microscopiques des tissus pathologiques prélevés sur un sujet vivant ou décédé.". La présence de ces médecins est indispensable au moment de certaines interventions chirurgicales pour guider le chirurgien.) Le mépris affiché par la direction vis à vis des jeunes médecins arrivés récemment prendre la relève d'un départ à la retraite a entraîné leur fuite rapide et le seul recours maintenant à de tels spécialistes est devenu ponctuel, désorganisant l'activité du bloc opératoire de l'hôpital !

C'est l'hémato : après la fermeture de son service l'été dernier, le chef de service passait plus de temps à résoudre des questions d'organisation, à chercher ses malades dans tous les services de l'hôpital qu'à soigner : il est parti sous d'autres cieux !

C'est l'anesthésie : plus un et moins deux (pour ne pas dire plus !). Bel exemple d'application de la loi HPST (la loi Bachelot) dans tout ce qu'elle a de plus antidémocratique. Sans consulter les médecins anesthésistes, le directeur de l'hôpital a embauché un anesthésiste sur un nouveau type de contrat fait pour casser le service public, sur un contrat de praticien clinicien, super bien payé, à condition d'être aux ordres de Monsieur le Directeur, car révocable du jour au lendemain. En l'occurence, ce médecin aura rempli son contrat si il réussit à faire en sorte que les médecins anesthésistes puissent être moins nombreux ! Curieux hôpital pour venir prôner la réduction du nombre de médecins anesthésistes. Il n'y a pas de classement à faire : toutes les situations sont différentes en fonction de la répartition entre activité programmée et prise en charge des urgences, mais l'hôpital de Charleville Mézières ne fait pas partie des hôpitaux où les médecins anesthésistes font le moins d'actes, loin de là ! La réorganisation, c'est de la création d'anesthésie low cost ! Vous rajoutez à cela le refus de participer aux corvées du service pour se réserver les activités les plus en vue (mais quand on a le directeur dans sa poche, on se croit évidemment tout permis) et le médecin qui avait le plus de facilités pour muter ailleurs part dès septembre ! Mais on s'est également privé d'un autre recrutement, car le directeur a mis à la porte du jour au lendemain en mai le remplaçant qui avait annoncé réfléchir, après la période des congés, à prendre un poste. Et sans doute d'autres, car l'on a gâché les possibilités d'intégrer des remplaçants habituels, membres à part entière de l'équipe, mais qui hésitaient à prendre un poste définitif ! Evidemment, il y a une question financière, mais ce n'était pas des mercenaires de l'anesthésie comme les autres ! Déjà, ils étaient revenus, alors que d'autres ne font que passer, trouvant qu'il y a trop de travail à Charleville Mézières, revenus, revenus et devenus des amis de toute l'équipe, partageant corvées et plaisir du travail bien fait. Et là où il fallait tous se mettre autour de la table pour négocier, le directeur s'est contenté du chantage, annonçant qu'à partir du 1er septembre il recourrait à de vrais mercenaires de l'anesthésie en cas de bsoin, plus à eux. Cécile, Mickael, Gérard, Aldo, quel gâchis ! Et l'angoisse de découvrir chaque lundi de nouveaux médecins alors que l'anesthésie est un travail d'équipe, découvrir chaque lundi de nouveaux médecins et l'expérience nous a déjà démontré que certains sont de vrais mercenaires au sens le plus péjoratif du terme.

Il y a bien, bien d'autres choses à dire sur l'hôpital : je n'ai là guère parlé que des médecins. Il y a aussi beaucoup à dire sur la souffrance du personnel, à analyser les causes. Le prochain épisode est pour bientôt sur ce blog : ce sera à propos de l'hôpital de semaine de chirurgie !

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Published by Michèle Leflon - dans Santé
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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 21:55

papillonPlus d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blog, un blog arrêté bien avant de partir en vacances et que j'hésite à reprendre ne sachant par où commencer :

- parler de l'hôpital ? C'est sans doute pour cela que je n'ai pas mis d'articles avant de partir en congés : l'hôpital était ma principale préoccupation, le sujet dont je souhaitais avant tout parler, tout en pensant que le recul des congés m'aiderait à une expression plus claire, moins chargée du désespoir du gâchis actuel, de la casse organisée à la poursuite d'une poule aux yeux d'or, d'un hôpital rentable car il n'y aurait plus de personnel à payer ! J'y reviendrai dans les jours à venir, mais même plus de quinze jours de randonnée à pied, mon activité préférée de vacances, n'ont pas effacé mon désespoir.

- commenter l'actualité locale ? Encore bien des raisons de s'insurger, de l'agression des inspecteurs du travail à Hautes Rivières par des patrons qui souhaitent sans doute conforter l'image de marque de certains patrons ardennais, être des patrons voyous, au classement par la justice de la plainte déposée pour la vidéo surveillance lors des manifestations d'octobre en passant par les problèmes posés par certaines mutuelles pour rembourser des soins effectués en Belgique (voir le site de l'AMUSP en cliquant ici) et je vais arrêter ici ma litannie de ce qui a attiré mon attention pendant toute cette période : il y en a eu bien d'autres.

Simplement une information : Vous vous rappelez des manifestants condamnés à la suite de la manifestation du 28 octobre 2010. .L'audience d'appel aura lieu le jeudi 6 octobre à 14H00 à la cour d’appel de Reims.

Et une bonne nouvelle, sur laquelle je reviendrai aussi dans les jours à venir : la naissance d'une coordination du Front de Gauche dans les Ardennes. Vous pouvez retrouver en cliquant ici ou des informations à ce sujet.

- Disserter sur la situation politique, économique, nationale, internationale : d'autres le font beaucoup mieux que moi. Mais c'est sans doute cela le plus important, par là qu'il faut commencer. 

Car c'est cette fin de règne du capitalisme qui explique le reste, l'hôpital par exemple. La crise n'est que le conséquence de la fuite en avant d'un capitalisme à bout de souffle, qui a besoin, plus que jamais, pour survivre et assurer ses profits, de tromper les classes laborieuses, de diviser tous ceux qui ont intérêt au changement, et c'est l'immense majorité du peuple français, l'immense majorité de la population du globe, de les endormir pour obtenir leur silence, voir leur collaboration.

Mais réfléchissons : il faudrait se serrer la ceinture à cause de la crise ? Quelle absurdité ! Si tous ceux qui n'ont pas de boulot travaillaient dans l'industrie pour produire un peu plus de biens, dans les services publics, dans l'agriculture ... , les besoins des Français pourraient être couverts. C'est donc bien le chômage de masse qui explique le recul économique de notre pays et c'est donc la cause de ce chômage qu'il nous faut traiter. L'idéologie capitaliste voudrait nous faire croire que c'est la paresse pour mieux tromper, diviser, alors que ce chômage est voulu, car la compression des masses salariales développe les profits.

Evidemment il y a un défi écologique à relever, des pratiques à changer, des économies d'énergies à réaliser, des matières premières à mieux utiliser. Mais cela n'empècherait pas de satisfaire les besoins des femmes et des hommes pour autant que tous s'y mettent !

Le véritable frein, c'est l'accaparement des choix économiques par les quelques grosses fortunes françaises et mondiales qui maîtrisent les marchés financiers pour leurs profits. Les citoyens doivent reprendre le contrôle de ces choix, en particulier en changeant la gestion des banques qui doivent être nationalisées, socialisées plutôt - ce terme dans mon esprit va plus loin que la nationalisation en supposant un contrôle par les peuples de banques appartenant à la communauté nationale, européenne ou internationale - pour devenir les moteurs d'un nouveau développement économique et non les acteurs de la casse et du gâchis que sont actuellement les marchés financiers, le FMI ou la BCE. C'est tout le sens des propositions du Front de Gauche.

Les soubresauts de cette bête moribonde, qu'est la capitalisme, peuvent être très dangereux, facteur de mort et je pense à la famine dans la corne de l'Afrique, de violence, de guerre, sans parler des conséquences écologiques de la mise en coupe réglée de notre planète pour augmenter leurs profits.

Alors, la résignation, la collaboration ne sont pas de mise ! Il y a urgence. La "règle d'or" souhaitée par les dirigeants européens, Sarkozy et Fillon en tête, de constitutionnaliser la réduction des déficits n'a comme seul but que d'accentuer la pression sur les couches populaires, la casse de nos services publics, la baisse des salaires, des retraites pour permettre à l'infime "élite" du monde, aux amis du Fouquet's de poursuivre leur partie de Monopoly !

La résignation, la soumission ne peuvent être à l'ordre du jour !

L'article paru récemment dans la presse locale, concernant la notation de la région Champagne Ardenne témoigne bien par l'exemple, de l'ambiguité des responsables socialistes : ils critiquent, mais se soumettent à la loi des agences de notation ! Et les premières discussions au sein de la majorité du conseil régional sur la préparation du budget 2012 confirment bien cette résignation : les socialistes veulent un budget de rigueur, comme si c'était un gage de bonne gestion que de se soumettre au diktat des agences de notation, comme si, que la droite ou la pseudo gauche socialiste gagne les élections de 2012, les finances des collectivités territoriales seraient privées de ressources, car tout devrait continuer à n'alimenter que les profits !

Je reviendrai évidemment aussi dans les prochains jours dans ce blog sur la politique régionale, sur les questions de formation professionnelle.

La résignation n'est pas à l'ordre du jour. Et enfin, ce qui manquait, des perspectives politiques s'ouvrent avec le rassemblement lancé par le Front de Gauche : à nous de l'élargir pour qu'il deienne majoritaire !

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 11:29

"Loin de revenir sur les conséquences les plus néfastes pour la santé publique de la loi Bachelot, cette proposition n’a, en réalité, pour objet que d’en supprimer les quelques aspects positifs – pourtant bien rares – afin de tenter de satisfaire la frange la plus conservatrice des médecins généralistes libéraux, agacée par les timides incitations du Gouvernement à assurer un meilleur maillage territorial des professionnels de santé."

Ce commentaire est extrait de l'intervention de Jacqueline Fraysse, députée du Front de Gauche dans les Hauts de Seine à l'Assemblée Nationale le 7 juillet. Vous pourrez retrouver la totalité de son intervention en cliquant ici

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 20:04

photo crC'était aujourd'hui la dernière commission permanente du Conseil Régional avant l'été.

Je suis intervenue sur l'apprentissage. Voilà, à peu près ce que j'ai dit :

Je voudrais attirer l'attention de la commission permanente sur le DIMA, le dispositif d'initiation aux métiers en alternance : au delà du changement de nom et tout en disant le contraire, le gouvernement est en train de remettre en route la machine vers l'apprentissage à 14 ans, un projet sur lequel il a déjà échoué vu 'importance des réactions. Nos jeunes n'ont pas besoin de moins d'école : ils ont besoin de plus d'école pour être les citoyens responsables de demain dans une société qui demande de plus en plus de savoirs et de connaissances.

C'est comme les rythmes scolaires. Le gouvernement est mis en difficulté sur la semaine de quatre jours qu'il a institué et la solution ne passe pas par moins d'école mais par des transformations profondes en prenant comme modèle d'élève celui qui n'a que l'école pour apprendre ce qui éviterait bien des mises en situation d'échec.

Pour en revenir à l'apprentissage, l'insistance du gouvernement à développer l'apprentissage à tout prix, sans que cela ne corresponde ni aux aspirations des jeunes, ni aux réalités du terrain est inacceptable. Il y a une confusion dans la tête du président de la République entre emploi des jeunes et formation. En région, les services de l'Etat sont en train de s'exprimer en disant que le contrat d'objectf et de moyen sur l'apprentissage en cours de négociation apportera les mêmes ressources à la région que le contrat précédent, si ce n'est que la réalité c'est que ce qui est annoncé pour l'instant c'est un million d'euros de moins par an que l'année dernière pour plus d'apprentis formés !

Sur la restauration dans les lycées, nous avons voté cet après midi un nouveau réglement qui devrait permettre un recours plus facile à l'aide proposée de 0,4€ par repas pour les familles modestes (celles qui bénéficient de l'allocation de rentrée scolaire). En effet, le bilan fait à la demande des élus communistes montrait qu'une part importante des lycéens qui pouvaient bénéficier de cette aide ne l'avait pas. Il avait presque fallu se fâcher pour obtenir que des modifications puissent être apportées dès cette commission permanente pour être effectives dès la rentrée, sinon, on perdait encore un an !

Notre demande de bilan doit également déboucher sur une augmentation de l'aide apportée : ce sera peut être bon pour le prochain budget ...

Enfin, pour la petite histoire de la commission permanente, le FN s'est abstenu sur le financement de l'Ecole de la deuxième chance, comme d'ailleurs sur quasiment tous les dossiers de formation professionnelle. Il n'a pas du apprécier la répone que je lui ai faite lors de la dernière session plénière, mais si l'école de la deuxièe chance de Champagne Ardenne a des résultats en terme de taux d'insertion dans l'emploi un peu moins élevés que d'autres, c'est parce qu'elle ne sélectionne pas à l'entrée et prend tous les jeunes qui lui sont adresssés par les missions locales. Et c'est effectivement essentiel de donner une seconde chance à tous les jeunes volontaires !

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 22:47

Va-t-on laisser Orpéa s'enrichir sur le dos des Ardennais !
Orpéa avoue 66,4 millions d'euros de rentabilité nette en 2010, un chiffre multiplié par deux depuis 2006. Il s'agit de 66 millions récoltés sur le dos des personnes âgées hébergées par Orpéa.
Orpéa a, apparemment, jeté son dévolu sur les Ardennes : après la construction de la résidence pour personnes âgées à Charleville Mézières, elle veut reprendre, rien moins que les établissements de Revin, Givet et des Hauts Buttés !
Pour passer la pilulle, elle promet de ne pas augmenter les tarifs pour les résidents, mais l'exemple de Charleville Mézières montre bien que les tarifs actuels de la résidence Léon Braconnier de Revin sont bien inférieurs à ses tarifs habituels et cela n'aura donc qu'un temps, pour les actuels résidents.   

Car il n'y a pas de secret : pour dégager un bilan positif, payer ses actionnaires, ORPEA n'a pas d'autres recettes que celles des personnes âgées !
fauconNous avons des faucons pélerins dans les Ardennes, nous n'avons pas besoin de rapaces nuisibles, des rapaces de la finance !
En laissant faire, le conseil général prendrait une très lourde responsabilité : celle d'hypothéquer l'avenir de sa politique en direction des personnes âgées.
Il s'agit malheureusement plus que de laisser faire : j'ai entendu B. Huré dire qu'il fallait des investisseurs pour les maisons de retraite et que peu lui importait qu'il s'agisse de fonds publics ou privés.
Un tour de table doit être engagé pour aider la mutuelle Française Ardennes à boucler le budget permettant la rénovation de la maison de retraite de Revin.
Quant à Givet et aux Hauts Buttés, l'offre de la Croix Rouge est évidemment à privilégier, d'autant plus que la Croix Rouge propose de reprendre également les services de soins à domicile portée par l'association gestionnaire de ces deux maisons de retraite et le président de l'association, par ailleurs maire de Givet et conseiller général, fidèle soutien du président Huré UMP, porterait une lourde responsabilité en n'écoutant pas ceux qui, au sien du conseil d'aministration ne veulent pas l'ORPEA.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 23:20

feterevin2011Concours de pèche, musique, chamboule tout, barbecue, et ...  soleil : tous les ingrédients étaient réunis pour assurer, une fois de plus, le succès de la traditionnelle fête du parti Communiste à Revin.

Et beaucoup de discussions !

Vous pouvez retrouver mon intervention en cliquant ici.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:56

L'urgence aussi, une vraie réforme de l'école !

J'ai eu l'occasion dans la semaine de me féliciter de l'inscription de l'école de la deuxième chance dans le contrat de plan régional de développement des formations, qui va permettre la pérennisation des financements de l'Etat, ce qui ajouté aux financements pérennes depuis longtemps de la région, autorise de nouvelles ouvertures, la plus récente étant celle de Vouziers.

Mais, je le redis ici : mon rêve, c'est que l'école de la deuxième chance ne soit plus nécessaire car chaque jeune trouverait dans la formation initiale réponse à ces aspirations : cela suppose de redéfinir l'école sur le modèle de l'élève qui n'a que l'école pour apprendre.

Loin de là, le gouvernement est en train de préparer dans le silence de nouvelles fermetures de classes pour la rentrée prochaine, non prévues lors des annonces sur la carte scolaire de l'an prochain : cela va d'une classe de seconde au lycée de Givet aux CAP de maintenance et hygiène des locaux de Bar sur Aube et de vendeur magasinier de Bar sur Seine et on en apprend chaque jour de nouvelles !

J'ai aussi eu l'occasion de m'inquiéter sur le devenir de l'AFPA, la casse orchestrée par le gouvernement de cet outil extraordinaire de formation professionnelle.

Le débat doir s'enrichir sur une vraie alternative pour 2012. Jean Michel Bochaton, responsable du collectif de travail sur la formation professionnelle à l'association des élus communistes et républicains, vient d'analyser les propositions du Parti Socialiste : La lecture intégrale du programme 2012 du Parti socialiste marque en creux le manque de volonté de s’affranchir du capitalisme en s’inscrivant dans la régulation et l’accompagnement des modèles de gestion de la pensée unique. Je vous invite à lire l'ensemble de son analyse en cliquant ici : c'est une analyse des propositions du PS, mais il avance également les propositions du PCF, comme celle d'une sécurité d'Emploi et de Formation

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 16:34

Le-Pacte-des-RapacesA l'heure de deux très mauvaises nouvelles,

- la nomination de Christine Lagarde à la direction du FMI,  choisie parce qu'elle est une libérale pur jus, déterminée à mettre en œuvre, sans aucun état d'âme, les recettes voulues par les marchés financiers et déjà imposées aux pays en difficulté, qu'ils soient en Europe, en Afrique ou ailleurs : baisses des salaires, casse des services publics, report de l’âge de la retraite, mise en cause de la protection sociale, privatisations à tout va.

- la désignation de Mario Draghi à la tête de la BCE, un des pyromanes de la crise financière : il a été responsable pour l’Europe de la banque d’affaire mondiale, Goldman Sachs qui a joué un rôle majeur dans la crise grecque en aidant ce pays à dissimuler la situation, tout en permettant à la banque d'empocher des centaines de millions de dollar !

lisez donc le Pacte des Rapaces.

Ce livre de Patrick Le Hyaric, directeur du journal l'Humanité et député communiste européen, décrypte le Pacte pour l'Euro plus, un moyen pour nos gouvernements de donner aux rapaces de la finances, tout en pressurant les peuples.

Il poursuit avec des pistes de solutions, non pas des solutions simplistes comme la sortie de l'euro, hautement dangereuse par la spéculation qu'elle entraînerait avec ses répercussions sur les salaires, l'aggravation de la crise, mais des solutions réalistes à inventer dans le cadre d'une transformation du rapport des forces sociales en Europe, de l'irruption des peuples prenant en main leur destin :

- pas un euro monnaie unique, mais monnaie commune

- un rôle nouveau de la BCE, sous contrôle des peuples, pour favoriser le développement économique au service du mieux être des populations ...

- un nouveau pacte social, solidaire, humain, écologique, comme le propose le parti de la gauche européenne auquel participe le PCF (l'actuel président en est d'ailleurs Pierre Laurent, secrétaire national du PCF) ...

Car la fatalité de la dette n'existe pas ! il faudrait d'ailleurs un audit citoyen pour déterminer les origines des dettes publiques : juste un chiffre pour conclure : en France, l'Etat paie 50 milliards d'euros d'intérêts aux banques chaque année ! Et il s'agit bien là non d'une fatalité, mais d'un choix : depuis le traité de Maastricht, les états n'ont plus eu le droit de recourrir aux banques centrales nationales mais ont du emprunter sur les marchés financiers !

 

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