"Par principe, nous sommes favorables au débat. A sa liberté, à sa pluralité, à son utilité. C'est pourquoi
nous refusons le « grand débat sur l'identité nationale » organisé par le pouvoir : parce qu'il n'est ni libre, ni pluraliste, ni utile.
Il n'est pas libre car c'est le gouvernement qui le met en scène, qui pose les questions et qui contrôle les réponses. Il n'est pas pluraliste car sa formulation réduit d'emblée notre
diversité nationale à une identité unique. Il n'est pas utile car cette manœuvre de diversion est une machine de division entre les Français et de stigmatisation envers les étrangers.
Affaire publique, la nation ne relève pas de l'identité, affaire privée. Accepter que l'Etat entende définir à notre place ce qui nous appartient, dans la variété de nos itinéraires, de nos
expériences et de nos appartenances, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, à l'autoritarisme et à la soumission.
La République n'a pas d'identité assignée, figée et fermée, mais des principes politiques, vivants et ouverts. C'est parce que nous entendons les défendre que nous refusons un débat qui les
discrédite. Nous ne tomberons pas dans ce piège tant nous avons mieux à faire : promouvoir une France de la liberté des opinions, de l'égalité des droits et de la fraternité des
peuples."
Tel est l'appel lancé par Médiapart avec 200 personnalités. Cet appel rassemble aujourd'hui plus de 25000
signatures, des sensibilités diverses qui se rejoignent sur un point : le pouvoir fabrique là une machine à diviser, à exclure, à
stigmatiser. Allez donc le signer, comme je l'ai fait, en cliquant ici.
Un moment de rigolade hier midi : mon téléphone sonne ; un numéro masqué. Pour une fois que j'ai mon téléphone
dans la main, je réponds, persuadée que c'est l'hôpital. Tenez vous bien : c'était une charmante voix de femme se présentant comme du cabinet de Nicolas Sarkozy, me demandant si je serai
aujourd'hui à St Dizier pour écouter le discours du président ! Il vaut mieux en rire, mais cette propagande, c'est sur nos impôts. Cela laisse
quand même passer l'inquiétude présidentielle de ne pas avoir sa salle remplie à St Dizier ! Vous vous doutez que j'ai répondu non !
La réforme des institutions, qui va faire l'objet de plusieurs projets de loi pour la morceler – la réforme territoriale, la suppression de la taxe
professionnelle, les compétences des collectivités – n'est en fait que l'adaptation des institutions à la société ultralibérale voulu par N. Sarkozy et ses amis patrons : restreindre les
dépenses publiques des collectivités au service des populations, limiter les pouvoirs d'intervention citoyenne, source de contestation.
- Moins d'élus, c'est moins de démocratie, moins d'interlocuteurs disponibles pour écouter et résoudre les problèmes de la population. L'argument
d'économie n'est là que pour la forme : l'immense majorité des élus sont des élus municipaux, sans indemnités !
- Supprimer la compétence générale des régions, c'est supprimer la solidarité entre les territoires, la possibilité pour les régions par exemple
d'aider au développement du sport amateur ou de la culture dans les zones les plus défavorisées de la région où les communes ont peu de moyens.
- Transformer la fiscalité locale ne peut être un transfert de la pression fiscale des entreprises sur les ménages. C'est pourtant cela que veut faire
N. Sarkozy tout en retirant aux collectivités territoriales la possibilité de fixer les taux d'imposition, la possibilité donc de faire des choix de service public locaux, comme par exemple la
gratuité des manuels scolaires en lycées ou la construction de crèches.
Le retour forcé vers l’Afghanistan ne constitue pas, dans l’instant, une solution acceptable.
La situation sécuritaire dans ce pays s’est fortement dégradée ces dernières années. Nul n’est en mesure d’y assurer la sécurité des personnes,
pas même la coalition internationale présente en Afghanistan.
Renvoyer les Afghans dans leur pays remettrait en cause les valeurs défendues par l’Union européenne, garanties notamment par la Convention européenne des droits
de l’homme et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Aujourd’hui, de nombreux Afghans errent sur le territoire européen sans statut ni droits.
C'est pourquoi Terre d'Asile a lancé un appel européen que je vous
appelle à signer, comme je viens de la faire en cliquant ici.
La CGT appelle en effet à une journée d’action nationale à Paris le 22 octobre pour l’avenir des emplois et le maintien d’une industrie forte et diversifiée dans
l’Hexagone.
« Pas de développement économique sans une industrie forte »
affirmait Sarkozy il y a un an.
Derrière ces gesticulations, la réalité est toute autre ;
l'industrie est malade des choix de la droite et du patronat : financiarisation de l'économie, bas salaires, réduction de l'emploi, manque d'investissements, gâchis de milliards de fonds publics
et de crédit accordés sans engagements. Et ça continue avec la suppression du seul impôt sur le capital des entreprises, la taxe professionnelle!
L'industrie avec les services est pourtant un moteur essentiel du développement économique et social : c'est 38%
du PIB, 60% des investissements, 90% de la recherche, 78% des exportations. Elle a de formidables atouts humains et matériels: la qualification de millions de salariés; des infrastructures de
qualité, des services publics performants. Ce sont ces atouts qu'il faut valoriser et développer.
Les communistes soutiennent naturellement cette manifestation du 22 octobre et
appellent à y participer : pour eux il s'agit de de défendre le potentiel industriel existant, chaque site menacé de fermeture, chaque emploi menacé de délocalisation, d'exiger une
embauche pour un départ tout en préparant les activités et les emplois industriels de demain stables plus qualifiés.
L'heure est au rassemblement pour construire un projet de
développement industriel national et européen répondant aux besoins humains en France et dans le monde, soucieux de la préservation de notre planète.
Un tel projet implique de s'émanciper de la logique de rentabilité des marchés financiers et du grand patronat, de
responsabiliser les groupes et les banques en matière d'emploi, de formation, de recherche.
C'est le système qu'il s'agit de transformer radicalement.
Il faut avancer vers une sécurisation de l'emploi et de la formation avec dès maintenant, des moratoires sur les
suppressions d'emplois, l'interdiction des licenciements pour les entreprises qui distribuent des dividendes, l'augmentation des salaires avec un SMIC à 1600 euros et un Smic européen, le
développement des services publics. Pour cela, l'utilisation de l'argent et les pouvoirs permettant d'orienter cette utilisation sont les questions
décisives.
C'est pourquoi le PCF met particulièrement en avant 3 propositions défendues par ses parlementaires le 28 mai à l'Assemblée Nationale :
1) La création de Fonds publics régionaux pour l'emploi et la formation Ce
seraient, sans attendre la mise en place d'un pôle public bancaire, de premiers outils d'intervention populaire pour un nouveau type de crédit. Destinés en premier lieu aux PME, ouverts aux
propositions des salariés, ils aideraient au financement de projets créant ou sauvegardant des emplois, développant des formations: ils prendraient à leur charge tout ou partie des intérêts payés
aux banques par les entreprises sur les crédits finançant leurs investissements. Plus seraient programmés d’emplois et de formations, plus les intérêts à payer aux banques seraient diminués. Le
crédit serait mis au service de l'emploi et du développement économique.
2) La constitution d'un pôle public bancaire : sa mission serait d'impulser
un nouveau type de crédit, sélectif, permettant avec des taux abaissés de favoriser les investissements pour l'emploi et la formation.
3) L'attribution aux représentants des salariés et des populations de nouveaux
pouvoirs afin qu'ils aient les moyens effectifs d'intervenir sur les choix de gestion des entreprises et des groupes, et sur l'utilisation de l'argent.