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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 22:30

hopital-copie-1.jpgL'importance des réactions aux projets de "coopération" entre les hôpitaux de Charleville Mézières, Sedan et la polyclinique privée font que pour l'instant, on n'en entend plus parler ! La plus extrème vigilance reste évidemment de rigueur !

Le directeur avait refusé une expertise demandée par le CHSCT pour permettre à cette instance de prendre position sur la transformation des horaires du personnel des urgences et de réanimation en périodes de 12 heures. Le tribunal lui a donné tort. Les organisations syndicales ont pourtant bien raison de vouloir une telle expertise avant de rendre leur avis. Beaucoup de services de réanimation en France fonctionnent ainsi avec une équipe de jour et une équipe de nuit faisant 12 heures chacune. Cela peut paraître tentant, surtout quand on est jeune : trois jours de travail par semaine seulement, mais rapidement, faire 12 h, cela devient harassant. Quand on a des enfants, on découvre que trois jours par semaine on est chez soi, mais ils sont à l'école et les jours où on travaille, on est tellement crevé le soir qu'on les voit à peine. Et le turn over des infirmières dans ces services est très rapide : deux ou trois ans. A Charleville, on avait l'avantage d'avoir de "vieilles" infirmièr(e)s expérimenté(e)s.

Le directeur a voulu réorganisé le bloc opératoire, sans concertation : une grève du personnel lundi l'a obligé à sursoir aux changements d'horaires  pour prendre le temps de la discussion.

Le directeur est dans la difficulté, alors, il préfère sévir. Il pense faire peur aux organisations syndicales mais il se trompe et ce matin, c'est une conférence de presse sous l'égide des trois unions départementales des syndicats représentés à l'hôpital qui a dénoncé les faits.

Il a infligé un blâme avec inscription au dossier individuel à Christine Caruzzi, la secrétaire générale du syndicat CGT de l'hôpital. Il lui reproche l'article paru dans la presse locale le 29 mars, sauf qu'il n'a même pas l'intelligence de faire la part de ce qui avait réellement été dit et de la traduction par le journaliste (ou les journalistes, puisqu'il semblerait que la première page était faite par la rédaction à Reims).

Le nom de Christine et le mien étaient cités dans le journal : il n'a même pas fait l'effort de savoir qui avait dit quoi et en l'occurence, c'est moi qui avait parlé de la certification et de la Haute Autorité de Santé, ce que je viens de me faire le plaisir de lui écrire. Mais il veut porter atteinte aux organisations syndicales. Quelle triste vision du dialogue social !

L'actualité récente me confirme d'ailleurs qu'il est licite de s'interroger sur l'indépendance véritable du la Haute Autorité de Santé : le Conseil d’État vient en effet d’annuler sa recommandation de 2006 relative au traitement médicamenteux des malades atteints de diabète de type II en l'absence de preuve d'indépendance vis à vis des laboratoires pharmaceutiques !

Non seulement, il a une triste vision du dialogue social, mais il ne semble pas vouloir respecter l'exercice de la démocratie, puisqu'il s'oppose au renouvellement de mon mi-temps qui me permet d'exercer correctement (tout du moins j'essaie) le mandat pour lequel j'ai été élue. Là dessus, aux dernières nouvelles, il est prêt à négocier (en fait, il n'a guère le choix, car il y a des lois) mais à condition quand même que je travaille plus ! Sans doute n'a t'il pas encore compris qu'avec un précédent directeur, on avait un peu réfléchi pour trouver la solution qui permettait à la fois le respect du fonctionnement du service ( et du budget de l'hôpital) et l'exercice de mon mandat.

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Published by Michèle Leflon - dans Santé
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commentaires

jean-pol Bois 06/05/2011 07:08



quel meilleur moyen de rester salarié à mi-temps pour un élu? ça éviterait à d'autres les complaisances pour ne pas dire plus devant de telles situations et pour cela il n'est pas nécessaire
d'être de droite. Dans ces cas là certains n'hésitent pas à vanter leur "position réaliste et courageuse". tout contester serait la facilité, la preuve par ce qui arrive à Christine et à
d'autres!


chapeau les femmes!