Qui suis-je ?

Vice-présidente du Conseil Régional de Champagne Ardenne, chargée de la formation professionnelle, de l'insertion et de l'accès à l'emploi.

Membre du Conseil National du Parti Communiste Français.

Médecin anesthésiste-réanimatrice, chef de service à l'hopital de Charleville Mézières.

Pour me contacter :

michele.leflon@orange.fr

 

 

 

 
Monthermé

A vos ami-e-s

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Lutte en Ardennes

Dans les derniers jours de janvier, j'avais écrit à la préfète (pour lire mon courrier, cliquez ici). La réponse vient d'arriver : la mission Arcelor a aidé la création de la SCOP, soit, mais que fait elle pour les autres sites de Lenoir et Mernier/LCAB ?
Quant au fond européen d'ajustement à la mondialisation, la préfète me rappelle le réglement, mais je ne sais toujours pas si tout l'argent donné aux Ardennes l'été dernier a été utilisé, ni précisément à quoi. Allez lire la réponse de la préfète en cliquant ici : vous comprendrez peut être mieux que moi !

Au fait, avec Jean Charles, on avait écrit à la CCI. C'était le 5 février. On attend toujours la réponse !
Je profite de cet article pour vous communiquer le texte de la lettre que j'ai écrit il y a quelques jours à Jean Paul Bachy, puisque certains m'ont demandé de le rendre public. Vous le trouverez en cliquant ici.

Le gouvernement avec le projet de réforme sur la tarification du réseau ferroviaire veut faire financer les investissements indispensables et urgents pour le ferroviaire par le ferroviaire en augmentant la facture des Régions, de la SNCF et le prix du billet pour les usagers.
Ce sont des mesures très différentes qui seraient nécessaires : il est urgent que l’Etat prenne enfin en charge le désendettement de RFF dont il porte la responsabilité et dote la SNCF et RFF de moyens accrus. Le gouvernement doit mettre en place des dispositifs nouveaux permettant aux autorités organisatrices de transports de disposer de ressources accrues et pérennes. Dans ce cadre la généralisation du «
Versement Transport », dont ne bénéficient pas les Régions hors Ile de France et la mise en place de l’Euro vignette sont des priorités absolues.
Pour en savoir plus sur ce sujet, je vous invite à aller lire la déclaration des vice présidents communistes de conseils régionaux, en charge des transports, en
cliquant ici.

1,042 milliard d’euros, c'est le bénéfice net de la SNCF en 2007, le triple de celui de 2006. Le chiffre d’affaires est en hausse de 8%.
Pas mal, pour une entreprise qui selon son nouveau président, « manque de compétitivité et fait trop de gâchis à cause de la rigidité des organisations, des métiers ainsi que des grèves » !
Ce bénéfice record a été obtenu par des restructurations massives de cette entreprise publique, notamment de nombreuses suppressions d’emplois, la dégradation des conditions de travail, ainsi qu’un gel des salaires et des hausses de tarifs conséquentes pour les usagers.
Le financement des TER est essentiellement public, c'est à dire par nos impôts !
Quels investissments la SNCF pourrait faire avec ce bénéfice ? Pour l’instant, rien de concret n’a été annoncé à part des acquisitions à l’étranger pour le moins aventureuses.
Pourtant, une partie pourrait être investie dans le fret pour améliorer celui-ci et investir pour faire respecter les engagement du Grenelle de l’environnement ?
Et les salariés et les usagers devraient pouvoir profiter de ce bénéfice record !

 

 

Ce qui intéresse la préfecture, c'est l'image de marque des Ardennes. Et les salariés, ça l 'intéresse ?

 

La situation est grave : des centaines de milliers de personnes en situation de handicap, atteintes de maladie invalidante ou victimes d’accident du travail, qui ne peuvent pas ou plus travailler, sont condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté.
Le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » revendique, pour ces personnes, un revenu d’existence décent, c’est-à-dire un revenu personnel égal au montant du Smic brut pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler.
C'est à l'appel de ce mouvement que 20 000 personnes ont défilés dans les rues de Paris hier matin.
Pour lire et signer le pacte
cliquez ici

Mardi soir, le MEDEF ardennais a fait part, lors de la table ronde, d'offres d'emploi. Mais les salariés de Lenoir et Mernier n'ont pas eu accès à la connaissance de ces offres. Sont elles réelles, de bonne qualité ? La transparence, c'est déjà le début du respect.
Voici le courrier que je viens d'adresser au MEDEF ardennais:
Monsieur le Président,
Lors de la réunion du mardi 26 mars à la préfecture, concernant les suites de la liquidation de l'entreprise Lenoir et Mernier/LCAB, votre organisation a fait part de près de 200 offres d'emplois dans les entreprises ardennaises qui seraient susceptibles de répondre aux attentes de ces salariés qui viennent d'être licenciés.
Afin d'être un des éléments de sortie du conflit actuel, il est nécessaire que les salariés concernés aient des éléments sur ces offres d'emploi afin que la confiance se renoue.
Je pense qu'il serait bon que vous communiquiez directement ces offres à leurs délégués en précisant pour chacune d'entre elles si elles s'accompagneront d'une reprise de l'ancienneté acquise chez Lenoir et Mernier, si la formation éventuellement nécessaire pourrait se faire sous une forme garantissant l'emploi à la fin de la formation, type contrat de professionnalisation, dans le cadre de la signature d'un CDI.
Le contrat de transition professionnelle ne sera un véritable instrument de sécurisation des parcours professionnels que s'il permet à ses bénéficiaires d'en sortir avec un emploi sans perte de salaire, au delà de la compensation par le CTP, c'est à dire avec reprise de l'ancienneté et avec éventuellement une qualification plus importante.
Je vous remercie de bien vouloir renouer les contacts avec les représentants des salariés de Lenoir et Mernier et de leur donner ces éléments sur les offres d'emploi annoncées, ce qui leur permettra d'en analyser la réalité et de mesurer l'implication de l'organisation patronale pour la résolution de ce nouveau drame social qui frappe notre département.
Je vous prie de recevoir l'expression de mes salutations distinguées.


Cette vidéo, faite ce matin par Jean Pol Bois, se passe de commentaires.

En allant sur le site des Lenoir et Mernier (pour le voir, cliquez ici), j'ai découvert ce très bel article de Thomas Lemahieu que je vous invite à aller lire en cliquant ici.




La journée aurait pu être une journée de bonnes nouvelles : la commission permanente du conseil régional a voté cette après midi l'avance remboursable promise pour la création de la SCOP : 100 000€.
Mais il n'était même pas possible de se réjouir de cette nouvelle devant le mépris affiché vis à vis des ex-salariés par les participants à la table ronde de ce soir, tous confondus, la prime pour le concours du plus méprisant revenant d'après les récits, à B. Huré, le président du conseil général.
Une table ronde de plus pour rien !
Au lieu de faire bloc, avec les salariés, vis à vis de l'UIMM,
les élus ont préféré vanter les mérites des aides qu'apporteront les collectivités pour aider au reclassement des salariés. Ces aides, nécessaires, ne peuvent venir que dans un second temps, une fois reconnu le préjudice moral et matériel des salariés et ce n'est pas parce qu'elles ne répondent pas aujourd'hui aux attentes des salariés qu'ils ne veulent pas retravailler le plus rapidement possible. La méconnaissance de cette réalité par les élus présents les a conduit à prendre les ex salariés pour des flemmards. Un peu de bon sens et de respect, Messieurs ! Car le préjudice n'est pas que moral : il est aussi matériel.
Un salarié qui retrouvera du travail dans la métallurgie va redémarrer sans prime d'ancienneté. Le calcul montre par exemple qu'une personne qui travaillait depuis 10 ans va mettre 15 ans à retrouver une prime d'ancienneté identique à ce qu'il aurait eu en l'absence de liquidation de Lenoir et Mernier/LCAB et perdra au cours des 15 ans à venir plus de 20 000€ !
Courte session du conseil régional aujourd'hui, puisqu'elle n'a duré que la matinée : trois thèmes qui mériteraient tous des articles : une décision budgétaire modificative portant sur les fonds européens que la région va avoir à gérer, l'AFPA et une résolution sur la situation dans les lycées.
Le démantèlement de l'AFPA voulu par la droite, annoncée par la loi de décentralisation de 2004 qui a donné un bout de l'AFPA aux régions avec comme date limite janvier 2009 a été largement dénoncé. Ce démantèlement se complète avec la volonté du gouvernement de vendre le patrimoine de l'AFPA et de rattacher son service d'orientation à la nouvelle institution qui doit naître de la fusion de l'ANPE et des ASSEDIC.

La décision du conseil régional ce matin est très conservatoire : c'est la prolongation pendant deux ans de la convention tripartite Etat/Région/AFPA signée l'année dernière, une convention qui visait surtout à stabiliser les financements liés à la décentralisation, mais qui n'interfère pas avec le fonctionnement de l'AFPA.
La ministre Lagarde, à l'écoute du lobby des organismes de formation à but lucratif, représenté par la Fédération Française de la formation Professionnelle (FFP), avait refusé, en janvier, le sursis de deux ans, demandé par l'association des régions de France et prétend que dès janvier prochain, l'AFPA doit être mise en concurrence avec les autres organismes de formation.
La région Champagne Ardenne, comme sont d'ailleurs en train de le faire les autres régions françaises, a donc pris ses responsabilités ce matin en votant ce sursis, à l'unanimité d'ailleurs, ce qui témoigne bien, sans vouloir interpréter les votes des uns et des autres (et Jean Claude Etienne a bien souligné que l'UMP ne votait que le texte de la délibération, pas les commentaires de l'assemblée !) que les condtions techniques de la décentralisation de l'AFPA ne sont pas réunies.
Ce sursis de deux ans, en supposant que l'Etat accepte de signer cette annexe à la convention qu'il a paraphé l'an passé, (mais a-t-il vraiment le choix de faire autrement devant une décision unanime de l'assemblée en Champagne Ardenne, et des décisions analogues dans les autres régions, à moins de mettre le feu aux poudres) ne doit bien évidemment pas servir uniquement à régler des questions techniques, mais bien à régler les questions de fond pour que ce délai de deux ans ne soit pas un simple sursis avant l'exécution capitale de l'AFPA !
Il y a urgence à des décisions d'ordre législatif permettant la reconnaissance de la notion de service public de formation. C'est possible : la mise en concurrence des organismes de formation n'est pas une obligation dictée par la commission européenne, même si le gouvernement UMP s'abrite derrière Bruxelles pour l'exiger et dans nombre de payx européens, la formation professionnelle est reconnue comme un service d'intérêt général.
Cette hypothèque de la soit disant nécessaire mise en concurrence doit être levée pour que l'on puisse, à partir des atouts de l'AFPA, mieux répondre aux besoins en formation des hommes et des femmes, en collaboration avec les autres organismes de formation publics comme les GRETA et CFPPA et les organismes de formation qui s'inscrivent dans le champs de l'économie sociale et solidaire (c'est à dire, entre autre principe, qui ne visent pas à l'enrichissement personnel de quelques uns).
Il y a par contre nécessité de prendre le temps du débat sur la décentralisation, débat fort mal mené pour l'instant, car n'ayant eu qu'un but, celui de l'état UMP de se débarasser de tout ce qui n'est pas ses fonctions régaliennes et lui coute. Le caractère national de l'AFPA doit être préservé - ce pourrait être la base d'un grand service public national de formation - et il faut conjuguer le service maximum rendu par une AFPA à caractère national avec son ingénierie, ses formations à caractère national ... et la prise de décisions au plus près des usagers.
La première urgence :faire reconnaître que
la formation n'est pas une marchandise.
Vous vous souvenez de la famille Popov, sans papiers, qui après avoir été dans les Ardennes est partie dans le Maine et Loire et n'a du de ne pas être expulsée qu'à une importante mobilisation. Yekaterina a été reçue par Nicole Borvo, présidente du groupe communiste au Sénat et Jean Desessart. En cliquant ici, vous trouverez le reportage de cette réception sur le site de RESF. Vous pourrez même entendre Yekaterina expliquer sa situation.

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