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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 10:21
Les élections européennes sont l'occasion de se prononcer pour une construction européenne complètement différente de celle proposée par l'UMP-PS afin de répondre aux besoins sociaux urgents face à la crise systémique exacerbée du capitalisme mondialisé, dont l’Europe souffre tout particulièrement.

La crise financière de 2008 a débouché sur la crise économique et sociale généralisée de 2009, avec les reculs de l’industrie et des services. Le chômage explose. Une précarité galopante frappe les emplois. C’est insupportable et la colère sociale monte partout ! Les pays d’Europe orientale qui ont rejoint l’Union européenne sont particulièrement touchés.

Cette crise tient à l’insuffisance très grave de la demande globale : investissement et consommation et aussi, aux excès d’endettements et du crédit spéculatif.

C'est à tout cela qu'il faut s'attaquer et aux effets dépressifs de la construction européenne, comme l’action de la Banque Centrale Européenne contre un crédit favorisant l’emploi et les salaires, ou le Pacte de stabilité qui continue, malgré les dépassements, à faire pression contre les dépenses publiques et sociales.

Il faut agir tout particulièrement sur les critères du crédit et des financements publics, pour le développement de la demande globale et des capacités humaines d’une croissance durable,

Les plans de relance dans l’Union européenne sont trop insuffisants et contradictoires. C'est le cas en France où l'accent est mis sur l'investissement et non sur les salaires et la consommation.

Mais souligner cela, comme le font à leur façon le PS et le Parti socialiste européen, ne suffit pas si on ne pose pas la question d’autres critères des crédits et d’autres pouvoirs.

Face à la crise bancaire, des centaines de milliards d'euros de financements publics de soutien des banques ont été mobilisés, dans chaque pays, environ 3000 milliards dans l’Union européenne.

Mais les critères du crédit pour la rentabilité financière qui ont conduit à la crise ne sont pas changés. La BCE a baissé ses taux d’intérêt de refinancement des banques à 1,25%, contre 0,25% pour la Federal Reserve des Etats-Unis. Il convient non seulement de les baisser bien plus mais surtout de conditionner les fonds à l’investissement réel accompagné d’emploi et de formation. En refusant de conditionner leurs aides publiques à une responsabilisation sociale et environnementale des banques et des entreprises, les dirigeants des États, de l'Union européenne comme de la BCE encouragent la relance de la spéculation, des exportations de capitaux et la constitution possible de nouvelles bulles financières, comme sur des titres d’emprunts publics.

Les financements et endettements publics très accrus font monter les tensions dans l'Union européenne et grandir des risques nouveaux. On assiste ainsi à la chute de la livre sterling, ce qui a fait qu’ un pays comme le Royaume-Uni n'a pas pu placer entièrement son dernier emprunt public et a été contraint de renoncer à un deuxième plan de relance. Dans les pays d'Europe orientale, le besoin de soutiens extérieurs monte, tandis que les monnaies s'effondrent (Pologne, République tchèque, Hongrie, Lettonie) et les banques chancellent. Les taux d’intérêt des dettes publiques des pays participant à l’Euro montent, comme en Grèce, en Italie, et même en France ils sont un peu plus élevés qu’en Allemagne.

L'Europe doit aussi contribuer à une autre construction mondiale

 Il faudrait aussi que l’Union européenne contribue à une refondation démocratique du FMI avec les pays émergents, pour s'émanciper de la domination du dollar, avec une monnaie commune mondiale à partir de droits de tirage spéciaux. La décision du G20, de créer 250 milliards de dollars en «Droits de tirages spéciaux» (DTS) du FMI pour aider les États en difficulté, est importante. Mais elle reste encore très insuffisante en quantité et surtout ne concerne pas d’autres critères de refinancement pour l’emploi, la formation, les services publics.

Au lieu de la collaboration fondamentale, assortie de rivalité, avec les États-Unis, l’Union européenne doit se rapprocher des pays émergents et s’appuyer sur une promotion sociale et démocratique sur tous les plans.

Le 7 juin, on vote Front de Gauche !

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Published by Michèle Leflon - dans Au fil des jours
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