L'hôpital de Charleville Mézières vient d'adopter un plan de redressement financier avec à la clé des fermetures de lits et des suppressions d'emploi, c'est à dire moins de personnels pour
prendre en charge les malades, moins de qualité.Ce n'est pas un cas isolé, puisque le nouveau mode de financement des hôpitaux publics entraîne la généralisation de ces plans de retour à l'équilibre financier.
C'est pourquoi l'initiative a été prise d'organiser une réunion d'information et de débat sur la situation de l'hôpital de Charleville Mézières et des hôpitaux en France avec l'ambition d'amplifier le mouvement de protestation.
Michel Antony, président de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité a accepté de venir faire part de son savoir et de son expérience.
Les difficultés hospitalières ne sont pas qu'ardennaises ! Jeudi dernier, une manifestation avait lieu à Reims contre les suppressions d'emploi au CHU : vous pourrez retrouver des photos et pleins de documents sur le site de la section de Reims du PCF en cliquant ici.
Devant le Conseil d'administration de l'hôpital Manchester, j'avais eu l'occasion de discuter avec un conseiller général de droite : "Ce n'est pas la loi HPST qui explique les difficultés financières" m'avait il dit. Certes, et c'est d'ailleurs un reproche majeur fait à cette loi, de ne pas avoir traiter des questions financières (un reproche parmi d'autres, il y en a tant à faire sur cette loi !) mais que l'UMP refuse toute responsabilité dans la situation, voilà un comble ! Car tous les ans, elle vote dans la loi de financement de la sécurité sociale une enveloppe budgétaire pour les hôpitaux, et les règles de financement, tout ce qui étrangle ! Et vous pouvez vérifier : cette année encore, Bérengère Poletti et Jean Luc Warsmann, les députés ardennais UMP, ont voté cette loi et sont donc responsables quoi qu'ils puissent dire de la situation de nos hôpitaux : on trouve les votes sur le site de l'assemblée nationale en cliquant ici.
J'avais envie d'intituler mon article "Insuffisants rénaux, faites vous dialyser à domicile, vous ferez gagner des sous au Directeur de l'Agence Régionale de la Santé." Mais j'ai eu peur que vous preniez cela au second degré, que vous pensiez que le Directeur de l'ARS, faisait campagne pour la dialyse à domicile car il est soucieux de l'argent public.
Figurez vous que pas du tout. C'est sa paie à lui qui est en jeu ! Cette information est très sérieuse, puisque c'est R. Bachelot elle même qui l'a expliqué devant le Sénat et si vous voulez tout savoir sur la rémunération des directeurs d'ARS, cliquez ici pour lire le compte rendu de la séance du 15 novembre du Sénat (il faut faire défiler la page assez loin vers le bas pour trouver cette intervention de la ministre.)
Sans commentaires !

Le projet de fiscalisation des indemnités d'accidents du travail/maladie professionnelle est un triste témoin des choix gouvernementaux : s'en prendre aux "petits" !
« TOUT VA BIEN »