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  • : Le blog de Michèle Leflon
  • : Michèle Leflon, communiste, Vice présidente du conseil régional de Champagne Ardenne, a créé ce blog pour crier son indignation devant le recul de l'humain, la casse de la planète et favoriser le débat pour une alternative politique vraiment à gauche. Ce blog, tout particulièrement tourné vers les Ardennes, en présente des informations alternatives.
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Pour me contacter :
michele.leflon@orange.fr


Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle et de l'orientation

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Ancien médecin anesthésiste-réanimatrice à l'hôpital de Charleville Mézières.

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La nature dans les Ardennes

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 00:40
Suite aux différents mouvements des jeunes, dénonçant la multiplication des stages dans lesquels ils rendent de véritables services à leurs employeurs, sans en tirer un quelconque centime, le gouvernement a été obligé de créer une obligation à gratification pour tout stage de plus de trois mois.
Un décret paru le 1er février applique cela aux étudiants en travail social, sauf que cela ne s'applique pas lorsque le stage est fait dans un établissement public ! Première duplicité du gouvernement.
Deuxième duplicité : le gouvernement a décidé, mais fait payer les autres ! Ce serait de bon goût si les employeurs concernés étaient ceux du CAC40. Mais ce n'est pas le cas. La majorité sont des établissements à but non lucratif et ne peuvent donc prendre ces gratifications sur leurs profits !
Pour l'instant, le résultat, c'est que les études de ces jeunes sont en péril,
car ils ne trouvent plus de terrain de stage.

Il faut que l'Etat débloque des fonds et les mutualise dans un organisme tiers paritaire (avec les représentants des organisations syndicales et des étudiants) afin de couvrir les besoins de tous les stagiaires sur tout le territoire.

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Published by Michèle Leflon - dans Formation Education
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commentaires

elliryc 24/04/2008 22:27

Bonjour, Je vous remercie d'avoir pris le temps de vous informer afin de me répondre.Cyrille Godfroy

Michèle Leflon 22/04/2008 00:17

Le communiqué est bien arrivé au conseil régional et le président Bachy a répondu (délai de la poste ...)

elliryc 17/04/2008 23:21

Bonjour, La FNEJE a envoyé ce communiqué à tous les conseils régionaux et généraux. Pouvez-vous confirmer qu'il a été bien reçu au sein de votre collectivité?Merci de votre compréhension et de votre réponse.Cyrille Godfroy, secrétaire-adjoint de la FNEJE54, membre du Conseil d'Administration de la FNEJE

Michèle Leflon 19/04/2008 23:10


Je m'en assure en début de semaine


elliryc 12/04/2008 21:46

 
La Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants s’associe à l’inquiétude légitime que les professionnels, les centres de formation et leurs instances représentatives (AFORTS, GNI), les étudiants en formation, manifestent concernant le décret n°2008-96 du 31 janvier 2008 relatif à la gratification et au suivi des stages en entreprise.
 
 
 
Si la FNEJE est en accord avec le principe d’une gratification des stagiaires qui établit une équité de traitement entre tous les étudiants de l’enseignement supérieur, dont nous connaissons la situation souvent précaire, elle ne peut accepter que le décret d’application de la loi du 31 mars 2006 sur l’égalité des chances pose d’emblée un traitement discriminatoire par une inégalité de traitement des stagiaires entre le secteur privé et le secteur public.
Par ailleurs si la reconnaissance des formations en travail social, comme faisant partie de l’enseignement supérieur, peut paraître une avancée, il est à craindre que le principe de la gratification des stagiaires ne vienne mettre en péril les fondements même de la formation :
 
 
 
·         Les établissements d’accueil du jeune enfant sont confrontés à une rigueur budgétaire qui ne leur permet pas d’assumer la gratification d’un stagiaire sans mettre en danger leur équilibre financier.Les professionnels nous  informent que sans nouvelles ressources, ils ne pourront dans l’avenir assurer l’encadrement de stagiaires et ce malgré leur attachement à participer à la formation de futurs professionnels.
·         Les étudiants en recherche de nouveaux stages se trouvent face à des refus, voire confrontés à des suspensions de stage déjà commencé.
·         Comment dans ces conditions les centres de formation pourront-ils présenter les étudiants aux épreuves de certification, ceux-ci n’ayant pu satisfaire aux exigences de durée de stage ?
·         Des risques importants pèsent sur le principe de l’alternance ainsi que sur la présence de stages longs, dispositifs qui permettent l’acquisition des compétences indispensables à l’exercice du métier.
 
 
 
Quelle formation veut-on pour les travailleurs sociaux de demain ? Cette spécificité des formations du social où les professionnels de terrain se sont toujours impliqués dans la professionnalisation des travailleurs sociaux est une richesse à laquelle nous ne voulons pas renoncer.
 
 
 
Devant l’absence de financement prévu pour accompagner la mise en place de la gratification des stagiaires, devant les inégalités de traitement introduite par une différenciation entre secteur public et privé, la FNEJE très inquiète des répercussions de ce décret pour l’avenir de notre profession et de sa formation soutient et s’associe aux actions menées par les étudiants, les centres et instituts de formation, les professionnels formateurs de terrain afin d’être entendu des pouvoirs publics.
 
 
 
Fait le, 2 avril 2008 à Nantes
 
 
 
La Fédération Nationaledes Educateurs de Jeunes Enfants