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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 23:13

ump absenteDans le cadre de cette session sur les orientations budgétaires, mon intervention concernant les questions de formation a sans doute été un peu décousue, car faite de réponses aux interventions précédentes. Je vais quand même essayer de vous en donner la substance, en tentant d'être claire pour vous qui n'avez pas entendu ce qui avait précédé.
Tout d'abord quelques questions en rapport avec ce qui est appelé l'acte III de la décentralisation, celle de l'illettrisme déjà, dont on parle souvent dans la commission formation professionnelle du conseil régional. Je me réjouis que la question de l'illettrisme soit posée dans ce cadre, car la limite entre action contre l'illettrisme et formation est floue et il y a certainement intérêt à mieux lier les deux en ce qui concerne l'illettrisme des adultes, la formation de type professionnel pouvant être aussi une incitation à la lecture et l'écriture, moins stigmatisante que d'adresser ces personnes vers des actions étiquetées "illettrisme". Evidemment la prévention de l'illettrisme à l'école relève de l'Education Nationale et il faut un vrai inventaire des différents domaines de lutte contre l'illettrisme pour donner les bonnes compétences au bon niveau. Il y a eu une rencontre entre la commission formation professionnelle du conseil régional et des membres du CESER sur la formation des demandeurs d'emploi et a été proposé de demander au Président du Conseil Régional de saisir le CESER pour qu'il poursuive les travaux engagés il y a deux ans, dans le cadre d'une autosaisine sur l'illettrisme et donne son avis sur ce que devrait être la politique de la région dans ce domaine, comme d'ailleurs le CESER avait été saisi en 2004 pour préparer la décentralisation de l'orientation, décentralisation qui heureusement n'a pas eu lieu, mais cela avait conduit à un avis du CESER qui a guidé depuis notre politique dans ce domaine.
Le point suivant de mon intervention a d'ailleurs porté sur l'orientation : j'y ai redis ce que j'avais dit au CAEN et je vous invite donc à aller relire sur ce point le billet correspondant en cliquant ici.
J'ai ensuite abordé la question de la formation des demandeurs d'emploi pour prendre acte que la prescription de formation par Pôle Emploi interpellait (pour ne pas dire plus), dire que cela va un peu mieux avec le protocole opérationnel signé entre Pôle Emploi et la région qui va d'ailleurs être reconduit, avec le logiciel Resaform qui permet aux conseillers de Pôle Emploi, mais aussi des missions locales et bientôt des Cap Emploi, de voir toutes les possibilités de formation, que ce soit celles financées par la Région ou par Pôle Emploi, mais que le problème de fond était le manque de conseillers Pôle Emploi qui n'ont pas le temps nécessaire pour discuter avec les chômeurs de leur projet de formation. Par contre, si le nombre de stagiaires de la formation professionnelle trouvant un emploi durable à l'issue de leur formation est aussi faible, c'est bien comme cela avait été dit lié au faible nombre d'emploi en CDI dans les annonces de Pôle Emploi, mais ce n'est pas de la faute du gouvernement, ni même seulement du précédent, mais bien du capitalisme, des patrons. Les négociations en cours entre les organisations patronales et syndicales qui devaient porter sur la sécurisation des parcours professionnels et qui sont en train de se transformer à la demande du patronat en organisation de la précarité en sont le témoin. Le gouvernement aura toutes ses responsabilités quand viendra le moment de transformer l'accord, si accord il y a, en loi.
Enfin, dernier point, l'AFPA. Comme Karine Jarry l'avait indiqué plus tôt, les salariés de l'AFPA sont dans l'action ce jour. Depuis maintenant six mois, les déclarations ministérielles se succèdent, se voulant rassurantes sur l'avenir de l'AFPA, mais cela ne règle pas la situation qui devient chaque jour plus urgente. Les demandes d'Yves Barou, le nouveau président de l'AFPA, au gouvernement pour assurer l'avenir de l'AFPA sont de deux ordres : régler la question du patrimoine, à priori sous forme de baux emphytéotiques (il semblerait que les négociations traînent en longueur sur le loyer qui serait payé par l'AFPA à l'Etat) et recapitaliser l'AFPA, qui n'a jamais eu aucun fond propre. J'ai redemandé (je lui avais déjà fait une note en ce sens) au président Bachy d'intervenir en ce sens auprès de T. Repentin, le ministre de la formation, car il ne suffit plus que celui-ci promette, il faut qu'il fasse !

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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