Augmenter les salaires – tout en limitant ceux des patrons, garantir des retraites à taux plein à partir de 60 ans, rembourser les soins médicaux à 100%, développer l'autonomie des personnes âgées ou handicapées …
Ce serait irréaliste ?
En vingt ans, le curseur de la répartition des richesses produites s'est déplacé de 10% en faveur des profits et au détriment des salaires et de la protection sociale. C'est de l'ordre de 200 milliards d'euros par an qui sont ainsi détournés de notre poche, de quoi satisfaire effectivement ces besoins et d'autres !
Et ce ne sont là que des données minimalistes, car la réappropriation de l'économie par le peuple est de nature à accroître la masse des richesses produites : les capitalistes ne produisent pas les richesses dont nous avons besoin. Ils ne produisent que ce qui leur permet de dégager les marges de profits les plus importantes !
Ce qui n'est pas raisonnable, c'est de laisser notre économie aux mains des banquiers !
C'est tout le sens de la proposition d'un pôle bancaire public : retour des banques dans le giron public, avec des nouveaux modes de gestion, sous contrôle citoyen, pour que les crédits accordés aux entreprises ne le soient pas en fonction de la rentabilité financière espérée, mais de l'utilité sociale de l'entreprise, de la qualité des emplois créés, du respect des normes environnementales.
Le travail n'est pas un coût, mais une richesse : les cotisations sociales, les impôts payés par les entreprises devraient être modulés en fonction des mêmes critères de création d'emplois, de leur qualité : tout le contraire de la situation actuelle où les grandes entreprises du CAC40, comme Total, paient beaucoup moins d'impôts qu'un artisan qui a quelques salarié-e-s !
On ne lâche rien ! Le nouveau gouvernement doit rapidement répondre aux urgences sociales : le SMIC à 1700 € brut comme l'ont demandé les militants du Front de Gauche pendant la campagne, il suffit d'un décret ! Et cela donnerait une vraie impulsion à la conférence sur l'emploi prévue avec les organisations patronales et syndicales ! Et un coup de fouet à l'économie.
Évidemment, cela impose de revoir les « mécanismes européens de stabilité », facteurs de récession économique ! Mais les dirigeants européens vont devoir compter avec les peuples, comme le peuple grec, qui vient de mettre sur le devant de la scène sa gauche radicale et les protestations montent dans tous les pays européens.
Le 6 mai a été une bouffée d'oxygène !
Le 10 juin, on confirme la volonté de changement en votant pour les candidats du Front de Gauche, dans les Ardennes, Sylvain Dalla Rosa, Claudette Moraine et moi-même.
Et l'on reste mobilisé pour faire entendre la voix des citoyens qui ne veulent plus que la finance prenne le pas sur l'Humain !

La droite avec N. Sarkozy a l'indécence de parler du travail alors que pour faire plaisir au patronat elle l'a dénaturé et en a
fait un instrument de division du peuple pour mieux régner.
Dans le droit fil des actions du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (retrouvez mon article