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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 17:30



C'est symboliquement devant la banque de France que les militants du Front de gauche se sont retrouvés hier, avant d'aller distribuer des tracts plus loin.

La stratégie du Front de Gauche se décline autour de quatre axes : 
- reprise du contrôle des mouvements de capitaux aux frontières de l’Union européenne ;
- possibilité que les banques centrales contribuent directement au financement des biens et des services publics ;
- obligation de détention de titres de la dette publique par les institutions financières ;
- abrogation du Pacte de stabilité et du Pacte pour l’Euro+ pour ouvrir la voie à un nouveau Pacte européen de progrès social et de codéveloppement.

Car il faut libérer les finances publiques des griffes des marchés financiers.

Mardi, les députés doivent voter sur le traité établissant un mécanisme européen de stabilité, le mécanisme qui est en train d'étouffer les Grecs, avant d'autres pays. Pour en savoir plus sur ce traité, je vous invite à aller voir le site de Patrick Le Hyaric, député européen communiste en cliquant ici. Les candidats aux élections législatives du Front de Gauche dans les Ardennes appellent solennellement les députés des Ardennes à se prononcer contre ce texte mortifère pour notre peuple.

Et allez donc signer la pétition de soutien au peuple grec initié par L'Humanité, comme je l'ai fait, en cliquant ici.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 12:32

hopital-copie-1.jpgJe ne peux rester sans réagir à la conférence de presse tenue par le directeur de l'hôpital et vous pouvez en lire le compte rendu sur le site de l'Union en cliquant ici !

Belle victoire que d'avoir réduit le déficit ! Cela s'est fait en instituant la pagaille, le type en étant l'hôpital de semaine, avec des malades changés de service le vendredi après midi et des patients rentrant en urgence pendant le week end éparpillés dans les services, non en fonction de leur besoins, mais en fonction de la place qui reste !

Sans parler du malaise des personnels, de plus en plus grave : elles, ils, en sont malades de ne plus pouvoir soigner les patients aussi bien qu'ils, elles, le souhaiteraient, sans parler des nouveaux modes de management, qui, comme dans les autres services publics, font leur ravage !

Quel intérêt de réduire les déficits, alors que le manque d'argent n'est que factice ? Le différentiel du curseur de la répartition des richesses entre salaires et cotisations sociales d’une part et profits d’autre part, a bougé de 9,3 points de PIB depuis 30 ans au détriment des premiers. Cela représente des sommes de l'ordre du 180 milliards d'euros par an parties vers les profits, de quoi boucher le trou de la sécu, financer les hôpitaux, les retraites, augmenter les salaires ... 

Mais certains s'épanouïssent dans la gestion bling, bling de l'hôpital : la loi Bachelot leur a donné du pouvoir (à condition d'aller dans le sens du vent) et le pouvoir, quand cette envie vous tient, certains n'y résistent pas, pour transformer l'hôpital en l'entreprise des copains et de coquins !

Parlons par exemple de l'arrivée de trois médecins anesthésistes. Déjà, quand je dis que c'est une gestion bling bling, sans rien de concrètement positif, il faut aussi dire que depuis l'arrivée du nouveau directeur, deux médecins anesthésistes sont partis vers d'autres hôpitaux, ne supportant le mépris dont elles étaient l'objet ni l'aggravation des conditions de travail. Sur les trois nouveaux médecins, l'un a ce statut particulier de praticien clinicien, payé au dernier échelon + 70% du salaire, avec des obligations horaires supérieures aux autres médecins, mais pas pour faire de l'anesthésie : 15 h par semaine pour participer au nouveau management qui a entraîné des départs ! (les copains et les coquins)

Quant aux deux autres, ce sont des médecins roumains qui travailleront vraiment, quand ils seront autonomes d'un point de vue linguistique ! Mais cela permet au directeur de faire une conférence de presse ! Il devrait d'ailleurs peut être organiser des cours de Roumain à l'hôpital, car, vous voyez l'angoisse des personnels de travailler avec des médecins avec lesquels il n'y a pas possibilité d'échange !

Cela permet d'avoir des médecins au statut précaire, qui ne contestent pas : c'est bon pour le bling, bling, pour les chefaillons qui veulent assoir leur autorité sur l'arbitraire.

C'est par contre inquiétant pour la qualité des soins ! Et sans faire de systématisme. Il y a parmi les médecins étrangers de très bons médecins, y compris parmi les médecins roumains ! Mais il n'y a pas dans ce pays la barrière mise en France par le concours en fin de première année d'étude, cette barrière trop sélective d'ailleurs chez nous, mais totalement défaillante chez eux. Alors, certains auraient suivi facilement les études en France et acquièrement d'ailleurs sans problème (sans problème, je parle là pour ceux issus des pays de l'Europe) un statut de praticien hospitalier après un concours en France, mais ce n'est pas le cas de tous.

Et ces départs massifs de médecins roumains sont très inquiétants pour ce pays !

Juste un mot sur la certification, pour en sourire. En ce qui concerne le bloc opératoire, le seul changement, apprécié par les certificateurs, c'est l'apparition d'un logiciel dont sur le terrain, on n'a pas encore compris l'intérêt, à part la perte de temps pour les infirmières et la possibilité pour les cadres de mieux fliquer le personnel ! Quand à la prise en charge des anesthésies pour les explorations digestives, elle est devenue d'un haut niveau d'organisation et de sécurité, mais si le directeur avait seulement fait l'effort de questionner les professionnels pour répondre à la Haute Autorité de Santé, le processus était déjà en route et les arguments auraient été donnés dès le printemps !

 

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Published by Michèle Leflon - dans Santé
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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 09:11

Si vous doutiez que la santé est un enjeu de classe, la CRSA (commission régionale de la santé et de l'autonomie) tenue mardi est de nature à lever ces doutes ! Le représentant du patronat a brillamment rappelé la nécessité de respecter l'ONDAM, la crise qui oblige à une hiérarchisation des objectifs, car les dépenses de santé ne peuvent croître, la nécessité de développer les soins ambulatoires et de réduire le nombre d'établissements, l'intérêt des partenariats public privé !

L'élaboration du plan régional de santé est en effet dans sa dernière ligne droite et la CRSA s'est prononcée sur ce plan mardi.

Je suis essentiellement intervenue sur la discordance entre les avis positifs des différentes commissions spécialisées, même si elles onf fait des remarques très pertinentes, tout particulièrement en ce qui concerne la commission offre de soins et l'avis négatif du conseil régional et d'autres collectivités : en effet, dans les structures de concertation de l'ARS, même s'il y a des représentants d'association d'usagers, il y a surtout des professionnels, qui réfléchissent à partir des structures existantes, (sans parler des directeurs d'hôpitaux, certainement bien ennuyés pour avoir une parole libre, face au directeur de l'ARS) tandis que pour les élus, ce qui prime, c'est la satisfaction ou non des besoins.

Dans l'atmosphère assez guindée de la CRSA, la parole s'est un peu libérée vers la fin, et je me serai même cru revenue au matin, au CAEN : un intervenant a souligné le rôle de l'école dans la prévention et déploré tous les reculs de l'Education Nationale, le manque d'infirmières scolaires, la disparition des RASED ...

Pour mieux connaître toutes les protestations qui montent contre ce plan régional de santé rabougri, simple déclinaison de la loi Bachelot, je vous invite à aller lire l'intervention de Sylvain Dalla Rosa au conseil municipal de Charleville Mézières en cliquant ici et la contribution du syndicat CGT de l'hôpital de Sedan en cliquant ici.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 15:34

Tractvireux 1

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 23:41

Evènement mardi matin au siège du Conseil Régional : il y avait une réunion du Conseil Académique de l'Education Nationale. Ce n'est pas souvent, même si selon les promesses du nouveau Recteur, c'est le deuxième en moins d'un an.

C'est la seule instance qui réunit à la fois l'administration de l'Education Nationale, le préfet, le Président du conseil régional et des représentants de cette institution, des élus des autres collectivités (au fait, aucun des quatre conseillers généraux, un par département, nommés au CAEN, n'avait fait le déplacement), des représentants des personnels, des parents et j'en oublie, il y a aussi l'enseignement agricole, le CESER ...

A l'ordre du jour, essentiellement la préparation de la prochaine rentrée scolaire et vu l'ampleur des suppressions de postes et la catastrophe qui s'annonce, vous voyez l'intérêt de cette instance, même si elle n'est que consultative !

Les déclarations préliminaires des syndicats et de la FCPE ont évidemment dénoncé cette situation, avant que le Recteur et ses adjoints ne présentent les dossiers.

J'ai mélangé un peu tous les points de l'ordre du jour dans l'intervention que j'ai faite mais la déclaration préalable de la FSU abordait aussi les questions d'orientation et je souhaitais apporter des éléments sur ce dossier, qui ne figurait pas à l'ordre du jour.

Voilà en quelque sorte ce que j'y ai dit : la concertation entre le Recteur et le conseil régional s'est améliorée et on ne peut que s'en féliciter : reste que malgré les échanges et les principes annoncés, certaines sections d'apprentissage sont en concurrence avec les lycées professionnels. Le chantage financier fait par le gouvernement pour faire signer aux régions des contrats d'objectifs et de moyens (COM) augmentant le nombre d'apprentis est inadmissible car le lycée prépare mieux à une insertion durable dans l'emploi que l'apprentissage, même si celui ci peut peut être permettre de déboucher plus souvent directement en fin de formation sur un emploi. D'ailleurs avec mon groupe, nous nous étions abstenus lors de la commission permanente votant ce COM.

Le Recteur avait dit dans son intevention de présentation qu'il n'était pas là pour faire de l'amènagement du territoire. Mais pour les élus régionaux, l'amènagement du territoire est bien un élément essentiel : la suppression de la filière STG du lycée Vauban contribue à fragiliser ce lycée essentiel pour attirer de nouvelles populations, ce qui est possible, vu le centre de recherche, la centrale de Chooz, etc ... et on vit mieux à Givet que dans les banlieues marseillaises ou parisiennes. Cette question d'amènagement du territoire est d'ailleurs au centre du contrat de site à la suite du départ du Centre d'entrainement commandos qui promettait l'absence de réduction de services publics. En plus cela va mettre en difficulté des jeunes qui ne choisiront la filière générale que pour ne pas avoir à aller dans un autre lycée et à prendre le train.

Je ne parlerais pas du LP de Revin : le conseil d'administration consacré à la préparation de la rentrée prochaine est seulement prévu lundi prochain.

Mais il y a un troisième lycée dans le conseil d'administration duquel je représente le conseil régional : Bazin. Les difficultés liées à la prochaine rentrée sont moins spectaculaires puisque le nombre d'élèves y est en augmentation à travers le succès de la section STI2D. Mais les difficultés interpellent particulièrement l'élue régionale que je suis : il faudrait repousser les murs des classes car elles ne sont pas conçues pour des effectifs de 37, 38 élèves, comme c'est prévu. Et, que penser des conditions d'éducation avec de tels effectifs !

J'ai aussi parlé de la section maroquinerie du lycée Armand Malaise. L'arrêt de cette section de préparation au CAP en cours d'année me laisse sans voix ! C'est une section sur laquelle j'ai particulièrement des informations, car elle accueille des publics mixtes, à la fois des jeunes scolaires, mais aussi des stagiaires de la formation professionnelle financés par le conseil régional. J'ai eu une réponse argumentée du Recteur : vu les liens avec l'entreprise, autant que les jeunes soient payés comme c'est maintenant le cas avec les contrats de professionnalisation qu'ils ont et que la formatrice qui appartenait à l'entreprise ne soit plus payée par l'Education Nationale. Soit ! J'étais bien consciente que les liens avec Hermès étaient trop étroits et que le projet de cette section devait être retravaillé, mais franchement, j'aurais aimé que cela se fasse en sens inverse, car là, on jette des tous jeunes dans l'entreprise, avant que l'Education Nationale n'est vraiment fini leur formation générale, citoyenne ...

Sur les questions d'orientation, j'ai essayé de rassurer les personnels : le projet de charte que nous sommes en train d'élaborer ne concerne que le travail fait en commun par l'ensemble des services d'orientation de la région (Education Nationale, Pôle emploi, Missions locales, PIJ, Espaces métiers) pour acquérir le label du service public d'orientation, selon la loi, concernant un premier accueil de publics non spécifiques et qu'il n'y a aucune volonté de toucher au rôle essentiel des CIO vis à vis des scolaires. Il y a certainement des choses à reformuler pour mieux indiquer les limites, et je sais d'ailleurs que le Recteur doit nous envoyer des propositions suite à une réunion de travail tenue au rectorat avec les organisations syndicales sur ce sujet. Je prendrai le temps nécessaire pour trouver la rédaction convenant à chacun et c'est d'ailleurs pour cela qu'il ne faut pas que les organisations syndicales s'étonnent de ne pas avoir reçu de documents sur ce sujet pour la commission du CCREFP qui a lieu vendredi matin.

Je suis effectivement au courant des pressions exercées par Nadine Morano sur les préfets pour que des labels soient délivrés avant les échéances électorales, sans même de consultations des CCREFP comme prévu par la loi.

Mais les processus mis en place en région pour que tous les services publics d'orientation aient le label en même temps et ne soient pas mis en concurrence, le contrat de plan régional de développement des formations signé en juin dernier qui engage dans cette démarche l'Etat et la Région, devraient éviter que ces pressions ne puissent aboutir en région. Le Recteur a confirmé la démarche en cours et le préfet n'a pas contesté !

(Je ne l'ai pas redit hier, mais les textes réglementaires organisant le service public de l'orientation sont mauvais et j'ai d'ailleurs déjà eu l'occasion d'en parler sur ce blog, mais maintenant qu'ils existent, le but, c'est que tous les territoires de la Champagne Ardenne aient des services publics labellisés assurant cette mission, pur éviter que le manque ne suscite des vocations à finalité lucrative, que tous les services publics soient labellisés, forme d'assurance tout risque au cas où il prendrait la fantaisie à un ministre de l'éducation nationale par exemple de diminuer les moyens des CIO non labellisés, ou à un autre ministère pour d'autres structures et on peut toujours réver d'un gouvernement qui se déciderait à donner de vrais moyens pour l'orientation : le label pourrait être un moyen d'obtenir des subsides)

J'ai terminé mon intervention en rappelant mon soutien à toutes les déclarations préliminaires dénonçant les suppressions de postes d'enseignants, qui représentent la fermeture d'une très grosse PME en région et mettent le Recteur dans l'obligation de trouver la quadrature du cercle et appelé à une école qui se donne les moyens pour affirmer la capacité de tous les élèves à apprendre et à réussir.

Pour finir mon récit de cette matinée, un mot sur les votes. Un vote a eu lieu sur chaque ouverture ou fermeture en lycée d'enseignement général, ce qui a évité des interrogations : si on vote contre les fermetures, celle de la filière STG de Givet par exemple, on vote aussi contre l'ouverture d'une option arts du cirque à Chalons.

Et cela a donné des résultats amusants : les votes ont été quasi unanimes contre les fermetures, avec une exception : Marie Thérèse Lucas, conseillère régionale UMP : elle a voté pour toutes les fermetures sauf celle dans l'Aube pour laquelle elle s'est abstenue. Cela mérite un mot d'explication : elle est auboise. Quel sens de l'intérêt général !

Mais rappellons le : le CAEN n'a qu'un avis consultatif !

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 23:07

A l'initiative du groupe communiste et en coordination avec les autres groupes de la majorité, j'ai présenté un voeu à la fin de la session de lundi du conseil régional pour la défense des hôpitaux et maternités de proximité. Ce voeu, vous pouvez le trouver sur le site du groupe communiste au conseil régional en cliquant ici.

Voilà à peu près le sens de l'intervention que j'ai faite en le présentant : le plan régional de santé n'est que l'application de la loi Hôpital Patient Santé et Territoires, la loi Bachelot, qui organise la casse des hôpitaux publics à travers leur mise en concurrence avec le privé.

Cette même loi a aussi tué tout embryon de démocratie : je n'en prendrai qu'un exemple : les conseils d'administration des hôpitaux sont devenus des conseils de surveillance, qui ne donnent leur avis qu'une fois les décisions prises ce qui peut par exemple permettre à un directeur d'hôpital de racheter la clientèle d'une clinique, sans même l'avis du conseil de surveillance.

Vous ajoutez à cela la tarification à l'activité, source d'étranglement financier et on arrive à une situation dramatique dans les hôpitaux avec un personnel qui est malade de ne plus assurer conrrectement son boulot.

A ce point de mon intervention, je suis revenue sur les propos de JC Paille, le directeur de l'ARS, qui avait expliqué que des projets comme celui concernant la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux seraient obigatoirement mis en oeuvre, car ils seraient autofinancés par la tarification à l'activité et que cela ne demandait donc pas de moyens nouveaux liés à l'ONDAM (l'objectif national de dépenses d'assurance maladie, fixé tous les ans par la loi de financement de la sécurité sociale). En fait, comme les tarifs sont fixés arbitrairement chaque année, en fonction de choix politiques de telle manière que l'ensemble des dépenses d'hospitalisation reste dans l'enveloppe fermée de l'ONDAM, les tarifs de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux peuvent vraisemblablement financer leur prise en charge, mais cela se fera à travers la baisse d'autres tarifs, concernant des affections moins "à la mode" en contribuant aux déficits !

C'est pour toutes ces raisons, étranglement financier, privatisation et absence de démocratie, qu'il nous a semblé nécessaire de proposer un voeu sur la défense des hôpitaux et maternités de proximité.

La solution passe évidemment par une remise en cause radicale de la loi HPST.

Cette défense des hôpitaux de proximité ne signifie évidemment pas que l'on oublie d'autres aspects du plan régional de santé comme les difficultés d'accès aux soins pour les populations que constituent les franchises médicales ou les dépassements d'honoraires ou la prévention qui n'est pas une préoccupation du seul groupe EELV.

Ce voeu a été voté par la majorité du conseil régional

 

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 21:20

Comme je l'ai indiqué dans mon précédent billet, le conseil régional a voté lundi un rapport donnant un avis négatif sur le plan régional de santé.

Pour avoir quelques éléments sur le plan régional de santé, vous pouvez aller lire ce que j'en avais écrit en cliquant ici.

Plutôt que de vous résumer le rapport voté hier - il est trop touffu pour cela, donnant en 6 pages, les critiques du PRS - je vais vous en citer quelques passages particulièrement intéressants : le rapport souligne "qu’il est de la responsabilité de l’Etat, et des Agences Régionales de Santé, de s’assurer de l’adéquation entre besoins de santé des populations et système de santé dans toutes ses dimensions (soin, prévention et médico-social) et des moyens financiers y afférents."

" Le Conseil régional affirme le nécessaire maintien de l’hôpital public comme pilier de l’accès aux soins."

"Alors se pose une vraie question : comment répondre aux besoins des personnes et des territoires, dans le respect de leurs spécificités, dans le cadre d’une politique nationale dont les seuls objectifs sont des objectifs de rentabilité et d’économie à court terme ?"

Sur les soins de proximité : " Les professionnels sont ouverts à de nouveaux modes de rémunération et la création de centres de santé et maisons de santé doit vraiment être posée avec un investissement financement significatif de l’Etat."

"Mettre en place un PRAPS doit également interroger plus globalement les modalités d’accès aux soins : les dépassements d’honoraires, le déremboursement de certains médicaments, l’augmentation du coût des mutuelles liées à des décisions nationales…"

Et en ce qui concerne le plan régional de prévention " sans professionnels en nombre suffisant, il risque d’être compliqué à mettre en œuvre (: suppression de professionnels en médecine scolaire et en médecine du travail). De plus, la réforme de cette dernière, en limitant l’indépendance des médecins du travail, ne va pas dans le bon sens."

Et pour conclure : "Au regard de l’ensemble de ces observations, des fortes inquiétudes en termesconcernant les de moyens financiers qui seront alloués à la mise en œuvre de ce PRS, des fermetures annoncées de services et de structures, le Conseil régional prononce émet un avis défavorable sur leau Programme Régional de Santé Champagne-Ardenne 2012-2016."

Avant la session proprement dite du conseil régional, le directeur de l'Agence Régionale de Santé est venu présenter le plan régional de santé : un exposé très travaillé pour répondre aux objections, mais restant dans une réthorique bien éloignée de la réponse aux vrais problèmes.

Puis Joëlle Barat, vice présidente en charge de la santé, a présenté le rapport en dénonçant la philosophie de ce plan régional de santé : des intentions sans moyens !

A part l'intervention de Karine Jarry pour le groupe communiste que vous pourrez lire en cliquant ici, le débat a plutôt été assez pauvre : le Front National a présenté une version abrégée de son programme de santé pour les présidentielles, ayant la bonne idée d'oublier de parler finances. Pour avoir chercher à savoir en allant consulter leur site, j'ai découvert que c'était pire que tout ce que l'on pouvait attendre d'eux. Les financements supplémentaires, ils les trouvent dans la lutte contre la fraude (des immigrés évidement, pas des patrons ) et la préférence nationale. Outre l'aspect immonde moralement, c'est méconnaître la réalité économiqe : le solde de ce que les immigrés versent à l'état et à la protection sociale et de ce qu'ils en ont reçu est positif de 12 M d'euros par an pour les finances françaises !

Quand à l'UMP, on a eu droit à une intervention pitoyable attribuant à l'absence de soutien des députés de gauche le fait que l'UMP avait cédé devant les médecins pour ne pas avoir d'éléments plus contraignants permettant l'installation des médecins dans les zones qui en manquent !

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 23:58

Non, je n'ai pas tapé par inadvertance un 3 en oubliant l'épisode 2.

L'épisode 2, il faut que je vous en fignole un peu le compte rendu : ce sera pour demain ou après demain. Le conseil régional a débattu du plan régional de santé et émis un avis négatif sur ce plan, après d'autres collectivités, comme le conseil général de Haute Marne et des villes comme St Dizier, Reims ou Charleville Mézières. Dans les Ardennes, c'est à une voix de majorité que le conseil général a rendu un avis positif, nombreux élus de droite ayant préféré s'abstenir.

L'épisode 3, c'est la présentation en fin de réunion d'un voeu par le groupe Europe Ecologie sur l'alimentation bio. Voilà l'intervention que j'ai faite : 

Dans l'hiver  2010 2011 les restaurants du coeur ont aidé 860 000 personnes,  servi 109 millions de repas  et aidé 30 000 bébés de moins de douze mois pour ne donner que les chiffres des restau du coeur : de nombreuses autres associations caricatives s'impliquent également dans ce domaine.
L'obésité est devenue un signe extérieur de pauvreté.
Les groupes de la grande distribution généralisent les hards discounts qui riment avec la dégradation de la qualité, tandis qu'ils font des pressions inadmissibles sur les agriculteurs pour tirer leur prix vers le bas.
Alors, c'est effectivement sympathique de parler d'alimentation biologique et ce n'est pas inutile de lancer l'alerte sur l'utilisation déraisonable des produits chimiques et le groupe communiste votera donc ce voeux, mais ce n'est pas à la hauteur des enjeux d'une alimentation de qualité pour la préservation de la santé, car je suppose que si le groupe EELV a déposé ce voeu aujourd'hui, c'est bien pour ce rapport à la santé.
Il est essentiel de ne pas regarder ces questions avec des oeuillères car c'est bien la qualité de l'ensemble de l'alimentation qu'il faut améliorer. Il faut effectivement s'inquiéter de l'usage de substances chimiques ou de modifications  génétiques diffusées dans la précipitation sans en vérifier l'absence de dégâts collatéraux pour la santé tout simplement pour les profits des groupes chimiques ou de Monsanto et autre, s'insurger contre les conditions d'achats des chaines de la  grande distribution qui amènent effectivement les agriculteurs à essayer de produire au moindre coût, se poser des questions sur l'interdiction faite aux agriculteurs de produire leurs propres semences.
Mais hors l'aspect nécessaire d'alerte, il est sans doute essentiel,  non pas d'opposer producteurs de bio aux autres agriculteurs, mais bien de permettre un développement harmonieux d'une agriculture raisonnée, à laquelle aspirent tous les agriculteurs pour ne pas avoir cette opposition entre une petite partie de la population ayant effectivement les moyens de bien manger, de manger du bio et la majorité mangeant ce que veulent bien leur vendre la grande distribution, soucieuse avant tout de ses profits. Il est essentiel d'améliorer la qualité de nourriture pour tous.
Cela passe également, mais nous sortons du sujet du jour, par une agmentation du SMIC et des plus bas salaires, des retraites et des minima sociaux !

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 23:33

L'épisode 1, c'est la réunion de la commission permanente ce matin : j'essaie de m'astreindre à vous en donner un aperçu à chaque fois, mais c'est vrai que souvent il n'y a pas grand chose à en dire. C'est une succession de dossiers qui ne sont que l'application des décisions prises lors des assemblées plénières, la mise en oeuvre effective des engagements financiers annoncés au moment du vote du budget. Et cela donne lieu a peu de discussions et de fait, ce matin cela a été assez court.

Alors dans ces cas là, j'aime bien vous donner quelques exemples de dossiers.

Aujourd'hui, je les tire des dossiers sur l'amènagement du territoire. Dans le cadre de la solidarité urbaine ont été votés 247 234 € pour l'amènagement de la rue de l'avenir et de la place Victor Hugo à Bogny sur Meuse et 55 284€ pour la réhabilitation de l'école René Hugot dans cette même commune et dans le cadre de la convention avec Coeur d'Ardenne, 36 072 € pour le parc Jacquemin et 101 533€ pour la création d'un terrain multisport synthétique.

Mais au chapitre amènagement du territoire, le gros morceau a été aujourd'hui, l'adoption du plan d'action 2012 2014 du Parc Naturel Régional des Ardennes pour lequel, le conseil régional réserve 4 096 639 €. Ce programme s'articule autour de trois axes : les services à la population, l'habitat et le commerce et l'artisanat. On trouve par exemple dans ce programme d'action la création d'un accueil multiservice à Revin (crèche, cantine) pour lequel la participation de la région s'élèvera à 346 000€ ou la création d'une maison pour tous à Deville (230 000€ de la région). Inutile de dire que ce ne sont là que des exemples !

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 14:58

givet100212Je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement entre la casse de l'Education Nationale et les annonces du président de la République sur les chômeurs : la formation n'est elle qu'un gadget pour échéances électorales ?

Il casse l'Education Nationale en supprimant des postes d'enseignants au nom du réalisme de l'austérité nécessaire pour plaire au monde de la finance avec des conséquences dramatiques, comme la fermeture de la filière STG du lycéede Givet et d'autres moins spectaculaires, mais tout aussi graves : au lycée Bazin par exemple, il faudrait pousser les murs des classes, tant les élèves y sont nombreux.

Heureusement, la protestation monte, monte, comme à Givet, hier soir (vous pourrez lire en cliquant ici l'article d'André Majewski) et encore ce matin où 100 à 200 personnes ont défilés dans les rues de cette cité : j'y ai indiqué que mardi prochain, au Conseil Académique de l'Education Nationale, je dirai combien il est inadmissible de fermer cette section STG et qu'il ne s'agit pas d'opposer les lycées entre eux, mais bien d'exiger la non suppression des postes d'enseignants.

N. Sarkozy ne veut pas donner les moyens de former les jeunes, et il voudrait former les demandeurs d'emploi, même ceux qui n'ont pas besoin de formation ! Car ce qui manquent pour la plupart, ce sont des offres d'emploi.

Il ne se pose même pas la question de quelles formations. D'ailleurs, après le démantèlement de l'AFPA, la droite, avec le député Warsmann, s'en prend aux GRETA et en cliquant ici, vous pourrez lire le communiqué de presse intersyndical qui appelait les personnels des GRETA à une journée d'action hier.

Non, le seul but du président de la République est de faire la une de la presse avec sa proposition de référendum sur l'indemnisation du chômage mais aussi de s'en prendre à l'ensemble des salariés : obliger comme il l'annonce, les demandeurs d'emploi à accepter la première offre d'emploi qu'on leur propose, c'est donner au patronat le meilleur outil qu'il soit pour baisser les salaires "t'acceptes une baisse, sinon, je te licencie. De toute façon, je trouverai un demandeur d'emploi qui sera obligé d'accepter de travailler pour moins cher que toi !"

Il y a vraiment mieux à faire pour notre société : au fait, le programme du Front de Gauche peut maintenant être téléchargé : cliquez ici.

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