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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 01:35

nouzon

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 22:09

Un vrai débat, sur des bases saines !

Le Front de Gauche, ils ont ignoré, puis ils ont souri : " ils sont bien gentils, mais un peu réveurs" et maintenant ils ont peur et s'affolent !

Les capitalistes, N. Sarkozy et ses copains du Fouquet's, l'UMP ...  Ils ont bien raison de s'affoler : la colère monte contre leurs ravages.

Mais les socialistes aussi s'affolent : ils ont bien tort, car la mobilisation des abstentionnistes, le démontage du brouillage du Front National, cela va servir à tous ceux qui veulent changer la société dans l'intérêt de tous et pas dans le seul intérêt des patrons.

F. Hollande nous propose un programme de raison, en fonction des normes de l'idéologie ultralibérale, mais la raison n'impose-t-elle pas de changer ces normes, qui comme toute norme ne sont que des inventions humaines ! La raison n'impose-t-elle pas de se débarasser de la dictature de l'argent pour mettre au premier rang les besoins humains, l'humain d'abord !

Juste un exemple : F. Hollande a annoncé qu'il n'était pas possible dans l'immédiat de revenir sur les franchises médicales, vous savez, cette taxation de la maladie.

Tous ne sont pas d'accord au PS, mais la raison, comme ils disent, l'a emporté, la raison ou plutôt la volonté d'austérité, de soumission aux marchés financiers.

Mais ils ont peur, ils s'affolent : alors dans les Ardennes, les socialistes convoquent ceux qui ont été mis en minorité dans leur parti : après Montebourg, éliminé lors des primaires, les Ardennes vont avoir droit à G. Filoche et MN Lienemann. Oh, ils sont bien sympa, si ce n'est que leur discours ne sont pas celui du candidat Hollande. Ils ne défendent pas la même politique, ils sont là pour abuser les Ardennais sur ce que sera la vraie politique de F. Hollande si les citoyens ne se lèvent pas pour dire : on est content, on met dehors N. Sarkozy, mais on ne veut pas d'un simple replatrage, on veut une sixème république dans laquelle nous avons notre mot à dire, on ne veut pas de la spirale du déclin de l'autérité, mais on veut un vrai partage des richesses pour relancer une économie répondant à nos besoins et c'est possible. Et pour dire cela, un bon moyen, c'est le vote Jean Luc Mélenchon le 22 avril, c'est le vote pour les candidats du Front de Gauche aux élections législatives en juin !

Oui, il faut un vrai débat dans le pays, dans les Ardennes pour décider des premières mesures à prendre pour que la France ne soit pas la prochaine victime des prédateurs de la finance européenne par exemple, mais ne prenons pas pour argent comptant les déclarations de personnalités socialistes mises en minorité lors des primaires du PS !



 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 22:06

etrepignyL'association des amis de Jean Meslier, créée il y a un an pour commémorer le souvenir de Jean Meslier et vulgariser sa vie et son oeuvre, vient de mettre en ligne son site internet que vous pouvez trouver en cliquant ici

Soixante-dix ans avant la Révolution française, Jean Meslier, curé de campagne dans les Ardennes, laisse à sa mort un volumineux traité philosophique développant une conception matérialiste et proposant une organisation communautaire de la société. C'est le premier à considérer la religion comme un outil d'oppression et d'exploitation des hommes.

Toute sa philosophie, vous pouvez la découvrir sur le site. Vous pouvez aussi redécouvrir un lien que j'avais déjà mis sur mon blog en cliquant ici.

L'association envisage de fêter le 348ème anniversaire de la naissance de Jean Meslier le 15 juin prochain : vous serez les bienvenus à Etrépigny.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 17:01

terLe Conseil Economique Social et Environnemental Régional a adopté hier un voeu relatif aux infrastructures ferroviaires en région que vous pouvez retrouver en cliquant ici. (Cela vous permettra aussi de lire les autres avis !)

Dans l'intervention de clôture que j'y ai faite, puisque j'y représentais le président Bachy, je n'ai eu qu'à souligner que je partagais complètement ce voeu : la nécessité de connaître l'état de l'ensemble du réseau ferré, pour le conseil régional, mais plus globalement pour l'ensemble des Champardennais qui ont le droit de savoir, l'urgence des travaux sur la ligne Charleville Givet.

Jeudi soir, nous tenions une assemblée citoyenne à Givet (vous pouvez en retrouver un commentaire et des images sur le blog de Vireux Rive Gauche en cliquant ici). Reprendre quelques uns des sujets abordés en y rajoutant les difficultés de la ligne de train est caractéristique de l'abandon de ce territoire : la fermeture de la filière STG du lycée. Pour les services du Rectorat, pas de problème, car il y a le train pour aller à Givet. A 10 km à l'heure ? Et la fermeture du cabinet de radiologie. C'est de l'ordre d'un tiers des foyers qui n'ont pas de véhicule !

Comme le dit très bien le CESER dans son voeu, le conseil régional n'a ni la compétence sur les infrastructures ferroviaires, ni les moyens financiers pour ces travaux.

Par contre la SNCF vient de verser 200 millions d'€ à l'Etat !

Comme vous avez peut être lu les avis du CESER, juste quelques éléments sur ce que j'en ai dit hier : l'intérêt que le CESER se soit autosaisi de la question du monde associatif, si abandonné par le gouvernement Sarkozy, et la mine de propositions de l'avis sur l'appareil de formation avec un sourire pour la dernière, celle de travailler à une offre de formation pour les salariés à temps partiel : les esprits se sont croisés, car cela a été, sur ma proposition, le dernier sujet de travail de la commission formation professionnelle du Conseil Régional.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 14:56

FrontdegauchereunionGivet m

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 13:54

une 9Le dossier d'aujourd'hui de l'Humanité (à lire en cliquant ici) porte sur le plan d'économies annoncé au CHU de Toulouse. Ce grand hôpital est en effet victime, comme tant d'autres, comme celui de Charleville Mézières entre autres, de la politique d'austérité (pour les peuples, pas pour les financiers !) qui est en train de casser le service public hospitalier.

Je ne reviendrais pas aujourd'hui sur les solutions possibles pour financer les dépenses de santé, l'indispensable abrogation de la loi HPST : allez si vous le souhaitez lire l'appel du Front de Gauche pour l'égalité d'accès aux soins et la défense de la santé en cliquant ici et l'appel de Brive en cliquant ici.

Nous sommes là devant un véritable choix de société : une protection sociale, un service public de soins pour les femmes et les hommes, pour l'Humain, ou un service à minima, juste pour donner bonne conscience aux actionnaires du CAC 40, tout en favorisant leurs profits.

Non, je voudrais m'arrêter aujourd'hui sur autre chose, sur la nécessité de repenser le travail, à l'hôpital comme ailleurs à partir de la dernière ph'ase d'un des articles de l'Humanité sur le CHU de Toulouse : "Pour la direction, il ne s'agit pas d'un problème de sous effectif, mais d'une crise de l'absentéisme."

Comment n'ont ils pas encore compris que les sous effectifs, mais aussi la recherche de la rentabilité, la pseudo qualité exigée des salariés, sans rapport avec la vraie satisfaction des besoins des malades est LA CAUSE de la "crise" de l'absentéisme.

Repenser le travail : regardez donc si vous avez un peu de temps ce film de Marcel Trillat. On est en train de travailler à une projection publique dans les Ardennes, avec un débat.



 

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Published by Michèle Leflon - dans Au fil des jours
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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 18:57

poissonEt oui, c'est officiellement le premier jour où je suis en retraite !

Et si ce n'était qu'un poisson d'avril ? Car c'est plutôt comme cela que je vis les choses, simple inflexion dans mes activités, plus de disponibilité pour le conseil régional, plus de disponibilité pour la campagne du Front de Gauche, pour oeuvrer à la révolution citoyenne indispensable.

Car la révolution citoyenne n'est elle pas déjà en route ? Comme l'ont manifesté les militants à la Bastille le 18 mars.

Et tout simplement par faillite de ce qui maille notre société, des liens traditionnels que l'idéologie néolibérale voudrait remplacer par la mise en concurrence des hommes pour casser les solidarités et favoriser les quelques centaines de Français, quelques milliers d'hommes et de femmes seulement au niveau mondial qui ont intérêt à la survie du capitalisme.

La révolution citoyenne pour remplacer la faillite des liens de notre société : c'est vraiment ce que j'ai pensé jeudi en participant à mon "pot" de départ en retraite. Dans le temps à l'hôpital, quand un médecin partait en retraite, il y avait un mot du directeur, du président de la CME. Jeudi, la seule à parler a été la secrétaire du syndicat CGT.

Simple inflexion de mon activité, espoir dans l'avenir, mais excellent souvenir des temps passés à l'hôpital, du travail en équipe qui permet d'apporter aux malades les soins dont ils ont besoin.

La loi Hôpital Patient Santé Territoires a montré à l'hôpital de Charleville Mézières toute sa perversité : il faut des chefs soumis et le plaisir du pouvoir est tel pour certains qu'ils se soumettent pour être chef ! Malheureusement, cela amène à la non reconnaissance du travail effectué par les autres, à la non reconnaissance de l'intelligence collective d'une équipe et au total à une efficacité moindre avec des conséquences pour ce qui est au coeur de nos métiers, pour les patients.

Les péripéties récentes mises à part, je garderai un merveilleux souvenir des années passées dans cet hôpital, de la volonté de vous tous d'assurer, comme il se doit dans un hôpital public, les meilleurs soins à tous ceux qui sont amenés à y venir, quelque soit leur situation sociale et vous pouvez compter sur moi pour faire tout ce que je peux pour que les Ardennais trouvent, retrouvent les soins de qualité dont ils ont besoin. Pour ceux qui ne le sauraient pas, le conseil régional s'est prononcé contre le projet régional de santé concocté par l'Agence Régionale de Santé.

Car pour l'instant, l'ARS s'appuie sur le manque de médecins pour casser un peu plus le service public, mijote un rapprochement entre les hôpitaux de Sedan et de Charleville Mézières et le polyclinique du Parc dont tout porte à craindre que les dérapages financiers ne soient pas en faveur des malades.

Et si l'on peut par exemple se réjouir de l'ouverture de consultations de spécialistes à Givet, une ville bien trop à l'écart du système de soins, il faut sans doute se demander dans quel cadre : capter les malades pour assurer des ressources au secteur privé utilisant les équipements du secteur public dans le cadre d'un rapprochement privé public ? En tout état de cause, il est assez curieux que les directeurs des établissements donnent plus de publicité à cette installation sur Givet qu'aux consultations mises en place dans un cadre public à Fumay dans le courant de 2011 et j'ai bien souvenir de la réponse administrative à la proposition de création de consultation d'anesthésie à Fumay : que ce soit à moyens constants !

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 12:17

À l'image de tout ce que fait le député ardennais au prétexte de simplifier le droit, l'obligation faite aux GRETA de se constituer en GIP met la pagaille.
Et pour deux raisons :
- ce touche à tout transforme le droit sans que le temps ne soit pris d'en mesurer les conséquences et la transformation du statut des GRETA sans une vision de l'avenir de l'appareil de formation n'a pas de sens !
- la perversité de nombre de mesures de ses lois de simplification et, en terme de droit du travail par exemple elle est majeure, fait que la méfiance généralisée paralyse le débat nécessaire.
Et c'est vrai que la méfiance s'impose : l'externalisation des GRETA par rapport aux lycées qui les abritent n'est-elle pas un moyen pour une privatisation future, même si pour l'instant on parle de groupement d'intérêt public ? Et en terme de privatisation, l'expérience dans de nombreux domaines a appris que le diable se cache souvent dans les détails. Sans parler du démantèlement de l'AFPA mis en oeuvre par des gouvernements à la solde du patronat, qui constitue un précédent qui ne peut qu'inquiéter tous ceux qui considèrent que la formation ne peut être source de profits pour quelques uns.
Mais pour autant, le développement de la formation professionnelle au delà de la formation initiale au sein de l'Education Nationale ne nécessite-t-elle pas une véritable organisation, là où on a empilé des réformettes ? Pour ne prendre qu'un petit aspect, mais assez illustratif, est il légitime qu'un proviseur de lycée soit en plus président du GRETA, d'autant plus que c'est souvent le proviseur du plus gros lycée du département, donc à priori, celui qui a déà le plus de travail pour s'occuper de ses lycéens ! (Et cela, évidemment sans contester l'implication qu'ils ont dans les GRETA).

La réorganisation des GRETA doit reposer sur une réflexion abordant trois questions :
- celle de l'intolérable marchandisation de la formation et des meilleurs moyens de s'y opposer. Car il y a une fuite en avant du capitalisme, cherchant à faire des profits sur la formation (mais aussi sur tout ce qui touche à l'Humain, et vous qui lisez ce blog, vous connaissez mon attachement aux question de santé : c'est du pareil au même) du fait de la baisse de la part du travail dans l'industrie, de la baisse donc des profits, car la source des profits, ce n'est pas la génération spontanée, c'est bien le travail, l'exploitation des travailleurs ! La réorganisation des GRETA doit donc préserver le caractère public de ceux-ci, dans un contexte difficile, où les traités européens imposent la concurrence libre et non faussée sur tout, pour la bourse de quelques uns.

- celle de la décentralisation de la formation : jusqu'où faut il aller, ou, à l'inverse, des recentralisations sont elles nécessaires ? La région est un bon lieu de recensement des besoins, de dialogue démocratique pour élaborer des politiques répondant à ces besoins. Faut il pour autant, comme le propose le président de l'Association des Régions de France, à majorité, comme chacun le sait, très largement socialiste, une nouvelle étape de la décentralisation touchant les lycées professionnels ? J'y suis pour ma part, avec mes amis communistes, profondément opposée : d'une part, car cela toucherait à l'unité du système de formation initiale de l'Education Nationale et à l'égalité d'accès à la formation des jeunes sur l'ensemble du territoire national mais aussi car confier l’entièreté des lycées professionnels aux régions serait un signe profond de dévalorisation de l'enseignement professionnel : à l'Etat l'enseignement noble général et technologique, aux régions le tiers état !
Mais ce n'est pas que la formation initiale qui a besoin d'égalité d'accès sur l'ensemble du territoire, c'est aussi la formation des demandeurs d'emploi et les communistes proposent, avec le Front de Gauche, un grand service public de l'emploi et de la formation professionnelle. C'est d'ailleurs pour cela que la Champagne Ardenne n'a pas, comme d'autres régions, mis en place un service public régional de la formation professionnelle : j'ai en effet proposé que cela soit un réseau, capable de se lier aux réseaux des autres régions pour aller vers ce grand service public national (je reviendrai ci-dessous sur la notion de service public). Car, ce n'est pas pour dire, mais, malgré la convention entre l'ensemble des régions de France, aller se former dans une autre région quand on est demandeur d'emploi peut relever du parcours du combattant, ne serait ce que parce que Pôle Emploi connait essentiellement les formations faites en région, mais aussi parce que chaque région a mis son grain de sel !

La transformation des GRETA doit allier un cadre national, garant de l'égalité des stagiaires à bénéficier d'une formation de qualité aboutissant à des qualifications reconnues à une gestion de proximité, permettant à la fois efficacité et réel contrôle démocratique par ses salariés et usagers.

- celle du statut des personnels : trop de formateurs des GRETA sont de statut précaire ! A moins que cela ne soit des enseignants participant aux formations en heures supplémentaires. Tous les Conseillers en formation continue ne sont pas non plus fonctionnaires ! Cette question du statut des personnels est essentielle : comment demander à quelqu'un de prendre en charge correctement un demandeur l'emploi quand il est lui-même dans l'angoisse de son avenir à la fin de la formation ! (Ceci est d'ailleurs valable aussi pour de nombreux conseillers de Pôle Emploi de statut précaire !). La création d'un GIP ne doit être en aucun cas le moyen de poursuivre cette politique de précarisation des personnels, de faire des contrats de droit privé, de multiplier les heures supplémentaires des enseignants : il ne peut s'agir que de personnels de l'Education Nationale, mis à disposition par celle-ci dans les GRETA. Seule une petite part, à négocier, pourrait, pour faire face à des besoins particuliers ponctuels, relever de CDD ou d'heures supplémentaires (les enseignants des lycées devraient aussi pouvoir être mis à disposition pour une partie de leur service, pour éviter un fonctionnement utilisant par principe celui des heures supplémentaires). C'est à cette condition que sera garantie la qualité de ce service de formation continue, permettant de développer jusqu'au bout les innovations pédagogiques nécessaires, en particulier à des publics ayant quitté l'école par l'échec. Cette même stabilité du personnel est d'ailleurs nécessaire dans l'ensemble des réseaux de formation et j'en profite pour attirer l'attention sur la situation très inquiétante de l'AFPA de ce point de vue, où la direction nationale, en voulant diminuer les effectifs, encourage le recours à l'interim et aux CDD, tout en faisant perdre à cette extraordinaire association de formation la spécificité de ses pratiques pédagogiques, fort différentes de celles de l'Education Nationale mais tout aussi indispensables à notre société.

Il n'est pas possible de construire un véritable service public de formation professionnelle sans garantir un véritable statut à ses personnels leur permettant de travailler dans la sérennité et de bénéficier de tout l'environnement leur permettant un travail de qualité : le statut de fonctionnaire de l'Education Nationale n'est il pas tout indiqué ? Et le désengagement de l'Etat serait une grossière erreur, au moment où c'est bien le droit différé à la formation qui doit être mis en oeuvre.

C'est aussi à cause du statut des formateurs (ou plutôt de leur absence de statut) que je refuse de parler de service public régional de formation en Champagne Ardenne car les régions qui l'ont fait font un abus de vocabulaire : les formateurs ne sont pas tous, loin de là, de statut public, comme cela devrait être le cas dans un véritable service public.

Détacher des personnels de l'Education Nationale dans les GRETA ne doit pas être condamné au nom de raisons financières : les financeurs de la formation, quelqu'ils soient, pourraient tout à fait reverser des compensations à l'Etat et évidemment, il faut que des salariés en formation puissent continuer à accéder aux GRETA, sur les financements des entreprises (OPCA, OPACIF ...).


En guise de conclusion à ce trop long article, ce n'est pas la création de GIP qui pose problème, c'est bien tout ce qui est autour, mais profitons en pour un grand débat sur la formation professionnelle et ne l'oublions pas dans les élections à venir : l'Humain d'abord !
Et concrètement, c'est pierre à pierre qu'il faut construire le grand service public de formation continue nécessaire, en refusant tous les reculs et en infléchissant toutes les transformations dans le sens de cette vision d'avenir en faisant en sorte que l'on puisse mettre le turbo dans les semaines et les mois à venir à l'occasion de transformations politiques, qui ne serviront véritablement l'Humain que si la mobilisation de tous permet une véritable révolution citoyenne.

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 01:28

J'ai participé au comité de pilotage de l'Ecole de la deuxième chance en Champagne Ardenne cette après midi. J'étais absente au dernier, car je travaillais : pas question de ne pas être là cette fois-ci, il n'y en a que deux par an !

J'en retiendrais deux points :

- le débat autour de l'accueil de jeunes de 16 à 18 ans, en progression inquiétante, alors que la vocation des écoles de la deuxième chance, c'est d'accuillir des jeunes de 18 à 25 ans. J'y ai rappelé ma position : le regret que le gouvernement ait fait légaliser cet accueil, qui traduit un renoncement de la prise en charge par l'Education Nationale des jeunes en difficulté et l'attitude pragmatique, adoptée depuis longtemps en Champagne Ardenne consistant à accueillir les jeunes adressés par les missions locales quelque soit leur âge.

- le projet de création d'une antenne dans la Pointe des Ardennes : c'est un dossier qui je suis déjà depuis un bon moment et qui devrait se concrétiser maintenant avant la fin de l'année. C'est une bonne chose car il y a trop de jeunes en déshérance malheureusement et pour qui aller à l'école de la deuxième chance à Charleville est loin. On devrait savoir rapidement maintenant si le projet dans la Pointe est peut être transfrontalier et, à partir de cette réponse, la mise en oeuvre sera rapide.

La Pointe était à l'honneur des discussions du comité de pilotage de l'Ecole de la deuxième chance aujourd'hui. Elle l'était aussi avec la pose de la première pierre du lycée de Revin et l'entrevue entre le président Bachy et une délégation de parents et d'enseignants du lycée de Givet.

J'ai mieux compris en lisant le compte-rendu fait par le collectif de vigilance GIVI J'y reste ! pourquoi hier, quand j'ai répété de vive voix à JP Bachy la demande que j'avais transmise à son cabinet pendant le week end d'une demande d'entrevue du collectif de vigilance en lui disant que la situation était complexe, je n'avais pas eu la réponse attendue : pour moi, la situation est complexe pour trouver un équilibre des formations permettant aux deux lycées de vivre et il m'avait répondu qu'évidemment le maire de Revin serait là, mais qu'il avait aussi invité les conseillers généraux !

Il a apparemment fait son choix dans le cafouillage du PS ardennais de soutenir C. Léonard. Soit, mais que ce soit l'un ou l'autre socialiste, quand il faudra voter des lois, la discipline de parti jouera pour soutenir les projets du président Hollande (en espèrant qu'il n'y aura pas un coup de Trafalgar remettant en cause les sondages actuels pour nous laisser un Sarko en place) et il faudra réduire les déficits, sans chercher à aller à la cause de ces déficits, au pouvoir des banques, à l'impossibilité d'emprunter pour l'Etat français directement à la BCE, à la réduction des ressources de l'état par la réduction des impôts pour les riches !

Je m'égare, mais en fait, je suis très inquiète d'une gauche qui ne change rien et il faut faire réussir la gauche ! Revenons au lycée Vauban. La très bonne nouvelle, c'est qu'un rassemblement est prévu devant le Rectorat jeudi à 14 h avec départ en bus place de la République à Givet à 11h et un passage à Vireux à 11h15. Seule la mobilisation permettra de faire fléchir le recteur.

J'ai lu attentivement les propositions du président Bachy : il a bien écouté ce que je lui ai dit hier, car il est parti sur le tertiaire et c'est d'ailleurs pour cela que c'est une catastrophe si la section STG est fermée !

Car, ne rêvons pas : on peut réunir toutes les entreprises que l'on veut pour connaître leurs besoins (et c'est déjà un peu envisagé à l'échelon de l'ensemble Revin - Givet), le lycée professionnel est à Revin ! Le seul projet industriel défendable est celui du nucléaire à cause de la centrale, de Valforem ...

Le projet d'une section SMS est par contre une excellente idée.

Quant à l'idée d'une structure multisite, c'est à mon sens un truc d'élu pour préparer une fermeture en y mettant le temps qu'il faut pour en faire porter la responsabilité sur les personnels, en leur compliquant la vie, jusqu'à ce qu'ils demandent eux mêmes la fermeture d'un des sites !

Au fait, j'ai parlé de dette : regardez donc cette vidéo pour mieux comprendre.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 08:36

Après le succès de la reprise de la Bastille dimanche par les militants du Front de Gauche, une manifestation qui a traduit la volonté de notre peuple d'aller au delà du mouvement des indignés, en traduisant son indignation dans un mouvement politique pour une sixième république, en exigeant de faire passer l'Humain devant la finance, les militants ardennais organisent des assemblées citoyennes dans les quartiers de Charleville Mézières :

mercredi 21 mars à 18 h 30 dans le quartier de la Houillère (salle Arc en Ciel, rue d'Etion) avec la participation de René Visse, ancien député, coordinateur du Front de Gauche dans les Ardennes

lundi 26 mars à 18h30 dans le quartier de Manchester (salle Guy Canon, route de Warcq) avec la participation de Pierre Pandini, conseiller général du canton, et de René Visse

jeudi 29 mars à 18 h 30 à la Ronde Couture (salle Dubedout) avec la participation de Sylvain Dalla Rosa, maire adjoint de Charleville Mézières, candidat du PCF et du Front de Gauche aux élections législatives dans la première circonscription des Ardennes

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