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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 21:59

J'avais commencé à essayer de résumer pour ce blog la conférence de santé "Champagne Ardenne Nord" du 6 octobre portant sur le projet régional de santé. Il y avait tant de choses à dire que je me suis noyée dans un article beaucoup trop long,  comme d'ailleurs le directeur de l'ARS essaie de le faire dans les tonnes de documents à disposition des membres de la conférences (élus, représentants des établissements de santé et médico-sociaux, représentants des associations d'usagers)
Je reviendrais, dans de prochains articles, sur les différents schémas, mais simplement quelques éléments ici sur cette conférence : la durée a été à la longueur des documents, le directeur de l'Agence Régionale de Santé faisant preuve de patience, sourire et courtoisie, avec un rien de machiavélisme et l'assistance semble plutôt critique dans sa majorité mais prend des gants de velours pour apporter ses commentaires. Sylvain Dalla Rosa s'est fait applaudir quand il a critiqué la loi Hôpital Patients Santé et Territoires. Je suis intervenue à plusieurs reprises, comme par exemple pour dire que la médecine scolaire ou la médecine du travail étaient quasiment inapparentes dans ce projet régional de santé.
Très globalement, j'ai l'impression que le but est que les participants s'attachent à des détails et il y a de fait des choses intéressantes dans une meilleure coordination pour ne surtout pas poser les questions qui fâchent, celles des remboursements des patients, celles des moyens des hôpitaux, celle de la démographie médicale... Ceci est, tant dans les documents que dans les débats posé comme intangible, postulats à partir desquels il faudrait améliorer les choses, alors que ce sont précisément ces postulats qu'il faut remettre en cause.
Simplement deux anecdotes pour montrer le machiavélisme du Directeur de l'Agence Régionale de Santé, renvoyant vers les participants les difficultés, comme pour les culpabiliser :
- sur les internes, le directeur de l'ARS s'est permis de dire qu'il fallait les attirer pour qu'ils restent ! Je me suis fait un malin plaisir de lui dire que cela ne dépendait pas des médecins , quand on voit comment les arcanes de l'administration hospitalière ont eu comme résultat qu'un interne en anesthése qui envisageait de prendre un poste à Charleville Mézières à la fin de son internat y renonce du fait du mépris affiché par le directeur de l'hôpital
- sur le manque de médecins généralistes, au président de la communauté de communes Rives de Meuse qui disait que les maisons médicales, c'était bien mais que cela ne réglait rien, le directeur de l'Agence Régionale de Santé a répondu que rien ne l'empêchait de créer un centre de santé. Quand je lui ai dit que les centres de santé étaient handicapés financièrement par la lourdeur des charges liées au tiers payant, j'attend toujours sa réponse : il a dit qu'il prenait note !

Cette conférence de santé avait été l'occasion pour le collectif de défense de l'hôpital de manifester ses inquiétudes : vous pouvez retrouver cela en cliquant ici.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 21:38

porcher.jpgAprès le jugement du patron de Lenoir et Mernier dont la culpabilité a été reconnue, sans reconnaissance du tort pour les salariés licenciés, c'est un jugement quasiment identique qui cloture le procès du PDG d'Artis, cette boutique de Monthermé liquidée en 2002 à la suite d'agissements malhonnêtes de leur patron. Il est condamné, mais un total mépris est affiché vis à vis des souffrances des salariés, pour la plupart en situation très précaire depuis 9 ans. Car il a fallu 9 ans pour qu'enfin ce procès ait lieu et je tiens à souligner la ténacité de Bernard Delhaye, le représentant de ces salariés, qui n'a jamais abandonné la lutte, tout au long de ces 9 ans !
Oxame à Revin, ce n'était pas au départ une histoire de patron voyou ardennais, mais bien les froids calculs d'un grand groupe international : Idéal Standart, qui a voulu amortir la fermeture programmée de son site de Revin, Porcher, en se débarassant de sa fonderie, déjà  en 2007. Depuis, les salariés en sont à leur deuxième repreneur et à nouveau sans emploi dans quelques jours si les banques ne jouent pas leur rôle  : préter pour l'économie réelle, pas celle de la spéculation ! Comment se projeter dans l'avenir quand on vit depuis plus de quatre ans, avec la crainte de perdre son emploi demain ?

Place au peuple, le slogan du Front de Gauche, est plus que jamais d'actualité : on ne peut continuer à les laisser jouer au Monopoly dans la vie réelle !

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 14:54

Je vous ai présenté au cours des dernières semaines sur ce blog toute une série d'articles, peut être un peu ennuyeux, mais donnant les arguments et les propositions des communistes sur la crise de l'Europe, les difficultés économiques.

Car on ne peut se contenter de la fatalité de l'UMP et du PS devant l'avidité des marchés financiers et les gesticulations d'un N. Sarkozy au service de ses amis du Fouquet's doivent cesser, mais les abandons du courage politique nécessaire pour récupérer le contrôle de l'économie, la mettre au service des peuples et non des actionnaires ne sont pas acceptables : la gauche, toute la gauche doit en prendre conscience. C'est à ce prix que la vie pourra changer !

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Published by Michèle Leflon - dans Au fil des jours
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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 12:34

humaSortir de l'euro ferait redoubler les difficultés et la spéculation, exacerberait les rivalités entre Européens et, au total, consoliderait la domination mondiale du dollar, pourtant elle-même en crise très profonde. Surtout, cela reviendrait à se priver de la force d'une création monétaire commune à l'échelle européenne, donc des conditions de financement qui seraient très limitées par rapport à des pays-continent comme les États-Unis ou la Chine.

Les euro-obligations, dont la conception s'inscrit toujours dans le recours aux marchés financiers, présentent deux autres inconvénients. D'une part elles interdisent la possibilité de conduire des politiques différenciées selon les besoins propres de chaque pays. D'autre part, émises au nom de la zone euro, elles imposeraient, pour garder leur notation, aux pays les plus faibles de s'aligner sur les normes des pays qui dominent, Allemagne en tête, poussant ainsi vers une politique budgétaire unique.

Tout au contraire, l'enjeu est de commencer à rompre avec cette logique qui consiste à faire accumuler de nouvelles dettes, pour tenter de régler celles en cours, en empruntant toujours plus sur les marchés financiers.

Utiliser l'Euro et la BCE autrement, c'est possible : Le PCF, le Front de gauche, et le Parti de la gauche européenne (PGE) proposent de construire un Fonds social et solidaire pour le développement européen.

Son principe, c'est l'émission des titres nationaux de dette publique rachetés par la BCE à un taux d'intérêt nul pour alimenter ce nouveau Fonds. Celui-ci serait chargé de les répartir, démocratiquement, entre chaque pays, selon leurs besoins respectifs, dans le but, expressément, de développer leurs services publics et leur potentiel de croissance sociale nouvelle.

La dénonciation du pacte de stabilité, le rejet déterminé du pacte de l'euro +, marcheraient alors de paire avec le lancement d'un nouveau pacte pour une croissance sociale, écologique et solidaire européenne.

Pour redonner une pleine utilité à la création monétaire et au crédit, les communistes avancent un ensemble cohérent de propositions:

· Réorienter la politique monétaire de la BCE sous le contrôle des parlements européen et nationaux.

· Redonner aux banques centrales la possibilité de financer directement les États, soit par des avances monétaires directes, soit par la souscription d'obligations du Trésor à bas taux d'intérêt.

· Différencier les taux d'intérêt (des banques commerciales vers les ménages et les entreprises, et de la Banque Centrale vers les banques commerciales) selon l'utilité sociale effective de l'activité à financer ou refinancer.

· Revenir sur le décloisonnement banque de dépôts/banque d'investissement et interdire certaines pratiques comme les opérations de "gré à gré".

· Réinventer une maîtrise publique et sociale du système bancaire et d'assurances

· Revenir sur la libre circulation des capitaux et instaurer une taxe sur les transactions financières

· Réorienter le crédit vers l'économie réelle, en privilégiant les activités socialement et écologiquement efficaces, pour permettre un nouveau type de développement pour générer des richesses indispensables pour retrouver des recettes publiques, des revenus populaires, et les moyens de répondre aux besoins sociaux, en premier lieu d'emplois.

Une telle réorientation de la création monétaire et du crédit à l'économie peut contribuer à maîtriser et résoudre le problème de la dette, sans les "cures d'austérité" qui saignent les peuples sans guérir l'économie. Il faut organiser un dégonflement de sphère financière.

C'est une affaire mondiale et pas seulement européenne : il faut en finir avec la dictature des agences de notation privées pour le compte des marchés financiers et la spéculation. Cela nécessite une profonde transformation du système monétaire international dans le cadre d'une nouvelle conférence mondiale qui serait au moins de la portée de celle de Bretton Woods de 1944.

L' Europe peut jouer un rôle majeur dans ce sens, de concert avec sa propre transformation :

· En se tournant vers les besoins énormes de développement du monde arabe en révolution et de l'Afrique sub-Sahara avec un nouveau plan de type Marshall sans domination.

· En se rapprochant des pays émergents pour faire reculer le rôle du dollar et aller vers la création d'une monnaie commune mondiale de coopération, à partir des droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI, comme l'envisagent désormais explicitement la Chine, la Russie, la CNUCED... et d'une refondation des institutions monétaires, financières et commerciales internationales.

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 07:16

La casse de l'enseignement, ce n'est pas que dans l'Education Nationale : c'est aussi l'enseignement agricole. Je viens d'écrire au ministre de l'agriculture : 

Monsieur le Ministre,

La suppression de 5 à 8 postes d’enseignants dans les lycées agricoles de Champagne Ardenne est annoncé pour la rentrée 2012, ce qui représente plus de 2% des emplois dans l'enseignement agricole public !

Ces destructions d'emplois s'ajoutent à celles déjà subies depuis de trop nombreuses années. Comment imaginer la disparition de postes supplémentaires dans des établissements déjà exsangues ?

Ces décisions si elles se confirment, se traduiraient par :
- des fermetures de classes ou de sections diminuant encore davantage l'offre de formation sur nos territoires alors que dans le même temps il y a une augmentation des demandes (+2.5% en septembre 2011) ;
- une augmentation du nombre d'heures supplémentaires déjà à la limite du supportable pour l'ensemble des personnels et en corollaire des enseignements qui ne sont plus dispensés tels que prévus par les référentiels de formation ;
- un taux d'encadrement élèves/enseignant en forte augmentation qui réduit considérablement l'aide apportée à chacun des élèves et qui contribue à des sorties scolaires sans qualification.
- une plus grande précarité pour les agents contractuels qui représentent déjà 21% des emplois dans l'enseignement agricole public champardennais. Les suppressions d'emploi annoncés sont en contradiction avec l'annonce d'une prochaine loi de déprécarisation qui n'aurait de sens que construite avec des moyens pour permettre une réelle titularisation des agents contractuels en poste depuis de longues années dans les établissements ;

De telles perspectives sont inacceptables car elles remettent en cause le devenir de l'Enseignement Agricole Public dans notre région et donc l'avenir des jeunes qui auraient fait le choix des métiers de l'agriculture, de l'agro-alimentaire, de la forêt, de la nature ou des territoires, dans une région où ces métiers ont une place essentielle.

Ces perspectives sont celles inscrites dans le budget 2012 et il me paraît essentiel, Monsieur le Ministre, qu'elles puissent être revues : l'enseignement est un investissement pour l'avenir, essentiel pour notre société.

Je vous prie de recevoir...

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 07:02

Il faut une réforme de la fiscalité : pour accroitre les recettes des impôts, faire reculer les inégalités, dégager des ressources immédiates pour la protection sociale et encourager les comportements favorables à la croissance de l'emploi et des richesses réelles. En même temps cette réforme doit pénaliser la croissance financière des capitaux, la recherche de l'argent pour l'argent, les délocalisations .

Quelles ressources ?

- L'impôt sur les sociétés doit être modulé de façon à pénaliser les entreprises qui investissent pour diminuer l'emploi et la masse salariale, préfèrent faire des placements financiers ou cherchent surtout à payer des dividendes. Il faut, par contre, encourager les entreprises qui investissent en programmant des créations d'emplois, des mises en formation correctement rémunérées.

- Un impôt territorial sur le capital des entreprises est nécessaire pour en dissuader les gâchis. Il s'agirait d'une "taxe professionnelle" moderne qui serait assise non seulement sur les équipements des entreprises, mais aussi sur les actifs financiers des sociétés et des banques. Cela permettrait aux collectivités territoriales de disposer de quelque 20 milliards d'euros supplémentaires.

-L'impôt sur les grandes fortunes doit voir accroître son rendement, non seulement en augmentant son barème, mais aussi en élargissant sa base; par exemple en faisant contribuer les fortunes professionnelles de façon modulée, selon que les entreprises concernées augmentent ou non l'emploi et la masse salariale, alors qu'aujourd'hui les équipements professionnels sont exonérés de l'ISF.

- Cotisations sociales patronales : les revenus financiers des entreprises et des banques doivent cotiser au même taux que les salaires.

Quelle utilisation de l'argent des prélèvements obligatoires ?

- Un contrôle démocratique et une évaluation publique et sociale de la dépense publique: en lieu et place d'un rationnement systématique avec la RGPP et la prétendue "règle d'or" des finances publiques". Celle-ci ne vise qu'à faire entrer dans notre Constitution des principes pour déssaisir automatiquement les élus de la Nation de tout pouvoir de décision budgétaire. C’est un dispositif pour contraindre les dépenses de l'Etat, des collectivités territoriales et de la protection sociale aux normes des pactes de stabilité et de l'euro plus, aux injonctions de la BCE et des marchés financiers.

- Accroitre l'efficacité sociale des entreprises : il faut en finir avec les baisses de cotisations sociales patronales au nom de la compétitivité. Les communistes veulent, pour accroître l'efficacité sociale des entreprises, non pas baisser les "charges sociales", comme le préconisent la droite et le PS, mais pérenniser un financement efficace de la protection sociale et baisser les charges financières des entreprises (intérêts payés sur les crédits).

Pour cela, il faut :

* Réformer le calcul des cotisations sociales pour accroitre durablement leurs recettes : leur taux serait modulé de façon à décourager la croissance financière, les politiques salariales regressives et à encourager la création d'emplois et de formations.

* Alimenter un Fonds national de sécurisation de l'emploi et de la formation avec les quelque 30 milliards d'euros d'argent public aujourd'hui utilisés à baisser les "charges sociales". Cet argent servirait à prendre en charge les intérêts payés aux banques par les entreprises pour l'investissement, en fonction de critères basés sur l'emplois, la formation les progrés écologiques.

* Créer un pôle public bancaire et financier: à partir de la Caisse des dépôts, des autres institutions financières publiques ou semi-publiques et de banques re-nationalisées. Ce pôle aura pour mission de développer, sous contrôle social, un nouveau crédit pour l'investissement des entreprises dont le taux d'intéret serait d'autant plus abaissé, jusqu'à devenir nul, voire négatif, que cet investissement programemerait plus d'emplois et de formations correctement rémunérés.

Taxer les transactions finançières : ll est indispensable de commencer à frapper très durement les spéculateurs et mettre à contribution les institutions financières pour commencer à alléger celles de dettes publiques qui sont « légitimes ». La mise en place d'une taxe Tobin sur les transactions financières est plus nécessaire que jamais. En même temps, il faudrait mettre à contribution, par un prélèvement spécifique, les banques, les sociétés d'assurances, les OPCVM et tous les fonds spéculatifs, dans chaque pays et à l'échelle de l'Europe. Devraient être particulièrement pénalisés les opérateurs qui se sont assurés contre un risque de défaut grec (ou autre) dans un but essentiellement spéculatif. Il s'agirait, ce faisant, d'en finir avec les instruments financiers du type des « CDS » (Credit default swap).

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 06:48

La dette n'est pas mauvaise en soi. Il y a de bonnes et de mauvaises dettes. Tout dépend de l'utilisation que l'on fait de l'argent emprunté.

Si il est utilisé pour accroître les richesses réelles , cela fait de la croissance durable et saine. Celle-ci va alors entrainer un accroissement des recettes publiques (impôts et cotisations sociales), ce qui permettra de rembourser l'argent emprunté.

Par contre, si l'argent emprunté sert à spéculer sur les marchés boursiers et immobiliers, à délocaliser, à détruire des emplois, à déqualifier et à tirer les salaires vers le bas, cela freine la croissance, raréfie les recettes, ce qui creuse les déficits et les dettes.

Les communistes demandent un audit citoyen sur la dette publique. On l'a vu précédemment depuis l'obligation faite aux États de se refinancer auprès des marchés financiers, ceux-ci se gavent littéralement de la dette. 1200 milliards d’euros d'intérêts de la dette, en total actualisé, versés par la France depuis 1974, cette année cela va représenter 50 milliards d’euros !

Un audit est indispensable pour déterminer la part illégitime de la dette, due par exemple au sauvetage des banques et des fonds spéculatifs et de décider le non remboursement de cette part illégitime. L'occasion aussi d'examiner les nécessaires restructurations de dettes à engager, pour dégonfler la sphère financière au profit de l'économie réelle

Le financement des dépenses publiques doit être libéré des marchés financiers. Il faut remettre en cause le recours aux marchés comme mode privilégié de financement des États.

Il faut instaurer un nouveau financement des dépenses publiques utiles par la BCE. La FED et la Banque d'angleterre financent directement les dépenses de leurs Etats mais elles le font pour soutenir les dépenses d'armement, les cadeaux fiscaux aux riches, les profits financiers des banques et des groupes, les placements financiers,la spéculation...

Sous le poids de la crise, la BCE a été contrainte de transgresser ses propres dogmes monétaristes. Désormais, elle rachète des titres de dette publique des Etats en difficulté, mais pas directement auprés d'eux sur le "marché primaire", ni pour aider au développement des dépenses de services publics et pour la croissance réelle. Elle les achète sur le "marché secondaire", auprés des banques qui détiennent ces titres afin de continuer la course folle à l'endettement sur les marchés financiers...où les banques achètent les nouveaux titres de dette publique émis à taux d'intérêt élevés avec, notamment, l'argent que leur prête la BCE à 1%!

Il faut absolument que la création monétaire de la BCE serve à une vigoureuse relance des dépenses sociales, pour les services publics et pour une croissance réelle.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 23:14

logo-cnlLe ministère de la consommation a décidé de ne pas renouveler l’agrément consommation 2010 de la Confédération nationale du logement, agréée depuis plus de 30 ans.

Les conséquences pour les consommateurs sont graves : non seulement la CNL ne peut plus les défendre en justice mais ce sont également ses moyens financiers et sa crédibilité qui sont remis en cause. Pour la CNL, il s’agit d’une volonté délibérée de lui nuire et, au-delà, de s’attaquer à toutes les organisations un peu trop revendicatives au goût du gouvernement.

Sans doute, la Confédération National du Logement a le tort, aux yeux du gouvernement de demander :  

- Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs. 
- La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.
- Un véritable service public de l’Energie.
- L’arrêt de toutes les saisies, coupures d’eau, de gaz et d’électricité, expulsions.
- La construction annuelle de 180 000 logements locatifs véritablement sociaux.
- La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.
- La mise en œuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l’habitat.

Le gouvernement ne veut que des associations de moutons, des bons consommateurs, des qui ne discutent pas, qui ne revendiquent pas. Sommes nous revenus à la cour du roi Soleil ?

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 22:05

photo crIls y en a qui se sont écoutés parler ce matin au Conseil Régional ! Car ce fut long pour des dossiers, certes essentiels dans les compétences de la région (les lycées) mais fort peu nombreux ! Mais les droites pensaient sans doute avoir là une tribune pour critiquer par principe, voir pour confirmer leur volonté d'étrangler les collectivités : j'y reviendrai.

Premier dossier : participation aux charges des lycées, la région devant voter les dotations aux établissements avant que ceux ci ne votent leur budget 2012 fin de novembre : les critères de répartition entre les différents lycées ne sont pas assez simplistes d'après l'extrême droite ! Mais précisément, ils doivent prendre en compte la diversité de fonctionnement avec des surfaces par élèves variables, des types de construction divers, plus ou moins consommateurs d'énergie, inciter à la maîtrise énergétique, prendre en compte les diversités des formations techniques ou professionnelles, favoriser d'autant plus les initiatives dans le domaine de la santé, de la culture ... que le lycée est fréquenté par plus de jeunes issus de catégories socio professionnelles faibles. En plus on a compliqué cette année avec une innovation : l'intégration dans les surfaces servant au calcul de la dotation de celles des GRETA. Ceux-ci reverseront une quote part liée à la viabilisation et à l'entretien de leurs locaux au Conseil Régional. C'est effectivement un peu complexe, mais comme je l'ai expliqué, cela a deux avantages. Tout d'abord la mise sur un pied d'égalité des GRETA avec les autres organismes de formation participant au réseau public régional de formation professionnelle (AFPA par exemple) qui ont des charges en rapport avec leurs locaux. Et, chose essentielle à mes yeux, on ne devrait plus voir le ménage des GRETA faits en heures sup, confiés à des contractuels ou autre bricolage inventé par les GRETA devant les difficultés et favorisant les emplois précaires, mais il pourra être fait par les TOS des lycées, personnels statutaires de la région.

Deuxième dossier : les tarifs de la restauration scolaire dans les lycées. C'est un dossier sur lequel je me suis impliquée depuis longtemps et je ne peux que me réjouir que la demande du groupe communiste a été entendue : dans le cadre de la tarification sociale, la réduction du prix des repas pour les lycéens bénéficiant de l'allocation de rentrée scolaire va être portée de 40 centimes à 55. Cela va représenter pour ces lycéens environ 100€ de moins de dépense par an et cela commence à être incitatif vis à vis de ceux qui apportent un sandwich pour ne pas payer la cantine. Tout ce que la droite a trouvé à dire, ce sont les difficultés administratives pour accéder à cette aide. De fait, le bilan de ce qui avait été fait n'était pas satisfaisant et le principe en a été changé cette année pour une gestion plus simple avec comme support la carte Lycéo. Comme tout changement, il y a eu quelques difficultés de mise en route, mais cela devrait être réglé dans les jours à venir.

Troisième dossier : la modulation de la TIPP (la taxe sur l'essence). Depuis la loi de décentralisation de 2004, une partie des compensations des charges décentralisées le sont sous la forme d'une fraction de la TIPP que les régions peuvent légèrement faire varier. Je ne reviendrais pas sur l'absurdité de cette loi et de ce mode de compensation. En plus une surmodulation est possible, qui n'atteint pas un centime par litre. Là, la droite s'est déchainée (et pourtant, en Alsace, le conseil rgional de droite recourt également à cette surmodulation !) alors que c'est bien à cause des réformes qu'elle a fait que ce très maucais impôt reste, avec les cartes grises, le seul que la région peut moduler et le recours à la surmodulation est indispensable : le budget 2012 que nous sommes en train de construire sera en fonctionnement strictement identique à celui de 2011, faute de ressources, et ne permettra pas de répondre corectement aux besoins des champardennais, en terme de formation par exemple !

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 19:43

orLa création monétaire est traditionnellement liée au pouvoir de créer de la monnaie, avec trois fonctions : régler des dettes nées de l'échange, unité de mesure de la valeur de tous les autres biens et instrument de réserve de valeur.

Le pouvoir de création monétaire est détenu par les banques, alimentant ainsi en monnaie le circuit économique. La puissance publique, l'Etat, n'a plus directement un pouvoir de création monétaire, celui ci ayant été confié dans les institutions à la Banque Centrale. Cela laisse entière la question d'un contrôle démocratique de la Banque Centrale.

Toute banque peut créer de la monnaie, d'autant plus que celle ci est aujourd'hui à plus de 90% scripturale, n'existant que par jeu d'écritures comptables, et non par l'émission de billets ou de pièces. Toute banque crée de la monnaie en accordant un crédit, créance dont elle garantit la valeur. Le crédit est à la source de la création monétaire.

La Banque Centrale, elle joue le rôle de banque des banques. Elle émet de la monnaie.  Chaque banque commerciale a un compte à la Banque Centrale et chaque jour s'opère une compensation interbancaire selon qu'une banque doit de l'argent àcune autre, après le solde de toutes les opérations entre elles ( chèques, virements, ...). Cette compensation s'opère en monnaie banque centrale entre les comptes des différentes banques auprès de la banque centrale.

Depuis les réformes des années 1980, trois évolutions ont été marquantes:

- Le marché interbancaire (ou marché monétaire) s'est élargi : pour solder leur comptes et faire face à leurs besoins de refinancement (retrouver des liquidités disponibles après avoir distribuer beaucoup de crédits) les banques commerciales peuvent se refinancer directement entre elles ( échange de créances contre des liquidités), sans passer forcement par la Banque Centrale.

Avec la crise financière de 2007, les banques commerciales ayant accumulé des milliards de créances douteuses (subprimes, etc..), elles se refusent à se les racheter entre elles. D'où l'appel massif aux Banques Centrales pour un refinancement du système bancaire par centaines de milliards à un taux zéro aux USA et de 1% en Europe.

Mais il n'y a aucun critère dans cette création monétaire massive pour sauver les banques, permettant par exemple de les pénaliser pour activité spéculative et de refinancer prioritairement les activités utiles.

- La frontière "banque de dépôts"/"banque d'investissements" a été abolie. Même les banques qui ont les comptes usuels des ménages, ont développé des activités de marché et des activités spéculatives.

- La frontière entre marché monétaire et marché financier (instruments de placements) est devenue totalement opaque avec la libre circulation des capitaux, la multiplication des produits dérivés, le développement des échanges de "gré à gré" (échanges sans contrôle possible, souvent "hors bilan", et difficilement localisables), la confusion activité de dépôts et de crédits usuels avec les activités de marché financier, la rapidité et la multiplication électronique des transactions, la multiplication des filiales, souvent dans des "paradis fiscaux", ..... Dans cette économie d'endettement auprès des marchés financiers, ces derniers dominent le marché monétaire et le financement de l'économie.

Dans la globalisation financière, la création monétaire, dans son ampleur et dans son utilisation, est de plus en plus éloignée de "l'économie réelle". Au plan international, on considère selon les différentes mesures que les transactions liées à l'économie réelle ne représentent que 2% à 4% des transactions quotidiennes.

Après 2008, les "plans de relance" ont été inefficaces car captés par les marchés financiers, et aujourd'hui les "plans de rigueur" vont pénaliser les peuples, alors que les marchés vont continuer à s'accaparer une création monétaire quasi gratuite ! 

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